Has Been Heroes (Nintendo Switch) – Le test

Frozenbyte Games (Trine, Trine 2 sur Wii U) vient de sortir Has Been Heroes sur Nintendo Switch. En attendant peut-être un jour l’arrivée de Trine 3 sur la machine, ce titre de stratégie/action orienté roguelike est co-développé avec GameTrust. On s’éloigne donc de la plateforme pour un titre à ne pas mettre entre toutes les mains. Que vaut cette version Nintendo Switch ? Réponse dans notre test.

L’introduction débute par un groupe de héros qui part en quête pour escorter les princesses jumelles du roi à la Princess Academy, une école. Dès les premiers instants, on sent tout de suite l’hommage à Trine dans le premier trio de personnages disponibles ou encore l’ambiance sonore. En effet, le jeu est traduit et doublé en français de manière très correcte. L’histoire ne sera-là que pour planter le décor original et introduire les différents héros. Au départ, on contrôle trois personnages mais plus d’une trentaine sont par la suite déblocables. Un chevalier, un magicien et une voleuse tout comme dans la trilogie Trine, on aime ce genre de clin d’œil. On se laisse donc avec plaisir embarquer dans cette aventure. Autant dire que la prise en main nous calme très vite. Ce Roguelike mêlant stratégie et combats au corps à corps va vous en faire voir de toutes les couleurs. Les niveaux sont générés aléatoirement et la clé réside dans l’exploration des différentes cartes. A travers des environnements en 2D, nos trois héros tiennent chacun leur ligne, prêt à attaquer. Ils avancent au ralenti mais vous pouvez à tout moment stopper l’action pour mettre en place votre stratégie d’attaque. Le but de chaque bataille sera de triompher sans que les ennemis en face ne vous atteignent trop souvent sinon c’est la mort assuré. Pour attaquer, chaque ligne dispose d’un bouton pour sélectionner le héros puis un autre pour s’élancer. Lorsqu’une attaque est portée, vous pouvez déplacer les autres héros pour qu’ils enchaînent sur la même ligne ou ailleurs. Un rapide tutoriel nous introduit les bases mais ce dernier ne nous prépare pas suffisamment. En effet, les premières parties s’enchaînent et on meurt avant même d’atteindre le premier boss. La difficulté est bien présente, le gameplay paraît de prime abord assez bordélique pour déplacer ses héros, on s’emmêle très vite les pinceaux et les ennemis prennent le dessus. Beaucoup de frustration, de rage, d’incompréhension mais c’est un jeu qui demande de la persévérance, on ne peut pas abandonner sans même avoir vu le deuxième boss.

Il faut donc rester en alerte et concentré sur le jeu à mesure que la quantité de sorts et d’objets aléatoires permettant de nouvelles attaques soit distribuée. Chaque partie nous oblige constamment à changer de stratégie avec la menace de la « permadeath » qui plane et qui signifie tout perdre. On se concentre pour combiner divers sorts afin de créer des combos dévastateurs qui peuvent être utilisés contre les ennemis se dressant sur notre route. On cherche donc la faille afin de comprendre comment appréhender le jeu. A force d’enchaîner les parties, on commence à comprendre les mécaniques par nous-même puisque les développeurs nous lâchent très vite sans trop d’explications. Nos héros auront des attaques plus ou moins performantes selon les statistiques de l’ennemi. C’est-à-dire que généralement on commence par le magicien pour briser la garde de l’ennemi puis la voleuse attaque à l’épée pour faire des dégâts et enfin le guerrier débarque pour donner le coup critique. Au plus vous relancez une partie en observant vos héros et le comportement des ennemis, au plus vous arriverez à progresser. Chacun de vos héros aura un sort de base puis sur votre route vous trouverez des coffres aux trésors, vendeurs ambulants qui vous fourniront d’autres sorts, armes et capacités. L’écran est scindé en deux, l’action en haut et l’interface en dessous. Beaucoup d’informations sont affichés, ce qui peut surprendre au début mais au final, rien de bien compliqué à comprendre. La partie du bas permet de gérer jusqu’à cinq sorts par héros avec diverses capacités comme le feu, la glace, la rapidité et la puissance de frappe, l’électricité… Les caractéristiques des sorts sont affichées et chaque utilisation nécessite quelques secondes avant de pouvoir être utilisé à nouveau. On gagne des âmes quand un ennemi est vaincu, elles vont directement sur l’une des deux princesses. Lorsque la jauge est pleine, avec les gâchettes on peut lancer un sort sans attendre mais c’est à utiliser en dernier recours pour repousser les ennemis prenant différentes formes comme des squelettes, plantes… mais les boss sont plus originaux et rapides, ils peuvent se dédoubler. Et histoire d’être encore plus hardcore, lorsque l’un de vos héros meurt, c’est l’ensemble de l’équipe qui perd.

Il est dommage de ne pas avoir proposé plusieurs modes de difficulté, il faut s’accrocher pour progresser dans Has Been Heroes sans avoir envie de jeter sa manette. Quoiqu’il arrive, c’est du pur die & retry où il faut mourir et retenter le coup pour découvrir la profondeur du jeu. Il fait en premier lieu penser à un Plantes contre Zombies mais en plus punitif et pas si évident à prendre en main. Malgré plusieurs heures et tentatives ratées, on parvient tout de même à avancer mais ce gameplay n’est pas parfait. Nous n’arrivons toujours pas à alterner aisément entre les personnages à cause des combinaisons de touches à effectuer et c’est perturbant. Lancer une attaque reste assez simple, l’action est souvent mise en pause mais pour tout maîtriser, il faudra y mettre un peu de bonne volonté. Une fois passée la découverte, le titre parvient à plaire mais attention, c’est à ne pas mettre entre toutes les mains. La durée de vie est donc très solide, il y a de nombreux personnages à débloquer, plusieurs fins et le coté aléatoire permet de varier les terrains de jeu sans se lasser. Ici pas de multijoueur, c’est une expérience solo et ça se comprend parfaitement. Au premier contact, Has Been Heroes parait classique graphiquement mais cela colle parfaitement à l’ambiance et il y a un beau travail sur les animations. Techniquement ça tient la route, malgré quelques micro-ralentissements et un bug sur la console forçant le redémarrage, l’adaptation est propre. Petit coup de cœur pour la bande-son qui rappelle une fois de plus les opus de Trine avec de belles mélodies collant parfaitement à l’univers.

2 Comments

    • juju05 9 avril 2017 Reply

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