Shadowverse: Champion’s Battle (Nintendo Switch) – Le test

Shadowverse : Champion’s Battle est l’adaptation en jeu vidéo de l’anime qui adapte un jeu vidéo. Car oui Shadowverse à la base est un jeu de cartes sur mobile très populaire au japon. Au vu du succès, il y a eu une adaptation en anime qui a engendré le jeu sur Switch ! Alors préparez votre meilleur deck c’est parti pour Shadowverse : Champion’s Battle.

Une histoire d’anime

L’histoire, on ne va pas se mentir, elle est cousue de fil blanc, à l’instar d’un Yu-Gi-Oh, le jeu ne brille pas spécialement par son scénario ; nous créons notre protagoniste, fille ou garçon qui rentre à Tensei Academy. Nous allons découvrir Shadowverse, un jeu de cartes sur téléphone portable. Puis avec nos nouveaux amis, nous allons fonder le « Shadowverse Club ». La première partie de l’histoire consistera donc à former ce club, recruter de nouveaux joueurs, apprendre plus sur les bases du jeu.

Par la suite, nous apprenons qu’il y a tout un système de classement dans la compet’ de Shadowverse. Du rang C au rang Master, vous cumulerez des points à chaque victoire, une fois un certain nombre passé, vous allez participer à un challenge et hop vous passerez au grade suivant.

L’histoire ne brille donc pas par ses rebondissements ni son originalité, mais elle est bien racontée, n’est pas trop gnangnan et il faut surtout se mettre au niveau de la cible visée par ce jeu, les grands enfants voir les jeunes adolescents, et il faut dire que le jeu rempli bien son job à ce niveau-là.

Un gameplay simple à comprendre

Shadowverse a souvent été comparé à Hearthstone et c’est plutôt vrai dans la mécanique. Pas d’entourloupe dans ce jeu. Vous ne pouvez pas jouer de carte pendant le tour de l’adversaire. Le fonctionnement de base est simple, vous commencez avec 1 orbe, ce nombre d’orbes augmente de 1 à chaque tour, jusqu’à un maximum de 10. Donc plus les tours passent, plus vous pourrez jouer de grosses cartes. Mais Shadowverse a une particularité, à partir du 5em tour vous débloquez des gemmes d’évolution (2 quand vous commencez en premier, 3 quand vous jouez en second), ce qui va réduire un peu le principe de hasard, chaque carte évoluée est plus forte et peut attaquer dès son évolution (elle ne subit pas de mal d’invocation, mais on ne peut pas attaquer l’adversaire). Chaque joueur a 20 PV qu’il faut réduire à 0 (15 PV pour les rangs C adverses).

C’est donc un gameplay plutôt éprouvé et classique. D’ailleurs tout comme Hearthstone et autres jeux de cartes dit « simplifié » (pas de gestion de ressources, pas d’interaction pendant le tour adverse) il se distingue par ses classes. Mais aussi, par sa limite de 5 cartes à la fois, il faut donc bien choisir.

Sans rentrer totalement dans les détails, chaque classe à ses spécificités, vous devrez constituer un deck de 40 cartes, avec un maximum de 3x le même exemplaire d’une carte en vous basant uniquement sur des cartes de la classe choisie et/ou de cartes neutres. On retrouvera des pouvoirs classiques parmi ces cartes « Ward » oblige à être ciblé par les monstres, « Storm » permet de ne pas subir de mal d’invocation, « Bane » tue n’importe quel ennemi touché par le monstre qui a « Bane », bref du classique.

Forestcraft va se baser sur l’invocation de fée à foison pour déclencher des pouvoirs si vous avez utilisé X cartes dans le tour. Swordcraft va invoquer beaucoup d’unité rapidement. Runecraft va essayer de réduire le cout de grosses cartes via l’utilisation massive de sort. Dragoncraft utilise l’Overflow qui s’active à 7 orbes pour déclencher de seconds pouvoirs sur ses cartes. Shadowcraft va se baser sur l’invocation de zombie et l’utilisation d’une réserve de « Shadow » qui s’accumule avec des cartes et à la mort de vos cartes pour activer elle aussi des pouvoirs sur vos cartes. Bloodcraft va utiliser la « Vengeance » qui s’active quand vous avez moins de 10 PV pour déclencher des effets très puissants sur vos cartes. Et pour finir, Havencraft qui va énormément utiliser les amulettes qui sont des cartes qui s’activent avec X tours.

Beaucoup de cartes, mais c’est gratuit !

Le jeu mobile contient des milliers et des milliers de cartes, ce qui rend le jeu très compliqué à jouer pour les nouveaux joueurs, il est d’ailleurs souvent accusé d’être Pay to Win de plus en plus, les rotations sont trop rapides et donc vous n’avez pas le temps de construire un deck potable sans mettre la main à la poche.

Ici, on ne vous vend rien de plus que le jeu ! Et c’est quand même formidable, quand vous participez à un combat, vous gagnez à la fin des « Rupies » monnaie du jeu qui vont vous permettre d’acheter diverses choses au distributeur disposé un peu partout dans l’univers. Des cartes à l’unité (souvent rare et légendaire donc très cher), des dos de cartes ou encore des boosters. Un booster fait 8 cartes et contient des cartes en fonction de l’extension que vous choisissez.

