Xenoblade Chronicles 2 (Nintendo Switch) – Le test

La série Xeno est connue des fans de JRPG depuis plus d’une bonne décennie. Pourtant, c’est avec Nintendo et Xenoblade sur Wii que la notoriété de Monolith Soft et sa série phare va grandir. C’est en 2010 au Japon et en 2011 chez nous que les joueurs du monde entier ont pu vivre une épopée des plus mémorables. Beaucoup se rappellent encore de la leçon de JRPG qu’a livré le studio aux joueurs et développeurs du genre armé simplement d’une petite Wii. Sur Wii U, Monolith Soft s’est encore permis de faire la leçon dans le genre du RPG/Open World avec Xenoblade Chronicles X en 2015. Une leçon qui n’a pas pu être suivie par beaucoup de monde en vue du succès de la plate-forme. Le studio ne perdra pas trop de temps sur Switch en livrant dès la première année de vie de la console hybride de Nintendo, Xenoblade Chronicles 2. Nous avons pu vivre cette nouvelle aventure et il est donc temps pour nous de vous livrer notre bilan sur cette nouvelle leçon que nous livre Monolith Soft sur Switch !

Un nouveau voyage vers le paradis d’Elysium

Souvenez-vous avec Xenoblade Chronicles sur Wii, nous vivions une grande aventure en parcourant le corps de deux Titans sur lesquelles diverses formes de vie et diverses civilisations ce sont formées. Puis sur Wii U, nous vivions une épopée plus axée science-Fiction sur la gigantesque planète de Mira avec Xenoblade Chronicles X. Pour la Nintendo Switch, Monolith Soft revient sur quelque chose de plus enchanteur et plus « Heroic-Fantasy » à l’instar du premier jeu Wii. Avant de poursuivre, nous allons lancer un appel au SPOIL. Nous allons développer quelques évènements du début du jeu mais si vous souhaitez garder toutes les surprises, passez directement au prochain paragraphe. Dans Xenoblade Chronicles 2, nous vivons une nouvelle aventure sur le monde d’Alrest. Un monde sur lequel l’Arbre Monde s’élève au-delà d’un océan de nuage. Une légende raconte que le paradis d’Elysium surplombe l’Arbre Monde, il s’agirait d’un monde d’abondance et de paix. L’Arbre Monde donna également vie à des Titans s’élevant au-dessus des nuages et permettant à diverses formes de vie et civilisation de survivre. Rex est un jeune Récupérateur de ce vaste monde. Un océan de nuages implique qu’il y ait quelque chose sous ces nuages et notre héros vit de ses trouvailles en plongeant sous cet Océan récupérer toutes sortes de camelote à vendre. Outre le faire pour vivre, il envoie également une partie de ses gains à son village. RPG oblige, en incarnant Rex, il va sans dire que nous allons assister au moment où son quotidien de Récupérateur va basculer. Alors qu’il passe une journée comme une autre à plonger sous les nuages puis à aller vendre ses trouvailles à la cité marchande de Goldmouth sur le Titan Argentum, le président de la cité convoque notre héros. Baba, le nopon président, souhaite confier à Rex une mission de Récupération avec une récompense exceptionnelle à la clé. Notre héros naïf ne pensant qu’à envoyer les gains à son petit village lointain ne fait pas attention aux individus proposant cette mission et l’accompagnant dans celle-ci. Alors même que l’un d’entre eux le force à se défendre avec son épée afin de jauger de son habilité à accomplir ou non la mission. Nous ne le savons pas encore mais ces individus sont des membres de l’Organisation Torna. Les membres ne sont que peu nombreux mais cette faction ne semble pas particulièrement appréciée de l’Empire de Mor Ardain et du Royaume d’Uraya. Ces deux Royaumes sont d’ailleurs aux abords d’un conflit d’envergure, l’Empire de Mor Ardain menant une politique d’annexion de certains territoires en dehors de son Titan. Le début du jeu ne nous présente pas forcément ce contexte politique au début du jeu, on se contente de suivre naïvement Rex dans cette mission de Récupération au côté de Jin, Malhos et Nia. On finit par explorer une sorte d’ancienne épave/ruine dans laquelle est scellé ce que Torna nomme l’Aegis. Au fond de cette épave, Rex ne voit qu’une jeune fille aux cheveux rouges enfermée dans une sorte de cercueil de verre, la clé semble être un joyau Emeraude que notre héros se permet de toucher. Grosse erreur de sa part, pour Jin et ses amis, Rex s’apprête à réveiller l’Aegis. Il n’en faut pas plus pour que Jin se saisisse de son épée et transperce le cœur de Rex à la vitesse de la lumière. Le jeu commence à peine et c’est déjà le « Game Over » pour Rex. Pourtant, le jeune homme ouvre les yeux et se retrouve dans un décor de rêve. La jeune femme aux cheveux rouges est sur une colline verdoyante surplombée par un bel arbre. L’atmosphère de ce lieu est divinement paisible. La jeune femme ne tourne pas autour du pot en vous déclarant mort et que vous êtes sur le paradis d’Elysium. Du moins tel qu’il est dans ses souvenirs, elle souhaite retourner sur ce lieu. Elle vous propose alors de revenir à la vie si vous lui promettez de l’accompagner vers Elysium.

