Blue Fire (Nintendo Switch) – Le test

Blue Fire est le premier jeu du studio argentin Robi Studios fondé en 2018 qui est seulement composé d’une petite dizaine de personnes. C’est donc, trois ans après la création du studio que Blue Fire arrive sur PC et Nintendo Switch. Le jeu est inspiré de plusieurs grands titres du jeu vidéo tels que Zelda, Dark Souls ou encore Hollow Knight. Voyons un peu ce que donne ce mélange de genre !

Un scénario qui a fait ses preuves dans un univers bien sombre

Vous incarnez un petit personnage encapuchonné qui semble être le résultat d’une multitude d’essais scientifiques. Notre petit héros est mignon avec son petit capuchon (dont vous pourrez par la suite changer de couleur), mais il est surtout très dynamique. En effet, il saute, dash et enchaine les mouvements d’attaque à l’épée, ce qui lui donne des allures de mini ninja. À peine sorti de votre « tube à essai » vous découvrirez un univers sombre qui rappelle celui d’Hollow Knight. Ce monde semble ronger par un miasme noir et rouge : bienvenue au royaume de Penumbra.

Penumbra est un royaume rongé par la « corruption » dont vous êtes apparemment le seul à posséder le pouvoir nécessaire pour le délivrer. Pour se faire, vous devrez délivrer les temples de plusieurs dieux afin d’obtenir des pouvoirs supplémentaires qui vous permettront de sauver le monde. Un scénario basique, mais c’est par ses décors que le jeu nous a séduits au départ.

En effet, le jeu nous a marqués par son côté aérien et pour cause, vous évoluez tel un ninja dans un château qui flotte au-dessus de la terre. La vue depuis celui-ci est mélancolique, très jolie et c’est d’ailleurs le cas de tous les biomes que vous traverserez dans le jeu : château, forêt, cimetière gelé ou lave en fusion… Chaque biome vous plonge dans sa thématique en vous offrant des décors agréables à regarder, mais taciturne par le manque de vie. En effet, seuls les monstres et quelques rares pnj amicaux peuplent chaque zone du jeu renforçant la sensation de solitude de notre petit héros.

On remarque également que les graphismes sont fortement inspirés d’un héros portant lui aussi un capuchon ou plutôt un bonnet vert… En effet, certains lieux ressemblent par endroits à un Zelda Ocarina of Time en plus joli. Cette comparaison est d’autant plus flagrante dans le premier temple du jeu qui est une forêt.

Les graphismes sont assez jolis et travaillés donnant au jeu un univers agréable à parcourir même si on a déjà vu mieux… Mais pour un premier jeu indépendant provenant d’un petit studio de 10 personnes, ce n’est pas mal du tout. Un mode photo est d’ailleurs intégré au jeu pour que vous puissiez immortaliser des scènes tout en les personnalisant : une multitude de filtre/zoom et cadrage sont à votre disposition. Un petit gadget rafraîchissant qui offrira une pause bien méritée au joueur tant le jeu est exigeant !

Blue Fire : un jeu très exigeant !

Blue Fire est un jeu exigeant dans lequel nous mourrons souvent soit par son côté plateforme qui ne pardonne aucune chute ou par les monstres qui sont assez costaux. N’y verrions-nous pas ici un petit côté Dark Souls ?

Le côté plateforme est présent dans chaque partie du jeu ! Il se décompose en 3 parties plus ou moins distinctes :

  • La phase principale d’exploration du royaume de Penumbra
  • Les temples qui vous permettent de faire avancer l’histoire
  • Et les défis du vide qui, une fois réussi, vous offre un cœur de vie supplémentaire.

La phase de progression dans le royaume de Penumbra est celle où vous passerez le plus de temps. Vous y trouverez une multitude de zones à explorer composées de plateformes accessibles, mais qui vous demanderont pas mal de concentration et de dextérité. En effet, la maîtrise des différents sauts est primordiale, car Penumbra est loin d’être un royaume accueillant : égout empoisonné, jardin surplombant le vide, sol de château partiellement effondré… Vous devrez donc faire pas mal d’acrobatie pour atteindre chaque zone. Certaines ne seront pas accessibles dès le début du jeu : vous aurez besoin de pouvoirs supplémentaires que vous débloquerez en cours de jeu, comme le double saut ou l’attaque tournante. Cette particularité vous obligera à faire des allers-retours d’une zone à l’autre afin de ne rien oublier derrière vous et d’obtenir les items/pouvoirs nécessaires à votre progression.

