Escape Doodland (Nintendo Switch) – Le test

Dessiné et dévloppé par le studio Flujymachine, Escape Doodland est un runner, vous mettant donc dans la peau d’un personnage courant automatiquement et dont vous n’avez qu’une légère influence via des sauts, un genre qui a subi une explosion grâce a l’essor du gaming sur mobiles avec des titres comme Super Mario Run ou encore Bit Trip Runner sur consoles et PC.

Lâchez les gazs !

Doodland est attaqué et vous êtes poursuivi par un énorme monstre rouge aux dents acérées qui ne vous lâche pas la grappe, il faudra courir afin d’échapper à ce monstre. Un runner n’a pas spécifiquement besoin d’un scénario très poussé, le but étant d’avoir une raison de courir. Votre aventure vous mènera donc au travers de Doodland, un monde entièrement dessiné à la main sous une forme plutôt grotesque pouvant être reproduite par n’importe qui sachant un minimum dessiner.

Les environnements découpés en 10 niveaux différents s’enchaînent de façon fluide en respectant totalement le cheminement des niveaux précédents, que ce soit une ville en flammes, une fôret, des grottes enneigées ou encore l’intérieur d’un monstre avec ses vieilles dents pourries, le tout suit une certaine logique (dans la limite du raisonnable) permettant de voir des décors rafraîchissants en permanence dans cette course folle. Le tout est très rempli de petits détails se passant tant dans le fond qu’au premier plan et rendant tous les environnements très vivants et dynamiques. Les sons également renforcent ce côté cartoon et apporte de la crédibilité à cet ensemble plutôt psychédélique.

Concernant les possibilités que vous aurez, elles restent assez simples. Vous pourrez effectuer des doubles sauts en appuyant sur “A”, grimper sur des parois en maintenant cette même touche et enfin, la petite particularité venant compléter le tableau assez grotesque du jeu, une fonctionnalité vous permettant de péter dans  3 directions : vers le haut pour vous propulser, vers l’avant pour accélérer et enfin vers l’arrière pour relacher la pression (voilà, la blague sur les pets est passée) en pleine poire sur le monstre vous poursuivant. Ce subterfuge permettant ainsi de le ralentir si vous prenez trop d’obstacles à la suite et que la situation devient critique.

Comme dans tout bon runner des collectibles sont disponibles. Pour rester dans le thème des flatulences, vous pourrez ici ramasser des flageolets, chaque niveau vous permet d’obtenir 3 flageolets dorés, ces derniers vous étant donnés en récompense en fonction du nombre de flageolets “normaux” que vous aurez réussi a ramasser au cours du niveau. Les flageolets normaux et dorés serviront de monnaie dans le magasin permettant de vous acheter d’autres personnages dans un but purement cosmétique ou alors d’acheter des power-ups comme une vie supplémentaire ou bien des améliorations pour vos pets comme la durée d’étourdissement du monstre ou encore la distance parcourue avec un pet en avant ou vers le haut. Les flageolets dorés servent non seulement de monnaie spéciale pour certains cosmétiques dans le magasin mais également de prérequis pour déverouiller des niveaux.Il n’est donc pas forcément nécessaire de terminer les niveaux dans l’ordre et si vous avez ramassé assez de flageolets dorés, vous pourrez ainsi sauter un niveau (en particulier le niveau 7 qui est très difficile).

Chaque niveau vous proposera donc différents chemins à emprunter pouvant vous récompenser avec des collectibles en fonction du danger qu’ils représentent, vous disposez de 3 vies que vous pourrez récupérer en atteignant chaque checkpoint représentés sur une barre de progression en haut de l’écran (tous les 20% en général). 2 niveaux de difficulté sont présents, un Difficile dans lequel vous pourrez ramasser tous les flageolets normaux, un très difficile sans aucun collectible vous permettant d’obtenir un flageolet doré bonus ce qui ajoute un peu de rejouabilité au titre.

Selon votre affinité avec les jeux de type runner comptez entre 1 et 2 heures pour compléter les 10 niveaux que le jeu propose, le côté die&retry associé au genre permettra aux plus néophytes de se tromper et d’apprendre de leurs erreurs afin d’éviter certains obstacles rebutants. On notera tout de même un certain déséquilibre en termes de difficulté sur certains passages (niveau 7) qui bien heureusement pourront être sautés pour peu que vous ayez récolté assez de flageolets dorés.

Conclusion
Escape Doodland est un platformer aux dessins psychédéliques qui vous emmènera au travers de 10 niveaux différents à coups de pets, chaque niveau apporte sa propre atmosphère et regorge de petits détails vraiment bien réalisés. Seul bémol à noter, une difficulté inégale par moments et un magasin qui n’a au final que très peu d’utilité, si ce n’est acheter les quelques améliorations ne faisant pas tant la différence ou encore des éléments cosmétiques dispensables. Il n’y a pas de grande rejouabilité en dehors des niveaux en mode “Très difficile” et encore, ceux-là seront plutôt reservés aux complétionnistes voulant récupérer tous les flageolets dorés.
Points positifs
  • Contrôles très précis
  • Le design général des niveaux, tant individuellement que dans l’ensemble
  • Un peu de challenge
  • Une petite rejouabilité
Points négatifs
  • Difficulté inégale par moments
  • Assez court
6
Correct
Graphismes - 8
Bande son - 7
Gameplay - 6
Durée de vie - 2
Intérêt - 7
AntwnSan
Ecrit par
Rédacteur et testeur en manque de sommeil. Streameur a mes heures perdues Twitter/Twitch @AntwnSan

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