dimanche 11 octobre 2026
Nintendo-Town.fr
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
Nintendo-Town.fr

Turnip Mountain (Nintendo Switch) – Le test

Ash par Ash
23 août 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 11 mins
0
Turnip Mountain
Partager sur Facebook

Vous souvenez-vous de Donkey Kong: King of Swing ? Développé en solo par Luke Sanderson et édité par JanduSoft, Turnip Mountain s’inscrit dans cette lignée de titres d’escalade exigeants fondés sur la physique. Inspiré par l’esprit et la rigueur des grands classiques des jeux de plateforme, le titre nous propose une ascension atypique. Derrière son idée décalée et son protagoniste légumineux, nous voici face à une proposition singulière et exigeante qui saura mettre vos nerfs et vos réflexes à rude épreuve. Ce Turnip Mountain sera-t-il une bonne pioche ou un navet de compète ?

La tête dans les étoiles et les pieds dans la terre

Turnip Mountain À proprement parler, Turnip Mountain n’a pas vraiment d’histoire, juste un vague prétexte pour vous conduire tout droit au gameplay. Nous incarnons un petit navet menant une existence paisible au sommet d’une montagne. Chaque soir, notre légume contemple un ciel étoilé pour admirer son astre préféré.

Malheureusement, une secousse sismique vient bouleverser sa routine et le fait littéralement chuter, encore et encore, de son beau panorama. Bien décidé à retrouver sa jolie vue ainsi que son étoile favorite, notre héros doté d’une ambition démesurée se découvre alors deux immenses bras musclés, vêtus de gants blancs rappelant à la fois les dessins animés des Looney Toons et un certain plombier à moustache.

Sans dialogue ni cinématique superflue, le scénario sert donc de simple prétexte à l’ascension. Cette absence d’univers étendu ou de narration s’inscrit parfaitement dans la philosophie du titre, allant à l’essentiel pour se concentrer sur l’expérience de jeu pure. Malgré tout, le jeu est traduit en plusieurs langues, dont le français, ce qui est surprenant compte tenu de la faible présence de textes à l’écran, mais toujours appréciable.

Un navet au sommet de sa forme ?

Tout l’intérêt de Turnip Mountain repose sur son gameplay et notamment son système de commandes indépendantes. Chaque bras du navet est contrôlé séparément par l’un des sticks analogiques, tandis que les boutons de tranche, gâchettes L/R ou ZL/ZR,  permettent d’agripper les surfaces.

Le mode de déplacement de notre navet fait beaucoup penser à un mécanisme d’automate,  pour progresser le long d’une paroi, il faut alterner les prises, s’agripper au plus loin, se balancer, croiser les membres et faire passer le corps de l’autre côté, en poussant le stick dans le sens inverse.

La physique du titre joue un rôle primordial, se suspendre et éviter la chute est une chose, mais il est également possible d’emmagasiner de l’élan pour se balancer, voire se propulser au-dessus des gouffres ou franchir des cascades. Pour le reste des mouvements, le jeu introduit la possibilité de rétracter nos bras en pressant la touche A, afin de se mettre en boule (ou plutôt en légume) pour rouler au sol ou effectuer des rebonds sur des éléments du décor.

L’ascension ne sera pas de tout repos dans Turnip Mountain, car il faudra traverser neuf niveaux particulièrement inventifs et retors. Le titre se renouvelle continuellement dans ses situations et ses intéractions, tout en mariant intelligemment l’environnement avec ses mécaniques de gameplay.

Vous devrez par exemple, affronter une multitude d’obstacles, comme des piques, des zones glissantes, des parois rocheuses enneigées nécessitant d’utiliser des bombes pour créer des prises, des engrenages mobiles, et des cascades qui vous poussent rapidement vers le bas. Vous devrez également utiliser des projecteurs et ainsi révéler des surfaces agrippables uniquement lorsqu’elles sont éclairées.

Certaines sections imposent quelques variations, comme celle de grimper à une seule main tout en transportant des objets avec l’autre, ou des phases de pilotage de bateaux à roue, avec des leviers, ou de nage à toute vitesse, dans les courants.

Turnip Mountain, c’est le titre parfait pour exploiter l’adage : “facile à apprendre, difficile à maîtriser”. Les contrôles demandent un véritable temps d’adaptation et peuvent s’avérer physiquement exigeants sur de longues sessions, vous laissant les pouces et les poignets meurtris de crampes. De plus, la courbe de difficulté prend un virage important dès le troisième niveau, où le timing devient crucial face à des pièges mobiles et des pics acérés.

