Slay the Spire (Nintendo Switch) – Le test

Fin 2017 sortait sur PC en accès anticipé un jeu indépendant un peu spécial : Slay The Spire, un fabuleux mélange entre Rogue Like et Deck Building. Mais maintenant c’est au tour de la Switch de tâter de la bête avec en plus toutes les mises à jour sorties avec le temps !

Rogue Like, Deck Building, RPG… C’est quoi ce boxon ?

Slay The Spire est, comme dit plus haut, un fabuleux mélange de mécaniques qui fonctionnent très bien indépendamment les unes des autres. Nous sommes sur un Rogue Like car nous devons affronter des salles les unes à la suite des autres afin de battre un boss à chaque étage avec pour but arriver en haut de la tour de 3 étages. Une fois réussi… eh bien on recommence à zéro pour notre plus grand plaisir (à l’instar d’un Enter The Gungeon par exemple). La partie Deck Building, pour ceux qui ne connaissent pas, est un style de jeux de société assez populaires sur le principe ici du Draft. Nous sélectionnons une carte parmi 3 à chaque fois que l’on réussit une salle remplie d’ennemis afin d’augmenter notre deck de départ. Notre deck est donc de plus en plus gros et de plus en plus puissant au fur et à mesure que l’on avance. Basé sur l’aléatoire, nous devons choisir très rapidement vers quel type de combo nous allons nous focaliser. Des cartes de différents types sont à notre disposition : Défense, Attaque, Armure, Compétence, Pouvoir ou bien Malédiction.

La partie RPG est finalement la plus légère des trois. Nous allons gagner un peu d’expérience pour débloquer au fur et à mesure des nouvelles cartes et reliques qui apparaîtront dans nos prochaines parties (et donc augmenter les possibilités de combos). Mais cet aspect RPG est aussi visible lors de notre ascension lorsque nous devons choisir entre plusieurs types de salles : monstre simple, monstre élite, feu de camp (qui nous permet de regagner un peu de vie ou d’améliorer une carte), un coffre (contenant une relique), une boutique ou bien une salle aléatoire. Ces dernières peuvent être des salles d’événement qui nous demandera de faire des choix. En fonction de ceux-ci, nous aurons parfois des choses bénéfiques… ou bien nous voilà dans de beaux draps !

Je vous tire les cartes ?

Pour parcourir cette tour, 3 personnages très différents seront à notre disposition (au départ un seul est disponible mais les 2 autres se débloquent très rapidement et petite note : un 4ème devrait arriver avant la fin de l’année). Le Soldat de Fer (cartes rouges) est un personnage classique qui dont le gameplay est centré sur son armure et ses dégâts. La Silencieuse (cartes vertes) sera plutôt portée vers le poison et les dagues. Quant au dernier, Le Défectueux (cartes bleues), reposera sur l’invocation et l’utilisation d’orbes.

A chaque run nous choisirons donc un personnage, et en fonction de ce choix à nous de trouver des combos intéressants. La Silencieuse par exemple peut infliger d’énorme dégâts de poisons à ses ennemis, mais il faut alors penser à bien se protéger car le poison n’est efficace que sur plusieurs tours ! En revanche, si on le base sur les dagues, alors nous serons amenés à attaquer des dizaines de fois par tour et tuer ainsi les ennemis les plus faibles très rapidement. Mais (oui car il y a toujours un « mais ») la chance au draft n’est pas forcément de notre côté et nous serons souvent amenés à changer totalement notre façon de jouer en cours de route.

Des combats, de la baston, de la castagne, de la défaite !

Pour commencer notre aventure, chaque héros possède un deck de 10 cartes (toujours le même : 5 armures, 5 attaques), 2 cartes liées au personnage ainsi qu’une bourse de 99 or et une relique qui lui est unique.

Les combats sont sur le principe du Tour par Tour. Nous avons 3 énergies de disponibles et nos cartes ont chacune un coût. À nous de jouer les cartes qui nous intéressent pour éviter de prendre trop de dégâts mais aussi d’en infliger pas mal aux ennemis. Pendant tout ce temps, nous voyons les intentions de l’ennemi (le nombre de dégâts qu’ils vont nous infliger, ou la technique qui sera utilisée… que nous apprendrons à connaître rapidement pour chaque monstre). A la fin de notre tour, nous vidons notre main et c’est alors le tour de l’ennemi. Et ainsi de suite.