De plus, chaque combat contre un joueur dans le jeu va vous donner des cartes à la fin du combat, mais aussi le deck code de l’adversaire. Les deck code vont vous permettre de créer des decks sans vous prendre la tête, ce sont des deck plutôt équilibrés, cependant, il va falloir obtenir les cartes qu’ils contiennent ! L’adversaire qui vous donne le Deck Code vous donne souvent 1 ou 2 cartes qui compose ce deck, c’est gentil, c’est un bon début. Une centaine de deck code sont disponible dans le jeu, mais libre à vous de créer votre deck « from scratch » à votre façon avec les cartes que vous voulez, voir de se baser sur un deck code et l’améliorer.

Des combats à foison

Les combats de cartes sont au centre du jeu, avec sa mécanique simple, ses parties relativement rapides (une dizaine de minutes). Vous allez pouvoir donc parcourir la ville pour affronter un tas de gens, revenir les battre quand ils amélioreront leurs rangs, mais aussi en ligne.

On vous conseille quand même d’aller en ligne une fois que vous avez débloqué beaucoup de cartes et de deck, car sinon c’est assez rude.

Parties classées, parties libres, entre amis, il y a même un Season Pass et des défis saisonniers, mais nous ne pouvons pas vous en dire grand-chose il n’était pas encore activé lors de notre test. C’est quand même très intéressant de se dire qu’il y a, en plus, toute une partie online, ce n’est pas qu’un jeu solo !

Une direction artistique étrange …

La direction artistique des cartes est plutôt étrange, on comprend qu’on est dans un jeu qui est tiré d’un jeu mobile, la DA est « rude », les cartes ont des designs très réalistes, elle ne colle pas à l’aspect manga/anime voire même enfantin du jeu. Alors ce n’est pas grave en soit, mais ça tranche énormément, c’était un peu le cas au tout début de Yu-Gi-Oh! aussi.

En dehors de ça, on voit bien les inspirations très Yu-Gi-Oh! mais modernisées, dans les séquences de vidéo et dans nos déplacements nous voyons des terrains de réalité virtuelle. In game après c’est un terrain virtuel tout ce qu’il y a de plus classique, quand vous utilisez certaines cartes alors une animation courte va se déclencher.

En dehors de tout ça, la musique et les bruitages collent à l’univers, ça ne détonne pas, mais ne fait pas tache.

En revanche, nous regretterons une réalisation plutôt catastrophique, nous nous baladons dans de petites zones, certes il y a très peu de chargement, il y a un super principe de TP à tout moment via la carte, mais le popping est beaucoup trop violent, c’est simple le jeu lag en quasi-permanence à cause de ça.

Les PNJ apparaissent presque tout le temps sur nous, alors qu’il n’y en a pas forcément énormément dans la zone, il suffit quand même pour nous les faire apparaitre au compte-goutte, c’est rageant ! Même dans les salles de classe qui sont minuscules, on a ce phénomène.

Et surtout point très sombre du jeu ! Il est en anglais total, alors certes, c’est un jeu de cartes les mécaniques s’apprennent vite, mais le jeu visant quand même un public d’adolescent, c’est quand même finalement passé à côté de son public.

Conclusion
Shadowverse est addictif, on a un peu du mal à lâcher le jeu comme les parties sont plutôt courtes, mais globalement le jeu ne pose pas vraiment de difficulté, on ressent cet écart un peu étrange dans le jeu, un visuel de carte pour « adulte », un jeu uniquement en anglais, mais un univers anime pour adolescent dans son contexte de vie quotidienne de collège. Le jeu est quand même à réserver à ceux qui attendent un prochain Yu-Gi-Oh ! ou bien qui se languissent de l’arrivée d’un Hearthstone, Shadowverse est un jeu de cartes solide et complet dans ses mécaniques, mais sa disponibilité uniquement en anglais est un frein énorme concernant le mode solo, et même pour les subtilités de certaines cartes pour les plus jeunes.
Points positifs
  • Jeu de cartes convaincant
  • Les parties étant courtes on devient presque addict … allez encore une dernière
  • Un nombre de cartes intéressant
  • Beaucoup de deck préconstruits
  • Plutôt jolie dans l’ensemble (cinématique, combats de cartes, vie quotidienne)
  • Un mode online avec des quêtes et des classements
  • Les combats sont entièrement jouables au tactile si vous le souhaitez
Points négatifs
  • Totalement en anglais
  • Absence de français
  • Popping et lag lors des déplacements
  • Profondeurs de jeu un peu faible, tout repose sur des combos, ça sort ou ça ne sort pas.
6.6
Correct
Gameplay - 6.5
Bande-son - 5
Graphismes - 6.5
Scénario - 5
Durée de vie - 10
Ecrit par
Fan de comics et de jeux vidéos, j'aime partager mon avis et débattre autours de mes deux passions.

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