Disgaea 5 Complete (Nintendo Switch) – Le test

Nippon Ichi Software est devenu un développeur et éditeur important de jeu japonais. Celui-ci est très présent sur console Playstation gratifiant Nintendo de quelques titres, souvent des localisations, via leur branche américaine NIS. Disgaea est peut-être un nom du Tactical RPG qui résonne dans vos oreilles et pour cause, il s’agit d’une des séries les plus populaires du studio. La série a vu tous ses opus sortir sur Playstation. Un seul portage du premier jeu a vu le jour sur Nintendo DS et a été localisé jusque nos contrées. Depuis plus grand-chose jusqu’à aujourd’hui. NIS a très tôt affirmé son soutien à Nintendo et à la Switch en annonçant Disgaea 5 Complete dès le lancement de la console au Japon. C’est d’ailleurs 2 mois après que nous avons enfin le droit de toucher à ce cinquième opus sur Switch en Europe. Nous avons pu prendre part à la folle aventure que nous propose ce titre. En voici le bilan complet !

Une guerre démoniaque à la TV et aux creux de vos mains

On associe souvent les démons aux enfers et on se représente souvent un seul monde vaste comme le nôtre mais où le vice et le mal règneraient en maitre. Nippon Ichi Software a décrété depuis longtemps déjà que les démons vivaient sur de nombreux mondes accomplissant chaque jour les pires atrocités qu’il puisse exister. Chaque monde possède à sa tête un démon d’une puissance supérieure, qualifié d’Overlord. Ceux-ci sont conscients de l’existence d’autres mondes et cherchent à gagner en puissance afin d’étendre toujours plus leur influence. Alors que les précédents opus de Disgaea prenaient place sur un seul monde en développant les conflits le tiraillant, Disgaea 5 nous emmène sur plusieurs mondes. Le Seigneur Void Dark s’est mis en tête de conquérir le Netherworld tout entier et envoie ainsi son armée de Lost à la conquête des mondes le constituant. Malheureusement pour lui, Kilia et Seraphina, les 2 protagonistes principaux de cet opus, se dressent contre lui. Nos 2 héros se rencontrent sur un champ de bataille par le plus grand des hasards. Seraphina restera ainsi collée à Kilia qui ne cherche que la vengeance auprès de Void Dark. Ils seront amenés à explorer d’autres mondes du Netherworld et seront rejoints progressivement par d’autres Overlord afin de former une véritable alliance face à Void Dark. Un scénario au final très simple qui semble sérieux quand on vous le décrit ainsi, mais Disgaea étant ce qu’il est, c’est surtout une aventure pleine de clichés comiques à la japonaise. Disgaea 5, comme les autres opus de la série, est une grande comédie japonaise digne des mangas ou anime complètement loufoques que l’on trouve en grand nombre sur l’archipel. Il suffit juste de lancer le jeu pour s’en rendre compte. Avant même l’apparition de l’écran titre, on aperçoit toutes sortes de mini-scènes comiques durant le temps de chargement, comme des Prinnies (des humains réincarnés en pingouin stupide) lançant des bombes sur un des héros du jeu qui les renvoie avec un coup de pied. Puis en commençant l’aventure, on vous raconte que la rencontre entre Seraphina et Kilia est le fruit du hasard sur le champ de bataille. Mais en allant plus loin dans la description, un bonhomme apparaît en plein milieu de la bataille entre l’armée de Lost et le bataillon en déroute de Seraphina. La première chose qu’il fait est de manger son déjeuner pour prendre des forces et d’écraser les démons de l’armée de Lost en quelques coups.  Bien qu’il y ait quelques moments que l’on pourra dire « sérieux », ils sont vite rattrapés par les gags et il ne sert donc à rien de chercher de la cohérence dans ce genre de jeu. Face à ce genre d’histoire, même si vous ne connaissez pas la série, cela ne vous empêche pas du tout de commencer par le 5 d’un point de vue scénario.

