Tiny Barbarian DX – Le test

C’est au mois d’Octobre que Nicalis nous a livré Tiny Barbarian DX, initialement développé par Starquail. Disponible en Europe en version dématérialisée (pour le moment) et en version physique (avec quelques bonus) aux USA, voyons ce que ce titre issu d’un kickstarter (en 2012 puis steamatisé par la suite), a dans le ventre, dans sa version Deluxe pour Nintendo Switch.

Lorsque vous démarrez Tiny Barbarian DX, il faut déjà être prêt au combat pour affronter la horde jusqu’à la mort. Vous commencez à jouer directement en haut d’une colline escaladée par une armée de zombies et autres monstres, qu’il faudra liquider. Ce n’est qu’une fois votre minuscule barbare (caricature SD de Conan) décédé, que l’écran titre apparaîtra, vous permettant de faire votre choix dans le menu de sélection. Le tout en fanfare avec une musique chiptune, épique, digne de Megaman, Punch out ou encore Castlevania, mais nous en reparlerons plus bas. Bref le ton est donné d’entrée de jeu !

Le menu de sélection est classique. Vous avez le choix entre le mode aventure, qui contient les 4 épisodes du jeu, le mode VS the Horde (le survival en haut de la colline, présent au démarrage du jeu) et le réglage des options.

Côté scénario, aucune narration, mais seulement quelques brèves scènes animées en début ou fin de campagne voir même pendant le jeu. Il y a quelques rebondissements, mais pour éviter le spoil, nous vous laissons découvrir par vous-même, même si l’histoire n’est pas le principal intérêt du jeu.

Tiny Barbarian DX est composé de 4 épisodes, tous indépendants les uns des autres, mais que vous devrez débloquer en les finissant un par un. Chacune des campagnes est divisé en plusieurs zones, divisées elles-mêmes en plusieurs pièces (ou tableaux). En plus de la myriade d’ennemis que vous aurez à affronter dans chaque zone, vous trouverez parfois des Boss à affronter en fin de zone, et bien sûr, le gros vilain qui a kidnappé votre lady Barbarella à la fin de chaque épisode. Chaque fois que vous mourez, vous recommencez au début du tableau où que vous vous trouviez et chaque fois que vous quittez le jeu, vous recommencez au début de la zone où vous étiez.

Intéressons-nous maintenant au gameplay. De notre point de vue, c’est une des forces majeures de Tiny Barbarian DX. L’ambiance du jeu est 100% retro et réveillera fatalement le  côté nostalgique des plus vieux d’entre nous. Pour les autres générations, il faudra s’armer de patience et aimer les défis pour apprécier le jeu car sinon cela pourrait devenir très vite frustrant.

Le héros dispose de six points de vie qu’il perdra un à un à chaque impact. Bien sûr, vous avez la possibilité de régénérer votre énergie en mangeant une cuisse de poulet ou un oiseau entier, mais bien souvent, ces ressources sont cachées dans des blocs dissimulés n’importe où dans le décor (en plus de diamants et pièces d’or à collecter).  Au long de votre aventure vous pourrez chevaucher différents types d’animaux fantastiques tels que des abeilles géantes, des chiens-dragons, …

Votre personnage peut taper à droite, à gauche et vers le haut en poussant la direction désirée en frappant de votre arme. Il existe également des combos et si vous n’avez pas activé l’automatisation, il faudra appuyer vers le haut pour vous accrocher aux divers murs, lianes et autres chaînes qui vous aideront à grimper sur des plateformes en hauteur. Enfin, vous pouvez taper la pause en mode bodybuilder devant son miroir avec une simple combinaison de deux touches.

La maniabilité du jeu est excellente à la croix multidirectionnelle mais un peu plus compliquée au joystick analogique, sachant que très souvent, cela se joue au pixel près pour ne pas mourir dans d’atroces souffrances. Car oui, dans ce hack & slash de la plus pure tradition, votre patience sera mise à rude épreuve. Certains penseront que c’est décourageant, mais au contraire nous trouvons que même si la difficulté est au rendez-vous dans Tiny Barbarian DX, le nombre de vies illimitées rendent le jeu moins compliqué qu’un bon vieux jeux NES de l’époque. Et d’ailleurs en parlant de vies illimitées, à la fin de chaque épisode, le jeu vous indique le nombre de pièces ramassées, de diamants trouvés et surtout de morts subies.

Et des vies, vous en aurez besoin pour affronter les ennemis divers et variés du jeu : chauves-souris, serpents, gardes armés, singes lanceurs de pierre, vautours, loups assoiffés de sang, hérissons démoniaques, plantes toxiques, vikings zombies, cracheurs de feu… Bref, tout ce que vous pourrez trouver à travers une multitude de décors heroic-fantasy (mais pas que…nous vous laissons la surprise) comme par exemple des grottes, des labyrinthes, des donjons, des palais et autres châteaux remplis de plateformes aux mécanismes parfois infernaux. A titre d’information et en toute honnêteté, nous avons avoisiné les 250 vies usées par campagne.

Concernant l’affrontement avec les boss, les patterns sont vites repérables mais comme pour l’ensemble du jeu, il faudra être précis, méticuleux et parfois même éviter la malchance car, pour rappel, vous ne disposez que de 6 points de vie

Le mode coopératif est lui aussi de très bonne facture. Il est possible de jouer à deux et de rejoindre/quitter la partie d’une simple pression du bouton ‘+’. Si vous rejoignez votre partenaire en pleine partie, il partagera ses points de vie avec vous tandis que si vous commencez ensemble, chacun disposera de sa barre d’énergie complète. La manette pro est conseillée pour utiliser la croix multidirectionnelle car si vous jouez aux Joy-cons, vous n’aurez pas le choix que de jouer aux joysticks analogiques. Comme indiqué plus haut, pour chaque campagne il y a des diamants à trouver et c’est seulement en terminant l’épisode que vous saurez combien vous en avez trouvé et combien il y en avait. Un bon  moyen de rejouer les campagnes avec un nouvel objectif.

Lorsqu’on se place d’un point de vue jeu retro, Tiny Barbarian DX bénéficie d’un excellent graphisme. Les décors sont variés et toujours bien identifiables (pas de gros pâtés ou pattes de mouches) que ce soit en nomade ou sur grand écran. Les scènes animées sont vraiment bien réalisées et l’ambiance barbarian est là ; on se croirait vraiment dans un jeu de l’époque où les programmeurs n’avaient pas vraiment le choix pour nous immerger dans les décors avec peu de moyens techniques. D’ailleurs, en ce temps-là, ce qui aidait pour une bonne immersion, c’était une bande sonore de circonstance. Et bien parlons-en de l’OST !

Comme nous le disions en introduction de ce test, les musiques de Tiny Barbarian DX sont vraiment épiques et  jouissives. C’est du chiptune comme on l’aime. Pour les bandes sons les plus entrainantes et motivantes, nous avons droit à une batterie midi percutante, au rythme soutenu et à la mélodie envoutante. Toute la bande originale du jeu est réalisée par Jeff ball’s (qui a déjà performé sur Mass effect, Monkey Island 2 spécial édition, Starwars old republic, Timespinner…) et pour qui c’était la première fois qu’il s’attaquait un à projet chiptune d’aussi grande envergure. Nous avons réellement adoré l’OST et vous conseillons d’aller y jeter une oreille sur votre plateforme digitale préférée.

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