Dragon Quest XI S: Les combattants de la Destinée – Edition Ultime (Nintendo Switch) – Le test

Premier jeu annoncé sur la fameuse NX et pourtant pas le premier à sortir, ce n’est plus qu’une question de temps avant que Dragon Quest XI S: Les combattants de la Destinée – Edition Ultime soit enfin disponible sur Nintendo Switch ! Dans la peau de l’Eclairé, nous avons déjà parcouru le monde et ramené la lumière sur cette Edition Ultime du RPG de Square Enix et croyez-nous, l’attente en vaut la peine !

La véritable quête draconienne sur Switch

Square Enix a vu les choses en grand pour ce 11ème opus de la série Dragon Quest, un peu comme si le développeur cherchait vraiment à se faire pardonner son retard. D’ailleurs, si vous avez suivi l’actualité, une démo du jeu Switch est disponible sur l’eShop. Une grande démo qui vous propose une dizaine d’heures de jeu et dont la sauvegarde peut être utilisée afin de poursuivre son aventure dans le jeu final. Cette longue aventure commence par une mystérieuse réunion de monarque évoquant le cas d’un bébé avec une étrange marque. On assiste ensuite à la scène d’une jeune femme fuyant d’étranges cavaliers avec 2 enfants, une jeune fille et un bébé. La femme finit par faire cavalière seule, un peu comme un appât, en laissant le bébé aux bras de la jeune fille qui s’empresse de courir dans une autre direction. Un des cavaliers finit pourtant par tracer et poursuivre la jeune fille et on ne saura pas vraiment ce qu’il est advenu après cela, si ce n’est que l’on voit un grand-père pêcher aux abords d’une rivière sous un ciel bleu et ensoleillé. Quelques instants plus tard, il remarque un étrange couffin flottant sur l’eau et y trouve le mystérieux bébé.

A peine le temps de faire la part des choses que l’on se retrouve plusieurs années après avec le bébé devenu jeune adulte et sur le point d’accomplir le rituel du passage à l’âge adulte avec son amie d’enfance Genma. Ce rituel vous demande de gravir une mystérieuse montagne. Au sommet, Genma et notre héros sont attaqués par un gros rapace. Alors que tout semble perdu pour Genma, dont la survie ne dépend plus que de la force de poigne de notre protagoniste, une mystérieuse marque au dos de la main de notre héros brille, appelle la foudre qui tombe sur le gros oiseau et le met hors d’état de nuire. Peu de temps après, vous apprenez alors de votre entourage que vous êtes l’Eclairé et que le roi du Royaume saura certainement vous en dire plus sur vous-même. Vous commencez alors votre périple afin de percer les mystères vous concernant et en apprendre plus sur l’Éclairé et sa mission !

Une quête que vous ne ferez qu’effleurer de très loin avec les 10 heures de jeu que vous propose la démo. On pourrait continuer à vous raconter toute l’aventure mais le test aura des allures de roman et vous n’aurez plus rien à découvrir et plus vraiment de raison de vivre le jeu. Sachez que l’aventure est très longue et que le compteur dépasse facilement les 100 heures de jeu dépendamment de votre style de jeu. Dragon Quest est une série de JRPG classique et ce classicisme passe tout d’abord par son scénario. Pour peu que vous soyez un amateur de trame d’Heroic Fantasy et que vous ayez déjà joué à quelques JRPG dont des jeux de la série Dragon Quest, il est probable que vous ayez une sensation de déjà-vu. On ne pointe pas cela dans le mauvais sens, vous aurez une trame de qualité, servi avec des personnages très attachants dont l’évolution se fait en avançant dans le jeu et dont on se satisfait beaucoup à suivre. D’ailleurs, si surprise il y a, elle provient surtout dans le développement des différents personnages ainsi que des rencontres avec les différents habitants de ce monde. Si vous ne finissez pas par tomber sous le charme de chacun d’eux, il est inconcevable qu’aucun de ces personnages colorés dessiné par Akira Toriyama (série Dragon Ball entre autres) ne vous ait pas marqué.