C’est ainsi que Rex fait la connaissance de l’Aegis Pyra avec qui il entreprend son voyage vers Elysium. Pyra partage alors son Cristal-cœur avec Rex afin de remplacer son cœur transpercé par Jin. Cette rencontre et cette résurrection est le début des ennuis pour Rex. Sur le monde d’Alrest, tout le monde saisit l’importance des relations entre Lame et Pilote. Les Lames sont des êtres synthétiques ayant une forme diverses pouvant aller de la forme humanoïde à la bête. Ces êtres une fois éveillés par un Pilote leur confère leur pouvoir en combattant à leur côté et leur prêtant une arme. Rex réveille Pyra et devient ainsi son Pilote. Seulement, l’Aegis ne semble pas être une simple Lame, on le voit dès son réveil mais Pyra semble doté de pouvoir mystérieux. En réveillant Pyra, Rex se fait peut être une belle amie et une puissante alliée mais il se fait surtout des ennemis à travers le monde à commencer par Torna. Suite à un affrontement féroce entre Rex et Pyra contre les quelques membres de Torna du début, nous finissons par fuir et atterrir sur le Titan Gormott avec Nia, une des membres de Torna, qui finit par vous aider et vous accompagner dans votre quête. Nia est la Pilote de la Lame Dromarch, un tigre blanc à l’allure très majestueuse. Dans tous les cas, en explorant la nouvelle région, vous faites face à des individus extérieurs à Torna qui semblent intéressés par l’Aegis. S’ensuit un début de jeu où l’on cherche un moyen de se rapprocher de l’Arbre Monde tout en fuyant ceux qui cherchent à s’approprier de Pyra, qu’ils soient liés de près ou de loin à Torna. Vous serez vite rejoins par le Nopon Tora et de sa lame artificielle Poppi. Puis par d’autres Pilotes dont on vous laisse découvrir l’identité. A partir de là, nous allons éviter de vous en dire plus sur le scénario du jeu. On peut vous dire que l’on a un héros particulièrement naïf, peut être insupportable du début à la fin mais globalement l’histoire fait mouche. Elle vous réserve son lot de surprises et de rebondissements avec des thèmes un peu plus matures sur la seconde partie du jeu. Le ton de l’histoire nous fait penser à un bon mélange entre Xenoblade et Xenoblade X. De la fantaisie d’adolescent au début avec un peu plus de Science-Fiction et une pointe de psychologie dans la seconde partie. Outre Rex et sa naïveté, les autres personnages sont plutôt bien développés et ont une bonne personnalité. On apprécie réellement de vivre cette épopée à leur côté. Les membres de Torna sont également particulièrement charismatiques, peut-être est-ce dû à la présence du chara designer Tetsuya Nomura de Square Enix qui a fait tous les personnages de l’Organisation Torna. Soulignons également pour les fans du premier Xenoblade sur Wii, ce second opus a un lien très étroit avec le jeu Wii. Pour autant, il n’y a pas besoin de faire le premier jeu Wii pour comprendre les évènements de Xenoblade Chronicles 2. C’est un lien qui restera pertinent pour les fans. Aucun lien, en revanche, avec Xenoblade Chronicles X sur Wii U. Cependant si l’on compare justement avec Xenoblade Chronicles X, on a un scénario beaucoup plus présent que dans l’opus Wii U. Un point qui fera certainement plaisir à ceux qui critiquaient le jeu Wii U sur ce point. D’ailleurs, le scénario est si présent qu’il en est même particulièrement linéaire au début durant le premier chapitre et l’histoire en elle-même mettra peut-être un petit moment avant de décoller de sa bulle de première partie de jeu. Ce qui tranche carrément avec le précédent jeu qui au bout de quelques minutes nous larguait directement dans la nature. Xenoblade Chronicles 2 vous emmènera dans un long voyage comme les précédents jeux. Nous avions vu les crédits du jeu après 120h de jeu. Cela ne signifie pas que vous passerez autant de temps dessus, il est carrément possible de le finir en quelques dizaines d’heures de jeu de moins pour ceux qui prévoient d’y aller en ligne droite. Pour ceux qui visent le 100% cela sera certainement beaucoup plus long. Contrairement à Xenoblade Chronicles X sur Wii U, nous n’avions pas noté de scénario post-game. Il n’y avait pas non plus de New Game +, d’ailleurs le jeu ne proposait qu’un slot de sauvegarde par compte Switch.

