Earthlock : Festival Of Magic (Nintendo Wii U) – Le test

Imaginez.

Imaginez votre plat favori en face de vous. L’envie de le dévorer vous submerge, vous sentez votre bouche se noyer sous votre production salivaire anarchique, vos papilles sont en éveil, prêtes à recevoir leur précieux butin. À portée de main, vous saisissez enfin le fruit de votre convoitise et vous voilà mordant à pleines dents ce met délicieux. Alors que vous dégustez avec frénésie, un grain de sable vient s’immiscer dans votre jouissance gustative… puis, deux, puis trois, jusqu’à rendre votre gourmandise totalement immangeable. Un gâchis incroyable… mais, flétrie, la friandise ne trouvera guère refuge dans votre estomac mais ira plutôt se lover dans les fonds tortueux de votre poubelle. « Earthlock : Festival Of Magic» dans tout ça ? Et bien, c’est un peu comme ce plat…

Développé et édité par « Snowcastle Games » et d’ores et déjà disponible sur la console WiiU, le jeu s’apprête à sortir sur Switch en mars prochain. Il n’en fallait pas moins pour nous retrousser les manches et partir à l’assaut de ce RPG prometteur. Enfin, c’est tout du moins tout l’espoir que nous mettions en lui…

Une histoire farfelue mais une base agréable

Votre entrée dans le jeu sera marquée par une courte cinématique sans grand intérêt ni grande beauté. En outre, l’histoire manque de clarté et vous vous retrouverez plongé dans une sorte d’internat en vue de votre prochain examen. Alors que vous commencez à prendre en main votre nouveau personnage (féminin) vous voilà projeté dans un nouvel univers dans la peau d’un nouveau protagoniste (masculin cette fois). Un début farfelu, certes, mais vous vous raccrochez à l’instant présent et avancez tranquillement avec Amon, ce jeune homme accompagné d’un drôle de requin marteau qui parle. Umbra, votre planète, est pleine de mystères…

Si le début de votre aventure peut sembler totalement décousu, les bases du RPG traditionnel restent bien présentes. Il vous faudra avancer prudemment, progresser au fil des combats afin de gagner de l’expérience, des sous et des objets. Les combats, au tour par tour, se montrent plutôt dynamiques et fluides, même si quelques animations auraient méritées d’être raccourcies.

Parcourant tantôt des ruines, des déserts et des marais, les décors sont variés mais ne se révèlent pas tous de la même envergure. Alors que certains sont dotés de notes pastel douces et harmonieuses, certaines textures sont plus fades. Le bestiaire est varié et coloré : chaque catégorie de monstre comporte ses points forts et ses points faibles.

Votre héros dispose quant à lui de compagnons qu’il rencontrera au fil de son aventure. Plus ou moins efficaces, ces derniers seront en revanche rapidement indispensables pour former une paire et rendre dès lors les attaques ou les soins beaucoup plus poussés. Les talents sont eux aussi de la partie et il sera de votre devoir de les remplir avec assiduité afin de progresser dans l’aventure… en effet, vous comprendrez rapidement qu’il vous faudra soigner votre progression afin de pouvoir battre ne serait-ce que le premier boss. Les petits filous qui adorent foncer et éviter les ennemis pour atteindre rapidement les objectifs pourraient bien rencontrer de grosses difficultés dans « Earthlock »… malheureusement, les autres joueurs aussi…

La descente au enfer !

Jusqu’à présent, votre aventure s’est bien déroulée dans l’ensemble. D’ailleurs, il y a peu, vous avez fait la découverte d’une ville intéressante vous permettant de mettre en culture différentes plantes afin de réaliser différentes potions et autres merveilles indispensables dans votre besace d’aventurier.

Votre plat favori, vous vous souvenez ? Nous arrivons à ces fichus grains de sable…

Alors que vous revenez en ville pour compléter votre quête en cours, vous commencez à trouver ces temps de chargement drôlement longuets… s’ils n’avaient pas trop attiré votre attention jusque là, c’est uniquement parce que vous vous concentriez sur les combats, qui eux se lancent assez rapidement. Mais alors une fois en ville et avec les nombreuses scènes à  parcourir, votre patience commence légèrement à faiblir…. Ahahaha, ce n’est que le début compagnons, un simple grain de sable anodin…

Après avoir fait escale dans une maisonnette, vous voilà reparti, vaillant et prêt à reprendre le combat. Vous passez le pas de la porte….. chargement… chargement… chargement ? L’écran reste délibérément noir, alors que la musique continue elle de tourner dans le vide. Aucun icône de chargement, le jeu est simplement en plein bug… après avoir essayé l’ensemble des touches de votre pad, vous décidez d’arrêter la console, quelque peu agacé… mais tenace. Vous l’aimez bien ce jeu… et décidez de lui laisser une chance. Ou deux.

