Annoncé au départ seulement au Japon, sorti en catimini en janvier, Disgaea Mayhem décide finalement de pointer le bout de son petit nez chez nous. Spin-off et changement radical de gameplay, on oublie le tactical RPG et on dit bonjour à l’action RPG ! Est-ce que le virage est concluant ? On vous propose de préparer votre plus belle cuillère pour manger du flan, c’est parti pour Disgaea Mayhem (Kyouran Makaism).
L’histoire, c’est du flan
Nous incarnons N/A, un mercenaire qui se fait engager par la Princesse du Sous-monde Suprême, Tichelle, fille de Malgraf, qui a réussi à le transformer en paradis du flan. Mais catastrophe, le Flan primordial a été volé par les « Six Pourfendeurs » qui se sont divisés le flan. Notre mercenaire va alors accepter la requête et partir à la recherche des six flans qui composent le Flan primordial.
L’histoire est donc loufoque comme à son habitude avec la licence, on retrouve des ennemis connus, comme les Prinny, les Mites, les Champignons, les Chalanguis ou encore les Succubes. Il n’y a pas tellement de têtes connues contrairement à ce qu’indique la page eShop du jeu, on est loin des habituels caméos en tout genre de la licence.
Le gameplay, c’est du flan
Si vous connaissez Disgaea, vous ne serez pas tellement perdu. On retrouve les armes habituelles du jeu, qui se comptent au nombre de sept : l’épée, la hache, la lance, le pistolet, l’arc, le poing et le sceptre. Elles vont avoir une portée et des attaques différentes, mais clairement là aussi on nous promet une action frénétique, il faut le dire rapidement. Nous avons un combo de trois ou quatre coups simples, pas de combinaisons avec l’attaque puissante, qui elle est juste une attaque qui touche souvent une plus grande zone, mais qui est souvent peu intéressante, car plus lente. Vous pouvez aussi la charger pour être plus fort, mais le chargement est plutôt long et nous n’avons pas ce temps à perdre.
Donc en dehors de ce gameplay de base extrêmement pauvre, nous avons les attaques spéciales : liées à l’arme choisie et au modèle d’arme, vous allez avoir entre une et quatre techniques, qui vont ensuite se recharger avec le temps.
Présent depuis quelque temps maintenant, nous allons aussi pouvoir magimorpher un monstre. Monstre qui nous accompagne, mais dont l’IA est catastrophique. Vous pouvez en emmener un avec vous à chaque fois, le nombre de monstres est très limité… seulement 16 sont disponibles et représentent les monstres que vous allez pouvoir affronter dans le jeu. Il y a certes trois variantes pour chacun, qui seront à chaque fois plus puissantes de base, mais franchement ce n’est quand même pas assez pour une licence qui a autant de personnages à disposition, mais passons.
La durée de vie, c’est du flan
Bon, on résume : une histoire pas incroyable, un gameplay plutôt mauvais, il nous reste quoi ? La durée de vie ? Bon, crevons l’abcès tout de suite, il faut 4 h environ pour boucler le jeu, si vous farmez un peu on peut monter à 5 h. Pour un jeu vendu 60 €, on est plutôt proche du scandale. Alors certes, comme tout Disgaea on nous pousse à aller chercher le fameux level 9999, qui peut être repoussé à chaque fois avec la réincarnation. Mais honnêtement, farmer n’est pas très agréable.
Les niveaux du jeu sont découpés sous forme de chapitres, chaque chapitre est composé de la même manière : trois premières missions qui auront un sous-fifre comme adversaire de fin, suivies d’une dernière mission qui vous fait affronter l’un des « Six Pourfendeurs ». Il faut donc compter huit chapitres pour l’histoire + un épilogue. C’est court, très court, sachant qu’un niveau fait en moyenne trois ou quatre minutes. Il y a presque plus de blabla à la fin et au début de chaque chapitre que la durée du chapitre lui-même…
Il y a certes le monde des objets, qui permet dans des micro-arènes de battre des ennemis par vagues de 70-80 adversaires, mais qui viennent comme dans tout le jeu 15 par 15 environ. On est très loin de la « horde de monstres » à affronter, annoncée par NIS America. Le monde des persos permet d’augmenter aussi N/A, un jeu de plateau qui n’est qu’une ligne droite avec parfois la possibilité de choisir entre deux chemins qui se rejoignent après quatre ou cinq cases.
Graphiquement le jeu est une catastrophe, il y a très peu de zones différentes, elles sont modélisées comme un jeu sur PSP, il y a beaucoup d’aliasing, des textures qui scintillent, le jeu est pire en docké qu’en portable. Parfois le personnage devient flou. Les animations sont plutôt laides dans la globalité. Alors en revanche ça ne lague pas, mais pas difficile quand il y a 15 ennemis qui se battent en duel. Nous avons un hub central qui est vide et sans vie.
Conclusion
Disgaea Mayhem (Kyouran Makaism) est une énorme déception, et pourtant on n’en attendait vraiment pas grand-chose. Nous n'arrivons toujours pas à savoir si c'est une blague de mauvais goût, le travail d'un stagiaire qui finit par sortir, ou juste l'intention de nous soutirer de l'argent sous prétexte que ce soit marqué Disgaea. Vendu à 60 € pour 5-6h de durée de vie, il est impossible pour nous de ne pas vous dire de fuir. Quand on rajoute par-dessus ça que le jeu est plutôt laid, que le gameplay est d'un autre temps... Nous sommes sur un jeu qui aurait été passable à l'époque de la PSP, mais sur Switch et encore pire sur Switch 2, c'est indécent de sortir quelque chose du genre.
LES PLUS
- L'humour de Disgaea
- L'artwork de la jaquette est cool
LES MOINS
- Mais même l'humour n'est pas au niveau de ce qu'on a l'habitude d"avoir
- C'est laid
- C'est court
- C'est beaucoup trop cher
- Le gameplay est mauvais
- L'impression d'avoir perdu son temps à y jouer...