Le voyage aurait pu être techniquement meilleur

La linéarité n’empêche pas Xenoblade Chronicles 2 de proposer toujours des environnements très vastes à explorer. Cela ne nous a donc pas empêché de passer plusieurs heures à explorer une simple cité de marchand, y faire quelques quêtes annexes avant de véritablement progresser.  Puis arrive le moment où la première grande plaine du jeu se présente à nous. Monolith Software arrive toujours à surprendre de par leur expérience dans le Level-Design et les environnements qu’ils présentent sous nos yeux. La distance d’affichage nous laisse entrevoir de vastes paysages à parcourir et à l’instar de ses prédécesseurs nous avons toujours de beaux panoramas à admirer ainsi que de nombreuses zones cachées à découvrir. Le tout avec changement météo et aux horaires que l’on souhaite.  Une même vue peut avoir une tout autre allure avec un soleil couchant à l’horizon. Xenoblade Chronicles 2 se permet même de proposer une nouvelle interaction avec cet environnement. En effet, par exemple sur la plaine de la « Province de Gormott », il y a un cycle de marée. Nous progressons sur des Titans qui s’élèvent au-dessus d’un océan de nuage vous vous souvenez ? Ainsi, il y a certains jours où cet océan se présente sous une marée basse. Un faux mouvement à certains endroits de la « Province de Gormott » et vous pourriez simplement tomber dans le vide et mourir. A l’inverse, il y a des jours où la marée est haute. Il est du coup possible de nager sur cet océan de nuages et accéder à de nouvelles zones auparavant inaccessibles. Dans cette même logique, la marée haute recouvre également certaines zones basses qui deviennent ainsi inaccessibles. Un bon apport sur la partie exploration. Toutes les régions ne sont pas régies par cette nouvelle interaction mais Gormott n’est pas la seule à en profiter. Autrement, mentionnons le fait que Xenoblade Chronicles 2 propose un monde divisé en plusieurs régions chacune représentée par un Titan. Ainsi, le monde semble moins vaste que n’a pu l’être Xenoblade Chronicles X sur Wii U. D’ailleurs, nous n’avions pas ce même moment de redécouverte du monde lorsque nous nous envolions dans le ciel de Mira avec notre Skell dans le jeu Wii U.  On sent que Monolith Soft a voulu cette fois-ci s’inspirer du premier jeu Wii en délaissant un peu le côté Open World dans le sens très large du terme. Toutefois, les décors que nous avions traversés possèdent un charme particulier, enchanteur, magique et une palette de couleurs que le précédent jeu Wii U avait délaissé au profit d’un rendu plus réaliste. Xenoblade Chronicles 2 se rapproche visuellement d’une œuvre d’animation japonaise en 3D. Cela n’empêchant pas d’avoir un rendu plus détaillé et des textures plus travaillées que dans leur précédent jeu HD. Cette direction artistique leur permet aussi d’avoir des personnages infiniment mieux modélisés et réalisés qu’ils ne l’ont jamais été dans les précédents jeux de la série. Sauf problème de synchronisation labiale avec les dialogues, les personnages sont bien animés et leurs expressions faciales sont diverses et très inspirées de l’animation japonaise. Petit bémol sur la fin du jeu, on a carrément expérimenté une désynchronisation totale entre la partie audio et ce qui s’affichait à l’écran. Nous avions une cinématique qui se jouait mais le son était en retard sur les images. Cela ne s’est présenté que vers la fin du jeu sur une seule grande cinématique mais cela nous a tout de même laissé un gout très amer. Outre ce défaut, on se plaît à remarquer les joues de Pyra rougir d’embarras ou encore le visage de Rex dégoulinant de sueur à cause d’une bêtise qu’il vient de dire. Certes certains se plaindront peut être du character design très enfantin de certains protagonistes mais il serait de mauvaise foi de ne pas reconnaitre cette progression dans le rendu et la modélisation des personnages de Monolith Soft. En plus d’être joli, le jeu est techniquement correct avec quelques chutes de framerate dans les villes ou dans certains affrontements intenses. Petite note tout de même sur cette partie technique, il s’agit d’une analyse en mode dock donc TV du jeu. Nous avons également eu à prendre  plusieurs fois le jeu en mode portable pour X raisons non liées au jeu mais il semblerait que le titre ait justement été fait pour être « visionné » sur écran TV. En mode portable, le jeu est parfaitement jouable mais techniquement on remarque tout de suite l’aliasing puis le rendu moins détaillé, plus flou et la résolution réduite du jeu. En ce qui concerne le framerate nous n’avons pas constaté plus de chute qu’en mode TV. Au-delà de l’aspect purement technique du jeu, on a des cinématiques de très bonne facture, très bien réalisées et certaines envoient carrément la patate si l’on peut dire. Certains diront qu’elles sont excessivement nombreuses. Il est vrai qu’il n’est pas rare d’avoir une cinématique qui se joue et que le jeu nous propose de poursuivre sur quelques mètres avant d’avoir une nouvelle cinématique. Le rythme s’en voit peut être étrangement cassé par ce choix-là, il restera salué par ceux qui veulent reprendre une quête annexe entre deux cinématiques du jeu. Des fois que certains souhaitent jouer la « Partie Histoire » sur leur TV au chaud à la maison puis faire quelques annexes dans le train et le métro. Soulignons que le jeu propose de très bonnes pistes musicales composées par Mitsuda Yasunori, Ace et bien d’autres compositeurs. Une équipe musicale proche du premier jeu Wii alors que l’opus Wii U avait fait appel aux services de Hiroyuki Sawano dont les pistes de genre très variés avaient plutôt divisé les fans. Bref, une équipe qui a fait ses preuves sur Wii et qui nous gratifie une seconde fois d’une OST magistralement bonne. On comprend que Mitsuda Yasunori en parle comme de son plus gros travail. On apprécie parfois de laisser le jeu allumé juste pour écouter un thème. Certains nous restent toujours en tête alors même que nous rédigeons ces lignes. On apprécie le thème d’Uraya parmi bien d’autres. Petit hic audio de ce Xenoblade 2, le doublage anglais très inégal, parfois tout juste potable puis d’autres fois carrément indigeste et pas du tout crédible. Les seules voix que nous avons pu réellement apprécier sont celles  du groupe Irlandais Anuna qui ont chanté quelques thèmes de ville du jeu ou encore celle de la chanteuse Jen Bird sur les chansons thèmes du jeu. Heureusement que Nintendo a annoncé le pack de voix japonaises au day-one. Reste dommage qu’il faille attendre la sortie du titre puis un pack de téléchargement pour avoir l’option du dual audio et ne pas l’avoir directement inclus dans le jeu de base. Il s’agit de notre ressenti et nous conviendrons que le doublage anglais pourrait convenir à certains voire beaucoup d’entre vous. De plus si vous êtes connaisseurs de Xenoblade, vous n’êtes pas sans savoir que l’on est amené à beaucoup entendre nos personnages donner de la voix surtout en combat. Monolith Soft a pensé à tout le monde cette fois-ci en proposant de nombreux paramètres audio. Outre le dual audio à venir, il est possible de paramétrer le volume sonore des musiques et des voix en combat ou en cinématique. Voilà, si vous préférez juste écouter de la musique en combat, il est possible de couper la voix de vos héros. Terminons sur une autre petite note négative, on a eu quelques petits sauts audio durant le jeu, des parasites ou encore une baisse du volume de voix soudaine sans grande raison. Des petits bugs que l’on espère voir corrigés plus tard.