Le récit est divisé en une quinzaine de chapitre eux-mêmes divisés en 5 batailles dont la difficulté et les mécaniques évoluent en progressant. Chaque chapitre se termine tel un épisode d’anime japonais avec une preview du prochain chapitre qui n’a à chaque fois aucun rapport avec ce qui est raconté au final, tel un véritable manga comique comme on vous l’énonce depuis quelques lignes. Ajoutons à cela, tous les DLC inclus cette fois-ci dans cette version sous-titrée « Complete » de Disgaea 5. En effet, le jeu est sorti déjà depuis un moment sur PS4 et pour sa sortie Switch, NIS a décidé d’inclure tous les DLC PS4 directement. On se retrouve donc avec un peu moins d’une dizaine de chapitres facultatifs et comiques en plus que l’on peut débloquer dès le début en allant voir un PNG sur le HUB. Notez que ce contenu facultatif parlera surtout aux fans de la série et autrement cela parlera aux fans des licences de NIS. Ils amènent surtout à croiser d’autres personnages de la série Disgaea et même d’autres jeux de l’éditeur. Si votre objectif est simplement de finir le jeu en ligne droite puis faire les DLC, alors vous pourrez vous en tirer en quelques heures de jeu vu que l’histoire de Disgaea n’est qu’un prétexte à la rigolade. Toutefois, si vous allez plus en profondeur dans le gameplay du jeu, faire toutes les quêtes annexes, remplir toute la base de données du jeu, autrement dit faire le jeu à 100%, vous pourrez facilement atteindre la centaine d’heure de jeu sans vous en rendre compte voire aller bien au-delà de cela. Notons même la présence des trophées de la version PS4 dans le jeu Switch ! NIS a créé un NPC exprès pour la version Switch afin de répertorier les dits trophées. Il y a les mêmes notifications que sur PS4 lorsque vous débloquez un trophée. Une feature plus que facultative mais qui plaira aux fameux joueurs « chasseur de trophée ». D’ailleurs, il s’agit certainement du seul portage d’un jeu sorti chez la concurrence vers la Switch à proposer cela. Un petit effort de NIS fort appréciable dont devraient s’inspirer les autres.

Du coup, l’excès d’humour décalé signifie-t-il que tout le jeu n’est que plaisanterie et que rien de sérieux et solide ne le compose ? Ce serait mal connaître Disgaea. Justement, les fans savent que la série n’a plus grand-chose à prouver en termes de gameplay. Rien n’empêche d’être un jeu drôle tout en jouant la carte du tactical-RPG de grande qualité. Les mécaniques de Disgaea sont simples à assimiler de prime abord mais très riches et complexes pour qui souhaite comprendre le jeu dans tous ses aspects. Ce sera donc à la fois la force et la faiblesse de Disgaea. Un fan sera familier avec  ces mécaniques et reprochera peut être un manque de grande nouveauté. On se permet même de dire cela alors que les derniers opus que nous avons touché furent ceux sortis sur DS et PSP. A peine avions-nous démarré nos premiers combats que l’on avait simplement l’impression de reprendre notre partie après une pause de plusieurs années. A l’inverse, un non-initié peut éventuellement être perdu dans la densité des possibilités offertes par le jeu ou la série en général. Mais donnons un peu plus de détail à ceux justement qui ne connaissent pas du tout la série et hésitent à se le procurer. En tant que Tactical, on traverse plusieurs champs de bataille quadrillés. Chaque bataille terminée peut être rejouée à l’infini. Tel un Fire Emblem, vous commencez à commander les actions de votre camp puis une fois votre tour terminé, l’ennemi enchaine ses actions. Vous pouvez placer jusque 10 unités en combat. Disgaea oblige, on retrouve les fameuses mécaniques d’attaque groupées. Vous êtes déjà perdus mais on développe ce point. Lorsque vous lancez une attaque avec sur les cases adjacentes à la vôtre des unités alliées, vous avez un certain pourcentage de chance d’enclencher des attaques groupées avec eux. Chacune de ces attaques fait toujours dans l’humour avec des animations toutes plus loufoques les unes que les autres. On a également la mécanique de la tour, où l’on peut s’amuser à porter un de ses alliés afin de le lancer plus loin, ce qui vous permet de franchir une longue distance. Attention au cas des Prinnies, encore une fois nous sommes dans l’humour, lancer un Prinnies le fera exploser… Autrement dit, il serait bête de perdre une première unité sur 10 dès le début d’une bataille à cause d’une mauvaise manipulation. Cela peut être à but stratégique, vous avez le droit de faire exploser un Prinnie sur vos ennemis afin de les éliminer. Pas d’inquiétude, nous ne sommes pas dans un jeu comme Fire Emblem,  il vous sera toujours possible de ressusciter ceux que vous avez perdus durant le combat plus tard. Des mécaniques parmi de nombreuses autres qu’on pourra difficilement énumérer ici mais qui sont toutes à la fois drôles, intelligentes et propres à la série que les fans connaissent bien. Au-delà de cela et comme c’est un RPG, chaque unité possède une classe, des compétences et des techniques uniques à sa classe. Les techniques se débloquent en fonction de votre niveau. Dans Disgaea, lorsque l’on parle de niveau, on peut en évoquer plusieurs. On a le classique niveau de personnage que vous augmentez grâce à vos points d’expériences acquis en battant des ennemis. Si vous pensez être face à un RPG classique où le niveau 100 représente le seuil, détrompez-vous dans Disgaea on peut aller jusqu’au niveau 9999 sans parler du fait que vous pouvez vous réincarner pour revenir au niveau 1 en gardant un certain nombre de stats et continuer à monter de niveau. Pour le reste, vous vous en doutez mais chaque montée de niveau augmente vos différents stats et en atteignant certains niveaux vous débloquez de nouvelles techniques propres à votre classe. On a aussi le niveau d’arme. Chaque personnage peut manier une large panoplie d’armes mais selon sa classe, celui-ci sera plus ou moins confortable avec un certain genre d’arme. Ce niveau de confort est évalué en lettre de G à S, S représentant le niveau le plus haut. En progressant dans le jeu vous pouvez parvenir à changer ce niveau mais retenez également que plus vous utilisez une certaine arme plus son niveau de maitrise augmente. Lorsque l’on parle de maitrise, on ne parle pas de ce rang défini en lettre mais bien d’un niveau de maitrise en chiffre. Autrement dit, il est normal d’avoir un guerrier avec un rang A à l’épée et un niveau de maitrise à 5 par exemple. Augmenter votre niveau de maitrise d’arme vous permet à l’instar de la montée de niveau, d’avoir accès à de nouvelle technique propre à chaque catégorie d’arme. N’oublions d’ailleurs pas d’évoquer le fait que chaque technique consomme une certaine quantité de PC mais surtout qu’elles ont  également toute un niveau et une portée. Plus vous utilisez une technique, plus elle accumule aussi des points de maitrise et monte de niveau ce qui peut augmenter sa portée ou réduire sa consommation de PC.

