Death Road to Canada (Nintendo Switch) – Le test

Rocketcat Games et Madgarden ont développé un jeu basé sur un road trip mortel à travers les Etats Unis; Le voyage s’annonce complètement déjanté, parsemé d’embuches, de zombies et ayant pour destination finale le Canada ! Déjà connu des habitués de Steam, c’est maintenant sur Nintendo Switch que s’installe Death Road to Canada. Allez, tous dans le mini-van floqué Nintendo Town, nous partons en direction du Canada !

Au démarrage, nous avons le choix entre New Game ou Custom Characters et nous prenons la 2e option pour commencer. Afin de créer et personnaliser un personnage que vous pourrez utiliser plus tard dans le jeu, il est possible de choisir sa corpulence, son visage,  sa coupe de cheveux, sa couleur de peau mais aussi son style de lunettes, barbe et autres extras. Le nom de votre personnage est personnalisable, ainsi que sa classe et son trait de caractère mais nous reviendrons sur ces deux derniers aspects un peu plus tard. Une fois votre personnage créé vous pouvez le loader dans une nouvelle partie en lançant New Game ou bien, générer un personnage en aléatoire, si créer un avatar n’est pas votre tasse de thé. Au départ de chaque nouvelle aventure, vous choisissez un Leader et un membre supplémentaire pour former une équipe de deux qui pourra monter jusqu’à quatre au fil de l’histoire. Une fois prêts, l’histoire peut commencer.

Si Death Road to Canada est un rogue-like où les événements et lieux sont générés au hasard, les nouvelles parties commencent toujours de la même manière : le monde est infesté de morts-vivants et votre héros, ainsi que son acolyte, ont entendu une rumeur qui dit que le Canada est un endroit sûr, sans le moindre zombie. N’ayant plus rien à attendre de l’endroit où ils vivent actuellement, vos personnages décident de prendre la route de la mort, vers le nord. Et vous voilà parti en road trip, avec une ambiance digne de Walking Dead, dans un monde où pullule les morts vivants, les hordes et les bandits et dans lequel il faudra sans cesse trouver des armes, de l’essence et des vivres pour espérer survivre jusqu’à votre but ultime, le Canada

Une chose est certaine,  c’est que le gameplay est vraiment excellent ! Le jeu se déroule en différentes phases qui s’alternent à travers vos parties. La première, rappelant les jeux de rôles des années 80, constitue une série d’évènements où vous pourrez effectuer des choix décisifs pour la survie de votre équipe. Vos personnages pourront discuter entre eux, rencontrer des PNJ en chemin (que vous pourrez recruter), lire des magazines, se perfectionner en médecine, en mécanique et bien d’autres choses. La deuxième phase, constitue la partie exploration/combat et elle est représentée en 3D isométrique. Dans ce mode, vous dirigez le leader de votre groupe, suivi des autres membres dirigés par la console et vous pourrez définir une tactique pour vos accompagnateurs ; attaquer, défendre, fuir, afin de survivre dans ce monde devenu hostile.

Le jeu se déroule donc de la sorte : Vous roulez en véhicule, en vue de profil, sur la route de la mort, et des messages défilent à l’écran. Par exemple cela pourrait être : « le groupe voit une ville au loin qui a l’air infestée de zombies, mais tout le monde doit se ravitailler » puis vous avez le choix entre fouiller le magasin de hardware ou visiter la clinique médicale du coin. Une fois votre choix sélectionné, à vous de tuer un max de zombies et de ramasser tout le loot que vous trouverez. A tout moment vous pourrez choisir de quitter la ville soit en retournant à la voiture et en la démarrant, soit en partant à pied, abandonnant votre véhicule. Alors, vous retrouverez la phase de voyage et ses évènements aléatoires.

Le concept est assez simple mais une des forces de Death Road to Canada se trouve dans la richesse de son contenu mêlée à son côté aléatoire. Comme souvent avec les jeux indés, les développeurs ne lésinent pas avec la masse d’options. En effet le jeu contient plus de 150 armes, presque 200 évènements, 24 véhicules (dont une douzaine assez « spéciaux »)  et une centaine de personnages dont Link ou encore Jason de vendredi 13 et même un clone de Bart Simpson. Côté traits de caractères de vos personnages, si vous démarrez avec un choix de 15 possibilités, il  y en a 11 de plus à débloquer et pour les classes de personnages le jeu met à votre disposition 14 types différents dès le départ que vous aurez la possibilité d’augmenter encore de neuf autres en les débloquants.