Profitons du voyage pour réviser la formule Xenoblade

Après avoir décrit l’enrobage de cette nouvelle aventure que nous propose Monolith Soft, il est temps de nous attaquer au cœur du gameplay de ce nouvel opus. Mais avant ça, une petite pause révision s’impose en parlant de quelques similitudes avec les anciens Xenoblade. Une des choses qui a été décriée dans le précédent jeu Wii U est la complexité du système et le tout présenté sans aucune explication dès le début du jeu. Xenoblade Chronicles 2 nous propose à chaque fois de courts didacticiels afin de corriger le tir. De plus, la navigation dans les menus et l’inventaire semble simplifiée et plus traditionnelle. Chose sympathique pour ceux qui n’ont pas l’habitude de la complexité des récents Xenoblade. Pour autant, le gameplay ne cesse d’être toujours plus complexe en avançant dans le jeu. Et ce n’est pas 4 lignes d’explications à chaque fois qui vous présentera précisément toutes les subtilités du jeu. D’ailleurs, nous avons été surpris de voir que le gameplay s’enrichit jusque dans les derniers chapitres du jeu. Précédemment, nous avions évoqué brièvement la partie exploration en décrivant un monde vaste à explorer avec des zones cachées ou un cycle de marée. L’exploration de ce Xenoblade Chronicles 2 ne se limite pas qu’aux vastes étendues de plaines ou d’immenses forêts remplies de différentes espèces de la faune et de la flore. Il y a également des zones habitées dont le développement est lié à notre implication dans la vie économique et sociale de celles-ci. Parler aux habitants de ce monde, acheter des objets, prendre note de leur requête et accomplir celles-ci participe à développer chaque zone que vous visiterez. Elles ont chacune une note de développement allant de 1 à 5 étoiles. Développer ces zones permet de débloquer de nouveaux objets à acheter ou encore de diminuer le prix des articles en ventes parmi d’autres effets. Ces quêtes annexes pourraient même être classées entre quêtes secondaires et tertiaires bien que l’on part toujours sur un format de quête qu’on appelle « quête Fedex ». C’est toujours à base de récolter un certain objet ou vaincre un certain monstre à X destination. Mais le classement que l’on propose vient du fait que certaines de ces quêtes annexes s’accompagnent de cinématiques et de doublage avec mise en avant et développement de certains PNJ. Et il ne s’agit pas forcément d’un personnage que l’on a entraperçu durant la quête principale, il peut s’agir de personnage inédit. Ce genre de quêtes annexes sont celles que l’on classera parmi les secondaires, tandis que celles du troisième groupe sont véritablement de simples quêtes annexes qui serviront surtout au développement des zones du jeu. Xenoblade Chronicles 2 ne proposera pas moins d’exploration que les précédents jeux de la série.

Bien entendu dans le JRPG, exploration rime également avec combat. Si vous connaissez Xenoblade depuis l’opus Wii alors vous avez déjà une petite idée du système de combat de ce nouvel opus Switch. Tout se passe toujours en temps réel, vous contrôlez un personnage accompagné de 2 autres alliés dirigés par l’I.A. avec système d’attaque automatique, d’arts à utiliser et « pseudo QTE » afin d’augmenter l’efficacité de vos offensives. Nous avons comme dans le premier Xenoblade sur Wii une jauge divisée en 3 barres qui se remplie avec le cours des combats. Il nous appartient d’utiliser une barre afin de relever un allié tombé en combat ou de remplir les 3 barres afin de les utiliser en un seul coup en activant un enchaînement. Les arts sont parfois accompagnés de certains effet scomme le « déséquilibre » qui permet ainsi de pouvoir enchaîner avec un autre art avec l’effet « chute » pour faire tomber votre opposant qui sera ainsi immobilisé au sol quelques instants et totalement vulnérable. Xenoblade Chronicles 2 propose même des effets nouveaux et inédits comme le fait de pouvoir expulser les adversaires qui ont chuté dans les airs afin de les enchaîner à nouveau. Certains arts vous demanderont toujours un positionnement spécifique afin d’infliger des dégâts bonus à vos ennemis. Par exemple, l’art « taillade » de Rex inflige plus de dégâts  si vous l’utilisez à l’arrière de votre ennemi. Cette première partie sur les combats parlera certainement aux fans de la première heure, pour les autres il s’agit d’une mise au point afin que vous puissiez situer un peu dans quoi vous mettez les pieds.

