Daemon x Machina (Nintendo Switch) – Le test

Après nous avoir fait patienter un long moment depuis son annonce à l’E3 2018 et avoir proposé deux démos (dont une actuellement jouable gratuitement sur l’e-Shop), Daemon x Machina sort enfin de l’ombre et nous envoie du lourd dans le genre des jeux de mechas. Est-ce vraiment le cas ? L’attente en valait-elle la peine ?

A la découverte du scénario

Une gigantesque explosion d’origine inconnue sur la Lune a projeté une partie de celle-ci sur la Terre, occasionnant d’importants dégâts. Une zone habitable nommée Oval a été réhabilitée afin de permettre aux survivants de se protéger des débris lunaires et de la radiation des particules Femto. Cependant, suite à une erreur de programmation afin de centraliser la gestion des données, les IA se sont mutinées et ont monté leur propre race visant à détruire l’humanité : les Immortals. Grâce à leurs mechas, les humains ont réussi à éliminer la menace des régions principales et à reprogrammer une nouvelle IA nommée Four. Celle-ci permet à Orbital d’être le gestionnaire de la paix au sein de l’Oval. Grâce à Four, des missions sont confiées à des mercenaires (appelés Reclaimers) afin de lutter contre les Immortals et ainsi assurer la survie de l’humanité. Dans leur lutte, les Reclaimers pilotent des mechas aussi appelés Arsenaux et les “élus” pouvant piloter un Arsenal sont appelés des Outers. La majorité des Reclaimers ont rejoint Orbital afin d’atteindre des objectifs personnels et avoir une vie meilleure lorsque la paix sera rétablie.

Dans cette cohue de conflits, 3 consortiums (Zen, Horizon et Sky Union) oeuvrent à la survie de l’humanité avec chacun leurs objectifs et principes au sein de l’Oval. Orbital s’assure qu’aucune guerre n’éclate entre les 3 consortiums en évaluant et répartissant équitablement les missions et territoires entre chaque. Les Outers qui sont envoyés en mission sont rattachés à des groupes qui partagent des valeurs et buts différents. Cependant, ces groupes sont souvent amenés à coopérer pour diverses missions, créant alors quelques tensions entre les membres aux valeurs, caractères ou styles opposées. Et pour finir, il y a vous, un nouvel arrivant qui doit faire ses preuves en Outer solo au milieu de ces conflits internes.

Bien que le scénario ait l’air à peu près clair expliqué comme ça, il vous faudra jouer quelques heures afin de comprendre et saisir le fil rouge qui n’apparaît pas nativement. Les premières saynètes du jeu sont assez brouillonnes et vous présentent au fur et à mesure les différents Outers que vous allez côtoyer au lieu de vous plonger dans le scénario. Vous devrez creuser un peu et être attentifs aux conversations et saynètes ultérieures qui ont lieu lors des briefings de missions. Vous trouverez également de nombreux indices et pistes de compréhension dans la messagerie du personnage. C’est dommage car il y a un réel potentiel scénaristique présent dans le jeu et que l’on découvre au fur et à mesure que l’on avance. Mais si vous ne cherchez pas à comprendre en fouillant à droite à gauche, vous resterez un long moment à ne pas comprendre qui fait quoi et pourquoi vous allez en mission.