Les personnages ont une telle importance dans le jeu que la version Switch a pu s’offrir un bonus de taille. Exclusivement dans cette Édition Ultime, des scènes et des phases de gameplay inédites nous sont proposées pour chacun de ses personnages. Cela ajoute des heures de jeu en plus pour ceux qui trouveraient l’aventure pas encore assez longue et ce sont des développements additionnels de l’histoire et des personnages pour ceux qui en demandent toujours plus. Pour le reste, la trame globale reste très classique dans le genre et l’on pourrait résumer grossièrement les choses à : “vous êtes l’élu, il y a une menace qui obscurcit le monde et vous êtes le seul rempart face à cela avec vos compagnons”. Notez que l’univers du jeu en lui-même est toujours dense et pour les plus passionnés il y aura toujours plusieurs heures à parcourir le monde et lire quelques ouvrages dans les bibliothèques des villes et village afin d’en apprendre plus sur l’histoire, les cultures et les folklores de l’univers de Dragon Quest XI. Dernière note concernant la trame du jeu, il y a une citation qui sied très bien à Dragon Quest XI. Il s’agit de : “Une fin en cache une autre”. C’est sur cela que l’on vous laisse parcourir ce onzième opus sans donner plus de détail. En vous souhaitant de vivre une aventure aussi enchanteresse qu’elle a pu l’être pour nous.

On n’en a pourtant pas encore fini avec Dragon Quest XI S et on se permet de parler d’une autre exclusivité Switch pour ceux qui recherchent toujours plus de classicisme et d’heures de jeu. Il s’agit de la possibilité de faire l’intégralité du jeu en mode 2D. Cela inclut évidemment le contenu inédit qui est disponible en mode HD/3D et en mode 2D. Pour ceux qui choisissent ce mode de jeu, vous vous retrouvez en fait dans le mode de jeu retro exclusif à la version 3DS de Dragon Quest XI disponible uniquement au Japon. La réalisation en pixel, les couleurs, l’interface de jeu, tout est une ode aux souvenirs pour les puristes qui ne jurent que sur les anciens jeux de la série en 2D. D’ailleurs, c’est potentiellement une bonne façon de raccourcir plus ou moins la durée de vie du jeu. C’est à dire que les environnements en 2D sont forcément moins vaste qu’un monde en 3D. Pour ceux qui ne jurent que par la 3D mais qui sont du genre à faire toutes les quêtes d’un jeu, vous n’échapperez pas à ce mode 2D qui vous présentera des quêtes exclusives uniquement en 2D.

En fait, il s’agit encore une fois de quelque chose d’exclusif au jeu 3DS et qui est encore une fois un gros d’œil et du gros fan service. A un moment donné de votre aventure, une mystérieuse créature vous mènera dans le mystérieux village de Chronopolis. Ici, dans une étrange pièce, 10 grimoires sont disposés en cercle. Ces 10 grimoires représentent les mondes des 10 précédents jeux de la série. En récupérant des mots de passe détenu par ses créatures dans le monde de Dragon Quest XI, vous pourrez débloquer des quêtes annexes inédites où vous voyagerez en 2D dans les anciens mondes de la série Dragon Quest afin de résoudre des problèmes se déroulant avant les différentes aventures. Une sorte de préquelle à chacun des jeux de la série avec de nombreux clins d’œil et l’on se satisfait à constater que si l’on ne résout pas les problèmes, les évènements d’un jeu n’auraient en fait jamais lieu. Cette quête est totalement bonus et ne parlera véritablement qu’aux gros fans de la série Dragon Quest. Vous n’êtes en aucun cas obligé de passer par Chronopolis pour finir Dragon Quest XI, si ce n’est une fois pour vous présenter cette quête annexe. Il n’en reste pas moins un bonus sympathique pour les fans et pour les joueurs qui ont patienté pour cette version Switch.

Autre bonne chose du mode 2D, elle permet de mieux faire passer quelques imperfections qui datent justement d’un lointain passé dans le genre. En mode 2D, la gestion fastidieuse de l’inventaire ainsi que les mises en scène de certains passages de l’histoire passent beaucoup mieux qu’en 3D. On penserait presque qu’il s’agit simplement de reproduire les sensations de cette ancienne ère de la série Dragon Quest. A l’heure d’aujourd’hui, l’inventaire de ce Dragon Quest XI est simplement un bordel à gérer et l’on est au moins content de pouvoir au moins trier les objets afin de gagner un peu de lisibilité. La mise en scène en soit est servie par de belles cinématiques à regarder en mode 3D. Toutefois, on constate facilement que certains passages de gameplay sont également un prétexte de chargement d’autres scènes. Il arrive que l’on sorte d’une cinématique pour faire quelques pas puis enchaîner avec une autre cinématique. La question qui se pose à l’heure d’aujourd’hui, n’y avait-il pas un moyen de simplement faire une grosse cinématique sans interruption et casser le rythme ?