Malheureusement, votre dernière sauvegarde se trouve à l’autre bout de la ville qui vous offre le repos… courageux, vous reprenez la route et retournez vous reposer, sans éviter les combats puisque vous avez bien compris que votre quête n’ira pas bien loin en fonçant tête baissée.

Repos.

Allez, on repasse la porte…

Écran noir, musique qui chantonne.

À nouveau, vous tentez tous les boutons possibles et imaginables. En vain.

WiiU éteinte. On recommence… encore…

Vous commencez quelque peu à trépigner derrière votre écran. D’autant plus que le retour au jeu s’avère loooooong. Les fameux temps de chargement vous semblent durer une éternité… pour passer le temps, vous décidez de les chronométrer… les plus courts durent une quinzaine de seconde, tandis que les plus longs peuvent atteindre une minute. Vous avez le temps de checker vos mails, vos réseaux sociaux, aller prendre un café, voire même commencer un bouquin… vous comprenez que vous mettez plus de temps à attendre qu’à jouer, alors que vous tentez vainement de progresser dans une aventure avec un énorme bug…

Vous y revoilà. Enfin. Finalement, vous avez presque la pression de passer le seuil de cette maison… faudra-t-il encore tout recommencer…? Cette fois ci, c’est en ligne droite que vous avez rejoint l’auberge, les combats attendront… à quoi bon si le jeu se clôture ici !

Suspense…

Allez zou !

Suspense…

Le pad manque de faire une pirouette… Vous retrouvez à nouveau cet écran noir avec cette musique qui vous tape sur le système… ENCORE ?

Cette fois ci, vous décidez de faire quelques recherches sur la toile pour en apprendre un peu plus sur le bug, impossible que cela ne soit tombé que sur vous… et effectivement, d’autres joueurs se sont retrouvés dans la panade au même endroit. Vous n’êtes pas seuls dans cette galère !!

Des petits malins ont trouvé la faille et offrent gracieusement une astuce pour passer outre ce bug monstrueux. Alors que vous passez la porte de l’auberge, il vous faut réaliser une manipulation sur les boutons de votre pad pour littéralement briser la scène suivante. Ne reste plus qu’à essayer…

Nous vous passons à nouveau les temps de chargement et toutes ses joyeusetés (votre vaisselle est propre, vous avez envoyé les deniers mails en retard et envoyé des sms  « hey comment tu vas depuis le temps ? » à tous vos amis oubliés de votre répertoire), et alors que vous retournez à l’auberge, vous commencez à pester contre ce jeu qui vous séduisait pourtant énormément… Est-il normal d’en arriver là ? Et sans cette astuce de geek, le jeu est donc fichu ?

Auberge. Repos. Suspense… manipulation des touches…. VICTOIRE l’écran est de nouveau coloré !!

Vous tentez alors de terminer le tour de la ville… sans encombre cette fois (si ce n’est toujours les temps de chargement…!). Fatigué mais soulagé, vous reprenez votre route… quand une question vous taraude « que faut-il que je fasse au fait maintenant ? ». Avec toutes ces mésaventures, vous ne savez même plus le but de l’histoire…

Vous vous replongez dans votre inventaire de quêtes… et y découvrez avec frayeur qu’il vous faut retourner à l’auberge… Naaaaaaaaan.

Allez allez… on se ressaisit. Le bug est passé. Il n’y a pas de raison pour que le jeu plante à nouveau. Vous y retournez tranquillement… elle est à quelques pas… vous avancez prudemment… et PAF écran noir. Le MÊME !! Pourtant vous n’êtes même pas encore dedans !

La folie s’empare de vous, votre pad vient se mourir dans votre téléviseur avec violence, vous ouvrez la fenêtre pour y balancer tout ce qui se trouve à portée de main. Quand il ne vous reste plus qu’un plaid, vous le prenez avec vous avant de rejoindre votre lit et dormir pendant les 2 prochains jours. Après, vous verrez.

C’était « Earthlock : Festival Of Magic ».

Conclusion
Avoir une pépite entre les mains... et la briser au lieu de la magnifier.
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Médiocre
cooky
Ecrit par
Deux passions dans la vie : le monde animal et le monde du gaming ! Adepte des belles plumes, je "switch" entre les poils et les manettes =) .

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