L’habit ne fait pas le moine

Le jeu se lance après une brève cinématique qui n’expliquera presque rien du scénario que nous venons de vous décrire ci-dessus. Vous serez ensuite directement mis face à l’interface de création de votre personnage. La personnalisation est assez intéressante avec de nombreux choix. Cependant, ces choix restent dans l’ensemble prédéfinis et vous ne pourrez pas effectuer de modifications très détaillées. Cela reste tout de même plus que correct vu la quantité de choix disponibles. Mais j’insiste sur un second point : ne vous attardez pas trop sur cet aspect de personnalisation. En effet, votre petit protégé tout beau et tout propre va être doté d’améliorations physiques au cours de la partie. Son visage et son corps seront alors modifiés et tout le temps que vous aurez passé à la création sera chamboulé. C’est un peu dommage qu’il n’y ait pas la possibilité de choisir l’apparence de son personnage entre “original” et “amélioré”. Cependant, la majorité du jeu se déroulant avec votre héros à l’intérieur d’un mecha… A-t-on vraiment besoin de s’en plaindre puisque nous ne voyons notre personnage que dans les phases inter-missions ? Niveau personnalisation, vous pourrez également choisir grossièrement les couleurs de votre tenue et de votre mecha afin d’exhiber votre personnalité.

Une fois votre personnage prêt, vous vous retrouvez dans un hangar d’Orbital en compagnie de votre mecha, de quelques salles délabrées et d’un immense panneau de commande. Ce panneau vous permet de lancer les missions, aller à la boutique ou d’interagir avec votre mecha. Le concept du jeu repose sur différentes missions qui vous permettront dans un premier temps de prendre en main les commandes. Le premier niveau (faisant office de tutoriel) vous permet de prendre en main les commandes du jeu pour piloter votre mecha. Heureusement, les premiers niveaux sont suffisamment faciles et vous laissent assez de temps pour tester un peu les contrôles et découvrir le fonctionnement des équipements et des armes. Il existe deux types de missions : les missions proposées (que l’on va appeler principales) et des missions libres. La différence entre les deux est que les missions principales vous feront avancer dans le scénario tandis que les missions libres vous serviront de bonus pour récupérer de l’argent et mieux comprendre certains éléments de scénario. De plus, les missions libres vous permettront de recruter des PNJ alliés qui vous pourront vous aider à accomplir des objectifs secondaires.

Chaque mission s’accompagne d’un briefing qui vous met en situation avec d’autres Reclaimers d’Orbital. Vous y trouverez vos objectifs à accomplir ainsi que vos récompenses en cas de réussite. Les missions sont confiées par les différents consortiums (et validées par Orbital) et vous feront travailler avec de nombreux groupes de mercenaires : Bullet Works, Western VII, Innocence et bien d’autres… qui auront chacun leurs lots d’énergumènes et de fortes personnalités.  Les missions principales se voient dotées également d’une saynète en plus du briefing mettant en scène différents personnages d’Orbital qui participeront à la mission. Parfois inutiles ou gênantes à cause de personnages très caricaturaux, ces saynètes vous serviront de lore principal pour comprendre l’histoire. Très décousues au début, ces scènes prendront de plus en plus d’ampleur et de sens au fur et à mesure de votre progression. En sélectionnant les missions, vous vous rendrez compte qu’il y a un rang qui apparaît (avec la notation classique E, D, C, B, A, etc…). Celui-ci évoluera automatiquement lors de votre progression dans la “quête principale”.

Feu à volonté !