Autrement, vous pouvez sur le HUB dépenser des points de mana que vous obtenez en combat afin d’augmenter la portée de certaines techniques et surtout la puissance. Augmenter la puissance d’une technique augmente également la consommation de PC de celle-ci. Vous comprenez à présent pourquoi on vous dit que Disgaea est à la fois simple de prime abord mais compliqué en profondeur ? Si vous êtes un tout nouveau fan, il est possible de simplement jouer l’histoire, recruter quelques unités, foncer et finir le jeu. Vous vivrez toujours une aventure rigolote et plaisante. Toutefois, on ne vous a pourtant détaillé que quelques mécaniques mais vous avez certainement déjà deviné l’étendue des possibilités offertes par le jeu si vous prenez la peine d’aller en profondeur. Imaginons que vous créez une unité de classe « Soigneur », celle-ci à un rang d’arme élevé en sceptre et à l’arc. Toutefois, rien ne vous empêche d’aller à contre-courant de cette indication et de lui donner d’autres armes afin d’avoir une unité de classe « Soigneur » avec des techniques acquises par maitrise d’arme à feu ou des techniques d’épéistes. Vous pouvez également vous amuser à essayer d’atteindre les limites de chacune de vos techniques en les montant toutes à des niveaux de maitrise et de puissance improbables. Chaque bataille peut être rejouée et envisagée de façon différente selon les unités que vous placez, leur techniques et les rôles que vous avez finalement décidé de leur attribuer durant ce combat. Un même soigneur peut simplement jouer son rôle de soigneur un combat mais vous pouvez décider dans une autre bataille de le jouer offensif avec des techniques avancées à la lance pour peu que ce soit avec cette arme que vous l’ayez formé. On évoquera rapidement pour les fans, la nouvelle mécanique de « Revanche ». Chaque personnage allié ou ennemi possède une jauge qui se remplit plus ou moins rapidement à chaque attaque effectuée ou encaissée. Une fois remplie, votre personnage passera en mode « Vengeance » pendant un certain nombre de tours. Les unités Overlord peuvent alors déclencher des « Attaques ancestrales », les leaders de troupe (chose que l’on développera un peu plus par la suite) peuvent lancer des « Attaques Générales » mais dans tous les cas, la consommation de PC des techniques elle est réduite à 1. Une mécanique qui apporte toujours plus de profondeur au gameplay de la série.

