The Bridge (Nintendo Switch) – Le test

Disponible depuis décembre 2015 sur Wii U (et 2013 sur PC et X360), le studio Quantum Astrophysicists Guild offre une nouvelle sortie à son jeu The Bridge sur Nintendo Switch. De la logique et de la réflexion en 2D qui oblige le joueur à réévaluer sa conception de la physique et de la perspective.

Le jeu étant très proche de la version Wii U, cette review est une adaptation de notre précédant test.

Quand Isaac Newton rencontre M. C. Escher…

Tout commence sous un pommier, un homme est en train de dormir tranquillement au pied de l’arbre. Première découverte de cette direction artistique peu commune toute de noir et blanc avec des environnements qui semblent avoir été dessinés au crayon à papier. Le jeu va donc vous demander d’utiliser L et R pour faire tomber les pommes et réveiller notre héros. Très grosse référence à Isaac Newton, les développeurs ont joué la dessus jusqu’à prendre inspiration dans ses recherches tout comme pour Maurits Cornelis Escher, un artiste néerlandais reconnu par ses dessins de constructions inspirées des mathématiques. Autant dire que la suite du jeu ne sera pas de tout repos. On bouge alors un peu à droite ou à gauche pour que ce dernier puisse gravir certaines montées trop raides et puisse se rendre jusqu’à sa maison un peu particulière. En effet, il faudra explorer chacune des pièces dans lesquelles se trouvent à chaque fois six niveaux numérotés de I à IV tous plus renversants les uns que les autres. Sa maison nécessitera même pour aller à l’étage ou au sous-sol d’utiliser a gravité à 360°.

Un accomplissement intellectuel

Chaque porte de la maison vous emmènera donc dans des lieux ou le but sera de franchir une autre porte pour progresser dans le jeu. Tout n’est pas qu’une histoire de porte bien entendu, chaque niveau est un peu présenté comme une énigme mélangeant l’impossible au monde réel. Au début, vous apprendrez à marcher sur les murs, le sol et plafond qui se confondent, la gravité jouera un rôle important. Lorsque vous tournerez à 360°, le héros glissera voir tombera sur une autre plateforme en contrebas. S’il vous arrive de tomber dans le vide hors des décors, le bouton B sera votre sauveur. Au lieu de recommencer le niveau, il permet de faire un retour en arrière en restant appuyé dessus, ce qui est très pratique car certaines phases de gameplay demandent parfois de la précision pour ne pas tomber dans les pièges. Plusieurs éléments vont être ajoutés aux puzzles comme les clés à récupérer pour déverrouiller la porte du stage, faire attention aux boulets qui roulent à chacune de nos inclinaisons ou encore les vortex à éviter ou privilégier selon les situations.

Des architectures improbables

D’autres éléments s’implémenteront au gameplay à commencer par l’inversion lorsque l’on est devant un triangle de Penrose. En appuyant sur A, le personnage change de couleur (gris ou blanc) et cette mécanique inverse également le sens du jeu. Pour terminer le niveau avec succès, le héros devra toujours être de la couleur de la clé à récupérer et de la porte pour en sortir. Il y a un peu plus loin dans le jeu le voile qui une fois le personnage à l’intérieur de celui-ci, permet de manipuler la gravité sans être y affecté, on reste tout simplement à notre place et ce sont les éléments autour de nous qui bougent. Sur certains niveaux, il est bien difficile de s’y retrouver, notre cerveau fait appel à toute sa logique et essaye d’anticiper chaque mouvement. Mais on est complètement retourné par le puzzle, le plus dur sera de résoudre l’énigme et se sortir de cette situation.

D’une manière générale, les casse-têtes ne sont pas non plus très difficile, il y a quelques niveaux qui arracheront des cheveux mais c’est souvent sans grande difficulté. En tout cas pour la première partie du jeu comprenant 24 niveaux dans le mode standard. Une fois terminé, le mode miroir se débloque avec autant de niveau soit un total de 48 au final. Cette deuxième partie est beaucoup moins simple, les pièges sont plus nombreux et votre matière grise tournera à plein régime. La difficulté est cependant progressive dans le jeu, on avance assez vite, comptez trois heures pour la première partie et bien plus pour venir à bout de l’ensemble des niveaux La bande-son colle quant à elle extrêmement bien à l’univers du jeu.

Et la version Switch alors ?

Comme on pouvait facilement s’en douter, cette version Nintendo Switch est très, très, proche des autres versions du jeu. Outre les apports naturelles de la console (Mode portable, Mode sur table, Mode téléviseur), on ne voit pas d’ajouts majeurs. Si vous avez déjà fait cet opus sur Wii U, PC ou Xbox 360, inutile donc de repasser à la caisse.

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