Blazing Beaks (Nintendo Switch) – Le test

Après des vers de terre, des requins ou des singes, pourquoi ne pas donner des armes à feu à des oiseaux ? C’est ce à quoi les équipes de Applava sont venues remédier avec Blazing Beaks, un twin-stick shooter roguelite vous demandant de dézinguer du mutant et du monstre pour protéger le monde.

Des plumes dans la tête

Une fois arrivé sur le menu, 2 modes de jeu sont disponibles, l’histoire et un mode tournoi. Concernant l’histoire, cette dernière peut être jouée en solo ou en coopération avec un ami en local. Ce mode classique vous demandera de traverser 5 zones différentes toutes composés de salles générées de manière procédurale, de leur propre set d’ennemis apparaissant en quantités différentes et enfin d’un boss de fin qui vous permettra d’accéder à la zone suivante. Un concept qui vous semble familier ? Il est net que le titre s’inspire des plus gros représentants du genre que sont The Binding of Isaac ou alors Enter the Gungeon dont la structure est exactement la même.

Cependant Blazing Beaks ne se contente pas d’être une pâle copie mais vient proposer sa petite touche personnelle tout de même. Si vous décidez d’explorer de plus en plus de salles dans la même zone, vous gagnerez potentiellement plus de loots mais augmenterez au passage la difficulté des combats de boss, un bon moyen de récompenser pour la prise de risques.

Votre route sera parsemée d’ennemis mais surtout d’objets qui rendront votre progression plus simple au fil de votre partie. Vous pourrez ainsi trouver de nouvelles armes, augmenter la taille de votre barre de vie et de vos dégâts…  Les occasions de vous équiper et gagner en puissance sont assez nombreuses entre les drops des boss, les trésors ainsi que le magasin dans lequel vous pourrez dépenser vos pièces obtenues sur les ennemis ou via des artefacts. Car l’une des autres particularités de ce Blazing Beaks par rapport à ses confrères vient du système d’artefacts, ces objets à ramasser qui vous octroient des malus tant que vous les portez avec vous. Ces derniers pourront par exemple vous empêcher de récupérer des cœurs pour vous régénérer ou réduire votre vitesse de déplacement. L’intérêt de transporter ces objets réside dans la possibilité de les vendre pour une belle somme dans les magasins du jeu (et ainsi vous débarrasser du malus octroyé au passage), ce qui est encore une fois un bon moyen de vous faire prendre des décisions et des risques pour obtenir de meilleures récompenses par la suite.

L’aspect génération aléatoire de chaque partie rend l’expérience unique à chaque fois que vous en lancerez une nouvelle. Un système de seed est tout de même présent si vous souhaitez partager la disposition de niveau sur laquelle vous êtes tombé avec vos amis ou sur internet. Pour apporter un peu plus de diversité, une sélection de 8 personnages différents vous est proposée, 5 disponibles d’entrée de jeu et 3 autres à débloquer. Chacun des volatiles que vous pourrez contrôler aura des statistiques et une arme de départ qui lui est spécifique. Le poulet par exemple dispose de 4 points de vie et d’une arme à longue distance qui peut éliminer un ennemi marqué à l’écran d’une seule balle mais aura en retour une précision largement réduite s’il tire en se déplaçant. Vos différentes morts, qui seront très fréquentes au vue de la difficulté du jeu, vous donneront de nombreuses occasions de tester les différents personnages et de trouver celui qui vous correspondra le plus. Car oui, chaque mort est punitive et vous fera tout recommencer à zéro comme tout bon roguelite qui se respecte, vous laissant une part de frustration et de rage de vaincre qui vous fera relancer une nouvelle partie dans la foulée pour faire mieux.

Le second mode de jeu mentionné, le mode tournoi,  apporte un certain côté “party game”. En effet ce mode jouable jusqu’à 4 joueurs en local (obligatoirement 2 joueurs minimum pour pouvoir le lancer) vous propose plusieurs activités compétitives différentes pour vous mesurer à vos amis. Tout d’abord, le classique Deathmatch où vous devrez marquer des points en éliminant vos adversaires. Dans le Skull Keeper, vous devrez ramasser un crâne en or pour attaquer les ennemis et leur faire des dégâts. Ensuite, le Drop Hearts sera une sorte de mode match à mort classique dans lequel à chaque fois que vous prenez des dégâts, un cœur tombe permettant à un adversaire de se régénérer. Enfin, le dernier sera le Hunt mode : tout le monde est équipé de lances, ce qui fait que vous devrez les récupérer à chaque lancer, vous rendant ainsi vulnérable aux attaques adverses.

Ces différents modes apportent beaucoup de fraîcheur pour le genre et représentes une addition efficace qui rajoutent de l’intérêt pour des sessions à plusieurs, d’autant plus qu’un vrai mode coopération à 2 joueurs est présent pour le mode histoire, de très bon points pour un genre de jeu qui est plutôt orienté solo.

En ce qui concerne son design, Blazing Beaks adopte un style rétro devenu monnaie courante depuis quelques années. Les couleurs sont vives et les jeux de lumières dans les environnements sombres rendent bien. Chacun des différents mondes arrive à proposer une bonne variété dans ses décors et son casting d’ennemis et la musique 16-bits qui accompagne le gameplay elle aussi est très bien taillée et s’adapte en fonction des environnements.

Conclusion
Blazing Beaks est une petite pépite cachée de l’eShop. Il n’est pas qu’un twin-stick shooter de plus dans un flot de jeux similaires. Ses mécaniques uniques consistant à récompenser la prise de risques amènent un challenge supplémentaire à un genre héritant déjà d’une difficulté corsée. En y ajoutant la possibilité de jouer en coopération, le casting de 8 personnages bien différents ainsi que la génération aléatoire à chaque partie, Blazing Beaks compte parmi ces jeux à la durée de vie potentiellement infinie sur lesquels vous pourrez relancer des parties pour de courtes ou longues sessions.
Points positifs
  • Le système d’artefacts
  • La génération aléatoire rendant la rejouabilité infinie
  • Les différents personnages ayant tous leurs particularités
  • La possibilité de jouer en coopération
  • Le mode tournoi, petite composante party game
Points négatifs
  • La difficulté qui pourrait rebuter les néophytes
  • L’aléatoire qui peut-être votre pire ennemi
7.8
Bon
Graphismes - 7
Bande-son - 6
Gameplay - 8
Rejouabilité - 10
Intérêt - 8
AntwnSan
Ecrit par
Rédacteur et testeur en manque de sommeil. Streameur a mes heures perdues Twitter/Twitch @AntwnSan

3 commentaires

  1. JulieSailing

    Je veux bien le voir en stream !!! 😀

    Répondre
  2. Orchidia01

    Petit craquage du soir ton test me l’a fait acheté ^^ merci 😉

    Répondre

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