Chaque déplacement mettra à l’épreuve votre habileté pour traverser les plateformes plus ou moins faciles d’accès qui vous sépare du point de sauvegarde suivant. Chaque grande zone possède une statue qui vous permettra d’attribuer des compétences à votre héros, d’augmenter son mana et de sauvegarder votre progression et de l’utiliser comme point de retour après une mort malencontreuse. Le jeu dispose également d’une sauvegarde automatique qui conservera les éléments importants de votre progression en cas de mort comme l’obtention d’une compétence. En revanche, vous réapparaîtrez à la dernière statue avec laquelle vous avez interagi.

Ces sauvegardes automatiques sont essentielles, car même en parcourant simplement les différentes zones, vous pourrez mourir assez facilement si vous n’êtes pas concentré : nous pensons particulièrement à la zone des égouts pendant laquelle vous devrez marcher et sauter de tuyau en tuyau afin de passer à la zone suivante. Chaque zone sauf la première sera extrêmement punitive vu que le moindre faux pas vous fera tomber dans le vide, de l’eau ou de la lave, etc. provoquant la mort de votre petit personnage. De plus, les zones se complexifieront au fur et à mesure de votre progression vous demandant de marcher sur les murs, de faire des doubles sauts… Le côté parcours / plateforme du jeu est très présent, et ce, dans tous les biomes du jeu.

Pour chaque mort, vous perdrez tout « l’argent » que vous possédiez. Le seul moyen de le récupérer étant de retourner à l’endroit de votre mort pour retrouver votre fantôme et ainsi récupérer vos items. Cette difficulté et le fait de devoir retourner sur le lieu de votre décès pour retrouver votre fantôme ne sont pas sans rappeler les Dark Souls.

Le gameplay inspiré des plus grand !

Outre les phases de parcours, vous trouverez également des temples qui représentent des petits donjons que vous devrez terminer afin d’avancer dans l’histoire et d’accéder à la zone suivante. Chaque temple vous mettra au défi, soit par son parcours de plateforme, par les monstres et boss qu’il abrite ou encore par ces petites énigmes.

Vous trouverez aussi des carrés du vide, une sorte de petit cube noir et blanc qui vous ouvrira la porte vers la dimension du vide. Chaque cube vous mettra à l’épreuve via un parcours, dont la difficulté varie, d’une à cinq étoiles. Les parcours sont à chaque fois composés de plateformes flottant dans un univers blanc. Pour le réussir, vous devrez faire preuve d’agilité en sautant et grimpant de plateforme en plateforme. Chaque chute vous ramènera au début du niveau ! Ce sont des passages frustrants qui mettent les nerfs du joueur à l’épreuve, mais vraiment gratifiant quand on les réussit. On note que la caméra est fluide et très bien paramétrée. Elle ne gêne en rien notre progression dans le jeu : c’est vraiment agréable, mais du coup, quand nous mourrons, nous ne pouvons en vouloir qu’à nous-mêmes… Chaque défi validé offre un cœur supplémentaire à votre personnage qui devient donc un peu plus résistant et croyez-nous, un cœur de plus peut souvent vous sauver la vie !

Le côté combat est tout aussi dynamique que le côté plateforme du jeu. En effet, plusieurs mouvements utilisés dans les phases de parcours, comme le dash ou le double saut, sont réutilisés dans les combats en guise d’esquive. Un système de ciblage/visée nous permet de toujours garder notre adversaire en vue et de ne louper presque aucune de nos attaques. Un système plaisant qui nous rappelle beaucoup le système des Zelda 3D, mais ici les esquives sont à privilégier. Notre petit personnage n’ayant pas vraiment d’armure, certains monstres sont capables de vous tuer en 2 coups et ceux dès le début du jeu. Heureusement, ils sont assez lents comparés à notre héros, qui grâce à ses capacités de ninja, esquivera facilement la plupart d’attaque en sautant et tournant autour de son adversaire.