De nouvelles mécaniques utiles à ce voyage

Nous attaquons cette fois-ci les nouveaux éléments que propose Xenoblade Chronicles 2. Tous ces éléments sont liés à un élément du scénario, la relation entre le « Pilote et les Lames ». En combat, notre héros Rex s’arme alors d’une grande épée aux couleurs de la jeune Pyra et peut utiliser le feu. Nia, se bat au côté de sa lame le tigre blanc Dromarch et peut utiliser des arts curatifs et de type eau. Quant à Tora, sa lame artificielle Poppi lui permet d’encaisser de gros dégâts et d’utiliser l’élément terrestre. Les fans de la série Xenoblade seront d’ailleurs contents de retrouver la race Nopon dans ce nouvel opus et non seulement d’avoir leur présence mais d’avoir un Nopon jouable comme dans le premier jeu Wii. Bref, revenons à l’aspect combat de tout ça. Nous évoquions le fait que les combats mettaient en scène le personnage que nous contrôlions en plus de 2 alliés dirigés par l’I.A. soit 3 personnages à l’écran. Ce qui n’est pas tout à fait le cas, il y a en fait 6 personnages de notre groupe visible sur le champ de bataille. Nos 3 personnages en plus de leur Lames respectives sans compter les ennemis, ça en fait du peuple n’est-ce pas ? Surtout quand nos adversaires sont eux-mêmes des Pilotes avec leurs Lames. Sans parler des ennemis qui une fois au pied du mur appellent tout un groupe de nouveaux ennemis en renfort. Comprenez du coup les possibles chutes de framerate lorsque l’action devient très intense. Mais il est également vrai d’affirmer que seul 3 personnages combattent directement tandis que les Lames font surtout office de décoration tournant autour du pilote. Une décoration qui a tout de même son importance car en combat votre personnage est lié à sa Lame et on le voit grâce à un faisceau de lumière bleu liant les deux individus. Durant le combat, ce lien peut passer du bleu à la couleur dorée symbolisant une entente accrue entre le Pilote et sa Lame. Plus l’entente entre les deux est forte et plus vos offensives auront de l’effet. Ce lien vous permet également d’utiliser des techniques spéciales porteuses de l’élément de votre Lame et même de déclencher des « Combos de Lame » avec les autres Pilotes et leurs Lames respectives. Les « Attaques Spéciales » sont disponibles via une pression sur la touche A et elles ont plusieurs niveaux de puissance allant du niveau I au niveau IV. Pour les enclencher il s’agit d’abord de remplir la jauge d’attaque spéciale en utilisant les arts sur vos ennemis. Ces mêmes arts peuvent être utilisés en laissant votre personnage faire des « Attaques Automatiques » qui remplissent la jauge de chaque art assigné en combat. Cela change des arts dont la jauge se remplit toute seule avec le temps dans les précédents Xenoblade. Les « Attaques Automatiques » prennent encore plus d’importance dans le système de combat. Vient un moment en combat où l’entente entre votre Pilote et votre Lame permet d’associer un élément et une altération à cette « Attaque Spéciale ». Par exemple, l’Entente entre Rex et Pyra peut faire apparaitre l’altération « Chaleur » en déclenchant une « Attaque Spéciale ». Une fois cette « Attaque Spéciale » enclenchée, votre adversaire est en proie à l’altération que vous lui avez lancée puis un arbre d’enchainement d’éléments se présente. Vous avez une jauge représentant le temps durant lequel votre adversaire est en proie à l’altération dans le cas ici « Chaleur ». L’arbre d’enchainement vous montre simplement par quel autre élément et altération il est possible de poursuivre afin d’infliger encore plus de dégâts dans la limite du temps laissé par la précédente altération élémentaire.  Ainsi, il est possible par exemple après « Chaleur » de poursuivre par « Brûlure » en faisant en sorte de remplir la jauge d’attaque spéciale au niveau II et de démarrer cette attaque avec Pyra. Ces combos de Lame vont jusque 3 offensives. La dernière offensive bénéficiant d’une mise en scène « explosive » et infligeant de très gros dégâts à vos ennemis. Notez qu’en combinant cette mécanique avec les effets « déséquilibre » ou encore « chute » vous pouvez encore multiplier les dégâts et bénéficier de certains effets bonus en combat. Bien entendu, démarrer un « Combo de Lame » et poursuivre cet enchainement n’est pas simplement du ressort de votre personnage. Il est possible si les conditions en combats sont remplies de demander à un de vos alliés de démarrer ce Combo. Son élément et ses altérations ne seront pas forcément les mêmes que votre personnage comme les ennemis ne sont pas forcément sensibles aux mêmes éléments. C’est comme ça que s’utiliseront les