Hormis le tutoriel qui vous laisse apprendre les commandes par vous-même, le gameplay reste globalement simple dans son ensemble. Les gâchettes ZL et ZR vous permettent d’utiliser les armes du côté associé, la touche R pour booster temporairement votre déplacement, la touche B pour sauter et voler, le stick gauche pour se déplacer et le droit pour viser et diriger la caméra par la même occasion. Toute une panoplie vous attend ensuite avec la possibilité d’équiper des armes secondaires, une arme d’épaule et des équipements auxiliaires. Les armes secondaires vous seront utiles dans les cas où vous tombez à court de munitions sur vos armes principales tandis que les armes auxiliaires vous feront profiter de bonus tel qu’un boost supplémentaire vous propulsant vers le bas, un stock de grenades et un lâcher de mines grâce à la touche Y. L’arme d’épaule sera un atout très utile puisque généralement, vous y positionnerez des lance-missiles ou un kit de soin portable, utilisables avec la touche L. Bien que la prise en main ne soit pas très simple pour bien se diriger et tirer efficacement, les touches sont tout de même placées de manière intuitive. De plus, des modifications ont été apportées par rapport à la démo initiale rendant le contrôle de la visée et du mecha plus simples qu’avant. Les ennemis à portée d’attaque de vos armes sont verrouillés automatiquement tant que vous les gardez dans votre champ de vision. Rien n’empêche cependant de les viser efficacement sans verrouillage en dehors de cette portée. Vous pouvez donc tenter de la jouer précision à distance ou de vous approcher au plus près pour canarder sans scrupule. L’interface est assez claire et essaie tant bien que mal de ne pas trop vous noyer d’informations. Une jauge centrale en haut pour les Points de Vie du mecha, deux jauges de boost distinctes, un indicateur de munitions et une mini-carte. Les parties les plus complexes se révèlent être l’interface de communication du jeu et la mini-carte. Lorsque la mission commencera ou se mettra à jour avec des dialogues entre les personnages, une petite fenêtre de texte apparaîtra en bas à gauche de l’écran. Cependant, dans le feu de l’action, son emplacement et sa taille font qu’on n’y fait quasiment pas attention et vous pourrez facilement louper des informations. Heureusement qu’elles ne sont pas capitales pour la pleine compréhension du jeu mais cela s’avère un peu gênant si on veut comprendre toutes les relations entre les personnages et les subtilités du scénario. Concernant la mini-carte, sa légende riche et multicolore est quelque peu déstabilisante au début mais vous vous y ferez au bout de quelques missions, le temps que ça rentre.

Lors des missions, vous apprendrez à dépouiller les carcasses des mechas adverses tombés au combat afin d’enrichir votre panoplie. Si votre équipement n’est pas complet, les armes que vous trouvez seront immédiatement équipées. Sinon, vous aurez la possibilité de les envoyer au hangar pour pouvoir les comparer ou les vendre plus tard. Vous trouverez également des pièces de mecha (corps, tête, bras ou jambes) qui offriront des statistiques différentes. Tous les éléments nouveaux seront indiqués en jaune et cela vous permettra de voir directement au moment où vous comptez les récupérer quelles pièces ou armes pourraient vous manquer (en vue d’un éventuel 100%). Les missions ont des objectifs suffisamment variés pour qu’on ne tombe pas dans la routine du “pan pan robot” et c’est fort agréable. Evidemment, il y aura toujours des combats de mecha et des cibles à détruire mais l’objectif principal variera assez souvent d’une mission à l’autre avec des décors légèrement différents également. Bien que les bâtiments et effets de verdure soient assez ressemblants d’une carte à une autre, le jeu fera tout de même honneur aux joueurs en proposant des dispositions différentes entre chaque carte (ce qui est déjà bien supérieur à ce que de nombreux jeux de mecha proposent). Les combats face aux boss sont aussi assez spectaculaires et vous donnent une petite dose d’adrénaline le temps du combat. On regrettera cependant qu’il n’y ait pas de tutoriel pour les phases de gameplay où vous vous retrouvez à pied (imposées par le scénario ou tout simplement quand votre mecha se fait détruire).

J’aime les stats

Une fois rentrés au hangar et avant de lancer la mission suivante, vous pourrez améliorer votre mecha avec les éléments trouvés durant les missions. Vous pourrez comparer chaque pièce entre elles avec des statistiques extrêmement détaillées, de quoi en faire pâlir un expert comptable. Chaque pièce possède une masse, une capacité d’équipement, une résistance aux dégâts (influant sur les PV) ainsi que de nombreux bonus variés. Le mecha est composé d’une tête, d’un corps, d’un processeur, de deux bras et d’un module jambes (pas de jambe ni de jambe droite, les deux sont rassemblées en une seule pièce). Ajoutez-y vos deux armes (ou bouclier si vous le souhaitez) et votre panoplie est presque complète. Si vous aimez peaufiner les moindres détails et optimiser chaque partie de votre mecha, vous serez servis. En ouvrant le comparatif entre les pièces d’équipements, vous y trouverez moultes informations et statistiques détaillées sur tous les aspects de chaque équipement. Si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête mais que vous souhaitez tout de même savoir si changer une pièce en vaut la peine, il faut retenir qu’un chiffre en bleu est une amélioration, un chiffre rouge une dégradation.