Cela n’a été qu’un grand focus sur les combats mais même à côté le contenu est dense. Ils sont dans tous les cas plus ou moins liés aux combats mais ce sont des choses que seuls les fans verront et utiliseront dès le début alors qu’un nouveau perdu dans la densité des possibilités sera d’autant plus perdu qu’il ne l’a été. On en a d’ailleurs cité quelques-unes par-ci par-là. Comme la possibilité d’aller voir un PNJ afin d’augmenter la portée et la puissance de ses techniques. Le HUB central est rempli de PNJ qui contribuera toujours plus à étendre vos possibilités combats. On a le classique marchand d’armes qui augmente aussi de niveau selon le nombre d’achat que vous effectuez. Cela impactant les articles qu’il vous propose par la suite. On a l’infirmière qui se charge de soigner vos unités après les combats et qui vous file des récompenses selon le nombre de soins que vous avez reçu et la somme que vous avez dépensé afin de recevoir ces soins. Le fameux PNJ des quêtes annexes avec un tableau rempli de requêtes aux récompenses multiples et variées allant de divers objets à de nouvelles classes de personnages. On a la fameuse assemblée des démons où l’on peut y faire voter de nouvelles « lois ». On se permet de développer un peu plus sur cette assemblée. Chacun de vos personnages peut aller face à l’assemblée de démon afin d’y faire voter une proposition qui sera ou non appliquée. Cela vous coûtera un certain nombre de points de mana, mais cela concerne par exemple la proposition de pouvoir vous réincarner et revenir au niveau 1 en gardant certaines stats. Ou encore la proposition de doubler les points d’XP pour un combat. Ce sont quelques propositions parmi de nombreuses autres mais au final, seule l’assemblée des démons tranchera ou non en votre faveur. Avant que le vote ne soit prononcé, vous avez la possibilité de soudoyer chacun des députés de l’assemblée. Ils ont tous un avis sur votre proposition classée en 5 niveaux : Contre, Plutôt Contre, Neutre, Plutôt Pour et Pour. En les soudoyant avec des objets qu’ils aiment, vous pouvez les amener à les faire changer d’avis, les « mettre dans votre poche » et faire passer votre proposition. Si par malheur, votre proposition n’est pas adoptée, vous pouvez en rester là ou décider de la faire passer en force en démarrant un combat contre les députés.

C’est comme cela que s’applique la loi chez les démons. L’assemblée vous permet aussi de voter une proposition de construction d’une « maison de la triche ». Une fois voté par l’assemblée, cette maison vous permet de réguler de nombreux paramètres de jeu parfois complètement barrés. En réglage classique, il s’agit par exemple de décider de sacrifier le gain d’argent en combat en échange de plus de point d’expérience.  En réglage plus insolite, il s’agit de valider le fait que toutes vos unités explosent tel un Prinnie si elles sont jetées. Parlons toujours d’autres possibilités sur le HUB central, un PNJ vous donne la possibilité d’envoyer des unités explorer d’autres mondes. Ces unités peuvent rencontrer des ennemis et gagner en expérience. Vous pouvez ainsi former une équipe d’exploration avec des unités que vous ne mettez jamais en combat et les envoyer explorer d’autres mondes afin de les faire progresser sans votre intervention. De plus, à la fin de ces explorations, si celle-ci a été un succès, vous remporterez divers objets plus ou moins rares. Chaque monde est évalué à un certain niveau, il vous appartient de ne pas envoyer des unités très faibles à la conquête de monde au niveau très élevé. Cela ne sera qu’une perte de temps. Dans tous les cas, ces explorations se déroulent sur plusieurs jours, un jour correspondant à un combat. Vous pouvez aller voir le PNJ en charge des explorations afin de suivre un journal d’exploration et suivre la progression de votre équipe d’exploration. Vous saurez s’ils sont tombés sur des ennemis, s’ils ont remporté leur combat, s’ils ont trouvé un objet ou capturé des personnages. Vous pouvez voir le pourcentage d’exploration puis il vous arrivera parfois de devoir intervenir directement sur l’exploration en cours. En effet, parfois votre équipe d’exploration se retrouvera face à l’Overlord d’un monde, l’exploration ne peut se poursuivre dans ce cas-là. Il faut que vous alliez combattre directement cet Overlord. Nous parlions de personnage capturé, il y a un PNJ qui garde les personnages que vous faites prisonniers. Vous pouvez essayer de les recruter en passant par un interrogatoire à l’allure de torture, les faire devenir simple habitant de votre monde ou encore les utiliser afin d’augmenter le niveau de troupe. Un PNJ s’occupe de rassembler vos personnages en plusieurs troupes, chaque troupe enclenche des effets uniques en combat. Par exemple, une des troupes vous permet de récupérer un peu en restant sur le point de départ de la zone de combat. Vous avez comme ça plusieurs troupes dans lequel vous pouvez ranger vos unités sans pour autant signifier que les personnages appartenant à une troupe précise puissent prendre part à un combat. Ensuite en combat, lorsqu’un leader de troupe lance une « attaque générale », vous avez une animation loufoque où toutes les unités d’une troupe foncent sur les ennemis vers lequel vous dirigez votre attaque. On a développé sur de nombreuses possibilités présentes sur le HUB central et pourtant il y a beaucoup de choses que proposent encore les PNJ dont nous avions parlé jusqu’à présent. Au-delà de cela, il y a même d’autres PNJ proposant encore d’autres possibilités uniques, difficile donc pour nous de tous vous énumérer. Toutefois, il va sans dire que fan ou non, vous avez très bien saisi le message. Disgaea 5 Complete propose un contenu pour le moins densément démoniaque. On vous laisse ainsi la liberté de découvrir vous-même les nombreuses possibilités que nous n’avions pu vous présenter.