touches ZR et ZL en combat. C’est par la pression de ces touches que vous pourrez ordonner à vos alliés d’utiliser leurs « Attaques Spéciales ». C’est aussi pour cette raison qu’il y a un « Arbre d’enchainement », on vous a dit que la poursuite du combo ne dépend pas juste de votre personnage. Même si vous démarrez l’enchainement, peut être que votre ennemi est plus sensible à un autre élément présent dans cet arbre d’enchainement. Si un de vos alliés est utilisateur de cet élément peut être pouvez-vous reprendre efficacement le Combo en faisant en sorte de pouvoir déclencher une attaque spéciale de votre allié ayant l’avantage élémentaire. Notez que la dernière attaque de votre « Combo de Lame » est certes surpuissante mais  l’ennemi acquerra une résistance à l’élément de cette ultime attaque symbolisée par un orbe de couleur de l’élément tournant autour de lui. Il faudra activer un « Enchainement » afin de pouvoir briser cet orbe. On vous le mentionnait précédemment mais il faudra réfléchir à conserver vos 3 jauges afin de pouvoir éventuellement ressusciter vos alliés ou alors les utiliser pour un « Enchainement ». Cette mécanique d’enchainement vous permet d’infliger des dégâts dévastateurs à vos ennemis si vous l’utilisez à bon escient. Théoriquement, un « Enchainement » fige l’action et permet à chacun de vos pilotes d’utiliser un « Art Spécial » avec leur Lame. Cependant, lorsqu’un orbe d’élément tourne autour de l’ennemi, il est possible de briser cet orbe et déclencher une « Explosion d’élément ». Pour briser facilement cet orbe, il va de soi qu’il faut utiliser un élément opposé à cet orbe. « L’explosion d’élément » inflige de lourds dégâts mais vous permet généralement en appuyant au bon moment sur B de poursuivre sur une nouvelle phase d’Enchainement avec cette fois-ci des « Arts Spéciaux » de niveau II avec chacun de vos pilotes. Imaginez maintenant que vous avez un ennemi suffisamment coriace sur qui vous avez utilisé de nombreuses attaques spéciales et que plusieurs orbes d’éléments lui tournent autour. Vous voyez un peu à présent le schéma d’Enchainement possible qui se profile pour vous ? Notez qu’au bout de la troisième phase d’Enchainement et en ayant explosé tous les orbes d’éléments, il est possible d’enclencher un ultime Enchainement Dévastateur avec chacun de vos protagonistes en combat. On ne vous cachera pas que cette mécanique une fois maitrisée simplifie de nombreux affrontements de boss. Même le boss final de l’histoire n’a pas survécu bien longtemps à cela. Il est possible pour vous de changer de Lame en plein combat. Nous n’avions jamais dit qu’un Pilote était lié à une seule Lame. Un Pilote peut réveiller le pouvoir de plusieurs Lames et vous pouvez assigner jusque 3 Lames à chacun de vos Pilotes. Il s’agit ensuite de presser sur la croix directionnelle pour changer de Lame en combat ou le faire avant le combat en appuyant sur ZL. Surtout qu’en combat il faudra compter un petit laps de temps avant de pouvoir Switcher entre les Lames. Plusieurs Lames signifie également différentes armes qui rime également avec encore plus d’Arts. Chacun de vos Pilotes peut du coup changer de style de combat, de technique et d’élément selon les Lames avec lesquelles ils sont liés. De plus, nous n’avions pas évoqué le fait que chaque Lame avait une « Classe » entre Attaquant, Tank ou Soigneur. Vous devinez donc le rôle lié à chacune de ces classes et la nature des techniques qu’elle confère à votre Pilote. Tout ceci nous laisse aux mains à un système de combat aux possibilités et aux stratégies à la fois complexes et multiples. Sans mentionner certains éléments qui viennent toujours enrichir et bouleverser tout ça en progressant dans l’histoire. Comme certains protagonistes Pilotes que l’on peut utiliser en tant que Lame ou alors Rex qui peut faire appel à une autre forme de Pyra répondant au nom de Mythra une Lame utilisant la Lumière, ce qui fait que notre protagoniste à en fait 4 Lames assignées. Et on continue en fait à vous mentir sur ce point car à un certain point du jeu, Rex peut même faire intervenir temporairement une 5ème Lame surpuissante. Sans parler du fait qu’il acquiert également la capacité de pouvoir s’équiper des Lames de n’importe quel autre Pilote du groupe. Bref, des possibilités de gameplay multiples qui s’enrichit tout au long de l’histoire et qui donne un système de combat faisant appel à plus de stratégie qu’avant. Un bon gros casse-tête pour les nouveaux qui ne comprendront peut être toutes les subtilités du jeu et ne sauront pas dans quoi ils mettent les pieds.

Pokeblade, un voyage d’apprentissage!