Au-delà du récit et en parlant désormais de gameplay, ce 11ème opus ne proposera pas de bouleversement majeur dans la formule du JRPG, tout juste quelques petits “coups de pouce” qui donne une petite sensation de moderne à la formule. On dirige son personnage à travers un univers en 3D. Les habituelles interactions dans le genre sont présentes : Explorer des villes et villages, parler aux PNJ, dormir à l’auberge pour récupérer de la vie ou encore se rendre dans les boutiques et dépenser son or dans des objets/équipements. Fan d’Open World ? Ne vous faites pas d’illusions, le monde de Dragon Quest est simplement vaste mais on ne parle pas forcément de construction en “Open World”. Il y a beaucoup de passages fermés et la construction se veut relativement linéaire, surtout au début jusqu’à un certain point du jeu. Est-ce véritablement une mauvaise chose ? On ne pense pas nécessairement qu’une construction libre en “Open World” aurait véritablement bien servi le jeu. En ce qui nous concerne, Dragon Quest XI est bien tel qu’il est à ce niveau. Dragon Quest oblige, il y a encore les fameuses églises où il faudra se rendre pour effectuer une sauvegarde de sa partie, ressusciter ses alliés tombés au combat ou prier pour les libérer de certaines altérations. Concernant la sauvegarde, il est aussi possible de sauvegarder auprès des statues de la déesse dispersées de par le monde.

Premier “coup de pouce” tout de même, Dragon Quest XI introduit la fonction de sauvegarde automatique, bien utile à ceux qui n’aiment pas la mécanique d’église ou de statut pour enregistrer sa partie. N’oubliez tout de même pas de sauvegarder de manière permanente, la sauvegarde automatique ne s’applique que pour une seule partie et si vous n’êtes pas le seul à jouer au jeu sur votre compte, la sauvegarde automatique ne vous aidera peut-être pas. On peut également faire des sauts durant les explorations afin d’atteindre certains lieux de la carte mais rien de véritablement révolutionnaire en pratique. On reste dans le classique et cela même durant les affrontements contre les ennemis qui restent au tour par tour avec sélection des commandes d’actions de vos personnages lorsque vient leur tour. Il vous appartient de saisir les bonnes commandes afin de venir à bout de vos ennemis. Allez-vous attaquer normalement ? Utiliser de la magie consumant des PM ? Utiliser des Capacités Spéciales ? Peut-être utiliserez-vous un objet ? Il est même probable que vous décidiez de fuir l’affrontement. Des commandes aussi diverses que classiques dans le genre et on ne vous apprendra donc pas grand-chose de la formule Dragon Quest.

On le disait mais avec Dragon Quest XI S: Les combattants de la Destinée, les développeurs ont tout de même cherché à introduire des mécanismes “modernes” tout en conservant la formule. On vous a parlé des “Auto-save” et des sauts durant les explorations. Sachez que vous pouvez également chevaucher des montures sur la carte du monde. On quitte d’ailleurs le village du début avec un cheval blanc que les villageois nous prêtent pour notre aventure. Au-delà du cheval, certains monstres sont également chevauchables et certains présentent même des caractéristiques spéciales qui peuvent amener un nouveau point de vue sur vos explorations. Il nous est arrivé dans un donjon de chevaucher un monstre à ressort qui pouvait sauter si haut que nous avions pu noter des recoins inexplorables de ce donjon sans la participation de ce monstre. Les monstres que vous pouvez utiliser comme monture nécessitent que vous en veniez à bout en premier, ils sont repérables du premier coup d’œil car ils brillent sur la carte. Cela nous permet une transition sur une autre modernisation, le fait que les ennemis soient visibles sur la carte du monde et que vous n’ayez plus à craindre des rencontres aléatoires, sauf si vous jouez en mode 2D. Sinon, il vous appartient de choisir si vous désirez faire des combats et faire progresser vos personnages ou simplement les éviter et vivre votre vie. Pour que le combat démarre, il s’agira simplement de heurter un monstre. Vous pouvez prendre l’initiative et infliger quelques dégâts initiaux en frappant le monstre sur la carte en pressant sur un bouton de votre manette.

