Ultra Street Fighter II : The Final Challengers (Nintendo Switch) – Le test

Avant l’annonce définitive de la Nintendo Switch le 12 janvier dernier, les rumeurs autour de Capcom et de sa volonté de sortir des jeux sur Switch étaient quotidiennes. Resident Evil 7, Street Fighter V, et j’en passe, tous les insiders nous annonçaient le saint graal. 

Au final, la déception est bien là, la sortie de Ultra Street Fighter II : The Final Challengers, une énième version de cet opus légendaire de la Super Nintendo, très proche de la version disponible sur le PSN et le Xbox Live… On a clairement encore l’impression de ressentir l’ombre de la Wii U et son échec la forçant à regarder l’actualité vidéo ludique de loin… Capcom fait comme tous les autres tiers, il se lance timidement dans la bataille. Même si le succès monstrueux de la console commence à donner des idées. En attendant, on devra faire avec Ultra Street Fighter II : The Final Challengers, vendu au prix fort sur l’eShop comme en boutique.

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Ce nouvel ancien opus inédit propose quand même quelques nouveautés, en plus des ajouts naturels qu’apporte la console hybride de Nintendo (mode laptop, nomade, multi local, écran tactile en mode portable pour déclencher des combos, etc…). En plus des 17 combattants légendaires, 2 « nouveaux » invités viennent participer au World Warrior Tournament. Violent, Ken se joint ainsi à la partie après avoir subi un lavage de cerveau de M. Bison, de même que Evil Ryu, la forme ténébreuse du combattant. L’apport des deux nouveaux est presque invisible, des clones boostés n’apportant pas non plus de quoi sauter au plafond. Dommage de ne pas avoir proposé d’autres personnages des nouveaux opus comme Juri. En 2D, ça aurait été plus que classe.

Je n’ose pas vous faire l’éloge de l’Atelier qui permet de personnaliser ses personnages préférés en choisissant la couleur ainsi que des visuels HD pour un rendu plus moderne. Sachant que comme pour Wonderboy, vous pouvez choisir dans les options les graphismes d’époques et même le son de manière indépendante. Le jeu propose aussi une fonction replay bienvenue et une galerie afin d’admirer plus de 1400 illustrations de la série Street Fighter (tirées du livre – épuisé – Street Fighter Artworks: Supremacy).

La vraie grosse nouveauté sera donc le mode inédit qu’est La Voie de Hado. On y incarne Ryu en 1ère personne et on balance à la chaîne les Shoryuken ou les Hadoken, en utilisant le gyroscope de la manette. Enfin, on essaye car ce mode est l’exemple type du mode fait à l’arrache sur une reconnaissance de mouvement foireuse. 90% des mouvements que l’ont fait devant sa TV ne sert à rien, mais on balance des Shoryuken/Hadoken de temps en temps. Le pire dans tout ça c’est qu’il y a un mode entrainement et survie. C’est comme si les développeurs osaient te faire croire que si tu n’y arrives pas c’est parce que tu es mauvais alors que c’est clairement un souci de gestion de mouvements des Joy-Con. On ne comprend pas bien l’intérêt de ce mode qui ridiculise cette version Nintendo Switch. C’est comme si les développeurs s’étaient rendu compte que la machine était puissante 3 jours avant la sortie et qu’ils avaient ajouté un mode en 3D à l’arrache avant la deadline…

Allez, parlons de l’autre mode de jeu exclusif : le mode coop. Là aussi, presque contre nature de Vs Fighting, on se retrouve à tabasser un pauvre bot à deux contre un. Le pauvre bot se défendra comme il peut, votre barre d’endurance étant commune. On a clairement l’impression de faire une tentative de vol dans un combat de rue. La gestion de combo n’est pas inédite et en gros c’est le premier des deux qui frappe qui confirme les dégâts, l’autre joueur tapant dans le vent le temps de l’animation. Là aussi, comme pour la Voie de Hado, le mode de jeu semble ajouté à l’arrache et sans réelle volonté de bien faire.

Niveau maniabilité, Ultra Street Fighter II : The Final Challengers n’y peut rien, mais il faudra rapidement oublier les joycons si vous voulez jouer vraiment à un Street Fighter. La manette Pro devient presque obligatoire pour profiter d’une vraie croix directionnelle.

Fire Akuma
Ecrit par
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