Tank Troopers – Le test

 Annoncé lors du Nintendo Direct de septembre dernier dédié à la 3DS mais passé presque inaperçu, Tanks Troopers prépare son arrivée en Occident.  Edité par Nintendo et développé par Vitei, l’équipe derrière Steel Diver, c’est un jeu d’action qui vous plonge au cœur de la bataille à bord d’un tank aux capacités originales. Que vaut ce titre destiné à l’eShop de la console portable ?

Si Tank Troopers est un jeu principalement pensé pour le multijoueur, nous allons nous attarder dans un premier temps sur son mode solo. 30 missions composent ce mode, vous avez le choix de jouer avec un tank prédéfini ou personnalisable. On va dire que d’un côté le jeu choisit le tank le plus adapté pour votre mission et que de l’autre vous prenez les devants et améliorez votre char et équipage à votre guise. Tout au long du jeu, on est guidé par la Commandante Naomi et chaque personnage bénéficie d’un doublage pour le moins correct. Les missions sont diverses, cela ne se résume pas à exploser vos ennemis. Il faut parfois défendre sa base, détruire celle de l’ennemi au loin, viser des barils ou ballons, jouer avec une boule, pourchasser des tanks de différentes formes, gagner des courses ou encore se frotter à quelques boss. On apprécie cette variété, mais sachez que les missions s’accomplissent assez rapidement, comptez entre 1 à 10 minutes. En termes de stages, c’est également assez varié avec des prairies, des déserts, des stades, des villes et même un port avec des entrepôts. Le mode Tank personnalisé est le plus intéressant dans le sens où vous pouvez choisir le tank qui vous semble le plus adapté à la difficulté de la mission. Les tanks prédéfinis peuvent être plus difficiles car vous ne pouvez choisir ni votre véhicule, ni votre équipage. Mais dans tous les cas, cela passe par une bonne maîtrise de votre véhicule, ce qui nous fait une parfaite transition pour parler du gameplay de Tank Troopers.

En termes de pilotage, on avance simplement avec le bouton A ou automatiquement en appuyant sur la flèche du haut de la croix directionnelle, de même pour reculer avec B et la flèche du bas. Il est plus aisé de jouer avec les boutons que de manière automatique dans le sens où l’on maîtrise mieux son véhicule, mais c’est très subjectif donc à vous de voir une fois en jeu. Le stick permet de tourner et orienter son canon bien que ce dernier soit aussi compatible avec le gyroscope. La gâchette R permet de tirer et L de passer en mode canon, c’est à tire tourner sa tourelle sans avoir à bouger. Le bouton X permet de viser plus précisément. Au tout début, le gameplay est assez déroutant, le tank est très lent ne serait-ce que pour faire demi-tour, on se heurte facilement aux éléments de décor, mais il ne faut pas oublier que c’est un tank. Sur l’écran comment ça se passe ? Eh bien certains éléments diffèrent selon que vous jouez en solo ou en multijoueur. Il y a bien entendu un timer, votre tank dispose d’une jauge qui baissera si votre blindage est attaqué mais également d’une jauge de rechargement, quelques secondes avant de pouvoir tirer à nouveau. L’écran tactile dispose d’une carte ou d’un radar au choix et de l’équipage sur lequel nous reviendrons dans la partie suivante. Une aide à la visée est également appréciable. Globalement, c’est un gameplay de jeu de tank qui ne plaira pas à tout le monde mais il y a quand même des efforts pour le rendre unique avec votre équipage.

Avant chaque mission, un tour au hangar est nécessaire pour sélectionner un tank et composer son équipage. En jouant, on gagne de l’argent « G » qui nous permet d’acheter de nouveaux véhicules, mais pas vraiment d’upgrade. Plus un tank est performant, plus il coûtera cher, mais même un tank basique peut triompher face à d’autres modèles, c’est le pilote et l’usage des capacités qui seront déterminants. Chaque tank aura des statistiques différentes dont la puissance d’attaque, le temps de rechargement, la vitesse, le blindage… mais aussi la marge de manœuvre du canon et la vitesse de récupération de l’équipage. Parlons en justement, on dénombre 13 soldats disposant tous de compétences et statistiques différents sur le terrain. Certains disposent par exemple d’un radar amélioré, gain de vitesse, lancent des bombes, utilisent un camouflage spécial, réparent votre blindage ou encore brouillent la vue des adversaires avec des boules de peinture. On va dire que pour s’amuser un peu il faudra vraiment utiliser votre équipage, sinon le jeu devient vite trop classique. La durée de leurs capacités est cependant limitée et ils se débloquent au fur et à mesure de votre progression.

Comme évoqué en début de test, le jeu a été principalement conçu pour le multijoueur mais uniquement en local. Ce mode permet de se battre contre des amis qui possèdent le jeu mais nous avons également un mode téléchargement pour ceux qui ne l’auraient pas. Vous n’aurez pas accès à votre tank personnalisé, mais à un modèle plus classique et les mêmes soldats. Six joueurs peuvent donc se rejoindre avec la possibilité de jouer en équipe à travers différentes cartes. En termes de mode de jeu, des combats en équipes sont possibles, le 1 vs 1 n’est pas forcément amusant, plus vous êtes nombreux, plus ce sera fun. Il est possible de faire du 3 contre 3 mais aussi du 5 contre 1 et l’équipe la plus petite gagne logiquement plus de points pour trouver le bon équilibre. Il est également possible de faire du chacun pour soi en essayant d’avoir le plus de points. Enfin, nous avons également un mode bombe ou le but sera d’envoyer une grosse bombe dans le camp de votre adversaire en tirant dessus. Outre les modes de jeu classiques et un mode original avec la grosse bombe, autant dire que les développeurs ne sont pas allés chercher très loin pour varier les batailles, et c’est dommage.

Si le titre n’adoptera pas le modèle free-to-play comme Steel Diver : Sub Wars, le prix reste très correct puisqu’il est proposé à 7,99€. Tank Troopers possède cependant les mêmes défauts que les précédents jeux du studio, une réalisation moyenne et un manque de contenu. Les graphismes sont clairement vieillots sur 3DS, c’est la fête de l’aliasing et hormis quelques reliefs, la carte reste relativement plate, la 3D n’ajoute pas grand-chose. Dans le mode solo, certains niveaux seront un peu plus difficiles à aborder mais toujours rapides à terminer. Comme souhaité par les développeurs, la bande son reste en retrait pour laisser place aux doublages. Difficile de quantifier la durée de vie, les missions en solo sont assez vite expédiées pour laisser place au mode multijoueur en local.

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  1. fire_akuma 16 février 2017 Reply

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