Comme dans les précédents Xenoblade, remporter des combats vous permet de gagner en expérience et en PC à utiliser sur le sociogramme de chacun de vos protagonistes. Vous gagnez également des points à dépenser afin d’améliorer vos arts. Seuls vos protagonistes montent de niveau, aussi seuls vos protagonistes peuvent améliorer leur passif en dépensant des points sur le Sociogramme. Une progression qu’on dira classique. Pour les Lames c’est un peu plus différent. Il faut acheter ou trouver des fragments pour les faire monter en puissance. Leur sociogramme s’améliore selon des objectifs à remplir. D’ailleurs certains des passifs des Lames seront nécessaires à l’exploration du Monde, à la progression dans l’histoire et accéder à de nouvelles zones. Il arrive que l’on soit face à des interactions du décor qui demandent un niveau de passif précis de vos Lames pour pouvoir être exécuté. Par exemple, il est possible d’activer un courant d’air pour s’envoler haut dans le ciel et retomber plus loin en ayant la « maitrise de l’air » à un certain niveau. Pour les Pilotes et Lames, il est possible de placer des équipements aux effets divers. Enfin, les Pilotes peuvent également placer des objets dans une sacoche ayant des effets temporaires variés en combat. Ces effets peuvent être amplifiés s’il s’agit d’un objet qui plaît à votre Pilote ou à une des Lames de votre groupe. Ces objets peuvent aussi participer à renforcer leur entente avec leurs Lames et le sociogramme de ces derniers. Les fans de Xenoblade ont peut-être tilté sur un terme que l’on ne cesse pas d’employer mais qui résonne différemment que dans les précédents opus. Il s’agit bien entendu du sociogramme. Effectivement les fans auront peut-être l’image d’un arbre de relation entre nos personnages mais également celle d’un immense arbre de relation entre nos protagonistes et les différents autres PNJ du jeu. Voir le sociogramme réduit à un banal « arbre de compétence » nous a également surpris. D’ailleurs, nous n’avions ni véritable sociogramme ni même de gigantesque encyclopédie à remplir comme dans Xenoblade Chronicles et Xenoblade Chronicles X. Que les fans de la collection se rassurent, Monolith Soft à pensé à un autre objet de collection pour les satisfaire. Il s’agit des Lames. Durant votre périple et vos combats vous pourrez mettre la main sur des cristaux-cœurs. Les Pilotes peuvent réveiller les Lames sommeillant dans ceux-ci. Il y a différents types de cristaux-cœurs, les plus communs faisant apparaitre aléatoirement des Lames aux classes et aux types divers. D’autres sont plus rares et en associant ces cœurs à différentes vertus de vos Pilotes, vertus que vous obtenez en améliorant vos sociogrammes, vous pourrez faire apparaitre des Lames très rares avec un design dont on sent que différents artistes ont été impliqués dans le projet. Il y a environ une vingtaine de Lames Rares à débloquer, certaines se joignent à vous après quelques quêtes secondaires. Les autres sont des Lames très communes avec un design très banal. Vous les conserverez avec vous simplement pour des raisons de compétences passives, d’arme et de type élémentaire. Il arrive un moment où les fragments sont chers et on ne peut se permettre d’employer de nouvelles Lames car trop faible en puissance. On finit donc rapidement comme dans un jeu Pokemon, le cas où l’on utilise que 6 Pokemon sur des centaines que l’on laisse au PC. Qu’à cela ne tienne, à un point du jeu vous remplacerez un certain Vandham à la tête des mercenaires de Garfont. En plus des quêtes secondaires et tertiaires, on pourrait qualifier cette catégorie de quête osef. Les développeurs ont pu prendre conscience que mettre une tonne de quête Fedex ne motivera pas forcément les joueurs à accomplir celles-ci. Il y en a déjà beaucoup mais si une bonne grosse moitié de ce qui aurait pu être des quêtes Fedex que l’on attribue à nos protagonistes sont finalement des quêtes que l’on peut attribuer à nos Lames qui ne servent pas à grand-chose et que l’on laisse à l’arrière du groupe ? Une fois la catégorie « Mercenaire » accessible, il est possible de recueillir de nouvelles requêtes provenant des habitants d’Alrest. Ces requêtes sont encore plus nombreuses que les quêtes annexes que l’on vous décrivait précédemment, il est même possible de refaire ces missions plusieurs fois. Sauf que les requêtes du mode « Mercenaire » ne font pas appel directement à nos protagonistes. Il s’agit de former une escouade de Lames et les envoyer accomplir la dite requête. Ensuite continuez votre quête principale ou une de vos quêtes annexes car chaque « mission mercenaire » s’accomplit avec le temps. Une fois le temps écoulé, votre escouade revient et vous fait part de ses résultats. Certaines quêtes annexes et certains passifs de Lames Rares vous demanderont d’accomplir des missions uniques de ce mode « Mercenaire ». Certaines quêtes font appel à des conditions toujours liées aux passifs de vos Lames, leur équipement ou à leur type élémentaire. L’intérêt majeur de ces missions reste dans les récompenses. Outre le fait que certaines missions soient liées à des quêtes annexes ou encore au développement et aux passifs de certaines Lame rares, accomplir des missions du mode « Mercenaire » vous permet également d’accumuler de l’expérience bonus à débourser si vous le souhaitez en dormant à l’auberge mais surtout à faire progresser vos Lames autrement qu’en les amenant à vos côtés en combat. Amenez avec vous vos Lames préférées et laissez les autres progresser et développer leur sociogramme en les envoyant en mission « Mercenaire ». Il est dommage que le mode « Mercenaire » ne profite pas du mode « Veille » de la Switch comme certains JRPG profitent du mode veille de la 3DS. Il n’aurait certainement pas été impossible de laisser le temps de ces quêtes défilées lorsque vous commencez à envoyer votre escouade depuis votre TV et que vous décidez de mettre la Switch en « Veille » afin de l’emmener avec vous dehors. Ceci dit, Xenoblade Chronicles 2 est suffisamment chronophage sur d’autres aspects pour que l’on oublie le temps nécessaire à l’accomplissement de ces quêtes « Mercenaire » et que l’on voit notre escouade revenir alors que l’on ne s’y attendait pas forcément.  Par ailleurs, les requêtes du mode « Mercenaire » sont également liées au niveau de développement de chaque région. Accomplir les missions vous permet également de faire monter le niveau de votre groupe de mercenaire et avoir accès à de nouvelles requêtes et possibilités. Au niveau 1, vous ne pouvez envoyer qu’une seule escouade de Lame par exemple. En passant niveau 2, il est possible d’envoyer 2 escouades en mission. Le mode « Mercenaire » est ainsi une bonne alternative au développement des dizaines autres Lames que vous n’aurez pas l’occasion d’emmener avec vous mais participe également au développement économique et social des différentes régions du jeu.

