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Ys X: Proud Nordics (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
16 février 2026
dans Test Chaud, Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 15 mins
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Ys X: Proud Nordics (Nintendo Switch 2) – Le test
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Il y a des malédictions dont on ne se défait pas. On pensait qu’Adol Christin, après des décennies à sombrer corps et biens dès qu’il posait un pied sur un pont, méritait une traversée paisible. C’était mal connaître Falcom. Avec Ys X: Proud Nordics, le studio nippon nous offre pourtant une singulière bouée de sauvetage : une version définitive, enrichie, techniquement métamorphosée, et pour la première fois réellement souveraine sur une machine Nintendo. Alors, simple escale de ravitaillement ou nouveau cap à marquer d’une pierre runique ? On a pris la mer, la manette de la Switch 2 en main, pour écumer la baie d’Obelia et percer les mystères des Griegers. Verdict après quarante-cinq heures de navigation, de combats en duo et de regains de mana.

YS X:PROUD NORDICS - DELUXE EDITION Switch 2

Falcom, le vieux loup nippon

Ys X: Proud NordicsAvant de lever l’ancre, on doit parler de ceux qui tiennent la barre. Nihon Falcom est un cas à part dans l’industrie. Fondé en 1981, ce studio vénérable n’a jamais cédé aux sirènes du triple A démesuré. Ici, pas de moteur clinquant ni de motion capture hollywoodienne. Falcom, c’est l’artisanat : des équipes réduites, une direction artistique assumée, et des bandes-son qui justifient à elles seules l’achat. Après avoir popularisé l’action-RPG avec la série Ys dès 1987, le studio s’est fait une spécialité des « petits jeux qui durent longtemps ». Trails, Tokyo Xanadu, Zwei… Chaque production respire cet amour du détail, des systèmes qui s’emboîtent et des personnages qu’on apprend à aimer chapitre après chapitre. Avec Ys X: Proud Nordics, Falcom ne réinvente pas la poudre de mana, mais il peaufine son art. Et cette édition « Proud » est sans doute la plus fidèle à son ADN : généreuse, exigeante sur la durée, mais jamais avare en petites attentions.

Le grand huit scandinave

Replaçons les voiles dans la chronologie. Ys X se situe très tôt dans la vie d’Adol, entre les événements d’Ys I & II et son arrivée à Celceta (Ys IV). On incarne donc un Adol de dix-sept ans, fraîchement débarqué d’Esteria, accompagné de Dogi et du docteur Flair. Direction la baie d’Obelia à bord d’un navire marchand. Mauvaise pioche : le bateau est arraisonné par les Normands, ce peuple de marins dont les drakkars n’ont rien à envier aux Vikings. Le capitaine est exécuté pour dettes impayées, et nos héros échouent sur l’île de Carnac.

C’est là qu’on rencontre Karja Balta, fille du chef de guerre Grimson, et qu’on comprend vite que cette « princesse pirate » ne sera pas une simple faire-valoir. Après un duel interrompu par l’apparition des Grieger, des créatures réputées invincibles, Adol et Karja se retrouvent mystérieusement liés par un fil de mana. Impossible de s’éloigner, mais ce lien confère des pouvoirs inédits : désormais, le duo peut terrasser définitivement ces ennemis immortels. Le récit, classique dans sa structure (on sauve des habitants, on reconstitue un équipage, on lève le voile sur un passé enfoui), tient la mer grâce à une dizaine de chapitres bien rythmés. On a beaucoup lu, ici ou là, que l’intrigue était « générique ». C’est à la fois vrai et injuste. Oui, on retrouve les tropes habituels du JRPG : la jeune fille qui refuse de reprendre la boutique familiale, le vieux sage au passé trouble, le rival qui deviendra allié. Mais Falcom sait doser. Les pierres runiques (Saga Stones) disséminées sur les îles racontent l’épopée des ancêtres de Karja avec une mélancolie contagieuse. Les apartés entre Adol et le mystérieux Vieillard, dans des sortes de rêves éveillés, ajoutent une couche de mystère bienvenue. Et le tout se boucle avec une élégance qui force le respect.

On pointera du doigt, en revanche, l’intégration des nouveaux personnages de cette édition Proud Nordics : Canute, le cousin éloigné de Karja, et sa « sœur de bouclier » Astrid. Leur présence, censée apporter un éclairage supplémentaire sur le lore normand, est… discrète. On les croise, on comprend leur dynamique, mais ils peinent à exister vraiment dans le sillage du duo principal.

Le système Cross Action : solo ou duo, il faut choisir (ou pas)

Ys X: Proud NordicsVenons-en au cœur du navire : le gameplay. Falcom a pris un virage audacieux en abandonnant le système d’escouade de trois personnages présents dans Ys VII, VIII et IX. Place au « Cross Action » : on contrôle Adol ou Karja individuellement (mode solo) ou les deux simultanément (mode duo). La bascule se fait en maintenant la gâchette de garde. En solo, on est dans l’Ys pur jus : courses effrénées, esquives automatiques (un simple maintien du sprint suffit), enchaînements de compétences qui consomment des PM. Karja excelle dans la rupture de garde ennemie, Adol dans le burst de PV. On change de combattant en un claquement de doigt, ce qui permet de prolonger les combos sans temps mort.

