Steamworld Dig 2 (Nintendo Switch) – Le test

La licence phare de Image & Form est de retour mais fini la 3DS! Steamworld Dig 2, c’est sur Switch que ça se passe. Après un épisode Heist bien à part mais excellent, la série revient à la plateforme 2D, ou plutôt au Metroidvania, pour donner une suite à Steamworld Dig. Le premier épisode sorti d’abord sur 3DS avait su se faire reconnaître par les joueurs et speedrunners grâce à ses sorties sur de multiples plateformes au fil du temps. Depuis, le studio s’est fait une renommée avec son titre. Ce deuxième épisode était donc beaucoup plus attendu que le premier et le studio suédois semble y avoir mis beaucoup plus de moyens.

On reprend la recette du succès du premier épisode, mais sans Rusty (le héros du premier épisode). Il a ici disparu et on incarne un nouveau robot : Dorothy, cette fois-ci c’est donc une héroïne. Ce nouveau personnage est lancé pour retrouver Rusty mais elle va vite tomber dans un réseau de souterrains à explorer. On se retrouve rapidement sous terre comme dans le premier épisode, la structure du jeu est la même bien que plus grande, on ne s’en rend pas compte au début mais vous le verrez en progressant dans l’histoire. Fen, une sorte de flamme qui parle, va accompagner notre personnage et aura un rôle à jouer dans l’histoire. Elle nous donne des informations de temps à autre comme le ferait Navi dans Ocarine Of Time. La musique nous introduit bien à cet univers désertique et steampunk à la fois, avec des robots comme population principale. La bande son est composée par El Huervo, dont on avait pu entendre certains ses morceaux sur les deux Hotline Miami (parmi les morceaux les plus posés de ces derniers), du grand cru donc !

La série revient plus ambitieuse avec cette suite. Les graphismes sont plus fins (il faut dire que la HD de la Switch aide) que ce soit en portable comme sur TV. La direction artistique est aussi plus travaillée : il y a davantage de variété dans les couleurs choisies, d’inspiration. On rencontre même autre chose que des robots. Le jeu respire le travail bien fait, on parle de détails mais tout ça se sent directement quand on compare le 1 et sa suite. Les environnements sont plus variés, les souterrains et caves plus grands et plus nombreux. On pourra peut-être reprocher un léger manque d’inspiration quant au bestiaire qu’on aurait voulu plus gros, il y a même quelques ennemis qui n’ont pas la même apparence mais les mêmes attaques.

Cette suite repose tout de même sur la structure du premier épisode. On se retrouve dans des souterrains que l’on explore mais on peut retourner dans un hub à la surface qui nous permet de nous requinquer. Avec notre pioche on creuse simplement un tunnel dans les souterrains de la ville que l’on découvre pour aller de plus en plus loin. On creuse toujours nous-même pour nous faire notre propre chemin, bloc de terre par bloc de terre comme dans Boulder Dash. Les blocs de pierre sont de plus en plus résistants mais les trésors que l’on trouve sous terre se revendent en ville. On trouve aussi des rouages et des objets plus rares, qui font office de collectibles et leur description fait souvent sourire. Chacun de ces éléments va permettre de débloquer des améliorations pour l’équipement, ou des plans pour de nouvelles améliorations. Une plus grande poche à trésor, une pioche plus puissante, afficher la vie des ennemis, augmenter les réservoirs d’eau, attirer les trésors… Tout cela s’acquiert en ville.

Le gameplay est assez simple, au départ il se calque exactement sur celui du premier épisode. On court, on saute, mais surtout on creuse en maintenant le bouton A. Les sauts manquent un peu de précision mais rien de bien grave, on s’y fait assez vite, il n’y a pas grand chose à redire de ce côté-là. Les nouveaux équipements viendront rajouter des éléments ensuite mais le jeu vous formera à cela. On trouve par exemple un poing marteau et même un grappin. Je ne vais pas vous révéler tous les équipements mais sachez que tous ajoutent toujours plus de verticalité au jeu, le level design est en général pensé pour la verticalité étant donné que l’on creuse. Plus tard on pourra même remonter très rapidement ! Ces nouveaux équipements facilitent les déplacements et on se sent de plus en plus à l’aise dans les tunnels qu’on a creusé. Ils s’obtiennent dans les caves. Vous croiserez des petites caves avec des objets mais aussi de plus grosses salles renfermant de nouveaux équipements. C’est de là que la série Dig tire son appellation de Metroidvania, les objets que l’on obtient permettent de déverrouiller les chemins qui nous étaient bloqués sans eux, en revanche on reste dans un cheminement assez simple à suivre pour l’histoire principale, il n’y a pas à faire des allers et retours farfelus.