Votre mecha ne sera pas la seule chose que vous pourrez améliorer, votre personnage aussi. Moyennant une certaine quantité d’argent, vous pourrez modifier les capacités de votre héros et lui permettre de contrôler plus facilement votre mecha, d’avoir une meilleure visée, une vitesse de recharge augmentée ou encore de pouvoir effectuer des doubles sauts lors des phases où vous êtes à pied. Cependant, comme indiqué plus haut, cela modifie également l’apparence de votre personnage de manière irréversible, sauf si vous acceptez de payer pour tout réinitialiser à zéro (mais vous perdez également l’argent initialement dépensé). De plus, l’arbre de compétences ne permet de prendre toutes les options déblocables. Une fois que vous prenez une branche, vous tournez le dos à toutes les autres ramifications ce qui est vraiment dommage. La restriction est un peu trop forte par rapport aux choix proposés pour améliorer votre héros. Pour finir, si vous avez été sages, vous pourrez aller au stand de glaces pour profiter temporairement de bonus sur la prochaine mission. Oui, vous avez bien lu : un stand de glaces. Plusieurs parfums sont proposés et leurs différentes combinaisons vous octroieront divers effets qui seront bénéfiques pour mener à bien vos missions avec efficacité. Cela peut aller de la réduction de vitesse de rechargement de vos armes à la vitesse de déplacement. Pas très cohérent en soi mais assez intéressant à peaufiner si vous en avez le temps. Une carte de fidélité vous est fournie et vous pourrez bénéficier de glaces offertes en dépensant suffisamment d’argent dans la boutique.

Pas très nomade

Daemon x Machina nous fait également plaisir aux oreilles avec une bande-son qui nous rappellera le temps d’une ou deux musiques ce que pouvait nous proposer Xenoblade Chronicles X. Dans l’ensemble, la musique est totalement appropriée et adaptée à chaque situation ce qui aide dans l’immersion des combats. Tantôt rock, tantôt électro, le rythme est présent et offre une bonne variété de titres différents. Côté graphismes, on ne pourra presque rien reprocher aux mechas qui sont vraiment superbes ni aux personnages (pourtant peu visibles, caricaturés ou modifiés bioniquement) qui arborent un design sobre et réussi. Cependant, on pourra un peu râler sur les aspects et textures des décors qui pêchent vraiment beaucoup. Très peu détaillés et vraiment simplistes, ils rabaissent malheureusement la qualité du jeu qui pourtant n’a à rougir de rien face à ses compatriotes de genre. On prendra tout de même le parti pris de la qualité et du soin apportés aux mechas au détriment du reste, même si on trouve quelques coquilles de temps à autre dans les animations un peu trop humaines des mechas. A côté de ça, le titre apporte une bonne durée de vie avoisinant la quarantaine d’heures si vous réalisez toutes les missions (principales et libres). De plus, de nombreux objectifs cachés sont disséminés dans le jeu tels qu’affronter les mêmes boss en continu pour débloquer des contenus ou récupérer toutes les parties et armes des mechas sur les épaves au cours des missions. Il y a vraiment de quoi faire.