Nul besoin de vous évoquer les combats en mode 2D, vous imaginez certainement sans mal de quoi ils ont l’air juste en vous imaginant un combat en 2D dans un JRPG tout ce qu’il y a de plus classique. En 3D, l’écran de combat ne présente pas simplement des images de monstre devant nous mais l’on voit toute la scène de combat. C’est-à-dire qu’en heurtant le monstre, après une courte transition, on se retrouve sur une zone de combat qui est directement la zone dans laquelle nous sommes entrés en contact avec le monstre. On y voit nos personnages se mouvoir sur la zone et il est même possible les déplacer en temps réel. On avouera que ces déplacements n’avaient pourtant pas de réelle fonction. Il s’agissait juste de présenter une nouveauté sans aucun impact de gameplay aux joueurs pour avoir l’air plus “moderne” certainement. C’est-à-dire qu’un ennemi qui vous cible et vous charge dessus, même si vous vous déplacez en vous disant que vous échapperez à son attaque, vous recevrez tout de même des dégâts.

Aussi, même si vous vous déplacez pour être derrière l’ennemi dans l’espoir de lui infliger peut-être plus de dégâts, comme dans certains RPG de nos jours, cela n’aura pas plus d’efficacité que si vous aviez simplement appuyé et validé votre attaque directement en début de tour. Parlons en revanche d’une nouveauté de combat plus pertinente, la présence des attaques combinés lorsque vos personnages entrent en état Hypertonique. En cumulant des dégâts en combat, il arrive que vos personnages fassent exploser une aura de couleur azurée et passent en état Hypertonique boostant tous leurs stats. Vous pouvez choisir de profiter de ce boost temporaire ou utiliser cette aura pour déclencher une Attaque Spéciale avec un autre personnage en combat si celui-ci est également en état Hypertonique et si le duo voire le trio est capable d’une Attaque Combinée. On parle d’Attaque Combinée mais il est certainement plus juste de parler de Capacité Combinée car certaines Combinaisons sont de gros sorts de soutien ou de soin. Pour ceux qui connaissent la série Dragon Quest, cela apporte un certain dynamisme à cette formule classique du tour par tour avec des scènes d’attaque et des sorts assez cool à voir.

La mention est visible sur la boite du jeu Switch mais pour rappel encore une fois on vous parle actuellement à Dragon Quest XI S : Les combattants de la destinée Edition Ultime. On vous a parlé de divers bonus qui sont exclusif à la version Switch et qui proviennent pour certains de la version 3DS jamais sortie en occident. Toutefois, sauf si vous vivez dans une grotte, vous devez savoir que le jeu est disponible depuis un moment sur PS4. La comparaison technique devient inévitable dans le sens où la version 3D/HD du jeu est basée sur cette dernière et le travail effectué sur Unreal Engine 4. Techniquement le jeu n’est certainement pas parfait mais il est, on ose dire, l’un des JRPG les plus colorés et les plus beaux de la Switch. De belles villes à parcourir, de beaux paysages splendides et colorés admirer ! Les développeurs ont véritablement étudié l’Unreal Engine afin de porter efficacement le jeu et livrer une expérience visuelle optimale en portable et en TV. Certes, si vous vous amusez à brancher deux TV côte à côte pour comparer les versions, vous remarquerez sans surprise que la version Switch paraît moins colorée, plus terne, plus floue voire aliasée. On ne vous mentira pas, il y a aussi quelques chutes de framerate dans certains lieux du jeu ou durant certaines actions en combat. Toutefois, rien n’a véritablement nuit à notre expérience globale du jeu. On ose dire qu’au final la version Switch reste assez proche de la PS4 et, à moins de chercher la bête, faire la version Switch ne signifiera pas jouer en “Inferior Version”. D’autant plus que les bonus inédits à cette version Switch sont à ce jour exclusifs à la plate-forme de Nintendo et font justement passer la version PS4 pour une “Inferior”.

