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High On Life 2 (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
11 juillet 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 10 mins
1
High On Life 2 listé sur Switch 2 dans plusieurs boutiques en ligne
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On ne va pas se mentir : replonger dans l’univers déjanté de High on Life avait quelque chose de rafraîchissant à l’époque de sa sortie sur la Switch première du nom. Le mélange de fusillade nerveuse et de dialogues absurdes, même quand il tombait dans la facilité du juron gras, parvenait à donner un vrai cachet à ce FPS pas comme les autres. Aujourd’hui, sa suite directe débarque sur Nintendo Switch 2 avec l’ambition de tout améliorer : l’écriture, le shooting, la mobilité. Si le contrat est en grande partie rempli sur le fond, la technique vient cruellement rappeler qu’il ne suffit pas de viser juste pour toucher en plein cœur. Enfilez votre armure de chasseur de primes, vos Gatlans n’attendent plus que vous pour mitrailler du monstre et lâcher des salves de « f*ck ».

C’est une fois de plus à Squanch Games que l’on doit cette virée galactique. Fondé par d’anciens de chez Adult Swim et longtemps associé à Justin Roiland, le studio californien s’est fait une spécialité des comédies décalées à la première personne, de Trover Saves the Universe au premier High on Life. Pour cette suite, Squanch Games a dû composer sans la voix ni la patte créative de Roiland, écarté suite à des affaires extra-vidéoludiques. Un départ qui aurait pu plomber l’identité même de la série, mais qui se ressent finalement très peu, voire profite à l’équilibre général.

High on Life 2 ( Switch 2 )

Une croisade contre Big Pharma, des conventions qui tuent

High On Life 2

On reprend exactement là où le premier épisode s’était arrêté. Le protagoniste muet est désormais une célébrité intergalactique après avoir démantelé le cartel G3. Un montage d’ouverture fait office de tutoriel déguisé et montre à quel point la vie de star peut vite tourner au cauchemar bureaucratique. Le déclencheur de l’aventure, c’est Rhea Pharmaceuticals, un conglomérat pharmaceutique qui milite pour faire passer les humains au statut de bétail, de manière à légaliser la fabrication d’une pilule miracle à base de chair humaine. Quand votre sœur Lizzie, devenue activiste pour les droits des créatures, se retrouve sur la liste des cibles à abattre, vous basculez du côté des hors-la-loi pour mieux dégommer un à un les pontes de la firme.

Le but du jeu est donc simple : traquer les membres du conseil d’administration de Rhea et empêcher le vote de la loi. Ce fil rouge, toujours découpé en tableaux de chasse, cache une narration plus cohérente que celle de l’original. Le scénario profite surtout d’un vrai soin apporté aux personnages secondaires. Lizzie, moins horripilante et mieux écrite, devient un vrai moteur émotionnel, et les parents du héros offrent quelques parenthèses familiales bien senties. Même les Gatlans – ces armes parlantes qui vous accompagnent – disposent d’un embryon d’arc narratif, là où le premier jeu les réduisait souvent à débiter des vannes en boucle.

L’humour, justement. C’est le nerf de la guerre. Si l’on reste sur une base de toilet humor, de vannes métas et de commentaires graveleux, le dosage est nettement mieux maîtrisé. Les blagues ne s’éternisent plus jusqu’à l’écœurement. L’exemple parfait se déroule sur la planète Concon, entièrement dédiée aux conventions : la première mission consiste simplement à aider l’équipage à trouver une place de parking. La montée en puissance comique est si bien rythmée qu’on éclate franchement de rire. On sent que les auteurs savent désormais quand couper une vanne, quitte à la remplacer par du comique de situation bien plus efficace. En revanche, Sweezy, l’une des Gatlans, continue de vous traiter de « dipshit » à tout bout de champ ; si l’on n’accroche pas à ce type d’insulte permanente, les réglages permettent de réduire la fréquence des bavardages.

Un skateboard dans l’espace et des gunfights plus nerveux

La plus grosse évolution de gameplay tient à l’arrivée d’un skateboard. Pas un simple gadget cosmétique : la planche transforme la traversée des niveaux et le combat. On grind les rebords, on charge dans les ennemis, on lance la planche sur les cibles éloignées avant qu’elle ne revienne en mode boomerang. Le jeu devient un fast FPS où l’on enchaîne les sauts, les dashs et les tirs sans jamais vraiment s’arrêter. Cette mobilité accrue rappelle furieusement Sunset Overdrive et insuffle un dynamisme qui manquait au premier épisode. Les affrontements gagnent en verticalité, et l’agressivité est récompensée : charger un groupe d’ennemis à coups de skate est autrement plus jouissif que de rester planqué.

Côté armement, on retrouve l’arsenal classique avec quelques nouveaux venus. Chaque Gatlian (de la mitraillette Travis en pleine crise de la quarantaine au pistolet Kenny, en passant par l’arc Bowey qui ouvre des portails ou le fusil Sheath) dispose d’un tir secondaire utile aussi bien en combat que pour résoudre des puzzles environnementaux. Les sensations de tir sont globalement meilleures, plus réactives. La variété des ennemis est aussi au rendez-vous : des pièces d’armure éclatent, les patterns d’attaque changent, obligeant à switcher fréquemment d’arme selon les faiblesses adverses. Les boss ont enfin de vraies phases mécaniques, au lieu de se reposer sur un running gag unique.

