Infinite Minigolf (Nintendo Switch) – Le test

Quand on me croise dans la rue, on m’arrête souvent pour me demander quelle est vraiment la différence entre un bon et un mauvais jeu de golf/mini-golf. Et à chaque fois ma réponse est la même. Ce n’est pas la difficulté, l’originalité des parcours et autres petites choses farfelues, c’est la gestion du putt à l’approche du trou. Le gameplay de base du jeu en somme.
La période de l’été est bien souvent un prétexte pour sortir les jeux de golf sur console. La Nintendo Switch n’échappe pas à la règle et accueille Infinite Minigolf de Zen Studio, un jeu qui propose avant tout une orientation online collaborative. On peut, en effet, créer des circuits de A à Z pour les mettre sur le net et faire profiter la communauté. Comme souvent dans ce genre de jeu, pour les joueurs comme moi qui n’ont pas la fibre créatrice, c’est surtout l’idée de se faire un jeu de golf à la durée de vie infinie.

Et ce premier point soulève déjà de nombreuses questions dont la première est : Y a-t ’il de la modération ? Entre les circuits un peu foufous mais agréables à jouer et les simples lignes droites avec plein de bonus sur la route, on a l’impression de jouer la poubelle du net en terme de conception de parcours, ce qui rend l’expérience de jeu désagréable dès les premières parties. On se met donc à fuir le mode en ligne, qui est pourtant, à la base, le cœur du gameplay de cet opus. C’est embarrassant.

On se lâche donc sur le mode solo. Et là aussi le problème est de taille. Il faut le trouver le cochon. Que le jeu soit clairement orienté online, je veux bien, mais on ne devrait pas passer plusieurs minutes à essayer de trouver le simple mode solo ! Donc on tombe sur le mode tournoi qui proposera 4 coupes par thèmes (au nombre de trois). C’est peu, ça l’est encore plus quand les ¾ des trous peuvent se faire en un coup… Il y a bien des difficultés plus importantes, mais on sent bien que le solo a été balancé à l’arrache dans le jeu avant sa sortie. A noter qu’on peut jouer en multi simultanés, comme dans tous les jeux de golf, mais il faudra pour le coup aller dans une autre partie du menu principal qui est décidément très mal foutu.

Parlons peu, parlons gameplay. Si le jeu ne va pas révolutionner le genre, il propose la (bonne ?) idée de mettre plusieurs bonus sur les parcours. De la petite fusée qui reboost la balle en trajet, au contrôle de la balle, en passant par le ressort pour la faire sauter. Les idées de gameplay sont là, mais les développeurs ont tellement peur qu’on n’y arrive pas qu’ils ne sont jamais obligatoires et cela va même généralement plus vite de passer par l’autre chemin.

On en vient au dosage du coup, la sacrosainte partie importante dans un jeu de golf, la partie du gameplay à ne pas foirer, et c’est … complètement foirée. On doit doser son coup avec le stock L. Comme tous les bourrins de bases, la moindre tentative de dosage revient à donner un coup au maximum. Alors quand vous êtes sur votre dernier putt, que vous êtes proche du trou, faire un coup avec un petit dosage, c’est presque impossible ! Comme dans tous mauvais jeu de golf, vous aller devoir perdre des fois 5 à 6 coups juste car vous n’arrivez pas à bien doser avec ce foutu stick droit. Rageant.

Alors, dans le menu principal, perdu dans les options, il y a bien une jauge pour la sensibilité des sticks. Mais ça ressemble plus à de la déco car la mettre au minimum comme au maximum ne change absolument rien. Et les développeurs sont bien au courant du problème puisque 90% des trous du jeu en mode solo propose une sorte d’aimant autour du trou qui pousse la balle automatiquement au fond dès qu’on s’approche vaguement de lui. Et pour vraiment bien cacher le problème, ils ont eu la bonne idée de gonfler le PAR, du coup même en se foirant, on fait un Par, voir un petit bogey.

On ne reviendra pas sur le mode création, assez complet mais sans âme, sur l’ambiance sonore quelconque, de la patte graphique maitrisée mais sans folie et surtout du nombre incalculable de trucs qu’on débloque sans trop savoir à quoi ils servent à la fin de chaque trou. Ici, rien n’est expliqué.

3 Comments

  1. François 3 août 2017 Reply
    • fire_akuma 3 août 2017 Reply
  2. JV 10 août 2017 Reply

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