Le mode duo, lui, sacrifie la mobilité pour une défense quasi absolue. On ne saute plus, on ne sprinte plus, mais la garde (même imparfaite) encaisse presque tout. La jauge de revanche se remplit au fil des blocages et décuple la puissance des prochains coups spéciaux. L’équilibre est malin : les ennemis arborant une aura rouge ne peuvent être bloqués qu’en garde (mode duo), ceux à aura bleue imposent l’esquive (mode solo). On alterne donc naturellement, sans que cela devienne une contrainte. La prise en main est immédiate, les commandes répondent au quart de tour sur les sticks de la Switch 2. On regrette juste que la caméra, parfois trop rapprochée en mode duo, nous joue des tours dans les donjons exigus.

Côté exploration, le duo hérite de capacités de mana variées. Le grappin (Mana String), déjà vu dans Ys IX, revient avec une efficacité moindre : les environnements sont moins verticaux, et on s’en sert surtout pour atteindre des plates-formes ou tirer des objets. La planche (Mana Ride) est bien plus séduisante : elle permet de surfer sur l’eau, d’emprunter des rails aériens et de se catapulter via des geysers. Les nouvelles courses de Mana Ride, ajoutées dans cette édition, apportent un défi chronométré sympathique, même si leur intérêt reste anecdotique.

Deux nouvelles mécaniques font leur entrée avec Proud Nordics :

  • Mana Hold : on peut désormais saisir et déplacer des éléments du décor (blocs, leviers) ou même retourner certaines attaques ennemies contre eux. C’est bien pensé, et cela ajoute une dimension puzzle bienvenue, surtout dans le nouveau donjon.
  • Mana Sense : un radar à objets invisibles… malheureusement aussi peu ergonomique que dans la version originale. On s’en sert, on le range, on l’oublie. Dommage, l’idée était louable.

La mer, toujours recommencée

Parlant du Sandras, notre fidèle boutre. La navigation a fait l’objet d’une attention particulière dans Proud Nordics. Falcom le clame : « Sailing is faster than ever before ». C’est vrai. La vitesse de base a été revue à la hausse, et les charges de Mana Sail sont plus nombreuses dès les premières heures. On ne souffre plus du supplice chinois qu’était la progression océanique dans le millésime original. Les courants marins, les raccourcis et le voyage rapide (amélioré) rendent la traversée agréable. On apprécie les trois angles de caméra (dont un « dynamique » derrière la poupe) et la fonction de pilotage automatique pour les longues distances.

Les combats navals, eux, demeurent ce qu’ils étaient : une diversion honorable, sans génie. On canonne, on pare, on éperonne. L’ajout de la « Ceaseless Sea », une zone de défis maritimes en vague, offre un surplus de contenu aux amateurs de gunfights. On y gagne des récompenses utiles pour améliorer le navire. Mais on n’y prendra jamais le même plaisir qu’à tailler du Grieger à l’épée.

Nintendo Switch 2 : la revanche du portage

C’est ici que le test prend une tout autre dimension. Souvenons-nous : la version Switch première génération d’Ys X était un exercice de funambule. 30 images par seconde verrouillées, une distance d’affichage famélique, des textures en berne. Proud Nordics sur Switch 2 fait mieux que corriger le tir : il réhabilite le jeu.

Deux modes sont proposés :

  • Mode Qualité : priorité à la résolution (dynamique, approchant le 1440p en docké), éclairages retravaillés, ombres plus fines. La ville de Carnac, en particulier, a reçu un lifting bienvenu.
  • Mode Performance : 60 fps quasi constants, avec une légère baisse de résolution et quelques compromis sur les ombres. Le jeu est littéralement transformé. La fluidité des combats devient ici un argument massue.

On note une réduction drastique du pop-in qui gâchait l’exploration des îles. Les îlots lointains apparaissent désormais bien avant qu’on ne les atteigne. Seuls les reflets sur l’eau et certaines ombres portées trahissent encore les limites du hardware. Mais franchement, à 60 fps sur un écran portable, Ys X: Proud Nordics est tout simplement l’une des plus belles expériences Falcom jamais proposée sur une console Nintendo. Les couleurs éclatent, les effets de particules des compétences les plus tapageuses ne font pas fléchir le framerate.

Quand le silence se brise : le cas Adol

Ys X: Proud NordicsAbordons le sujet qui fâche. Adol parle. Non, pas en boucle, pas constamment, mais il parle. Dans les cinématiques importantes, après certaines techniques, ou lors d’échanges clés. Cette décision a divisé la communauté. On avoue notre perplexité. Bryce Papenbrook (voix anglaise) livre une prestation… quelconque. Trop aiguë, trop « shonen premier degré », elle dessert le mystère du héros roux. On a basculé en vocal japonais dès la deuxième heure et on ne regrette rien : le ton y est plus grave, plus posé. Les autres doubleurs s’en sortent mieux (le Vieillard, Karja), mais Ezer, nouveau venu, frôle parfois le surjeu.

