Vera Blanc : Full Moon (Nintendo Switch) – Le test

Les visuels Novel est un type de jeu qui revient assez régulièrement sur l’eShop, aujourd’hui on va s’intéresser à un titre au scénario qui sent bon les 80’s…

Histoire au clair de pleine lune

Vera blanc est un Visual-Novel (ou roman interactif) sorti à l’origine sur smartphone, il y a… 10 ans. Le titre, à la manière d’un « livre dont vous êtes le héros », vous permet d’incarner Vera Blanc, une belle jeune femme, fille d’Emmanuel Blanc l’un des hommes les plus riches de la terre (rien que ça). Toutefois, tout n’est pas rose pour Vera et on apprend lors d’un prologue que sa mère est morte alors qu’elle était jeune et surtout qu’elle a une vilaine tumeur au cerveau inopérable… Mais quand on a un Papa très riche, on a accès à des solutions « miracles » et voilà donc notre chère Vera, guérie de sa tumeur. Toutefois, l’opération lui laissera des « séquelles », enfin plutôt des (supers) pouvoirs. En effet, suite à cela, Vera est capable de lire les pensées des gens ! Attention, pas leurs pensées les plus profondes, uniquement les pensées qu’ils ont en tête quand elle se retrouve en face d’eux… Il n’en fallait pas plus pour pousser notre riche philanthrope à mettre son don (et son argent) au service du bien. Par l’intermédiaire de son père, elle fera la rencontre qu’un détective privé, Brandon Mackey avec qui elle fera équipe pour élucider des crimes mystérieux… Leur première enquête va donc les conduire en Allemagne au cœur de la forêt-noire, où des meurtres mystérieux ont été commis et seraient l’œuvre d’un loup-garou… et nous n’en dirons pas plus sur l’histoire !

Ni tout blanc, Ni tout noir

L’histoire est, vous l’avez compris, dans un esprit film fantastique des années 80, que ce soit dans le récit, la caractérisation des personnages et aussi dans l’aspect graphique qui fait très comics des années 80/90. Au niveau du Gameplay, il est assez simple dans le sens où la plupart du temps, il vous suffira de lire… mais uniquement en Anglais et c’est l’un des premiers défauts du titre. Si vous n’êtes pas anglophone, le jeu n’aura aucun intérêt. Il faut quand même un petit niveau en anglais pour comprendre l’histoire et avancer dans le jeu. En effet, en plus de la simple histoire à choix multiples, il arrive que certains passages laissent place à des mini-jeux histoire de rendre l’ensemble plus immersif. Par exemple, quand Vera essaye de lire dans l’esprit des gens, on se retrouve sur le plateau de la roue de la fortune… Blague à part il y a une phrase composée de mots dont les lettres sont absentes. Charge à vous de retrouver la phrase en sélectionnant les bonnes lettres, mais attention, vous n’avez droit qu’à 3 erreurs. Autant dire que si vous n’avez pas des notions d’Anglais, sélectionner les lettres « au pif » sera inutile (à cause du nombre d’erreurs tolérées) et entraînera un échec systématique.

