Resident Evil Révélations (Nintendo Switch) – Le test

Il est étonnant de reparler d’un jeu déjà disponible sur Nintendo 3DS depuis le 27 janvier 2012 en Europe, mais le succès des anciens jeux n’est pas à démontrer, surtout de la part de Capcom dont c’est une habitude. Cet épisode est sorti sur pratiquement toutes les consoles existantes ces dernières années, et maintenant vient le tour de la Nintendo Switch.

La licence Resident Evil est devenu culte dès le premier épisode : Les deux suivants ont connu moins de succès, pour revenir sur le devant de la scène avec le quatrième épisode qui aura changé la série jusqu’à encore aujourd’hui. Les deux jeux «Revelations» changent de direction pour donner deux épisodes scénarisés façon série télé avec des épisodes et des cliffhangers, tout en gardant le gameplay depuis Resident Evil 4.

Dans celui-ci, le cadre où se déroule l’action se démarque des autres : sur une croisière du nom Queen Zenobia, un paquebot de rêve devenu fantôme à la position inconnue. Mais la belle Jill Valentine accompagnée de Parker Luciani trouve sa position et y embarque, dans le but de découvrir où sont Chris Redfield et Jessica Sherawat qui ne donnent plus de nouvelles. Bien entendu, le lieu est rempli de zombies et d’autres monstres. Le palace flottant est devenu l’un des endroits touristiques les plus dangereux de la planète, or c’est précisément ce lieu que nous allons devoir visiter.

Mais nous ne contrôlons pas que Jill, le jeu nous envoie dans les montagnes européennes à un moment de l’histoire qui se déroule avant la disparition de Chris et de Jessica pour mieux comprendre comment ils ont pu se retrouver dans cette étrange enquête. Le long du jeu, nous jouons dans de nombreux endroits variés. Si vous pensez que le jeu ne se passe que sur le bateau avec des pièces qui se ressemblent toutes, vous allez être agréablement surpris : l’architecture du Queen Zenobia est fabuleuse. Des zones entières ne font pas du tout penser à l’intérieur d’un bateau en pleine mer, des pièces rappellent le manoir du premier épisode Resident Evil, un casino, une galerie marchande et plein d’autres zones. Sans parler des passages dans la montagne ou d’autres comme une plage. Pour le coup la variété est bien présente et fait plaisir à voir.

Si vous êtes habitué(e)s à la série, le gameplay, lui, ne vous révélera aucune surprise : c’est le même depuis l’épisode 4. La petite différence cette fois est que nous sommes en possession d’un scanner qui permet de scanner les monstres pour récupérer de l’ADN mais aussi, plus ennuyant sur la longueur, de trouver des emplacements de munitions qui sont invisibles à l’œil nu. Et étant donné que les munitions ne sont pas partout, vous n’allez pas devenir Rambo dans ce Revelation, il arrive régulièrement d’être à court de munitions. Comment faire alors ? Il faut sortir le scanner, l’écran devient alors tout vert et tenter de farfouiller un peu partout dans l’espoir d’y trouver des munitions cachées. Nous ne vous cachons pas que ça peut vite devenir énervant à utiliser : c’est là que notre couteau devient important. Il est souvent conseillé de ne pas tuer les zombies avec les munitions mais à coups de couteaux et d’attaques au corps à corps pour ne pas gaspiller vos précieuses munitions. Il est possible d’améliorer les armes en trouvant des caisses cachées.

La jouabilité du jeu n’est pas idéale sur la Switch, comparé à d’autres consoles. Le changement d’armes n’est pas pratique avec les petits boutons de la manette : vous pouvez utiliser une plante verte pour la santé ou même balancer une grenade sans le vouloir, car les boutons ne sont pas suffisamment espacés. Mais surtout, c’est le gameplay du jeu qui est lourd, nous contrôlons de vrais tanks qui sont lents à déplacer. Il faut en prendre l’habitude.

La durée de vie est convenable pour le type de jeu, comptez une dizaine d’heures pour finir les 12 chapitres. Si vous aimez la chasse aux succès, il y en a pour un total de très exactement 55 succès, avec un mode commando plutôt complet qui se débloque et qui se joue en solo, en multijoueur et en partie privée. Il est possible de choisir son personnage, son arme, le stage, et il y a un magasin pour acheter tout un tas d’armes et d’objets. Le but est de tuer un maximum d’ennemis sur notre route, en reprenant les zones déjà visitées dans notre partie. Cela permet aussi de gonfler la durée de vie et il y a de quoi faire pour peu qu’on apprécie ce mode Commando.

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