TerraTech (Nintendo Switch) – Le test

Ah… Les jeux bac à sable… Le plaisir de cette étendue créatif et presque infini qu’ils peuvent nous offrir… Certains n’aiment pas, d’autres au contraire ont déjà passé des centaines d’heures à y créer leurs propres histoires avec passion, tels des enfants jouant au Lego ! Et maintenant, combinez cela avec la possibilité de créer des tanks, avions, voitures et toute autre machine motorisée, et vous obtenez TerraTech. L’œuvre de Payload Studios avait réussi à convaincre les joueurs sur PC à sa sortie, mais en est-il autant pour les joueurs sur Switch ? Attachez votre ceinture et préparez-vous pour un voyage sur des terres inconnues à bort du véhicule de votre choix !

Un monde bac à sable pas comme les autres

Une fois le mode campagne lancé, vous atterrissez sur une planète inconnue avec un seul objectif : miner les matériaux et établir une base. C’est au bord d’un petit véhicule que l’on commencera à découvrir les différents systèmes relatifs au minage, aux combats, et à la création de bases. Si vous suivez rigoureusement les premières missions qui servent de tutoriel, vous allez vite comprendre les rouages du jeu et vous allez prendre plaisir à agrandir votre véhicule dans un premier temps. Pour ce faire, il faudra soit réussir les missions proposées, acheter des blocs de véhicule ou vous attaquer à autrui pour récupérer les pièces des carcasses, tel un charognard…

Si vous souhaitez passer par le marché pour vos achats, vous vous rendrez compte bien vite qu’il vous faudra de l’argent, beaucoup d’argent. Pour vous faire une petite fortune, il est possible de faire de la récolte de ressources. Chaque variété de matériaux possède sa propre valeur monétaire et une façon de se récolter qui lui est propre. Lorsque vous aurez suffisamment monté de niveau en accomplissant diverses tâches qui vous seront confiées, l’accès à de nouveaux éléments de véhicules et de base s’ouvriront à vous ! Et c’est ainsi que l’on se retrouvera à constamment améliorer notre véhicule pour le rendre plus gros et plus fort selon les envies. Mais on peut aussi établir tout un système de base qui apporte beaucoup au gameplay en nous permettant par exemple d’automatiser la récolte de ressources ! C’est de cette façon que l’évolution dans le jeu est amenée de manière ludique et passionnante , si bien que le joueur souhaitera sans cesse agrandir ses biens.

En outre, alors qu’on peut finalement se lasser avec notre véhicule de début de jeu, on aura la possibilité d’en posséder plusieurs ! C’est une autre façon de voir le jeu qui apparaît après une dizaine d’heures d’amusement : prendre son avion pour parcourir les airs pour ensuite contrôler son géant engin de carrière et puis contrôler sa machine de guerre pour défendre sa station de minage. Ainsi on peut créer plusieurs véhicules et bases dans différents endroits, ce qui augmente les possibilités bac à sable et la durée de vie de manière drastique.

Pas touche à mon véhicule cowboy !

On retrouvera diverses contracteurs de pièces de véhicule. L’un est focalisé sur l’armement, un autre sur la récolte de ressource, ou encore un autre sur la vitesse des véhicules… Pour monter sa monture de rêve, il y en aura pour tous les goûts ! On ne peut nier le plaisir de personnalisation qu’offre l’œuvre des développeurs londoniens. En fonction de la forme, du poids et des roues de votre bolide, sa maniabilité différera. Le gameplay se façonne vraiment en fonction des choix créatifs du joueur qui auront un impact direct sur son environnement de jeu. Cependant, celui-ci peut-être mis à mal par le danger qui rôde dans ces lointaines contrées…

Dans ce monde sauvage, c’est clairement la loi du plus fort qui domine ! En effet, vous retrouverez plusieurs ennemis sur votre route, certains vous laisseront tranquille alors que d’autres n’hésiteront pas à s’attaquer à vous ! Il arrivera même de ne les voir venir que grâce au terrain accidenté ou à cause de pièges qu’ils vous auront tendu ! Et là, c’est le stress : soit vous êtes assez équipé pour les démonter, soit c’est vous qui y passez. Par contre, si vous survivez au conflit, c’est un pur plaisir de récupérer le loot, et plus dur est l’obstacle, plus grande sera la récompense ! Toutefois, ne baissez pas votre garde, car, lorsque vous vous mettez en quête de richesse et de matériaux situés dans les différents biomes disponibles, il se peut que l’on s’en prenne à votre base située à des kilomètres de votre position. C’est bien de se créer un petit chez-soi, mais il faut le protéger suffisamment, faute de quoi on se retrouvera Gros-Jean comme devant ! C’est ainsi que le jeu met en place de manière astucieuse un challenge à la hauteur de la gourmandise du joueur.