Autre cas de figure, vous êtes poursuivi par un méchant, vous enchaînerez alors des phases où il faudra mémoriser l’ordre de chiffres apparaissant à l’écran (aucun rapport avec la course), mais ça permet de varier les plaisirs et de rajouter en même temps une certaine pression dans le sens où un échec pourra conduire à votre mort. On a aussi des jeux des 6 différences et un pseudo Memory. Dans l’idée, c’est original et ça donne l’impression de faire un peu plus que lire. En plus, premier point plutôt appréciable, le jeu supporte l’utilisation de l’écran tactile ! Par contre, second point plutôt moins appréciable, l’écran du jeu n’a pas été très bien adapté à la Switch et il arrivera souvent que certaines zones tactiles soient bien trop petites. Exemple dans le cas où il faut lire les esprits. Les 26 lettres de l’alphabet sont en haut de l’écran, mais sur une zone toute petite et collées les unes aux autres. Autant dire que si vous avez les doigts trop gros vous pouvez oublier et rester à la manette. Chose étonnante, pour le jeu des 6 différences, l’écran tactile n’est pas supporté et la recherche des différences se fait à la manette (sans doute qu’il était plus compliqué de définir des zones de tactiles spécifiques). Le problème, par exemple pour le jeu du Memory, c’est que les cartes sont trop petites pour être retournées avec les doigts. Du coup, il faut utiliser la manette, mais parfois quand on retourne une paire, le curseur va se coller sur « Abandonner », ce qui entraîne un inévitable Game Over. Très frustrant, surtout quand on est sur le point de boucler le mini-jeu en question. En fait, aucun véritable travail d’adaptation n’a été fait pour cette version Switch, pour preuve, l’affichage à l’écran se fait en 4/3 (avec les bandes noires sur les côtés), c’est dommage de ne pas avoir adapté le récit et les énigmes au format 16/9 pour mieux occuper l’écran et proposer aussi des zones tactiles un peu plus grandes.

La lune est belle ce soir

Graphiquement, le titre s’en sort plutôt bien, le style de dessin collant plutôt bien à l’histoire. L’histoire est d’ailleurs assez agréable à suivre (sous réserve de comprendre l’anglais), même si elle s’avère parfois assez punitive. On a d’ailleurs eu du mal à comprendre pourquoi certains choix nous ont conduits à une mort certaine… Vous voulez aller vous coucher seule, eh ben vous vous faites attaquer et bouffer par le loup-garou… mouais… C’est là qu’il faudra également être vigilant, sous peine de devoir reprendre l’aventure depuis le début. Pensez à sauvegarder assez fréquemment ! La sauvegarde est d’ailleurs possible à tout moment (sauf en plein milieu d’une énigme), on aurait d’ailleurs apprécié qu’un bouton soit utilisé pour faire des Quicks Save. Au niveau de l’ambiance sonore, on reste dans un Visual Novel dont les personnages sont « muets », par contre il y a un effort de fait sur la musique d’ambiance dans certaines zones, mais aussi pour les bruitages, un bon point qui contribue à l’immersion. Par contre l’histoire ne s’avérera pas vraiment longue (1 à 2h max), mais il existe deux fins différentes (que vous pourrez voir en sauvegardant judicieusement si vous ne voulez pas refaire toute l’histoire depuis le début). Vous avez également la possibilité de désactiver les mini-jeux pour suivre uniquement l’histoire, ce qui pourra éviter certaines frustrations…

Conclusion
Vera Blanc : Full Moon est l’exemple type du jeu à bonnes idées, mais bénéficiant d’un portage paresseux. Aucun effort n’a été fait pour adapter le titre correctement sur Nintendo Switch. Certes, l’histoire n’est pas mauvaise, mais la réalisation souffre des problèmes de maniabilité et de tactile mal exploité, sans compter que si vous n’êtes pas anglophone, vous ne profiterez pas de l’histoire… Un effort de traduction aurait été la bienvenue, surtout pour un jeu déjà sorti il y a 10 ans…
Points positifs
  • L’histoire et son esprit film fantastique low budget des 80’s
  • Le côté comics du dessin, plutôt bien réalisé
  • Les bruitages / Sons pour l’immersion
Points négatifs
  • Entièrement en Anglais !
  • Les mini-jeux à la jouabilité non adaptée
  • Un simple portage, sans adaptation au support
  • Les morts parfois hasardeuses et imprévisibles
4.1
Décevant
Graphismes - 6.5
Sons - 6
Jouabilité - 3
Qualité du portage - 3
Durée de vie - 4
Traduction - 0
Histoire - 6
Bruce WAYNE
Ecrit par
Traducteur du langage Rasta de l'espace. Illustrateur à ses heures perdues. => https://instagram.com/djuborregan Testeur. Recherche un portail dimensionnel plus grand.

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