Dark Witch Music Episode: Rudymical (Nintendo Switch) – Le test

Si vous êtes à la recherche d’un jeu mettant à l’épreuve vos réflexes et votre dextérité, alors vous avez tapé à la bonne porte. Installez vous confortablement et laissez moi vous présenter Rudymical (Dark Witch : Music Episode).

Il s’agit d’un jeu de rythme sympathique inspiré de l’univers de The Legend of Dark Witch. Celui-ci nous offre un scénario simple, rapide et efficace. Comme dans l’univers de base, une petite cinématique vous apprend que la magie existe en ce monde grâce à des pierres magiques appelées Syega. Cependant, la magie a été détournée et de mauvaises personnes s’en servent pour faire la guerre. Votre but est donc de les arrêter en les combattant (on notera que nous avons la VO en japonais pour les quelques cinématiques par-ci par-là et c’est appréciable).

Pour ce faire, vous avez 2 personnages jouables au début du jeu : Zizou Olympia (déesse) et Sola, une jeune aristocrate qui s’est perdue en cherchant ses parents. « Zizou et une gamine perdue vont tenter de sauver le monde », c’est magique et ça se passe de commentaires.

Une fois votre personnage sélectionné, vous choisissez également quel adversaire vous allez affronter et bien évidemment vaincre. Affronter les huit premiers adversaires vous en débloque quatre nouveaux et ceux-ci vaincus vous dévoilent le boss final. Chaque adversaire possède sa propre musique, son propre rythme et son niveau de difficulté. Le tableau de sélection n’est pas avare en informations puisque vous pouvez visualiser la difficulté de l’adversaire avec le nombre d’étoiles à proximité de son portrait. Quatre niveaux de difficulté sont proposés : Facile, Normal, Difficile et Lunatique quand vous aurez fini le jeu au moins une fois. En changeant le niveau de difficulté, le nombre d’étoiles de chaque adversaire change également.

Cependant, avant d’aborder la difficulté de ce jeu, parlons un peu du gameplay. Comme tout jeu de rythme, les commandes sont basiques. Vous avez 4 boutons, chaque bouton correspond à une couleur et vous devez contrer les attaques de votre adversaire au bon timing en fonction de la couleur qui vous est envoyée. Jusque là, rien de bien compliqué.

Maintenant, parlons de la difficulté. Le mode Facile ne vous propose qu’une seule couleur à contrer. Mais détrompez-vous si vous pensiez que c’était « facile ». Certains adversaires vous attaquent sur des rythmes bien particuliers qui vont vous faire demander à quoi ressemble le mode Normal. Car en effet, dans les modes Normal et Difficile, vous devrez utiliser non plus un seul bouton, ni deux boutons, mais bien trois ! Et c’est là que tout se corse mais devient également beaucoup plus intéressant. Il va falloir anticiper et gérer toutes les actions qui se présentent à vous car bien souvent, l’ordre dans lequel sont effectuées les attaques n’est pas celui dans lequel vous devez nécessairement les contrer. Et bien évidemment, les quatre boutons sont réservés exclusivement au mode Lunatique.

A la fin de chaque combat, vous obtenez votre score sur le niveau en fonction de vos contres réussis. Vous avez vos statistiques sur le nombre de Perfect, Great, Good et Miss qui ont été faits. Mais là où cela devient vicieux, c’est que le score vous octroie un rang. Ce rang va de C à S+ et lorsque vous obtenez au minimum un A, vous recevez une Syega. Et c’est à ce moment là que vous faites le lien avec la sélection des personnages. En fonction du nombre de Syega que vous possédez, vous débloquez le troisième personnage et quelques costumes supplémentaires.

Votre but est donc de collecter toutes ces Syega pour avoir la chance de tout débloquer. Petit défaut pour certains et mais pas pour d’autres, il est possible de tout débloquer uniquement en faisant les modes Facile et Normal en gérant correctement vos rangs sur chaque adversaire. Si vous avez la curiosité de vous aventurer dans les options, vous allez sans doute très vite vous rendre compte que l’on peut couper le son de la voix de votre personnage en jeu. Et cela vous fera un bien fou puisqu’il va simplement faire des « Hya ! » à chaque contre. Et vu que vous allez recommencer certains niveaux de nombreuses fois pour espérer obtenir ce rang A, vos oreilles vous en remercieront.

Le jeu propose également un mode à deux joueurs, jouable avec les deux joy-cons de la console. Vous pouvez ainsi jouer à deux en coopération contre un adversaire ou en duel l’un contre l’autre. Cependant, seuls les personnages, adversaires et modes de difficultés débloqués dans le mode Histoire seront disponibles.

Une fonctionnalité propre au duel a été mise en place : les attaques. Chaque personnage dispose d’une attaque qu’il peut utiliser trois fois durant tout le combat. Vous pouvez esquiver l’attaque de l’autre joueur et sautant par dessus au bon moment. Mais, petit bémol, en fonction du personnage, si vous ne parvenez pas à l’esquiver, les malus sont complètement différents et pas très bien équilibrés. L’attaque d’un des personnages permet d’entraver toute action de l’autre joueur pendant presque deux secondes. Les attaques des deux autres personnages sont ridicules face à cela.

Musicalement, le jeu est soigné. Nous avons 13 musiques différentes qui ne sont pas rébarbatives et que vous redécouvrez à chaque nouveau niveau de difficulté. Cela parait peu mais en ne comptant que les difficultés Facile et Normales, vous avez 26 gameplay différents ce qui est plus que raisonnable (voire plus si vous aimez le challenge). Graphiquement, nous avons deux styles distincts qui sont intéressants et qui permettent de bien s’y retrouver. Des dessins très lisses et soignés pour les personnages et les cinématiques, et un côté rétro pour la phase de gameplay. Ce contraste est parfait car nous sommes pas pollués visuellement par trop de détails lors des affrontements. Nous n’avons que l’essentiel et c’est juste bien.

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