SubaraCity (Nintendo Switch) – Le test

Flyhigh Works est un indépendant qui est très présent sur Switch depuis les débuts de celle-ci et dans des types de jeux très variés. Dans le genre du puzzle-game, l’un de leurs derniers-nés se nomme Subara City. Un Puzzle-game sous couvert de développement urbain. On a eu l’occasion d’effectuer un mandat de maire là-bas et voici le bilan de notre expérience.

On Subara Casquette

Le genre commence à envahir les rayons du eShop et inonde déjà les stores mobiles. D’ailleurs, un bon nombre des productions de Flyhigh Works sont de simples portages mobiles vers la Switch, jouissant ainsi de la portabilité de la dernière-née de Nintendo. Cette règle s’applique pour Subara City, pour lequel on comprend dès les premières minutes son statut de petit jeu mobile. Quelques logos puis vient l’écran titre sobre accompagné d’un thème très vite redondant sur lequel on n’a qu’une envie : lancer le jeu et ne plus l’entendre. D’ailleurs, vous pouvez même mettre le jeu en mute et allumer votre propre musique : les quelques thèmes musicaux et bruitages du jeu ne vous marqueront pas plus que ça. À partir de là, on nous propose qu’un seul mode de jeu avec 2 niveaux de difficulté au choix, un classement personnel (donc aucune connexion et comparaison en ligne), un menu d’aide, un mini répertoire de défis et quelques paramètres modifiables de jeu. Petite note qui est une habitude chez Flyhigh Works : le jeu n’est disponible qu’en anglais, japonais et chinois. À vous de choisir si les idéogrammes sino-japonais vous correspondent plus ou si vous préférez faire le jeu en anglais. Pour ce que le titre propose de texte, vous avez beau être une belle quiche en langue anglaise vous devriez vite comprendre de quoi il en retourne. À vous de modifier ensuite les paramètres sonores, et vous n’avez plus d’autre choix que de lancer le jeu.

Pas difficile de comprendre les mécaniques de Subara City pour peu que vous soyez un joueur mobile. Inutile de passer par la case du tutoriel, vous avez des blocs de couleurs à associer entre eux… Et voilà. Nous sommes méchants avec ce résumé du nul, mais c’est grosso-modo cette expérience que vous aurez. En mode Casual, vous avez 3 couleurs différentes et en Normal vous avez 4 couleurs. Le défi ici ne sera pas de faire le score le plus haut durant un temps limité sans se retrouver bloqué comme dans des dizaines d’autres jeux du genre. Dans Subara City, il n’y a pas de limite de temps et donc aucun stress à ce niveau. Vous jouez à votre rythme, vous pouvez même sauvegarder et revenir à votre puzzle-game plus tard. Le défi reste de faire le score le plus haut possible. Du coup, il s’agira également de faire en sorte de toujours pouvoir associer des blocs ensemble et ne pas vous retrouver totalement bloqué, ce qui interrompt automatiquement la partie en résumant le score final. Afin de palier à cela, vous avez un joker, vos pouvoirs de Maire qui vous permettent de détruire un bloc de couleur encombrant de votre choix. À chaque début de partie, vous débutez avec 2 points de pouvoir. En ayant tout cela en tête, visez le score le plus haut !

On pourrait se contenter de cela et vous laisser ainsi. Cependant en y regardant de plus près, Subara City n’est peut-être pas aussi simple que les visuels colorés et propres que nous propose le jeu. D’ailleurs, à ce niveau, le rendu global étant extrêmement simpliste, il va sans dire que vous avez exactement la même expérience en TV qu’en portable. Du coup, rien ne nous a marqué auditivement mais rien ne nous marquera également visuellement. Notons qu’en mode portable, vous avez la possibilité de jouer au tactile. Pour en revenir à quelques subtilités de Subara City, nous évoquons le fait d’être Maire d’une ville mais nous ne faisons que parler d’associer des blocs de couleurs. Difficile de faire le rapprochement entre tout cela et le titre du jeu n’est-ce pas ? Subara City est déjà un jeu de mot japonais, “Subarashii” en Japonais étant un adjectif signifiant “Extraordinaire” ou “Merveilleux” entre autres. Vous saisissez le petit jeu de mot nippon ? Dans Subara City, en début de partie chaque bloc de couleur possède un niveau et une icône d’arbre ou d’homme. En associant les blocs entre eux, ceux-ci montent de niveau. C’est ainsi qu’à partir d’un homme et d’un arbre vous obtenez une petite maison, puis une grande puis un appartement et on monte dans la démesure urbaine en montant de niveau. Vous pouvez monter jusqu’au niveau 10, là vous obtiendrez un bloc argenté que vous pourrez associer qu’avec d’autres blocs argentés de niveau 10 et faire monter d’un autre palier de niveau selon le nombre de blocs argentés associés entre eux. Outre cette partie développement urbain, imaginez maintenant que vous associez des blocs et que vous ayez quelques blocs solitaires bloqués dans un coin de votre aire de jeu, et qu’en plus vous faites monter des blocs au niveau 10 en random sur celle-ci. Votre tâche du meilleur score ne s’en retrouvera que plus compliquée car vous aurez du coup des blocs d’une cinquième couleur (argenté) difficile à exploiter et bloquant facilement votre réflexion et votre jeu. Débloquer un bloc solitaire demande une certaine réflexion, de la patience et de la chance en soi mais avec les quelques subtilités de développement urbaine que propose Subara City, on se retrouve avec une réflexion supplémentaire à mener. Ce qui est d’autant plus gratifiant lorsqu’on trouve un moyen de venir à bout des quelques situations complexes qui arrivent. Cependant, ce sentiment de satisfaction ne nous permettra pas de surmonter la répétitivité du jeu et la lassitude qui nous envahit au bout de quelques minutes de jeu. Subara City ne nous aura ainsi occupé que quelques minutes avant que l’on le laisse au placard en préférant sortir un autre jeu meilleur dans le genre sur son mobile ou même sur Switch !

Conclusion
Après quelques minutes de prise en poste, nous avons su développer une ville suffisamment riche pour ne plus avoir à continuer notre mandat et à ne plus y revenir. En fait, le casse-tête final de Subara City est de trouver un moyen de ne pas mourir d’ennui. Pour les amateurs de Puzzle-game, le titre de Flyhigh Works peut être sympathique à petite dose avec ses petites subtilités bien amenées mais vous trouverez sans mal un équivalent plus jouissif et plus complet ailleurs. À vous de choisir de vous présenter en tant que Maire ou pas.
Points positifs
  • Un Puzzle-game accessible à tous
  • Un Puzzle-game sans aucun stress
  • Un côté développement urbain sympatoche
  • Contrôle tactile possible
  • Des subtilités et un côté tactique pas si mal...
Points négatifs
  • ...Mais un Puzzle-game trop simple quand même
  • Sans véritable saveur
  • Vite répétitif…
  • …Comme la bande sonore que l’on coupe
  • Visuellement propre mais pas marquant
  • Combien de temps allez-vous y jouer ?
  • En anglais
2.3
Sérieux ?
Graphismes - 3
Jouabilité - 4
Bande sonore - 1
Durée de vie - 1
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

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