Mais pourquoi tournes-tu en rond p’tit gars ?

Par contre, tout n’est pas beau et fringant dans ces régions. En effet, lorsqu’on commence à voir les ennemis tourner en rond pour tenter de nous attaquer à cause d’une IA toute pétée, ça casse l’immersion dans le jeu. Ensuite, la gestion de la construction de la base est un vrai calvaire : les angles de vue utilisés sont irritants et il y a une incohérence de fonctionnement entre les différents composants par moment. Le fun s’arrête au moment où l’on se dit que l’on perd du temps à remettre tel élément à telle place sans quoi tout casse. Puis, la redondance des quêtes qui se ressemblent toutes peut finir par lasser le joueur. Mais le plus gros point noir à relever est la limite de blocs que l’on peut poser.  Il est extrêmement rageant d’avoir un jeu qui nous invite à créer autant que l’on veut, mais qui nous bloque totalement dans notre élan lorsqu’on veut étendre nos possessions. Cela est sans doute la faute à la version console de Terratech qui limite le nombre de blocs que l’on peut poser, 2500 max sur la version Switch (ce qui est très peu). Les promesses infinies du jeu s’estompent et on tombe des nues une fois face à la jouabilité privée de ses richesses. Mais relativisons un peu, cela est présent uniquement en mode Campagne et Créatif. Si vous êtes plutôt un fada de course, cela ne vous regardera pas trop puisqu’il existe le mode Gauntlet dédié pour cela. Malgré la limite de blocs, vous avez largement assez dans ce mode de jeu pour créer le meilleur engin de course qu’il soit !

Ensuite côté technique, ça rame un peu lors des batailles ou lorsque de nombreux éléments sont à charger, et cela peut arriver de nombreuses fois lors d’une session de jeu. En ce qui concerne les graphismes, les décors sont simples tout en étant attrayants et cohérents avec leurs interactions relatives. Ils peuvent paraître un peu répétitifs, mais c’est surtout la constitution des biomes qui demeure générique même si les dénivelés du terrain essayent d’apporter un peu d’originalité. Enfin, en mode téléviseur, Terratech reste agréable à l’œil mais un flou constant est présent une fois passé en mode portable. Cela reste jouable, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable. Par contre, vos oreilles vous remercieront car la bande-son est merveilleusement rythmée et vous impose une mélodie western solide qui vous donnera envie de jouer avec un chapeau de cowboy ! On regrettera peut-être la répétition sonore des thèmes et instruments utilisés, mais ne crachons pas non plus sur ces ost totalement plaisantes.

Conclusion
L’originalité de pouvoir créer ses propres machines et une jouabilité efficace font sans conteste de Terratech un très bon jeu bac à sable. Cependant, le portage effectué sur console est une insatisfaction sans nom à cause de la limite de bloc imposée. Il est possible de s’amuser, mais à partir d’une vingtaine dans le mode campagne, ce n’est qu’une suite de frustration qui s’enchaîne. On ne vous recommande malheureusement pas cette version Switch qui ne pourra pas faire profiter pleinement du potentiel que ce jeu peut offrir.
Points positifs
  • De la diversité dans le gameplay et différents modes pour tous les goûts
  • Une difficulté bien dosée
  • De nombreux choix possible dans la façon de jouer
  • Des osts de qualité indéniable
Points négatifs
  • Une IA un peu à la ramasse
  • Techniquement pas extraordinaire
  • Construire sa base peu devenir un calvaire
  • La limite de blocs qui casse les promesses infinies
  • Se répète pas mal dans les quêtes et les biomes
  • L’aspect baveux en mode portable
6
Correct
Graphismes - 6
Bande-son - 8
Gameplay - 8
Amusement - 7
Durée de vie - 5
Technique - 5
Portage - 3
GénéralKaiminus
Ecrit par
Étudiant de 21 ans en informatique, je croque à pleines dents les jeux indépendants de toute sorte ! J'adore tout particulièrement les metroidvania.

2 commentaires

  1. JulieSailing

    Vu les images, il a l’air cool quand même !
    Merci pour le test 🙂

    Répondre
    • GénéralKaiminus

      Déja, merci d’avoir lu le Test !
      En effet franchement le jeu est bon, mais il perd de sa réelle saveur sur Switch malheureusement ! Du coup je te conseillerai de te diriger vers la version PC si il t’intéresse 😉 !

      Répondre

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