Heureusement, la bande-son, elle, ne déçoit jamais. Falcom Sound Team jdk signe une fois de plus une partition de haute volée. Soixante-dix pistes, des thèmes de boss déchaînés (« The Endless Bloody Sea » en tête), des ambiances marines envoûtantes (« Aegir Undersea Temple »), des mélodies douces-amères (« Yesterday’s Journey, Tomorrow’s Dream »). Si Ys VIII conserve la couronne pour son « Sunshine Coastline », ce Ys X talonne sérieusement le podium. On a passé des heures à écouter la bande originale en boucle, même une fois la cartouche retirée. C’est dire.

Nouveautés et durée de vie

Revenons sur ce que Proud Nordics apporte de neuf, concrètement.

  1. L’île d’Öland
    Une nouvelle zone intégrée au scénario principal, qui introduit Canute et Astrid. L’île est joliment dessinée, le donjon est cohérent, mais l’arc narratif reste trop en retrait. On aurait aimé plus d’impact.
  2. Le Colisée de Bergen
    Une série de combats en arène à débloquer. Classique, efficace, idéal pour tester ses combos.
  3. Le donjon Muspelheim
    Le vrai morceau de choix. Un donjon post-game chronométré, extrêmement difficile, où chaque seconde compte. On peut utiliser des objets pour rallonger le temps… mais ces mêmes objets augmentent la puissance des ennemis. Un système de risque/récompense bien fichu, qui ravira les chasseurs de records. Comptez deux à trois heures supplémentaires si vous voulez en venir à bout.
  4. Qualité de vie
    Navigation plus rapide, menus optimisés, icônes de quête mieux identifiées, et l’inclusion de tous les DLC cosmétiques de la version originale (à l’exception notable du fameux « Advanced Pack » payant, toujours présent dans l’eShop. On y revient).

Notre premier run (quêtes secondaires comprises, exploration à 95 %) a duré 44 heures. Un New Game Plus est disponible, avec la difficulté Nightmare déblocable dès le départ. Les puristes y passeront 20 à 25 heures de plus.

Conclusion

7.8 /10

Ys X: Proud Nordics sur Switch 2 est un cas d’école. C’est la démonstration que le hardware peut, quand il est bien maîtrisé, révéler toute la sève d’un jeu déjà solide. Falcom ne réinvente pas la roue, il l’équipe de pneus neige et lui offre un moteur plus nerveux. Pour les nouveaux venus, c’est le point d’entrée idéal. Vous aurez entre les mains la version la plus complète, la plus belle et la plus jouable d’un excellent action-RPG. La direction artistique cartoon vieillira sans rides, le système de combat est un régal de réactivité, et la bande-son vous accompagnera longtemps. Pour les vétérans ayant déjà écumé la baie d’Obelia sur Switch première génération, la question se pose. Le saut technique est spectaculaire, les nouveaux contenus sont honnêtes sans être révolutionnaires. Si vous êtes sensible à la fluidité et que la Switch 2 est votre nouvelle plateforme de prédilection, la réponse est oui. Si vous avez rangé votre exemplaire au placard après 50 heures, peut-être pouvez-vous attendre une baisse de prix.

LES PLUS

  • Un passage à 60 FPS transformateur sur Switch 2
  • Système Cross Action toujours aussi jubilatoire
  • Bande-son exceptionnelle (merci jdk)
  • Nouveautés solides (Muspelheim, Mana Hold)
  • Navigation enfin agréable
  • Direction artistique qui tient la mer

LES MOINS

  • Quêtes annexes temporaires : toujours aussi injustes
  • Adol en VO anglaise : un pari discutable
  • Mana Sense et arrêt temporel : gadgets sous-exploités
  • Ennemis communs recyclés
  • Canute et Astrid : intégration timide

Détail de la note

  • Histoire 0
  • Gameplay (combat) 0
  • Gameplay (exploration / navigation) 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

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7.8
Ys X: Proud Nordics+
Date de sortie : 20/02/2026
Amazon eShop

Note finale

7.8
  • Histoire 0
  • Gameplay (combat) 0
  • Gameplay (exploration / navigation) 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

LES PLUS

  • Un passage à 60 FPS transformateur sur Switch 2
  • Système Cross Action toujours aussi jubilatoire
  • Bande-son exceptionnelle (merci jdk)
  • Nouveautés solides (Muspelheim, Mana Hold)
  • Navigation enfin agréable
  • Direction artistique qui tient la mer

LES MOINS

  • Quêtes annexes temporaires : toujours aussi injustes
  • Adol en VO anglaise : un pari discutable
  • Mana Sense et arrêt temporel : gadgets sous-exploités
  • Ennemis communs recyclés
  • Canute et Astrid : intégration timide

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