Mais voici la petite partie finale qui fâche : le jeu en mode portable. Que ce soit pour le gameplay, les graphismes ou la maniabilité, Daemon x Machina n’est pas adapté pour le mode portable. Premièrement, le jeu ne souffre d’aucune latence lors des combats (ou vraiment minimes) sauf en portable. Deuxièmement, la disposition des touches ainsi que la prise en main de la console en mode portable ne sont pas très compatibles. Là où une manette pro ou un grip joy-con font l’affaire sans problème, la console en portable devient peu adéquate au gameplay après une bonne heure de jeu. Les boutons L, R, ZL et ZR devant être très souvent sollicités, tout en bougeant les joysticks gauche et droite, la position de jeu devient inconfortable sur des sessions prolongées. Troisièmement, l’interface de jeu est également “rétrécie” de par la taille de l’écran ce qui rend les phases de dialogues pendant les combats encore plus difficiles à suivre. Cela ne nuira pas tant que ça à la note octroyée au jeu lors de ce test mais il me semblait important de souligner ces trois aspects.

Conclusion
Au final, Daemon x Machina nous propose un scénario plutôt intéressant par le biais de ses missions, bien qu’il soit très mal exploité en début de partie. Les combats sont prenants et proposent parfois un bon challenge. Le gameplay sent un peu le réchauffé pour ce style de jeu mais arrive tout de même à faire du neuf avec du vieux et ce n’est pas pour déplaire. On notera de nombreuses manières d’exprimer sa créativité ainsi qu’une optimisation statistique extrêmement poussée des mechas. Néanmoins, il sera plus aisé de jouer en mode TV qu’en mode portable à cause de la prise en main imposée par les joy-cons qui transforment les longues sessions de jeu en calvaire pour les mains. De plus, certaines situations de combat ou de décors vous déclencheront quelques latences que l’on ne retrouvera pas en mode TV. En bref, Daemon x Machina est un bon défouloir sur grand écran avec ce qu’il faut de difficulté pour avoir une bonne expérience de jeu. Il saura sans aucun doute nous réconcilier avec les jeux de mecha.
Points positifs
  • Un scénario intéressant…
  • Des décors variés pour le genre...
  • Diversité des missions
  • Modélisation des mechas plutôt réussie
  • De nombreuses options pour personnaliser son mecha
  • Bande-son dynamique et appropriée
  • Gameplay intuitif
  • Combats assez nerveux contre les boss
Points négatifs
  • ...mais mal exploité en début de partie
  • ...mais peu travaillés et très sommaires
  • Tutoriel un peu expéditif
  • Jouabilité en mode portable clairement en-dessous
  • Personnalisation du héros “inutile”
  • Un peu trop de statistiques d’équipement pour un joueur lambda
7.1
Bon
Scénario - 7
Gameplay - 7
Graphismes - 6
Audio - 9
Contenu - 8
Durée de Vie - 8
Prise en main - 5
xFlamx
Ecrit par
Grand fan de fantasy, de mangas, et d'animes, j'ai passé des années à lire de nombreux bouquins et corriger les fautes d'orthographe dans des équipes de fansub et scantrad. Joueur occasionnel de LoL, addict aux jeux de société, aux jeux de rythme et à Nintendo, je suis désormais rédacteur/testeur pour Nintendo-Town. Ma plus grande passion : Pokémon ! (surtout Lucario)

6 commentaires

  1. z-Rej

    Un patch Day one a été annoncé… J’imagine qu’il corrigera les problèmes techniques du jeu en mode portable.

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  2. Manuto

    mouais, ca sera sans moi.
    je testerais quand meme la démo, un jour.
    Mais de base, je ne suis pas convaincu

    Répondre
  3. Après plusieurs magasins, impossible de le trouver. Dommage, j’etais Prêt à soutenir cette initiative. Si ça perdure, tant pis… d’autant que je n’ainpas Le budget et qu’il y a DQXI…

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    • Orchidia01

      Tu n’aimes pas commander sur le net ?

      Répondre
      • Non, plus depuis que j’ai eu des soucis… j’évite de laisser mes coordonnées bancaires en ligne

        Répondre
  4. JulieSailing

    Moi qui joue presque exclusivement en mode portable, la jouabilité est… nulle ‘-‘
    Déjà que la première démo ne m’avait pas emballé, j’ai pas encore tester la 2ème :/

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