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Duck Side of the Moon (Nintendo Switch) – Le test

LarryL par LarryL
20 mai 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 8 mins
0
Duck Side of the Moon
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Duck Side of the Moon, c’est le curieux mélange entre The Dark Side of the Moon, album iconique de Pink Floyd qui a propulsé le rock progressif à l’époque niche sur le devant de la scène, et les canards, animal fétiche pour de nombreuses personnes et effigie de nombreux titres comme Duck Detective, What The Duck ou DUCK: Dangerous Ultimate Cartridge Kidnapper. Duck Side of the Moon est le premier jeu des Néerlandais de Starbrew Games. Que nous donne cette aventure, disponible sur l’eShop depuis le 7 mai 2026 au prix de vingt euros ?

Avant de commencer le test, nous tenons à préciser que le jeu ne propose aucune traduction française. Un niveau bon en anglais est nécessaire pour jouer à Duck Side of the Moon.

Les cochons canards dans l’espace

Duck Side of the MoonPour les amoureux de Pink Floyd ou de canards, nous préférons refroidir d’emblée vos ardeurs : ne vous fiez pas au titre du jeu. Car même si le jeu de mots est amusant, cette aventure ne rassasiera pas votre faim de canard ou de musiques atmosphériques.

Duck Side of the Moon reprend un pitch déjà vu et revu de nombreux jeux vidéo. Nous incarnons un canard astronaute, qui, la faute à une négligence, s’écrase sur une planète inconnue. Nous allons devoir reconstruire notre vaisseau tout en sympathisant avec les autochtones.

Duck Side of the Moon est un jeu d’aventure au gameplay très classique : nous nous déplaçons sur la carte en discutant aux quelques PNJs qui vont nous donner des quêtes. Ces dernières vont nous permettre de réparer notre vaisseau ainsi que nos outils.

Notre canard se déplace en flottant dans les airs et possède deux outils : d’un côté, nous avons un laser pour casser les rochers (et collecter des ressources), et de l’autre, un pistolet-aimant capable de déplacer les objets. En récupérant les minerais qui traînent sur la carte, nous pourrons améliorer nos outils qui nous permettront de récupérer de nouveaux minerais, etc.

Les quêtes données par les habitants de l’île sont à la fois classiques et variées : nous allons devoir récolter des ressources, jouer à divers mini-jeux et utiliser nos deux outils à notre disposition pour, par exemple, éteindre un incendie ou détruire des déchets.

Réaliser des quêtes nous permet d’avoir de nouveaux plans (pour améliorer nos outils), mais aussi d’avoir des vis. La vis est la ressource principale du jeu : c’est grâce à elle que nous pouvons améliorer notre vaisseau, et donc, avancer dans le récit. Certaines quêtes sont obligatoires, d’autres sont facultatives, mais nous comprenons vite que pour progresser, il faut réaliser quasiment toutes les quêtes de la planète.

L’histoire est assez anecdotique, mais nous allons en apprendre un peu plus sur les géodes vivantes qui résident sur l’île et leurs coutumes, tout en suivant Billy, un inventeur qui a le don pour faire exploser involontairement toutes ses créations.

Duck Side of the Moon est un jeu aux bonnes idées, sympathique par moments, mais il est globalement une déception. Dans les points positifs, certains mini-jeux sont amusants, et nous avons par exemple adoré la quête où nous devons réaliser notre propre musique pour les habitants de la ville ou encore l’enquête policière. Certains passages nous font sourire et démontrent le potentiel à venir pour le studio néerlandais.

Un jeu moyen et peu original malgré quelques bons passages

Malheureusement, l’aventure peine à décoller et donne, manette en main, la sensation d’un prologue inabouti. Le décor est grand… mais il est vide. Le nombre de quêtes par zone se compte sur les doigts de la main (3 à 4 à chaque fois), et les activités ne varient pas assez pour prendre du plaisir sur l’aventure.

Nous allons à droite pour déplacer des rails, nous allons à gauche pour tirer sur des déchets, et les possibilités du titre s’avèrent très limitées. Nous sentons l’intention, mais le titre reste en surface et n’exploite pas son potentiel.