Ces bonus ne se limitent pas au mode 2D, aux quêtes dans les mondes des anciens Dragon Quest ou aux scénario additionnels. Sachez tout d’abord, que Dragon Quest XI a eu 2 versions PS4. Grossièrement dit, il y a eu une version d’origine puis plus tard une version “Internationale”. Celle-ci présentait déjà quelques bonus et le mode de difficulté “Quête draconienne” ainsi qu’un doublage anglais. La version Switch se base sur cette version Internationale, la compatibilité 4K en moins. Du coup, pour ceux qui auraient peur de jouer à un jeu trop facile, la “quête draconienne” peut être un bon challenge pour vous. Vous vous confronterez à des ennemis plus puissants, l’impossibilité de fuir les combats, les ennemis faibles ne vous rapportent plus de point d’expérience pour progresser puis vous ne pourrez plus faire d’emplettes dans les villes et villages. Un gros mode “Difficile”. Cela est sympathique mais n’est pas inédit me direz-vous. Effectivement, parlons de nouveaux éléments du coup en évoquant la présence d’un doublage japonais dans la version Switch. C’est un élément totalement nouveau, il faut savoir qu’au Japon Dragon Quest XI ne propose soit pas de doublage dans sa version d’origine soit uniquement le doublage anglais dans sa version internationale. On sait que le public français est très réceptif à la culture japonaise et le dual audio est un bonus qui plaira certainement à chacun des joueurs français. A vous de choisir si les voix anglaises vous inspireront ou si vous êtes de ceux qui pensent que le doublage japonais sied le mieux à une œuvre comme Dragon Quest.

Au-delà du doublage et en restant sur la partie audio du jeu, la version Switch vous laisse également le choix entre la bande sonore MIDI originale du jeu ou une version orchestrale qui fera vibrer vos tympans. Un bonus non négligeable pour les fans de la série qui réclame toujours d’avoir la bande son orchestrale du jeu mais pour laquelle il faut se confronter au compositeur Koichi Sugiyama et sa bonne volonté. De belles pistes dans leur meilleure qualité sonore uniquement sur Switch. Pourtant, aussi belles soient-elles, soyons honnêtes, et disons-le, la bande sonore de Dragon Quest XI est répétitive. Les pistes sonores sont peu nombreuses et on se retrouve à parcourir le monde avec le même thème pendant des dizaines et des dizaines d’heures, avec toujours la même musique de combat et cela ne change pas beaucoup plus en ville. On est même surpris lorsqu’une nouvelle piste sonore se fait entendre et fait à nouveau vibrer nos oreilles. A ce propos, si l’OST peut paraître bonne pour un fan de RPG, les fans de Dragon Quest seront peut-être plus sévères et jugeront qu’elle a trop de sonorités similaires à d’autres opus et ne vibreront peut être pas autant qu’un autre joueur. On peut avoir des bonus mais une mauvaise note reste une mauvaise note si l’on ne travaille pas le mauvais point directement, n’est-ce pas ? Autrement dit, la bande sonore orchestrale est la bienvenue pour les joueurs de cette version Switch mais si le compositeur n’a pas composé une belle poignée de pistes inédites, on reste sur une OST proposant peu de variété de thème. Pour un jeu d’une centaine d’heure, il n’est peut-être pas très bon de nous faire tourner le même CD audio en boucle.

Pour en revenir aux bonus Switch, nous avons aussi des éléments de gameplay qui sont à portée de main en une pression de touche. Par les précédentes versions du jeu, vous aviez la possibilité de parcourir le monde avec un cheval si vous l’appelez en sonnant une cloche visible sur la carte du monde. Pour peu que vous sortiez d’une ville ou d’un donjon sans cloche aux alentours, vous étiez condamné à parcourir le vaste monde à pied ou à chercher un “monstre monture”. Sur Switch, une pression sur + vous ouvre un menu secondaire avec quelques options inédites pour plus d’ergonomie. En progressant, vous débloquerez une clochette que vous pourrez utiliser en passant par ce menu secondaire et qui appellera directement une monture à vos côtés. Un gros gain de temps. Les plus malins lanceront le sort “Teleportation” afin de regagner directement un lieu proche de l’objectif actuel. Toutefois, certains souhaitent peut-être aussi parcourir le monde rapidement à dos de cheval afin de récupérer quelques matériaux en route sans s’y éterniser. Cette clochette est une bonne alternative. En parlant de matériaux, si vous ne souhaitez pas acheter d’équipement ou en trouver dans les coffres à trésor du jeu, vous pouvez utiliser la transforge. La transforge vous propose un mini-jeu de forge où vous pourrez créer une pièce d’équipement pour peu que vous ayez lu le livre de recette correspondant à la fameuse pièce et que vous ayez les matériaux nécessaires à sa fabrication. Les livres de recettes sont cachés dans des bibliothèques du jeu, des coffres et beaucoup sont également des récompenses de quête annexe.