Sur Nintendo Switch, si le jeu reste jouable en mode portable avec les Joy-Con, le confort et la précision d’une Manette Pro en mode TV sont vivement recommandés pour négocier les sauts les plus millimétrés. Mais soyons clairs, nous ressentons que le titre a avant tout été réalisé en pensant au PC, et à la double souris, bien plus ergonomique et intuitif.

A la manette, nous regretterons quelques imprécisions régulières dans la trajectoire des sauts ou la détection des prises lors des chutes rapides. Et malheureusement, nous attendions une feature en particulier, la détection de mouvement ou l’utilisation des Joy-cons 2 sur la Switch 2, pour simuler le mode double souris. Mais il n’en est rien, le titre opte donc pour un mode plus difficile et exigeant pour les possesseurs de consoles.

Rétro, monochrome et rythmé

Turnip Mountain Visuellement, Turnip Mountain adopte une direction artistique minimaliste inspirée de la GameBoy mais en noir et blanc, et avec quelques passages en couleurs, en fonction des environnements ou bonus à récolter. En dehors des chutes ou des passages dans les rapides, le titre reste très lisible et fluide, ce qui est essentiel pour anticiper les trajectoires et repérer les prises d’escalade.

Les animations du navet et de ses bras surdimensionnés sont exemplaires et deviennent grisantes à regarder lorsque vous maîtrisez parfaitement le gameplay et que vous effectuez une ascension à un rythme soutenu sans vous tromper dans vos mouvements.

Les environnements, quant à eux, sont dans leur plus simple appareil. Avec juste ce qu’il faut pour attirer l’œil et inciter à poursuivre l’escalade, nous avons un rendu simple et efficace. Encore une fois l’inspiration vient de la 8 bit, l’ambition n’est donc pas de de fournir des décors foisonnant de détails. Toutefois nous remarquons un effet de profondeur, léger et agréable, qui ne prend jamais le pas sur le premier plan ou ce que vous devez regarder. Aussi, nous retrouvons quelques animations ça et là dans le décor, des flocons de neige, des lucioles ou animaux qui se baladent parfois à l’écran.

L’ambiance sonore, composée par Isabelle Chiming, est l’un des grands points forts de l’aventure. Elle explore avec une grande inspiration les sonorités chiptune, typiques de la GameBoy, pour un rendu dynamique et entraînant. Les musiques permettent d’atténuer la frustration liée aux échecs répétitifs et accompagnent parfaitement l’ambiance rétro de l’ensemble.

Le navet qui a du piment !

Côté contenu, bien que Turnip Mountain ne compte que neufs niveaux de taille modeste, sa difficulté se charge de prolonger l’expérience. Pour un joueur standard, avec des réflexes moyens ou une ambition d’aventure chill, le titre réclamera environ 5 ou 6 heures de jeu avec de nombreuses tentatives avant d’atteindre le sommet. Pour un joueur aguerri, expert en plateformes et défis, ce n’est qu’une poignée d’heures qu’il faudra pour compléter l’expérience.

Durant le périple, des objets à collectionner jalonnent votre route, des pièces permettant de débloquer des chapeaux cosmétiques dans la boutique, et des pinceaux de couleur, cachés dans des sections bonus plus exigeantes techniquement, permettent de débloquer de nouvelles palettes chromatiques modifiables à la volée.

À noter, qu’un mode coopératif en local permet à deux joueurs de contrôler chacun un bras sur la même console, promettant des sessions particulièrement chaotiques. Nous avons testé ce mode de jeu, et clairement nous vous déconseillons de le proposer à quelqu’un que vous appréciez, sous peine de voir vos relations se dégrader instantanément ! Imaginez deux personnes dans un canoë qui rament à contre sens, voilà à quoi peut ressembler l’expérience en duo sur ce jeu. Il faut une rigueur presque militaire et un des deux joueurs qui va prendre la direction des opérations, pour rendre cela probant.

Mais le titre a de la ressource, et pourrait bien s’adresser, en particulier, à un tout autre type de public, plus restreint, mais aussi plus spectaculaire. Et si ce Turnip Mountain était en fait destiné aux speedrunners ? Le jeu regorge de raccourcis ou d’itinéraires alternatifs, et son gameplay, aussi exigeant soit-il, permet de se propulser à la force des bras, de prise en prise, au travers des pièges de cette ascension. Prendre un raccourci plus difficile dans l’exécution des commandes ? Ou alors perdre quelques secondes supplémentaires mais s’assurer un passage serein ?

Ces questions ne se posent pas tellement lorsqu’on parcourt le jeu la première fois, en pleine découverte des niveaux, à amasser les collectibles. Mais alors pourquoi notre cerveau semble vouloir emprunter ces raccourcis coûte que coûte, et réussir une manipulation complexe…La réponse est simple : le challenge et la satisfaction personnelle de l’accomplissement. Et c’est finalement ça, Turnip Mountain.

