Resident Evil Révélations 2 (Nintendo Switch) – Le test

Après un épisode aussi mythique et parfait que le 4, la série Resident Evil a eu des lendemains difficiles. Outre le recyclage massif de presque tous les opus, on a eu droit à un cinquième épisode passable et un sixième complément loupé. Mais Capcom avait profité de la sortie de la Nintendo 3DS pour annoncer un épisode spin-off, Resident Evil Révélations.

Basé sur une histoire entre le 4 et le 5, avec une histoire fragmentée en « parties » pour être adaptée au gameplay d’une console portable. L’éditeur avait promis un retour de la « peur » et des bases de la série. Le jeu a surtout été une sacrée vitrine technologique pour la 3DS à l’époque, qui n’avait du coup presque plus à rougir en face de la Ps Vita, seule petite concurrence de la console 3D. Pour couronner le tout, Resident Evil Révélations devait sortir en tant qu’ambassadeur du deuxième stick détachable de la 3DS, le jeu étant même sorti en bundle avec celui-ci.

Succès autant critique que populaire, l’épisode a eu le droit à de nombreux portages HD et surtout à une suite. Mais ce deuxième opus n’a pas pris le temps de s’arrêter ni sur Wii U, ni sur 3DS. Une manière agréable de remercier le public à la base du succès du premier opus. Outre cette négligence, le deuxième opus a reçu un accueil un peu moins bon que prévu. Désormais disponible sur une console Nintendo, on a enfin pu le découvrir entièrement pour se faire une vraie idée du potentiel de Resident Evil Révélations 2.

Commençons par ce qui fâche, la sortie de ce jeu sur Nintendo Switch est un bordel sans nom. Annoncé à la base dans un bundle Resident Evil Révélations collection, le jeu sort finalement indépendamment du premier opus sur l’eShop en Europe. Même si une petite promo permet d’avoir le deuxième jeu à 15€ si on possède l’autre. Sachant qu’aux Etats-Unis, le jeu se nomme Resident Evil Révélations Collection et sort en boite. Mais la aussi, il y a anguille sous roche, car la cartouche ne contient que le premier opus, le deuxième étant dans le bundle sous forme de code de téléchargement. Parlons aussi du Japon, qui voit sortir le bundle Resident Evil Révélations Collection (1er opus + code de jeu), mais aussi Révélations 1 en stand-alone.

Bref, si vous avez bien suivi, peu importe la version, Resident Evil Révélations 2 n’est disponible que sur l’eShop à chaque fois. C’est là que le bât blesse, puisque le jeu pèse : il faudra prévoir 25371,34 MB ! Outch ! En gros, carte SD quasi obligatoire. On tombe dans l’une des grosses problématiques des tiers sur Nintendo Switch. Le prix de la cartouche dépendant de la mémoire disponible sur celle-ci, tous les tiers essayent de mettre le minimum possible en cartouche pour ne pas payer trop cher la version physique. Voir ne pas sortir du tout en physique et se contenter de l’eShop comme Resident Evil Revelations 2, dommage…

Passons aux choses sérieuses avec cette version Nintendo Switch. Le portage de ce jeu semble basé sur les versions Xbox One et PS4. Le jeu est très proche de ces versions. Le jeu est fluide et semble optimisé pour la console. Les temps de chargement sont un peu plus longs, mais on a une version souvent un peu plus jolie que sur Xbox One. On a donc droit à un portage techniquement digne de ce nom, ce dont on peut avoir peur avec les portages récents sur Nintendo Switch (Rime ?). Le rendu graphique est optimisé pour le jeu sur dock, les textures étant plus fines. Durant nos phases de tests, aucun freeze, lag, ralentissement ou encore baisse de framerate à déplorer.

Le jeu proposera deux types de prises en main : classique (Joy-con grip ou controller pro) ou en motion gaming avec les joy-con et le gyroscope. Si la deuxième option est assez précise et rigolote, on préférera bien entendu une prise en main classique. Le jeu propose une option très intéressante : faire toute l’histoire à deux en coop. L’histoire amenant a chaque fois un duo avec des possibilités différentes. Question prise en main, ça devient la cata si on ne joue qu’avec un joy-con par personne. Il manque, logiquement, un deuxième joystick pour la gestion de la caméra. Du coup, les développeurs ont trouvé une parade, en utilisant la gâchette droite du joy-con, on ne contrôle plus que la caméra, mais du coup, le personnage ne bouge plus du tout le temps de recadrer. Dans un jeu proposant des phases de gameplay reposant sur l’action et les réflexes, c’est inutilisable. Le jeu est coop est donc jouable que si vous avez une deuxième manette ou une autre paire de joy-con.

Le jeu est complément identique en terme de contenu que les autres versions déjà disponibles, mais il propose aussi l’ensemble des DLC de base. On pourra donc s’éclater dans le mode Commando (en ligne ou en local) sachant qu’une fonction amiibo est la pour générer encore plus de fric pour débloquer tous les bonus. Autre petite surprise, le jeu Ghouls ‘n Homunculi qui est un autoplagiat de Ghouls ‘n Ghosts. Sympathique 5 minutes, mais qui restera un petit bonus.

Voilà, on a parlé de la qualité du portage Nintendo Switch et de ces nouveautés, parlons un peu du jeu désormais. Il faut savoir qu’il est, à la base, sorti sur console de manière épisodique. Ce qui renforce les jointures « Prochainement » et autres « Précédemment » à la fin et au début de chaque chapitre. On a affaire une fois de plus à deux binômes qui visitent une île très macabre à 6 mois d’intervalle. Si dans Révélations 1, l’idée était pas mal exploitée et proposait une grosse surprise dans le scénario, cette fois c’est du vu et convenu et on a beaucoup plus de mal à avaler les couleuvres de l’histoire convenue et clichée au maximum du possible.

L’idée de faire un personnage fort dans le binôme qui dézingue tout et un personnage plus faible mais qui a des compétences n’est pas mauvaise, elle marche très bien, en solo. Mais, comme dit plus haut, l’idée explose en vol en mode coopération, ce qui est bien dommage puisque le jeu semble vraiment se baser sur l’idée d’une aventure entièrement jouable à deux. Le joueurs qui se retrouvent avec les personnages de Natalia et de Moira (les faibles quoi) plongent dans l’ennui assez rapidement surtout pendant les phases d’action intense. Rageant.

5 Comments

  1. juju05 2 décembre 2017 Reply
    • Kwathor 2 décembre 2017 Reply
    • Yann Le Saint 3 décembre 2017 Reply
      • juju05 3 décembre 2017 Reply
  2. Yann Le Saint 3 décembre 2017 Reply

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