Le mini-jeu de forge consiste à avoir votre pièce à forger diviser en plusieurs cases. Vous avez des points de concentration et il s’agit de les utiliser pour taper le fer chaud jusqu’à avoir votre équipement. Chaque case de fer possède une jauge noire avec une teinte colorée et une flèche présentant le milieu de cette zone colorée. Chaque frappe sur le fer consomme vos points de concentration mais augmente plus ou moins la jauge d’une case. Il s’agit de faire en sorte d’arriver jusqu’à la flèche et la faire briller d’une couleur dorée ou au moins d’arriver jusqu’à la zone teintée pour avoir une pièce d’équipement de bonne facture. En fait, selon votre qualité de forge, vous aurez une arme d’une qualité différente. Bien entendu, cette qualité atteint son maximum avec la mention +3. Selon le nombre de flèches dorées que vous obtiendrez, vous pourrez peut-être atteindre cette qualité maximale dès la première forge ou alors une simple pièce d’équipement car vous n’avez eu aucune flèche. Vos points de concentration augmentent avec le niveau de votre protagoniste et vous pourrez même débloquer des techniques de forge en progressant. Vous pourrez par exemple frapper plusieurs cases en une frappe ou faire une frappe plus puissante voire une petite frappe lorsque vous n’êtes qu’à quelques poils de la flèche. Lorsque vous forgez une pièce d’équipement, vous gagnerez des Perles que vous pouvez utiliser pour retravailler une pièce d’équipement. Si vous aviez une pièce de qualité +1 ou +2, peut-être désirez-vous la retravailler pour lui donner une qualité optimale. Un mini-jeu sympathique qui permet de se détendre dans cette longue quête. Les mini-jeux ne sont pas rares dans la série. Dans Dragon Quest XI, en plus de la transforge il est également possible de faire des courses de chevaux. A part vous détendre et débloquer quelques petites récompenses, elles n’ont pas tant d’intérêt. D’autant plus qu’elles sont relativement faciles à jouer. Dites-vous que la course de cheval contre Ingo dans Zelda Ocarina of Time était plus jouissive et difficile à faire que les courses de Dragon Quest XI. Au-delà, vous avez l’habituel casino et ses mini-jeux que l’on vous laisse découvrir.

Mais nous divaguons, il s’agissait de parler de bonus de cette version Switch. Dans les anciennes versions du jeu, la transforge était aussi difficile d’accès. Vous pouviez l’utiliser uniquement en vous rendant dans les différents campements du jeu sur la carte du jeu. Sur Switch encore une fois, ouvrez le menu secondaire avec + et accédez à la transforge à n’importe quel endroit du jeu. Un confort de plus non négligeable dans l’expérience Dragon Quest XI. Autre chose peut-être ? Effectivement, ce menu secondaire vous permet également d’utiliser le Detectrésor d’Erik afin de vous donner une indication sur le nombre de trésors présents dans une zone du jeu. Vous saurez ainsi si vous avez bien parcouru et débloqué tous les trésors d’une zone ou si vous devez l’explorer un peu plus en détail pour trouver les trésors restants. Vous vous rendrez compte aussi qu’il faudra parfois revenir à un autre moment du jeu car certains trésors sont dans des zones inaccessibles à votre stade de jeu. Quoi d’autre ? La possibilité d’afficher le catalogue de quête du jeu. Vous pourrez ainsi rapidement jeter un œil aux quête annexes que vous avez à faire. Et une dernière fonctionnalité exclusive, la fonction photo est disponible via ce menu secondaire. Vous pourrez prendre des clichés de vos personnages dans les villes, sur la carte ou dans les donjons du jeu. Placez vos personnages, choisissez une pose à prendre et une fois prêt… 3, 2, 1, Switch !! Tchak et voilà votre cliché ! Des fonctionnalités et des raccourcis Switch améliorent l’expérience Dragon Quest XI, apportent plus de confort et la rendent également moins archaïque et potentiellement plus accessible.

