WRITHE (Nintendo Switch) – Le test

Les véritables exclusivités sur Switch (hors jeux Nintendo) sont relativement rares, même pour des indépendants, c’est donc avec une certaine surprise que nous avons découvert ce titre…

C’est l’histoire d’un ver qui voulait son indépendance

Comme nous l’indiquions en préambule, Writhe est un titre indépendant, mais exclusif à la Nintendo Switch ! En effet, vous ne trouverez pas ce titre sur Steam, mais uniquement sur l’eShop de Nintendo. Le jeu est donc l’œuvre d’un studio indépendant, Mission Ctrl Studios, basé en Angleterre. Il est composé de 3 personnes, Patrick Hansell et Thomas Illari ainsi que la fiancée de Thomas, Jodi. Bien que les créateurs crédités de Writhe soient Jodi et Tom, le développeur attitré est Patrick. Ils ont également pu compter sur 2 autres développeurs (Nick Pearson et Sahil Dhanju) ainsi que du duo Vich Magic et Julia Bui pour la bande-son. Voilà pour la présentation de l’équipe, passons maintenant au jeu en lui-même, qui se présente comme un « Jeu d’arcade FPS ». L’histoire est relativement simple, il s’agit d’une pseudo-uchronie se déroulant en Thaïlande dans les années 1970, une horde de vers mutants s’attaque à la population et en tant qu’exterminateur, vous devez tout faire pour repousser cette marée grouillante… Il va donc falloir dégommer à tout va !

Des vers, contre tous

Le pitch est relativement simple, même si l’univers du jeu et l’histoire des vers se veulent plus riches qu’elle n’y parait… mais pourtant… Pour faire simple au niveau du menu principal, vous avez le choix entre commencer une nouvelle partie (logique), l’accès à un classement mondial, l’accès à un musée et un menu Lore qui se débloque au fur et à mesure de vos parties pour présenter l’univers du jeu et les causes de l’invasion des vers, à cela s’ajoute les options classiques d’affichage et de son… Revenons donc au jeu principal. Une fois nouvelle partie choisie, vous aurez le choix entre trois zones : Rundown qui prend place dans les rues de Chatuchak (connue notamment pour son marché) ; Jungle qui se déroule près du temple en ruine de Khao Yai et enfin Factory dont l’action est située dans une usine mystérieuse en lien avec les vers et… puis c’est tout ! En fait point de mode Histoire, en gros vous choisissez une de ces trois zones qui se présentera sous la forme d’une arène dans laquelle vous devrez faire votre possible pour survivre le plus longtemps possible en dézinguant des vers de différentes formes (3 formes différentes en réalité).

Vers infinis et au-delà

Le titre est effectivement totalement orienté Arcade, pas de blah-blah inutile, vous êtes lâchés au milieu des rampants, vos deux armes à la main (un fusil à pompes et une mitrailleuse laser). D’ailleurs ce sera en tout et pour tout votre seul équipement pour toute la durée de votre partie. Il faudra donc vous promener dans la zone et faire au mieux pour éliminer (et aussi esquiver) les vers qui s’en prendront à vous de manière incessante.

Comme dit plus haut, il y a 3 types de vers différents, le ver classique croisement entre un embryon Alien et un ver des sables de Tremors ; Le ver explosif, similaire au premier sauf qu’il est de couleur verte et qu’il explose lorsqu’il meurt, causant des dégâts à toute forme de vie se trouvant à proximité (votre perso, comme les autres vers) et enfin, un ver « taureau », plus coriace et massif que les deux précédents, pourvu de défense et doté d’une vélocité accrue par rapport à ses prédécesseurs… Généralement une fois que l’un d’eux vous colle au train, ça commence à sentir le pâté de ver pour vous. En effet il est plus rapide que vous et prendra un malin plaisir à vous filer des coups de corne dans le dos.

La présentation des adversaires et des outils à votre disposition faite, passons au jeu en lui-même. Largué dans ces petites zones closes, il faudra donc être malin, rapide et précis pour espérer survivre le plus longtemps possible. En effet, l’objectif n’est pas de parcourir un niveau d’un point A vers un point B, ou de dégommer un certain nombre de vagues de ver. En fait, il est beaucoup plus simple que cela, il « suffit » de survivre le plus longtemps possible et honnêtement ce n’est pas une chose aisée !

