Apollo Justice : Ace Attorney (3DS) – Le test

Après dix ans d’existence sur Nintendo DS, la célèbre licence de Capcom, « Phoenix Wright » fait son apparition sur la 3DS. Mais attention, il s’agit du portage du titre sorti en 2008, « Apollo Justice ace Attorney » un peu dépoussiéré certes mais cela en valait-il vraiment la peine ?

L’histoire

Nous démarrons l’aventure en incarnant Apollo Justice (au nom prédestiné !) jeune avocat débutant qui devra pour sa première affaire, défendre le non moins célèbre Phoenix Wright  l’ex ténor du barreau ! Nous apprenons que celui-ci a cessé son activité depuis 7 ans pour devenir… joueur de poker professionnel. Il est accusé du meurtre de son adversaire et a demandé à son vieil ami Kristov Gavin (qu’il appelle le soir du meurtre) de préparer sa défense. Il exige cependant qu’elle soit assurée par un débutant, Apollo, donc. Pourquoi ? C’est ce qui fera le sel de ce premier procès (le jeu en comporte 4)

 

Comment ça marche ?

Si vous ne connaissez pas la mécanique et le gameplay des « Phoenix Wright »,  n’attendez rien de révolutionnaire. En effet, la trame est très simple. Vous êtes à la cour, et vous devez défendre votre client du mieux possible. Vous avez à votre disposition quelques pièces à conviction, un rapport d’autopsies, des photos, bref déjà quelques indices qui vous seront très utiles pour mener à bien votre tâche. Le déroulement est toujours le même. Un témoin à la barre, qu’il vous faudra « presser » de vos questions afin de détecter un éventuel mensonge ou une contradiction. Vous aurez alors l’occasion de présenter une preuve pour le contredire et le pousser dans ses retranchements. Comme tous les jeux, ce premier procès fera office de tutoriel pour vous aider à vous servir des menus, interrogatoires et contre-interrogatoires, mais je vous rassure, c’est très simple. Vous avez une jauge d’énergie qui baissera à chaque faux-pas, et si vous en faites trop, c’est le game over et votre client finit en prison. C’est donc un gameplay assez passif, puisqu’il s’agit de lire et d’observer les personnages qui vous entourent, avec des expressions limitées et répétitives. Le graphisme est très inspiré des mangas et est plutôt agréable, en revanche, la bande son est agaçante, tout comme le défilement du texte qui devient vite stressant.

Pour les affaires suivantes, vous pouvez, accompagné de Trucy votre assistante, vous rendre sur les lieux du crime, inspecter, interroger, trouver des pièces à conviction, fouiller chaque recoin, etc… Ensuite le procès commence, et la mécanique du début reste la même. Avec ces quatre affaires, comptez une dizaine d’heure pour le finir. Comme tout bon procès, vous aurez souvent des retournements de situations improbables mais finalement assez importants pour maintenir un certain intérêt au jeu, car si vous n’accrochez pas au bout de quelques minutes, peu de chance que vous alliez plus loin tant l’esprit et le gameplay des « Phoenix Wright » est particulier. Mais il y a aussi un frein de taille, la langue !

 

Objection !

Et oui, puisque figurez-vous que le jeu est soit en anglais, soit en japonais ! Et autant dire qu’il vous faudra sérieusement maîtriser la langue de Shakespeare pour apprécier le jeu. Surtout quand on connait l’importance des mots et des doubles sens dans un jeu de ce type et que parfois, on agit presque au hasard tant le vocabulaire est spécifique ! Ajoutez à ça le jargon lié au poker et vous avez de quoi bien vous prendre la tête sur la première enquête ! L’expérience de jeu en est considérablement amoindrie. Il faut donc déjà être fan de la licence pour se lancer d’autant que le jeu sorti en 2008 sur DS était sous titré en français et qu’il est compatible sur la 3DS… Autant donc se tourner vers celui-ci. Surtout que comme à son habitude cette licence regorge d’humour et de jeux de mots savoureux, et qu’il est dommage de ne pas en profiter pleinement.

Laisser un commentaire