Nous avons un canard, mais le choix du personnage ne change absolument rien. Certes nous cancanons avec fierté (comme dans la plupart des jeux sur les canards), mais l’animal choisi n’apporte absolument aucune spécificité pour le gameplay. Hormis le fait que nous planons, l’espace n’est pas non plus exploité, et nous répétons des quêtes finalement assez classiques pour un jeu d’aventure.

Duck Side of the Moon est aussi très facile, peut-être trop, ce qui atténue grandement la force de certaines quêtes. Par exemple, lors de la mini-enquête, il suffit de parler aux gens pour que l’affaire se résolve sans notre intervention. D’autres quêtes se terminent sans qu’on ait le temps de s’amuser dessus, comme celle où il faut reconstruire la voie ferrée, qui se termine très, très rapidement.

Généralement, le contenu n’est pas à la hauteur de l’ambition : Duck Side of the Moon se termine au bout de deux heures et nous laisse avec une sensation d’inachevé peu agréable. Pour vingt euros, le contenu comme la qualité de celui-ci n’est clairement pas à la hauteur.

La prise en main n’est pas très bonne, et quelques bugs et options de confort manquantes viennent ternir le tableau. Nous avons été bloqués pendant de longues minutes parce que le résumé des quêtes est parfois obscur et il est impossible de reparler à un PNJ pour récupérer l’information manquante.

Finalement, Duck Side of the Moon n’est pas une catastrophe, loin de là, il a des qualités, mais il n’est pas assez créatif, pas assez drôle, pas assez beau ou touchant pour s’imposer dans l’univers impitoyable du jeu indépendant. Le jeu n’est qu’en anglais. Un niveau bon dans la langue de Shakespeare est nécessaire pour comprendre l’histoire et les quêtes.

Les graphismes sont quelconques : si sur PC la patte graphique peut s’en tirer convenablement, le portage sur Nintendo Switch rend le travail des développeurs de façon neutre. Les textures piquent un peu les yeux mais le résultat reste convenable. Nous ne sommes ni subjugués, ni choqués par le résultat.

La bande-son offre la même sensation : certaines pistes musicales sont intéressantes, mais elles s’oublient et ne marquent pas les esprits. Même le cancanement manque de « quack » et finit par nous ennuyer.

Nous vous joignons une vidéo de nos trente premières minutes sur le jeu, afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

Conclusion

5.3 /10

Nous sentons l’envie dans Duck Side of the Moon… Mais malheureusement, nous avons un jeu d’aventure trop court, à la prise en main pas très agréable, à l’humour pas assez exploité et au gameplay finalement très classique qui nous laisse sur un sentiment d’inachevé au moment du générique de fin. Pour vingt euros, difficile de vous recommander cette expérience moyenne qui ne dure que deux – trois heures.

LES PLUS

  • Des canards !
  • Quelques quêtes très amusantes
  • Accessible
  • Pas un mauvais jeu…

LES MOINS

  • … Mais pas un bon jeu non plus
  • Aucune traduction française
  • Un gameplay vu et revu
  • Un potentiel humoristique pas exploité
  • Des graphismes neutres sur Switch
  • Une maniabilité pas idéale
  • Vingt euros pour deux heures pas très fun
  • Une sensation de prologue inachevé

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Contenu / Prix 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0

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5.3
Duck Side of the Moon
Date de sortie : 07/05/2026
eShop

Note finale

5.3
  • Gameplay 0
  • Contenu / Prix 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0

LES PLUS

  • Des canards !
  • Quelques quêtes très amusantes
  • Accessible
  • Pas un mauvais jeu…

LES MOINS

  • … Mais pas un bon jeu non plus
  • Aucune traduction française
  • Un gameplay vu et revu
  • Un potentiel humoristique pas exploité
  • Des graphismes neutres sur Switch
  • Une maniabilité pas idéale
  • Vingt euros pour deux heures pas très fun
  • Une sensation de prologue inachevé

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