Omensight (Nintendo Switch) – Le test

Omensight est le 2e Action-RPG développé par Spearhead Games. Le studio Indé canadien nous propose dans son œuvre un univers enchanteur où les animaux vivent tels des humains dans un style moyenâgeux et pittoresque ! Cependant ce monde, Urralia, est loin d’être tranquille car sa destruction est proche…

Enquête à coups d’épée

Vous incarnez la messagère, une puissante guerrière mystique qui apparaît lorsque la fin des temps approche. En effet, la guerre ravage tout le pays et en plus, un certain dieu destructeur est amené à être ressuscité. Tout cela est dû à un événement tragique : l’assassinat de la prêtresse sans dieu. Votre tache sera de découvrir qui a commis ce meurtre et d’empêcher la destruction du monde. Rien que ça !

Dés votre première journée dans Uralia, vous allez suivre le parcours d’un des 4 personnages principaux de l’histoire afin de mener vos premières investigations. Mais de nombreux ennemis se dresseront devant votre chemin, et c’est à l’aide de votre épée et de votre allié que vous allez les rétamer. Le style de combat de la messagère est surprenamment satisfaisant car chacun des coups portés est vraiment bien ressenti par le joueur et la maniabilité qu’elle offre est très agréable. Lorsque vous attaquez un ennemi, il se peut qu’il prépare une attaque qui vous touche à coup sûr malgré vos enchaînements, de ce fait, vous pouvez facilement enchaîner vers un autre par des déplacements rapides et revenir sur le premier après avoir esquivé son attaque. Et que c’est plaisant ! Le système de combat est une véritable danse d’esquive et de coups d’épée donnés vers de multiples adversaires, et le gameplay enrichit cela en proposant différents styles d’attaques et d’effets spéciaux ! Vous pouvez contrôler le temps, faire des attaques en déplacement instantané, attraper vos ennemis pour les envoyer valdinguer sur d’autre ennemis ou en les passant à votre coéquipier pour qu’il s’en occupe, envoyer de puissantes boules d’énergie pour faire des dégâts, faire de multiple enchaînement mortel, etc.

Et ce n’est pas tout. Le terrain offre de multiple façon d’envisager les combats car vous pouvez faire exploser des barils explosifs près des adversaires, activer des pièges de flammes et autres subterfuges qui vous aideront à vaincre vos ennemis. Mais ces derniers ne seront pas en reste puisque la diversité que l’on retrouve dans leurs rangs vous demandera d’agir différemment en fonction des situations dans lesquelles vous serrez poussé. De plus, ils sont adapté de manière intéressante à votre évolution et à votre niveau, n’étant jamais trop faciles à battre, ni trop difficiles. Par moment, cela peut devenir un véritable petit challenge de vaincre vos ennemis dans certaines situations à tel point qu’il va falloir comprendre le pattern spécifique de chacun si l’on veut éviter la mort.

Vous l’aurez compris, Omensigth bénéficie d’un gameplay travaillé et jouissif, qui se base sur un large panel de moments d’action divers, permettant d’éviter la redondance. Mais qu’en est-il de l’histoire ?

Une journée sans fin

Lors de votre enquête, vous suivrez le parcours de l’un des personnages principaux proposés tout au long d’une journée. Au fil de votre investigation, des révélations peuvent se produire et en faisant le lien avec d’autre éléments déjà perçus, vous pourrez faire des choix décisifs pour avancer dans l’histoire lors de la prochaine journée. Et oui, vous allez répéter sans cesse la même journée car chaque fin de journée se termine par la fin du monde, et vous vous retrouvé téléporté dans un lieu de repos sacré ou vous pouvez améliorer vos compétence grâce à l’ambre récolté, monter de niveaux et voir l’état de l’enquête en cours. Le système d’amélioration est très simple mais amplifie l’impression de puissance obtenue au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu. Dans cet endroit, vous avez le temps et les outils nécessaires pour repenser vos prochaines actions, et ainsi avancer dans votre recherche.

Avec le principe de journée qui se répète à l’infinie, on pourrait penser que le jeu se veut répétitif mais il n’en est rien ! Pour pouvoir avancer dans le jeu, il faut débloquer des sceaux qui permettent de débloquer de nouveaux endroits, ainsi que des indices et surtout des Omensigth, qui sont des visions de moments révélateurs de l’histoire. On peut décider de la dévoiler à l’un des personnages pour changer la tournure scénaristique de la journée. Et lorsqu’on sait que l’on a plusieurs héros disponibles avec chacun des histoires à la fois différentes mais aussi liées les unes aux autres, on comprendra vite l’éventail des possibilités offertes : tel indice nous permettra d’avoir enfin accès à tel endroit ou a telle révélation, auparavant inaccessibles avec tel personnage !