Votre personnage possède, tout de même, un bouclier magique qui le rend momentanément invincible, mais c’est tout ce dont il dispose pour se protéger. À noter que ce bouclier n’est disponible que s’il vous reste du mana et qu’il ne vous empêche pas d’être propulsé en arrière par une attaque ennemie risquant de vous faire tomber de la plateforme sur laquelle vous vous trouvez.

On note là aussi, durant les phases de combat, une très bonne gestion de la caméra. On est très rarement gêné par les décors et si c’est le cas, la caméra change d’angle rapidement et de manière fluide pour ne pas nous pénaliser devant nos adversaires.

Le gameplay de Blue Fire est vraiment irréprochable que ce soit en mode plateforme ou en mode combat et a su tirer parti des bonnes idées déjà utilisées par de grandes licences. La maniabilité est top, mais si vous mourez, n’oubliez pas, c’est de votre faute ! (Nous avons arrêté de compter le nombre de fois où nous sommes morts pendant ce test).

L’ambiance générale !

Penumbra est un royaume sombre et mélancolique qui est dévoré par la corruption. Les origines de notre petit héros semblent tout aussi sombres que le reste. Ces deux éléments poussent le joueur à explorer cet univers peu accueillant, mais pourtant joli et mystérieux pour en comprendre l’histoire. Au fil de votre progression, lorsque vous rencontrerez les rares PNJ, ceux-ci vous dévoileront une partie de l’histoire de ce monde, mais ce sont les dieux de chaque temple qui vous offriront les informations les plus importantes. Vous trouverez cependant des PNJ dans la ville de Pierrecoeur qui vous confieront des quêtes annexes ou encore des marchands permettant de changer la couleur de votre capuchon ou encore d’acheter des « esprits » pour améliorer vos compétences.

Graphiquement parlant, le jeu s’inspire beaucoup des Zelda 3D comme Ocarina of Time ou Majora’s Mask, mais avec des textures plus actuelles et plus lisses qui restent quelque peu vieillottes. Les animations de notre personnage sont fluides ainsi que celle des monstres. Chaque biome possède ses propres « races » de monstres que ce soit des bestioles rampantes ou volantes allant jusqu’au chevalier. Chacune d’eux possède des patterns d’attaques qu’il faut apprendre afin de savoir comment les tuer et esquiver leurs attaques.

Le personnage principal reste plutôt mignon comparé aux mondes dans lequel il évolue. Il dispose également d’émotes assez amusantes tranchant complètement avec l’ambiance générale du jeu.

Au niveau de la bande-son, celle de l’accueil est particulièrement belle. Durant le reste du jeu, elles sont calmes et mélancoliques collant parfaitement avec l’ambiance du jeu et des biomes que l’on traverse. Les bruitages du au mouvement de notre personnage dans les différentes zones ou au déplacement des monstres sont également sympathiques.

Un petit jeu indé sympa, mais qui compte encore de nombreux bug !

Jusqu’ici nous ne vous avons parlé que des points positifs du jeu, mais lors de notre test, nous avons rencontré plusieurs déconvenues…

Ce test est rédigé à partir de la version 3.0.7 de Blue Fire et lors de notre test, nous avons rencontré divers problèmes, qui s’ils ne sont pas bloquants, sont parfois décourageants !

Le premier est le temps de chargement après un game-over qui est assez long sur Nintendo Switch, mais c’est un des soucis récurrents sur Switch. Mais vu que nous mourrons souvent dans Blue Fire, nous espérons que ce temps sera considérablement réduit lors d’une prochaine mise à jour.