Sponso

Conclusion
Dragon Quest XI S: Les combattants de la Destinée - Edition Ultime - arrive sur Switch et va agrandir la ludothèque JRPG déjà grande de la console hybride de Nintendo. Square Enix propose aux joueurs Switch, la Version Ultime de leur premier jeu annoncé sur Switch. Certes sans la 4K mais qu’importe, l’éditeur n’a pas chômé et nous montre que la Switch en a dans le ventre que ce soit avec ou sans le dock. Elle se suffit en devenant certainement l’un des plus beaux jeux de la Switch et sans conteste un excellent cru dans le genre. Dragon Quest XI S n’a pas à rougir face à sa précédente version. Au contraire elle n’a pas besoin d’une résolution supérieure pour la faire rougir de honte avec ces nombreux bonus et fonctionnalités inédits. Sa formule archaïque d’une ancienne époque ne plaira pas à tous et l’orchestre symphonique ne cachera suffisamment pas assez bien le peu d’inspiration musicale pour ce 11ème opus. Toutefois, si vous choisissez Dragon Quest XI en cette rentrée 2019, on ne doutera pas d’une chose : après avoir passé un été à jouer les professeurs, ce long voyage dans la peau de l'Éclairé et son attachant groupe de compagnon vous enchantera tout en vous tenant en haleine jusqu’à Halloween pour de nouvelles aventures Switch !
Points positifs
  • L’un des plus beaux jeux de la Switch
  • De belles cinématiques
  • Des villes magnifiques et quelques panoramas
  • Des personnages tout aussi colorés et très attachants
  • Le mode 2D tout aussi joli à sa manière
  • Cette note de nostalgie supplémentaire en 2D
  • Le gameplay classique et efficace de la série
  • Les montures assez drôles
  • La présence de l’auto-save
  • Les combos entre personnages en Hypertonique
  • Une durée de vie insolente…
  • Un scénario classique à vivre jusqu’à la toute fin !
  • Des récits additionnels exclusifs à la Switch
  • Des fonctionnalités et raccourcis inédits à la Switch
  • Les quêtes annexes à Chronapolis pour les fans
  • Les mini-jeux pour se détendre…
  • Le dual-audio et la bande son orchestrale...
  • Une expérience optimale en TV et en portable
Points négatifs
  • Quelques cassures d’une autre époque dans le rythme et la progression
  • Un scénario trop classique et peut-être moins bon que certains opus
  • Le côté archaïque et la formule très classique qui ne plaira pas à tous
  • Une gestion inventaire fastidieuse et datée
  • Pas de 4K dans cette version pour ceux qui ne jurent que par cela
  • Quelques flous et aliasing.
  • ... Excessivement long diront certains
  • ... Le mini-jeu de course de cheval à oublier
  • ... malgré l’orchestre, la bande son reste pauvre de variété et d’inspiration
8
Génial
Graphismes - 9
Jouabilité - 8
Bande sonore - 6
Durée de vie - 10
Scénario - 7
Kurosekai
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

9 commentaires

  1. Manuto

    C’est sévère pour les certains point négatifs …

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  2. Moi ce qui me fait délirer c est encore une les pseudo sites généralistes débiles qui trollent encore et toujours la Switch. BOn sang je ne donnait aucun crédits à ces sites mais là c’est définitif je ne consulterai plus ces poubelles, le jeu se fait defoncer sur la partie visuelle à titre injuste. Bon sang le portage est fantastique le jeu est magnifique aussi bien en portable qu en docké. Oui il y a de l aliasing et c est parfois flou sur certaines textures mais rien de grave le jeu est beau !!!! Ça ne rame pas ! Alors encore une fois au lieu d être fair-play d applaudir en félicitant les prod d un tel travail ils préfèrent troller encore et toujours parce que faut comparer avec la Ps4 ou one… Ils ont toujours pas capté que la Switch est une hybride portable mais bon je pense qu ils n ont pas envie et sont de vrais trolls stupides et irrécupérables… Heureusement que le grand publique ne suit pas l avis de ces idiots. Et encore une fois merci et bravo à square !

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    • Manuto

      Et en plus, ça ne fait qu’alimenter la guerre des consoles avec celui qui a la plus grosse

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      • Manuto

        Alors qu’on sait bien que ce n’est pas la taille qui compte … Mais le goût
        Et sur switch les plats sont savoureux

        Répondre
  3. Orchidia01

    Il y a de l’xp derrière ce test !! ^^ Très constructif ! 🙂

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  4. STF.Chris

    Merci pour le test. Hâte de le recevoir..

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  5. Mettre la même note que pour final fantasy 8. Je comprends pas trop votre fonctionnement .

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    • Manuto

      FFVIII est aussi un monument

      Répondre
  6. tonysmb

    J’avoue que je suis en train de me torturer sur jeu, avec leur conneries, je me couche à point d’heure!!

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