Pour terminer, nous allons évoquer quelques points mitigés du jeu. Commençons par la réalisation globale du jeu. Le jeu est coloré, les illustrations jolies et les spirits des personnages plutôt bien animés et beaux. Tout nous a semblé fluide sans baisse de régime, que ce soit en dock ou en portable. Notons tout de même que le jeu nous semblait toujours plus fin et joli au creux de nos mains mais cela reste du détail. Malgré tout, les fans se lassent peut-être de ce moteur qui ne semble pas avoir évolué depuis les premiers jeux de la série. N’hésitez pas à aller voir des images PS2 voire même DS ou PSP, le moteur n’a pas changé, seulement la puissance des machines actuelles permet des effets, des animations et des couleurs infiniment plus réussies. Outre cela, le chara-design est plutôt bon et la bande sonore colle parfaitement à l’ambiance globale du jeu. Le choix du doublage est au rendez-vous et les voix japonaises restent toujours selon nous la meilleure option pour ce genre de jeu. On sera moins gentil avec la traduction française du jeu qui est parfois drôlement médiocre. Certaines lignes de descriptions de techniques expliquent l’inverse des effets de celle-ci, ce qui pourra induire en erreur. D’autres lignes de textes ne correspondent même plus à ce que disent les personnages. Et le cas le plus médiocre est celui de trouver des lignes non traduites en français et laissées en anglais. On comprendrait que certains habitués préfèrent carrément remettre les sous-titres en anglais, un paradoxe à l’heure où l’on demande la traduction des jeux de genre JRPG en français. Cela reste un effort de traduction en français très louable de la part de NIS, il ne reste plus que la qualité de la traduction et le fait de la faire dans son intégralité. Peut-être pour leurs prochains jeux à sortir en France. Enfin, nous allons évoquer un très gros problème que nous avons expérimenté plusieurs dizaines de fois. Nous avons eu affaire à un bug du jeu qui nous renvoyait sur le menu principal de la Switch en coupant le jeu. Ce bug intervenait toujours en combat alors que nous activions une technique avec des personnages. Souvent des techniques à l’arc, au pistolet et quelques fois à l’épée. Un bug évoqué par d’autres joueurs sur des forums et présent déjà dans la version japonaise. Cette anomalie se produit de manière aléatoire, on peut parfois y jouer plusieurs jours sans rien avoir comme celui-ci peut surgir au bout de quelques minutes de jeu. Malgré nos tentatives de correction via des solutions proposées par des fans sur les forums, nous faisons partie de ceux qui continuent à voir ce bug se produire. Un bug particulièrement rageant lorsque l’on s’apprête à venir à bout d’un combat et que nous n’avions pas sauvegardé depuis un moment… Si vous êtes intéressés par Disgaea 5 Complete sur Switch, on vous recommandera de prendre la version physique du jeu, il semblerait que ce bug ne concerne que certains malchanceux comme nous qui ont opté pour la version digitale du jeu. Pour ceux qui comme nous ont la version digitale et font face à ce bug, il ne vous reste plus qu’à prier et tenter encore les 1000 et 1 corrections de ce bug par les fans. En espérant que l’éditeur trouve une solution à ce problème et le corrige.

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