Cette non redondance scénaristique est appuyée par le level design subliment travaillé. Il est réutilisé tout en restant diversifié, évolue en fonction du moment dans lequel on se trouve dans l’histoire, et donne aux joueurs pleins de possibilités différentes en suivant les journées de nos héros. Ensuite, il est à savoir que les personnages principaux ne sont pas tous accessibles dès le début et qu’il faudra les débloquer en cherchant leur « mort », ce qui permet d’assister à une évolution ascendante sur le plan scénaristique. Cependant, c’est seulement en approchant de la fin que le risque de redondance pourra se faire sentir, étant donné le nombre de possibilités très grand à ce moment. En fonction des besoin de l’enquête, si on passe notre journée avec le certain personnage étant le moins susceptible de faire avancer l’enquête, il est fort à parier que la redondance pourra s’installer a force de refaire les mêmes niveaux qui, pour le coup, ne changent pas fortement de ce qui a déjà été vécu.

Tout ce Gloubi-boulga pourrait donner le tournis, et c’est sans parler des bonus donnant davantage d’informations sur les personnages ni de l’existence de factions bien distinctes dans l’univers d’Urralia. Mais Spearhead Games a fait un brillant coup de maître en assimilant tout cela convenablement, de façon cohérente et avec de multiples rebondissements. Cela rend le tout passionnant pour le joueur en l’interpellant sur le mystère qui l’entoure vis-à-vis de l’enquête, des personnages et de l’univers d’Urralia. On n’a qu’une envie : découvrir le dénouement final ! Et même après la fin qui s’atteint après 7 à 10 heures de jeu, le jeu vous récompensera en vous aidant à découvrir les derniers indices que vous n’aviez pas découvert afin de pouvoir arriver à un événement du jeu intéressant.

Artistiquement réussi, mais pas le portage

L’un des points forts d’Omensigth est de proposer un univers artistique envoûteur. L’ambiance sonore colle parfaitement à l’univers du jeu et à son esthétique, qu’importe la situation. Le Sound Design est cohérent avec le rendu visuel, les attentent et la logique du jeu. Le doublage des personnages est excellent, améliorant l’immersion dans le monde et l’histoire tout en transmettant avec brio les émotions émises. Les musiques s’adaptent à une atmosphère mystique et médiévale originale et très agréable pour les oreilles. Même si la plupart sont des musiques d’ambiances, d’autres mélodies ont le potentiel de se graver dans votre esprit tant elles se démarquent de ce que l’on est habitué d’entendre! Avec ce type de musique, il est possible de reconnaître Omensigth rien qu’à l’oreille.

Au niveau de l’esthétique, le jeu s’habille d’une patte graphique atypique mais qui marche tout autant ! En mode console de salon, c’est beau et on prend plaisir à regarder les détails réalisés sur les décor et l’environnement qui se retrouvent réussis. Les animations font de même et permettent, lors des combats, d’attirer davantage notre attention sur des éventuelles attaques ennemies pour les esquiver. Le Chara-design est originale, attrayant et est en raccord avec l’univers du jeu. Il est clair que les développeurs réussissent à immiscer comme il faut le joueur dans l’univers en usant efficacement du coté artistique du jeu !

Cependant dès que l’on sort la Switch du dock, un choc visuel s’opère violemment : en mode nomade, le rendu des textures est flou. Ne soyons pas mauvaise langue non plus, ça reste largement jouable, mais honnêtement, on aurait préféré ne pas subir un flou intégral et continu sur les textures lors des séances de jeux en nomade. A cela s’ajoutent des temps de chargement relativement longs (aussi bien en mode docké que nomade) qui cassent le rythme du jeu. En combinant ces éléments aux quelques crash vécus lors des séances de jeu pour ce test, on désignera la volonté des développeurs de faire un portage du jeu de qualité sur Switch proche du néant.

Conclusion
Omensight profite d’une direction artistique à la fois attrayante et atypique, aussi bien au niveau des graphisme que de la bande son. Spearhead Games a aussi fait le pari risqué de miser sur un scénario d'une journée qui se boucle à l’infini, et ce pari est réussi. Lorsque nous rajoutons à cela le gameplay dynamique et un level design recyclé intelligemment, on obtient sans nul doute un excellent Action-TPG provenant de la scène Indé. Il est juste dommage de voir la Switch se coltiner un portage du jeu pas folichon du tout, surtout en mode Nomade.
Points positifs
  • Système de combat dynamique aux petits oignons
  • Une bande son de bonne facture avec une patte bien à elle...
  • Comme l’esthétique générale du jeu !
  • Les mécaniques d’évolution bien ficelées tout au long du jeu
  • Des ennemis divertissants avec ce qu’il faut de difficulté
  • Un scénario divisé en 4 personnages, qui est passionnant à suivre
  • Mener une enquête n’a jamais été aussi combatif !
  • Le monde d’Urralia. On s’y sent vraiment !
Points négatifs
  • En chipotant, petits risques de redondance vers la fin du jeu
  • Temps de chargement très longs
  • Textures floues en mode nomade
  • Présence de rares crashs du jeu
7.4
Bon
Scenario - 9
Graphismes - 8
Bande-son - 8
Gameplay - 9
Amusement - 8
Durée de vie - 7
Technique - 3
GénéralKaiminus
Ecrit par
Étudiant de 21 ans en informatique, je croque à pleines dents les jeux indépendants de toute sorte ! J'adore tout particulièrement les metroidvania.

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