Again – Le test import

Il est bien dommage que le studio Cing ait mis la clé sous la porte depuis 2010 car il était à l’origine de titres originaux et très sympathiques. On pense notamment à Hôtel Dusk, Another Code ou celui qui va faire l’objet de notre test aujourd’hui : Again. Malgré ses qualités indéniables, il est à déplorer que ce roman interactif n’ait jamais traversé nos frontières. Et qui dit import… dit forcément jeu non traduit et donc entièrement en anglais.

L’histoire commence le 6 mars 2010. Jonathan Weaver est en charge d’une enquête vieille de dix neuf ans. Plusieurs meurtres ont été commis à Clockford et le premier d’entre eux a eu lieu à l’Hôtel Miranda, dans la chambre 315 plus précisément. Pourquoi cette affaire intéresse-t-elle soudainement le FBI Clockford Office Special Crimes Squad ? Tout simplement parce que le Bureau vient de recevoir une étrange missive… qui a été posté il y a dix neuf ans…

Tout laisserait penser que c’est le tueur lui-même qui a envoyé cette lettre à l’époque de ses crimes. Il stipule bien à l’intérieur qu’il aimerait que ce soit l’agent Weaver qui mène l’enquête. A quoi joue-t-il ? Savait-il que Weaver possède un don… Celui d’avoir des visions du passé ? Tant de questions et si peu de réponses. Weaver va donc devoir faire appel à toutes ses facultés afin de venir à bout de cette affaire épineuse.

Un dangereux jeu du chat et de la souris s’amorce entre l’agent du FBI et le dangereux tueur en série. Comme on le disait un peu plus haut, il s’agit d’un roman interactif et on y joue en tenant la console DS à la verticale, comme un bon livre qu’on feuilletterait. Bien entendu, il y aura énormément de textes à lire et entièrement en anglais. Donc si vous ne connaissez pas suffisamment cette langue, il sera un peu difficile de mener l’enquête en compagnie de l’agent Weaver.

A l’instar du jeu Hôtel Dusk, il va falloir arpenter les lieux des crimes et interroger les éventuelles personnes qu’on sera amené à croiser. A ce niveau, tout paraît simple mais attention… avec Again, rien n’est vraiment ce qu’il doit être. Et c’est pour cela qu’on va être projeté dans une sorte d’univers parallèle et ceci, dès le début de cette aventure haute en mystères et rebondissements en tous genres.

Car, dès que l’agent du FBI Weaver va toucher une image représentant L’oeil de la Providence, alors son don se déclenchera instantanément. Une vision du passé apparaîtra alors sur l’écran de gauche alors que celle du présent reste sur l’écran de droite. On devra alors relever les incohérences entre les deux scènes, ce qui ne sera pas aussi simple qu’on pourrait le penser. Grâce à cette faculté hors du commun, on pourra voir ce qui s’est passé il y a 19 ans et récolter ainsi des tas d’informations pour résoudre l’affaire du moment présent.

On devra faire face à des énigmes parfois bien ardues et beaucoup de jugeote sera nécessaire pour en venir à bout. Tout se jouera via l’écran tactile mais ce ne sera pas toujours évident de se déplacer tout en cliquant sur des éléments du décor. Cela ne répondait pas toujours correctement et on ressortait parfois bien frustré d’une phase d’investigation. L’enquête qui se fractionne en plusieurs parties est très palpitante, avec pas mal de surprises et de retournements de situation à la clé. Tous les amateurs de mystères et de surnaturel ne pourront qu’apprécier cette aventure hors du commun qui surpasse de loin Hôtel Dusk.

Les personnages sont très attachants et sont joués par de vrais acteurs. Les graphismes pourraient sembler sommaires mais ils font partie du charme des jeux du regretté studio Cing. Pour ce qui est de l’ambiance sonore, elle est assez monotone mais garde tout de même un certain charme pour peu qu’on apprécie ce genre de mélodies. En tout cas, elles accompagnent très bien cette aventure remplie de suspense et de mystères. Enfin, la durée de vie avoisinera la douzaine d’heures, ce qui est tout à fait correct pour un jeu de cet acabit.

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