Pour voir accès à tout cela, il vous suffira de jouer dans les différents modes proposés (notamment pour les personnages dits « rares ») ou vous rendre à Zombo City, en choisissant « Unlock » dans le menu de démarrage de votre partie. Le village Zombo vous permet de discuter avec différents personnages avec qui vous échangez des Zombo Points pour acquérir différentes choses supplémentaires dans le jeu. Pour vous mettre dans l’ambiance, dans un des bâtiments de la ville, vous trouverez La Débutante, Rambeaux, Le docteur échangeur de têtes et le Dernier Bodybuilder, qui vous proposeront des caractéristiques et avantages à débloquer en échanges des fameux ZP. Pour obtenir ces points, il vous suffira de ressortir vivant des événements de type « Siège » ou d’atteindre le Canada. Il existe d’autres façons d’obtenir des Zombo Points en cherchant bien du côté de Zombo Town, mais nous vous laissons découvrir pour plus de plaisir.

Lors de votre merveilleux voyage, vous visiterez tout un tas de lieux divers et variés tels que des bars, des boutiques spécialisées en tout genre, des hôpitaux, un musée, des bibliothèques et nous nous arrêterons là dans les exemples car nous en avons comptabilisé plus d’une soixantaine ! Certains lieux sont uniques et vous permettrons de rencontrer des personnages rares qu’il vous sera possible de sauver et/ou recruter dans votre groupe (pour le meilleur ou pour le pire). Des camps de traders existent également, vous permettant de faire des échanges pour récupérer des armes, du personnel contre des vivres.

Sur le papier, si vous suivez quelques règles de base en matière de survie dans le contexte d’un monde infesté de zombies, Death Road to Canada n’est pas difficile. Bien se préparer, se déplacer en groupe, amasser des vivres et du carburant seront vos mots d’ordre dans ce rogue-like survival horror. Ce qui va corser le jeu se trouvera dans les choix que vous ferez avec vos personnages (qui influera sur l’évolution de la morale de vos protagonistes ainsi que leur diverses capacités), de qui vous recruterez (ou non) et des armes que vous attribuerez à chacun. Suivant les capacités de vos personnages et la solidité des armes choisies, tout le monde ne sera pas égal avec un fusil à pompe, une clé à molette, un club de golf ou un morceau de bois issu d’un meuble que vous aurez détruit. Chaque arme a son poids, sa maniabilité, sa façon de s’en servir, à vous de vous familiariser avec tout cela. Les évènements qui se produiront tout au long de votre road trip auront également un impact sur votre durée de vie dans le jeu car en dehors des zombies, d’autres humains pourront s’avérer être une menace, mais aussi la météo et quelques situations pour le moins surnaturelles. Pour couronner le tout, le jeu étant un Rogue-like, il faudra tout recommencer du moment que tout le monde sera mort dans votre groupe, mais bien heureusement, vous trouverez une section statistiques qui répertorie bon nombre d’actions dans le jeu.

Graphiquement, Death Road to Canada se place dans un style volontairement rétro ; c’est plutôt bien réussi même s’il existe beaucoup mieux en pixel art. Lorsque vous démontez du zombie, les viscères se répandent de partout ce qui peut rappeler l’excellent Binding of Isaac mais en moins sale. Le sang des zombies est noir tandis que le vôtre de couleur classique. Enfin, ce qui reste vraiment plaisant dans ce jeu, c’est qu’il est capable d’afficher une horde pouvant aller jusqu’à 500 zombies et nous pouvons vous dire que c’est carrément jouissif et plutôt bien géré par la Nintendo Switch !

La bande son à bien été travaillée avec plus d’une vingtaine de tracks allant du Rockabilly à la musique d’ambiance horreur et quelques titres qui auraient bien collés dans les meilleurs films de Tarantino. Notre coup de cœur ira vers le morceau Lootin’ away, que nous vous conseillons d’écouter.

Pour la maniabilité, nous avons été à l’aise aussi bien en manette pro qu’avec les joy-cons accrochés à la console en mode nomade et pour ceux qui se posent la question, le tactile n’est disponible sur ce jeu.

Summary
Pour conclure, écrire ce test n’était pas une mince affaire tant Death Road to Canada brille par son originalité et sa diversité. Il possède un contenu immense prêt à être débloqué et il n’a pas été évident de vous faire découvrir ce petit jeu aux grandes ambitions sans trop en dévoiler. Le fun est carrément au rendez-vous et la re-jouabilité est le maitre mot du titre de Rocketcat Games et Madgarden. Son côté Old RPG-Social mélangé à l’ambiance zombie colle très bien au style graphique retro 8bit accompagné de ses mélodies chiptune bien pensées. L’humour Trash ajoute une pointe de plaisir et à moins de ne pas aimer le genre survival-zombie et/ou les jeux retros, il faut absolument foncer sur l’eShop pour vous procurer ce jeu.
Good
  • 500 Zombies à l’écran
  • Evolution des personnages
  • Le scénario et les évènements aléatoires
  • Contenu très étoffé et plein de choses à débloquer
Bad
  • Il faut aimer les zombies, les graphismes retros et la chiptune.
  • Peut-être difficile pour les néophytes
8
Génial
Written by
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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