Nous avons eu 2 autres bugs dans le premier temple du jeu, mais là encore rien de bien méchant. Cependant, en 7 heures de jeu, le soft a crashé 5 fois nous renvoyant directement à l’écran titre après un rapide message d’erreur. Un autre bug que nous avons rencontré avait fait complètement disparaître les mécanismes d’un niveau complet : plus d’ascenseurs ni de point de sauvegarde. Afin de reset ce souci nous avons donc essayé de changer de zone, mais à l’endroit où devait se trouver la porte vers la zone adjacente, il n’y avait qu’un gouffre noir et nous sommes tout simplement tomber sous la carte du jeu au lieu de changer de zone…

Le jeu étant particulièrement exigeant, ses petits soucis techniques mettent nos nerfs à rude épreuve. Cependant, bonne nouvelle pour nous, l’équipe de développeurs de Robi Studio est très réactive et à l’écoute des problèmes rencontrés par les joueurs. Nous ne pouvons donc qu’espérer qu’un patch correcteur arrive bientôt sur Switch. En attendant, si tout ce que vous avez lu avant cette partie vous a plu, nous ne pouvons que vous conseillez d’attendre un peu que ces bugs soient corrigés pour que vous profitiez pleinement de l’aventure.

Conclusion
Blue Fire est un jeu indépendant très exigeant au niveau de son gameplay que ce soit dans ses phases de plateformes ou dans ses combats. Il s’inspire fortement de grands noms du jeu vidéo comme Zelda, Dark Souls ou encore Hollow Knight pour nous proposer un petit jeu très sympa au gameplay bien pensé. Il offre une bonne durée de vie grâce à un bon contenu et à son système de jeu obligeant le joueur à faire des allers-retours après avoir obtenu les bonnes capacités pour atteindre des zones inaccessibles auparavant. L’ambiance graphique et sonore est de bonne qualité malgré des graphismes un peu vieillots qui restent cependant agréables à regarder. Le scénario bien que basique est intriguant et donne envie au joueur d’avancer pour comprendre ce qui est arrivé à ce royaume mélancolique et vide d’habitant. Cependant, le nombre important de bugs présents sur la version 3.0.7 nous ont particulièrement refroidies. Nous vous conseillons de prendre ce jeu qui est vraiment très sympa, mais d’attendre un patch correctif qui ne devrait pas se faire attendre bien longtemps vu la réactivité du studio de développement.
Points positifs
  • Gameplay dynamique en combat
  • Gameplay dynamique en plateforme
  • Un univers et un scénario intriguant
  • Un contenu suffisant par rapport au prix
  • Une bande-son agréable
  • Des graphismes beaux même si un peu datés
  • Un jeu exigeant qui ne laisse pas place à l’erreur
Points négatifs
  • Encore pas mal de bugs
  • Un jeu peut-être un peu trop exigeant pour certains
  • Des temps de chargement entre chaque mort trop long
  • Manque d’aide dans le jeu (manuel de compétence, carte…)7
6.5
Correct
Graphismes - 7
Bande-son - 7
Gameplay - 9
Durée de vie - 7
Ambiance générale et scénario - 7
Absence de bug - 2
AkikoYunicia
Ecrit par
Gameuse, blogueuse accro à Nintendo, j’ai rejoint l’équipe de Nintendo Town en tant que testeuse. J’adore partager ma passion pour les JV, m’occuper de mes animaux et de mon blog.

2 commentaires

  1. Je suis entrain de le faire et j’aime beaucoup le gameplay avec l’effet du sprint et les sauts sur les murs à la Prince of Persia mais c’est un jeu exigeant dans les phases de plate-forme qui sont assez ouf ! Pour moi la note du test mériterais au minimum un bon 7 car je la trouve sévère !

    Répondre
    • AkikoYunicia

      Salut,

      Merci de ton commentaire.
      Je suis entièrement d’accord avec toi. D’ailleurs si tu enlève la note intermédiaire “absence de bug”, j’aurai mit un 7,4 au jeu. Je l’adore vraiment mais j’ai eu tellement de bug que j’ai été obligé de rajouter ce critère…

      Les développeurs sont cependant réactif et ils ont déjà sorti un patch pour la version PC. J’attends qu’il arrive sur Switch et si tout se passe bien j’éditerai mon test et enlèverai ce critère concernant les bug pour que le jeu obtienne une note de 7,4 comme il le mérite.

      Répondre

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