S’il faut revenir en arrière, on nous le fait bien comprendre et c’est rarement compliqué. Le studio a laissé le choix entre un mode normal et un mode difficile, et de l’affichage de l’objectif sur la carte. Vous pouvez activer ou désactiver cette option en ville. Il y a bien des boss au milieu des phases d’exploration. Les habiletés que l’on déverrouille sont intéressantes et permettent de découvrir quelques passages secrets si on a l’oeil et qu’on aime aussi revenir en arrière. Les allers-retours en ville seront fréquents pour recharger votre lampe et vider votre sac à trésors, heureusement comme dans le premier épisode, ils sont facilités par des tubes pneumatiques qui vous permettent de vous téléporter de l’un à l’autre.

Pour certains joueurs, il leur arrivera de trouver le jeu difficile à certains moments s’ils foncent toujours vers l’objectif principal mais Dig 2 reste au final assez simple : tout repose sur les améliorations de l’inventaire. En plus des équipements que vous découvrez, les trésors seront ce que vous ramasserez le plus dans les souterrains, il faut donc prendre parfois quelques minutes pour explorer. L’argent (et les rouages, mieux cachés) permettent d’améliorer tout son équipement. Comme dans le premier c’est assez addictif, on amasse toutes sortes de pierres précieuses, pour les revendre et devenir plus fort. Les améliorations permettent d’obtenir plus de cœurs, de creuser plus vite les pierres les plus résistantes, d’étendre la portée de la lampe… etc. Si vous bloquez sur des ennemis il suffit en général de s’améliorer un peu en se faisant des sous et vous passerez assez vite. La mécanique principale du jeu est donc un peu répétitive mais pas si lassante car c’est un plaisir de faire évoluer son équipement, on revient dans les caves à chaque fois plus fort. Ce n’est pas aussi long et barbant que du level up dans un RPG, ici c’est assez rapide. Il n’y aura même pas besoin de s’attarder sur la collecte de trésors si on en ramasse normalement tout en avançant dans l’histoire.

On remarque vite que le jeu est plus scénarisé. Steamworld Dig 2 met plus de personnages en avant, et ils sont plus bavards. On sent que le studio essaie de renforcer l’univers de sa série, de le rendre plus consistant. On reste loin d’un Metal Gear Solid mais ce côté-là a reçu plus de soin. On rencontre d’ailleurs des personnages dans d’autres lieux que le village principal. On sent toujours que le village sert de hub mais les souterrains sont plus travaillés et variés que dans le premier. Dans ce dernier il y avait une distinction claire et simple, le village contenait les PNJ et les souterrains la partie exploration. Ici la frontière est toujours marquée entre les deux mais tout ce qui est dialogue ne se passe plus forcément au hub et les souterrains à explorer sont multiples mais on ne vous en dévoile pas plus. La durée de vie est d’ailleurs correcte, comptez un peu plus de 6 heures pour arriver au bout du jeu normalement. Il y a aussi le 100% qui prendra beaucoup plus de temps car en 6 heures j’avais un peu moins de 50% des objets à trouver. Les caves pillées entièrement apparaîtront cochées sur votre carte, c’est assez motivant pour donner envie de faire le 100% du jeu. Du contenu bonus est aussi présent pour les complétionnistes, cette suite est plus chère que le premier opus mais elle est aussi beaucoup plus complète, en plus d’être mieux travaillée !

Malgré les JoyCon détachables, il n’y a pas de mode multijoueur, cela reste un jeu solo uniquement. La manette Pro est bien compatible pour ceux qui voudraient jouer confortablement uniquement sur leur TV. Lors de la revente d’objets on remarque que le jeu fait un petit usage des vibrations HD, comme si on sentait les pièces tomber. Cette fonctionnalité est aussi utilisée pour les tremblements de terres et lors de quelques autres évènements ici et là. L’effet est léger et pas aussi bluffant que dans d’autres jeux mais on sent qu’il y a une petite sensation voulue avec les vibrations : c’est toujours ça de pris mais l’utilisation est un peu timide. On dira que c’est mieux que rien

9.2
Excellent

1 Comment

  1. juju05 B

    Merci pour ce test complet. J’ai terminé le jeu, je vise maintenant le 100% qui débloque une surprise. J’ai adoré l’exploration, ils ont réussi à varier avec des temples et mines tropicales, graphiquement c’est à tomber par terre. Par contre côté déception je dirais que la bande-son est bien moins marquante que Heist, le jeu en ligne droite est un peu court aussi. Sinon, je pense qu”il vaut largement son prix, ça reste une somme mais les avis sont unanimes, tout le monde prend du plaisir. Maintenant, je dis pas non à une suite de SW Heist ^^

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