Là où le bât blesse, c’est du côté du level design et des puzzles. Le titre abuse du duo créature gélatineuse / harpon électrique pour ouvrir des portes ou activer des machines. La recette, amusante au début, tourne rapidement à la routine et coupe l’élan frénétique des gunfights. Pire : certaines séquences volontairement pénibles, comme l’obligation d’écouter un podcast financier dans un monde low-poly ou de parler à chaque civil pour stopper une exécution, finissent par agacer. L’absurde assumé devient de l’obstination dirigiste, et l’on regrette que le jeu ne laisse pas davantage le choix dans la manière de remplir ces objectifs.

Un patchwork visuel éclatant plombé par la technique

High On Life 2

Graphiquement, la direction artistique ne change pas : on reste dans ce rendu cartoon psychédélique, saturé de couleurs et peuplé de créatures improbables. Sous Unreal Engine 5, les environnements se permettent des folies visuelles – le hub spatial, la planète Concon, le paquebot pour riches au milieu de monstres marins – et fourmillent de détails. La ville centrale, un anneau façon Halo, est un plaisir à explorer avec son lot de secrets, de rampes à grind et de magasins pour customiser skate et armes. Les PNJ vaquent à leurs occupations, renforçant l’impression d’un univers qui vit.

Cependant, la magie opère moins bien sur Switch 2. Le jeu vise 30 images par seconde et s’y tient à peu près, mais des problèmes de frame pacing rendent l’action plus saccadée qu’elle ne devrait l’être, surtout lors des grosses rencontres. On est souvent rattrapé par le souvenir du portage initial du premier High on Life sur la machine. À cela s’ajoutent des textures parfois floues et un scintillement des ombres qui trahissent les compromis nécessaires pour faire tourner l’UE5 sur la console. Rien de rédhibitoire, mais la frustration est réelle.

La bande-son divise toujours autant. Les nappes électroniques lo-fi, parfois volontairement disharmoniques, collent à l’ambiance dérangée du soft, mais peuvent aussi tirer les oreilles sur la longueur. Les doublages anglais sont globalement très bons, d’autant que l’essentiel du casting original est de retour. L’absence de Justin Roiland ne se fait pas trop sentir, ses remplaçants assurant le job sans heurt. Le vrai point noir technique, c’est un bug récurrent qui fait se chevaucher plusieurs lignes de dialogue, transformant certaines séquences en une bouillie sonore à peine supportable. Là encore, un correctif serait le bienvenu.

Comptez une quinzaine d’heures pour boucler la campagne principale en ligne droite, un peu plus si l’on prend le temps de fouiller. Le hub central regorge de collectibles : pages de comics, cartes à jouer parodiques, défis de skateboard, améliorations d’armes et pièces détachées pour personnaliser sa planche. Les aficionados de complétisme auront de quoi s’occuper, même si les quêtes annexes classiques ne renouvellent pas franchement le genre. À noter que des bugs ont pu empêcher l’apparition de certains objets de collection au lancement, rendant quelques trophées impossibles à obtenir. Un souci qui, espérons-le, sera corrigé rapidement.

Conclusion

6.4 /10

High on Life 2 est un cas d’école : une suite qui corrige presque tous les défauts de son aîné – écriture plus serrée, meilleur rythme comique, gunplay plus dynamique, mobilité grisante grâce au skate – mais qui trébuche sur l’écueil technique. Si Squanch Games parvient à stabiliser l’ensemble par des patchs, ce FPS coloré et irrévérencieux deviendra l’un des meilleurs représentants du genre sur la console. En l’état, on passe un excellent moment quand le jeu tourne bien, ce qui rend les soucis techniques d’autant plus frustrants. Si vous avez aimé le premier et que vous tolérez quelques ratés à l’allumage, foncez, mais en gardant à l’esprit que le vrai boss final de cette aventure, c’est encore le framerate.

LES PLUS

  • Un humour mieux dosé
  • Une narration plus cohérente
  • Le skateboard, une excellente idée
  • Des gunfights plus nerveux
  • Une direction artistique toujours aussi barrée
  • Bonne durée de vie

LES MOINS

  • Performances techniques décevantes
  • Des puzzles répétitifs
  • Des séquences forcées qui agacent
  • Quelques bugs gênants
  • Un humour qui peut encore rebuter

Détail de la note

  • Durée de vie 0
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0
  • Performance 0
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Optimisation 0

Comments 1

  1. snowrider says:
    1 mois ago

    La bande-son divise toujours autant. Les nappes électroniques lo-fi, parfois volontairement disharmoniques, collent à l’ambiance dérangée du soft, mais peuvent aussi tirer les oreilles sur la longueur.

    Répondre

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6.4
High On Life 2
Date de sortie : 01/07/2026
Amazon eShop

Note finale

6.4
  • Durée de vie 0
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0
  • Performance 0
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Optimisation 0

LES PLUS

  • Un humour mieux dosé
  • Une narration plus cohérente
  • Le skateboard, une excellente idée
  • Des gunfights plus nerveux
  • Une direction artistique toujours aussi barrée
  • Bonne durée de vie

LES MOINS

  • Performances techniques décevantes
  • Des puzzles répétitifs
  • Des séquences forcées qui agacent
  • Quelques bugs gênants
  • Un humour qui peut encore rebuter

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