La présence d’un minuteur par niveau et d’un chrono global vient d’ailleurs confirmer cela, et incite constamment à repenser ses trajets pour optimiser le timer. Mais curieusement, nous constatons l’absence de classements en ligne pour comparer ses temps de speedrun avec le reste de la communauté, ce qui est vraiment dommage et donnerait d’autant plus cette envie de perfectionnement et la quête du dépassement de soi.

Turnip Mountain est disponible depuis le 30 juillet 2026 sur l’eShop au prix de 10.49 euros, en français.

Conclusion

6.7 /10

Turnip Mountain est une excellente surprise dans la catégorie des jeux de plateforme axés sur la physique. Sous un aspect visuel simple, orienté 8 bit, le titre de Luke Sanderson cache un level design inventif et un système de commandes exigeant qui procure un vrai sentiment d'accomplissement une fois maîtrisé. Le tout est superbement accompagné d’une bande-son remarquable, signée Isabelle Chiming, une habituée du rétro. Malgré des pics de difficulté qui pourront décourager certains joueurs et des imprécisions de commandes à la manette par moments, l'aventure vaut largement le détour pour quiconque apprécie les défis corsés et les mécaniques originales. Nul doute que ce titre pourrait faire parler de lui dans la communauté speedrun.

LES PLUS

  • Une maniabilité originale et gratifiante une fois maîtrisée...
  • Level design inventif qui renouvelle constamment ses mécaniques.
  • Une direction artistique rétro très lisible.
  • Des palettes de couleurs déblocables.
  • On peut customiser notre navet avec des chapeaux rigolos.
  • Une bande-son chiptune remarquable.
  • Un mode coopératif local qui peut être drôle et chaotique...

LES MOINS

  • ...Mais exigeante pour les mains lors de longues sessions, surtout en mode portable.
  • ...Mais qui peut être un désastre complet selon les types de joueurs.
  • Forte hausse de la difficulté dès le troisième niveau.
  • Quelques imprécisions de physique et de trajectoire sur certains sauts.
  • Pas de reconnaissance de mouvement sur Switch.
  • Pas de mode souris sur Switch 2.
  • Absence de classement en ligne pour vos chronos.
  • Trés trés court quand le gameplay est maitrisé.

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Gameplay 0
  • Accessibilité 0
  • Bande-son 0
  • Contrôles 0
  • Durée de vie 0

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6.7
Turnip Mountain
Date de sortie : 30/07/2026
eShop

Note finale

6.7
  • Graphismes 0
  • Gameplay 0
  • Accessibilité 0
  • Bande-son 0
  • Contrôles 0
  • Durée de vie 0

LES PLUS

  • Une maniabilité originale et gratifiante une fois maîtrisée...
  • Level design inventif qui renouvelle constamment ses mécaniques.
  • Une direction artistique rétro très lisible.
  • Des palettes de couleurs déblocables.
  • On peut customiser notre navet avec des chapeaux rigolos.
  • Une bande-son chiptune remarquable.
  • Un mode coopératif local qui peut être drôle et chaotique...

LES MOINS

  • ...Mais exigeante pour les mains lors de longues sessions, surtout en mode portable.
  • ...Mais qui peut être un désastre complet selon les types de joueurs.
  • Forte hausse de la difficulté dès le troisième niveau.
  • Quelques imprécisions de physique et de trajectoire sur certains sauts.
  • Pas de reconnaissance de mouvement sur Switch.
  • Pas de mode souris sur Switch 2.
  • Absence de classement en ligne pour vos chronos.
  • Trés trés court quand le gameplay est maitrisé.

Derniers tests

TR-49

TR-49 (Nintendo Switch) – Le test

Rollick N’ Roll (Nintendo Switch) – Le test

The Legend of Heroes: Trails from Zero (Nintendo Switch) – Le test

The Legend of Heroes: Trails from Zero (Nintendo Switch 2) – Le test

Moros Protocol

Moros Protocol (Nintendo Switch 2) – Le test

Hack ‘n’ Stack

Hack ‘n’ Stack (Nintendo Switch) – Le test

Venez sur notre Discord


Soutenez Nintendo-Town sur Tipeee
Nintendo-Town.fr

© 2023 Nintendo-Town

Naviguer sur le site

  • L’équipe
  • Contact
  • Politique de confidentialité

Nous suivre

No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des sorties
  • Anciennes sorties
  • Jeux

© 2023 Nintendo-Town