Doom (Nintendo Switch) – Le test

 Annoncé à la surprise générale par un Bethesda Softworks amoureux de la Nintendo Switch, Doom arrive sur Nintendo Switch. LE FPS nerveux d’id Software disponible depuis mai 2016 est un sacré pari pour Bethesda qui souhaite montrer que la console hybride de Nintendo peut faire tourner sans trop de concessions un jeu aussi fluide et bourrin. L’éditeur souhaite aussi jauger le public Nintendo Switch sur des jeux dits matures. 

Vitrine technologique de la console, le jeu arrivera même avant Skyrim qui est pourtant annoncé depuis un an sur Nintendo NX. Quoi de mieux que la série Doom pour revenir en forme sur Nintendo Switch ? La série emblématique des années 90 dont le premier opus a dû être porté sur tout ce qui est possible et imaginable à l’époque, même sur Game Boy Advance, il y a 16 ans…

Pas de panique, cette version New Gen est toujours aussi gore, bourrine et énergique. Cette fois, standard actuel oblige, un scénario est de la partie mais il est anecdotique et semble même taper sur les nerfs de notre avatar. C’est la base de Doom, vous y incarnez ainsi un Marine obligé de repousser une invasion de démons sur Mars, à l’aide d’un arsenal allant du fusil à pompe au lance-roquettes. Finalement, le scénario n’est là que pour donner des objectifs au joueur et plus ou moins le guider dans les maps bien plus grandes, mais ce n’est pas ce qu’on cherche, nous on veut juste buter du monstre, soyons clair là dessus.

Les Glory Kills sont même là pour ça. La petite nouveauté de gameplay pour cet opus, cette nouvelle mécanique est très importante pour économiser des balles et se rapproche du concept des Fatalities de Mortal Kombat. Après avoir bien blessé un ennemi, il est alors en surbrillance et une simple pression sur le joystick droit mettra fin aux lamentations de notre cible avec des méthodologies gores au possible. Les démembrements sont excellents, surtout à la tronçonneuse, mais également possibles au corps à corps après avoir étourdi l’ennemi.

La première partie du jeu est très bien rythmée et variée avec une prise en main progressive des différentes armes et la découverte des différents type d’ennemis. La seconde partie se contente juste de nous rebalancer les mêmes ennemis par vague, bien moins intéressante, bien que les environnements soient toujours très travaillés (dans une station, sur Mars, en enfer). Comme pour un certain Wolfenstein : The New Order (qui arrive aussi sur Nintendo Switch en 2018), Bethesda tente juste d’équilibrer le nombre des phases de gunfight au lieu d’augmenter la difficulté. De ce fait, les phases sont justes longues et malheureusement très répétitives.

Les niveaux regorgent de secrets à découvrir pour améliorer son équipement, des défis seront également proposés dans un temps limité à chaque fois (vaincre un certain nombre de monstres par exemple). Les niveaux sont un peu trop labyrinthiques par moments, mais la carte du jeu, assez bien faite, vous aidera rapidement à faire face. On est sur un Doom, il faudra donc trouver la carte bleue pour ouvrir la porte bleue, etc.

Côté armes, en termes de prise en main, elle ne se valent pas toutes. Les bases : fusil à pompe, à plasma, double canon et fusil gauss excellent aussi pour les tirs à distance. On adhère difficilement au lance-roquettes un peu léger, la mitraillette est dure à prendre en main également, quant au pistolet de base on ne s’en sert quasi jamais. Les munitions étant trouvables partout en nombre important. Là aussi c’est un gros défaut du jeu : l’équilibre de la difficulté. Car on n’est jamais à court de munition, ni en train de se dire qu’il faut économiser nos ressources. Même les soins se trouvent facilement. Pour les puristes, il faudra peut-être commencer directement en mode difficile.

Pour en revenir rapidement aux armes, on apprécie beaucoup la customisation des armes avec, pour chacune, deux modes de tirs en plus de celui de base et pas mal d’améliorations à choisir au court de l’aventure. On switche constamment entre les armes et c’est très naturel de sortir l’arme adaptée pour l’ennemi en face de nous. Surtout quand on tombe face à un boss. Toujours assez dur, le challenge sera quand même assez vite expédié sans trop de dégâts collatéraux. Dommage. Pour conclure le tout, on fera une petite ovation à la bande son très très bonne, elle a même été récompensée puisqu’elle a été nominée aux Game Awards.

On passe au paragraphe que tout le monde attend, sur notre console préférée, finalement, ça Switch ? Le jeu est fluide et bluffant. Le rythme est aussi fou que sur PC/Xbox One et on ne sent vraiment pas qu’on joue sur une console portable. Et pourtant on y est bien. Les textures sont bien entendu moins jolies et on le ressent de temps en temps. Mais le rythme effréné du jeu fait vite oublier cet aspect. Les temps de chargement sont assez courts et rares en mode dock comme en mode portable, ce qui change pas mal de la version Xbox One qui trainait en longueur sur les chargements.

Durant notre phase de test, aucune baisse de framerate n’a été constatée, aucun freeze non plus. Juste un petit bug sonore après un gunfight en mode portable, le son a d’un coup diminué pour être proche de l’inaudible. Un passage en veille rapide et le problème est résolu. Le bug n’est apparu qu’une fois sur une dizaine d’heures de jeu, c’est donc presque déjà oublié. Le jeu arrive à garder l’esprit run-and-gun qui a fait le charme des opus d’antan, et du coup s’éloigne pas mal du troisième Doom qui partait plus vers le survival-horror.

Mais on est bien en 2017, et donc on s’attend aussi à un mode online peaufiné aux petits oignons. Malheureusement, lors de notre phase de test, le jeu n’étant pas sorti, nous n’avons pas pu tester ce mode additionnel. Rappelons qu’il sera obligatoire de le télécharger (9Go) avec l’édition du jeu sur cartouche, la version physique ne comprenant que le mode histoire. Après, si on se base sur la version PC/Xbox One, le point fort de Doom ne se retrouve pas dans le multijoueur. Même si l’éditeur de niveaux était assez poussé à l’époque, il n’est de toute façon pas inclus dans cette version Switch.

One Response

  1. Fabrice Bailly 10 novembre 2017 Reply

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