Reste à vous développer le cas du Nopon Tora et sa Lame Artificielle Poppi α. Son cas diffère de Rex et Nia car Tora n’est pas un Pilote mais un simple Nopon qui n’a pas l’Habilité de devenir un Pilote. Ce n’est pas une généralité de sa race, juste un cas isolé…. Ou dirons-nous l’inverse les individus pouvant devenir des Pilotes sont des élus, des cas isolés. Pourtant, l’admiration que ressentent Tora et sa famille envers les Pilotes et les Lames ont transcendé les générations. Tora a ainsi achevé le travail de sa famille, non sans l’aide de Rex, et réussi à créer une Lame Artificielle qu’il nomme Poppi α. Monolith Soft nous aura surpris avec ce duo de personnage car leur particularité se ressent également dans la façon de faire progresser la Lame Artificielle Poppi α. La progression de Poppi α est liée à un jeu 8-bits d’une borne d’arcade installée chez Tora, le jeu se nomme « Tiger Tiger ». Il s’agit ainsi de faire ce mini-jeu au style rétro où l’on récupère des trésors et de l’éther afin d’améliorer ensuite les différents circuits de Poppi α. On peut ainsi y placer de nouvelles capacités passives dépendamment de son niveau d’éther qu’il est également possible d’améliorer. Au-delà de la volonté de faire progresser Poppi, ce mini-jeu est suffisamment prenant pour que l’on fasse une pause dans notre progression ou notre exploration afin de faire quelques parties de « Tiger Tiger ». D’autres niveaux de ce mini-jeu d’arcade se débloquent en progressant dans l’histoire. Essayez à chaque fois de faire le meilleur score en attrapant tous les cristaux d’éther, en prenant tous les coffres au trésor et en éliminant tous les ennemis. Par ailleurs, Tora n’étant pas un Pilote, on se posait également la question de savoir si il y aura quelque chose qui compensera le fait qu’il ne puisse pas avoir de Pokem… d’autres Lames à ses côtés. La réponse est : tout est dans le nom de Poppi α. Il y a bien une Poppi β et une Poppi γ. Le scénario permettra à Poppi α de faire appel à de nouveaux pouvoirs afin d’aider le groupe en devenant Poppi β. En ce qui concerne  Poppi γ, il faudra attendre la dernière ligne droite du jeu et accomplir des quêtes annexes afin de pouvoir l’obtenir. Chaque version de Poppi possède un physique différent gagnant à chaque fois en maturité mais surtout une arme et un élément propre, la première est affiliée à la terre, la seconde au feu tandis que la dernière sera glaciale. Leur rôle en combat sera également un peu différent, si la première sera plutôt un Tank, les autres proposeront bien entendu d’autres subtilités pour contrebalancer leur perte dans ce rôle initial. On vous laisse découvrir cela par vous-même. On finira par exprimer notre étonnement en cette période où la mode et aux figurines Amiibo qu’aucune compatibilité ne soit à l’ordre du jour. Il n’aurait pas été difficile d’inventer un truc du genre « Costume de Poppi » avec un costume lié aux figurines Amiibo ou alors même de nouveaux jeux d’arcades aux côtés de « Tiger Tiger » déblocable via Amiibo. Puis pourquoi pas un clin d’œil sympathique aux possesseurs de l’Amiibo Shulk. Cela n’est pas plus mal vu le scandale que cela aurait pu générer auprès de la communauté de fans. Reste toujours le scandale du Season Pass que propose Nintendo donnant accès à différent bonus mais également à un nouveau scénario d’ici l’automne prochain. Que dire de plus à part qu’il faut vivre avec son temps et tel est l’évolution du jeu vidéo à notre époque.

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  1. Kwathor 30 novembre 2017 Reply

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