Les vers s’avèrent très vite assez nombreux et lorsque les taureaux débarquent, ça devient vite compliqué. Leur résistance les rendant plus difficiles à éliminer, sachant qu’en parallèle de cela, ils sont généralement accompagnés par une petite dizaine de vers classiques grouillant à vos trousses…

Vous disposez en tout et pour tout de 5 points de vie, c’est peu, mais vous pouvez regagner des points en explosant des œufs de ver avant qu’ils n’éclosent vous permettant ainsi de gagner une boisson au jus de ver qui boostera votre santé. Honnêtement, au-delà de la minute, ça devient difficile de tenir. Il faut toujours rester en mouvement, n’essayer pas de camper, les vers sont capables de vous atteindre de partout et honnêtement ils sont relativement malins en plus d’être d’une pugnacité à toute épreuve…

Chaque fois que vous tuerez un ver, vous gagnerez des cristaux qui vous permettront par la suite de débloquer du contenu dans le menu Lore / Univers du jeu. Sachez que ces cristaux durement gagnés ne débloquent que des articles de journaux, visant à expliquer un peu plus l’histoire… et c’est tout ! Pas de nouvelles cartes à la clé ni de nouvelles armes… Du coup on est vite un peu frustré et on a l’impression de jouer à un jeu incomplet, où il ne resterait que le mode « survival ».

Vers le classement mondial

En réalité, le seul réel intérêt du jeu tient dans le leaderboard, en effet, c’est là qu’à la manière d’une borne d’arcade mondiale, vous pourrez comparer votre score (en réalité votre temps de résistance), avec les autres joueurs du monde entier. Si vous avez l’esprit de compétition ça peut avoir un intérêt, pour les autres qui cherchent une histoire et qui n’aiment pas perdre… passez votre chemin, comme dit plus haut le jeu ne vous fait pas de cadeaux et s’avère au final, assez pauvre en contenu…

C’est dommage, car l’emballage est joli. Présenté dans un Unreal Engine 4 plutôt bien maîtrisé, l’ensemble est joli et le jeu reste fluide et nerveux malgré le nombre d’ennemis à l’écran. On sent que les créateurs du jeu ont voulu rendre hommage à des FPS comme DOOM (ne serait-ce que par la tenue du personnage que l’on incarne) et le HUD à la Metroid est plutôt bien foutu.

Au niveau sonore, les bruitages sont plutôt discrets (voire même absents), toutefois la musique signée Vich Magic et Julia Bui colle bien à l’action, un rythme rapide, entêtant et entraînant qui à force pourra vous agacer, mais ça passe sur de courtes sessions (et ça tombe bien, généralement les parties sont très courtes). Vous pouvez si vous le souhaitez, jouer sans la musique, mais cela fait perdre un peu de « punch » au jeu.

Il est également possible de régler certains effets d’affichage, avec un filtre rétro donnant un aspect pixelisé vous ramenant aux années DOOM, vous pouvez également switcher avec un mode CRT (qui bave un peu), le meilleur rendu restant le mode « Moderne » (l’affichage normal en somme). Vous pouvez également choisir entre les performances ou la qualité. Sachez que, quel que soit le mode, le jeu nous a paru tout aussi fluide. Pour notre part, nous avons préféré le mode « Qualité ».

Dommage que cela ne concerne pas la qualité du contenu vraiment léger… Nous concevons que c’est pour conserver un esprit « Arcade », où il faut l’avouer, nous nous fichions un peu de l’histoire et où seul le fait de pouvoir poser nos trois initiales au sommet du tableau des high scores avait de l’importance… Mais voilà, il arrive aussi que maintenant nous en attendions un peu plus, surtout que l’univers et les qualités du jeu étaient plutôt aguichantes… Nous déplorons aussi l’absence d’un mode deux joueurs qui aurait pu apporter un côté plus funny au jeu. La chasse aux vers à deux devant certainement apporter un petit plus au jeu, malheureusement il n’en est rien !

Conclusion
Writhe ressemble d’avantage à une démo technique qu’a un jeu à part entière et c’est bien dommage… Le jeu nous aura néanmoins permis de nous intéresser au travail de Mission Ctrl Studios, dont l’autre titre à venir, Jackhammer (un genre de ballon prisonnier avec des robots) s’annonce plus complet… Concernant Writhe cependant, nous ne pouvons pas vous recommander de « payer pour une démo », sauf si vous aimez vraiment comparer vos scores au niveau mondial…
Points positifs
  • L’univers du jeu présenté
  • L’esprit jeu d’arcade
  • Le classement mondial
  • L’IA plutôt bien foutue…
Points négatifs
  • … mais parfois vraiment agressive
  • L’impression de jouer à une démo !
  • L’absence de mode histoire
  • L’absence d’un mode multi
  • Trop peu de contenu et de maps
  • Manque d’armes différentes
4.6
Décevant
Graphismes - 7
Plaisir de jeu - 7
Contenu - 2
Bruitages - 2.5
Ecrit par
Traducteur du langage Rasta de l'espace. Illustrateur à ses heures perdues. => https://instagram.com/djuborregan Testeur. Recherche un portail dimensionnel plus grand.

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