Comme dis plus haut, lors d’une victoire sur un monstre nous aurons le choix d’une carte, parfois aussi une potion fort utile (pas forcément pour se soigner, mais parfois pour gagner de l’armure, d’autre fois infliger du poison, etc …). Lors de la défaite d’un ennemi d’élite (ou une salle au trésor) nous obtiendrons une relique aléatoire ! Ces dernières peuvent changer totalement le destin de notre partie. Certaines reliques sont énormes (par exemple pour La Silencieuse, une des reliques permet d’ajouter 1 poison à chaque fois que l’on inflige du poison à un ennemi).

Notre but est alors simple : réussir à construire le deck le plus optimisé, avec les reliques les plus optimisées et perdre le moins de vie possible ! Car oui, on ne récupère pas de vie entre chaque salle, un peu comme un mode survie dans un jeu de combat. Des événements peuvent nous être bénéfiques (mais attention nous pouvons aussi obtenir des choses très néfastes dedans comme par exemple des combats contre des élites), mais il vaut mieux compter sur les feux de camp qui nous permettront de reprendre 25% de notre vie. A chaque changement d’étage cependant on récupère tous nos PV.

Les ennemis normaux, élites et boss sont assez peu nombreux (on a très vite fait de voir les mêmes), mais c’est un mal pour un bien. Ça nous permet de connaître leurs différentes attaques et surtout leurs cycles.

Des combats, des cartes, des reliques et c’est tout ?

Eh bien… oui et non. Trois modes sont disponibles. Le mode Classique, qui consiste à grimper la tour de manière totalement normale. Une fois que nous battons le boss du 3ème étage avec chacun des héros du jeu, alors un 4ème étage sera accessible. Ames sensibles, s’abstenir ! De plus, à chaque fois que nous y arrivons, on débloque un mode ascension qui rajoute des handicaps. Puis, à chaque ascension réussie, un nouvel handicap se rajoutera à la liste et ainsi de suite… De quoi rajouter du challenge !

Le second mode est celui du Défi Quotidien et comme son nom l’indique, il change chaque jour. Un score sera obtenu pour le comparer à nos amis. Dans ce mode, un héros est imposé avec 3 modificateurs (pouvant être des bonus ou des malus, souvent les deux).

Le dernier est le mode Personnalisé. Ici, les succès et les scores ne sont pas comptés, mais nous pouvons à la place créer la partie de nos rêves ! Commencer avec une tonne de bonus ? Ou bien au contraire avoir une partie archi difficile ? Bref, tout est possible et à nous de nous éclater !

Ah et ce n’est pas tout ! Au cours de ces 3 modes, en cas de victoire ou de défaite, nous allons accumuler de l’XP de personnages, ce qui va permettre de débloquer des cartes et des reliques pour nos futures parties. C’est un aspect qui donne envie de rejouer un peu. Cependant, le niveau max arrive très vite et c’est surtout un prétexte pour nous permettre de découvrir et de forcer un peu sur le jeu.

Conclusion
Slay The Spire est un jeu chronophage, pour peu que vous accrochiez à son concept de Deck Building. De plus son aspect Rogue Like nous permet d’avoir une re-jouabilité presque infinie sans compter son principe d’ascension.
Points positifs
  • Gameplay efficace
  • Rejouabilité infinie
  • Prise en main rapide
  • Difficile mais pas insurmontable
  • 3 personnages totalement différents
Points négatifs
  • Absence totale d’histoire
  • Graphismes simples et un peu léger sur les effets
  • Peut-être trop punitif pour certaines personnes
8.6
Génial
Graphismes - 7
Sons - 7
Gameplay - 10
Durée de vie - 10
Rage - 9
Lordo
Ecrit par
Fan de comics et de jeux vidéos, j'aime partager mon avis et débattre autours de mes deux passions.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Mot de passe perdu

Please enter your username or email address. You will receive a link to create a new password via email.

S'inscrire