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4PGP: Four-Player Grand Prix (Nintendo Switch 2) – Le test

Hadratoze par Hadratoze
21 juillet 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 12 mins
0
4PGP: Four-Player Grand Prix
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4PGP: Four-Player Grand Prix est un titre de course automobile et d’arcade sorti le 5 février 2026. Il est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch 2 au prix de 24,99 € ou 4,99€ si vous avez déjà la version Nintendo Switch 1.

Le jeu est développé par Vision Reelle, un studio indépendant basé à Liergues, en France. 4PGP constitue leur nouveau projet d’envergure après quelques créations rétro très remarquées à l’image de Classic Racers et Classic Racers Elite.

Le titre est quant à lui édité par 3goo, un éditeur de premier plan basé à Tokyo, au Japon. Fondée en 2009, la structure s’est rapidement fait remarquer pour se spécialiser dans les jeux vidéos indépendants et d’arcade.

Une prise en main immédiate mais exigeante

4PGP: Four-Player Grand Prix Switch 2

Un jeu d’arcade de Formule 1 qui s’invite sur votre écran, le jeu était déjà sorti sur Nintendo Switch 1, mais il propose une version Nintendo Switch 2.

4PGP nous propulse dans l’âge d’or des jeux de course d’arcade, le volant des bornes d’époque en moins. Manette en main, les commandes sont minimalistes : accélérer, freiner, tourner et activer le turbo. Attention cependant : à l’arrêt, le bouton de frein enclenche une marche arrière. C’est synonyme de défaite automatique, car reculer signifie généralement que vous avez raté votre trajectoire ou percuté un mur à trop grande vitesse… une erreur que l’ordinateur, lui, ne commettra jamais. La physique du jeu est relativement réaliste avec une touche d’arcade qui est un peu moins punitive, l’ambiance est totale grâce à une vitesse grisante et des tracés dignes de la Formule 1. Oubliez les dérapages permissifs à la Mario Kart, la conduite demande une précision chirurgicale. Il faut frôler les murs sans jamais les toucher sous peine de sanction immédiate. Un défi exigeant, même en mode standard, où la victoire dépend de votre capacité à dompter un gameplay pourtant très simple.

Le titre propose quatre niveaux de difficulté, de Rookie à Expert. La marche est haute : plus le niveau monte, moins l’IA fait d’erreurs et plus son rythme est infernal à suivre. Commencer en Rookie est fortement recommandé pour se faire la main sereinement.

Côté piste, le gameplay est subtil. Au signal, pas de super boost, mais un appui synchronisé sur A vous garantit un départ propre pour ne pas vous faire distancer. La gestion du turbo est tout aussi cruciale car la jauge est limitée. Si vous la videz, il faudra attendre la zone de réparation juste avant la fin du tour. Cet arrêt vous ralentira, mais un appui parfait sur L dans la zone verte du compteur rechargera instantanément votre boost. Plus votre réflexe est rapide, moins vous perdez de précieuses secondes. Pour doubler, vous pourrez aussi compter sur l’aspiration en vous positionnant derrière vos rivaux.

Enfin, la clé de la victoire réside dans la connaissance absolue des circuits. À une telle allure (plus 280 km à l’heure), le tracé devient traître : il faut rouler à fond, mais savoir pile quand lever le pied pour négocier les virages, car le freinage de trop peut coûter la course dès que vous jouez au-delà de la difficulté novice. Malgré tout, les tracés sont majoritairement des lignes droites, des virages plus ou moins serrés et ça s’arrête là, donc ça peut être un peu monotone.

Les adversaires gérés par l’ordinateur souffrent d’un comportement parfois étrange. Si l’IA est capable de vous maintenir une grande distance avec une aisance déconcertante en ligne droite, elle a tendance à freiner de manière excessive à l’approche des virages très serrés. C’est particulièrement flagrant en mode Expert : les bots roulent à un rythme d’enfer, mais pilent brusquement dès que le tracé se resserre, vous offrant une occasion inespérée de les rattraper. Le comportement de ce CPU est donc assez particulier, même s’il reste globalement compétitif. D’ailleurs, hausser la difficulté accroît le nombre de tours et la vitesse de pointe. Le rythme devenant bien plus effréné, la course exige alors une concentration accrue et une maîtrise totale de votre bolide.

Les options n’ont pas énormément de réglages et certaines options ne sont pas disponibles partout, le menu principal se contente du strict minimum (langue, son, vitesse). C’est uniquement en course que vous pouvez régler les vibrations, le gyroscope, les commandes ou activer une assistance à la conduite salvatrice pour éviter les murs.

Le jeu pèche cependant par son manque d’explications : aucun guide n’indique comment utiliser les touches, ni une astuce pour s’améliorer. De plus, l’ergonomie est maladroite. Dans le menu pause, un simple coup de stick involontaire réattribue vos touches par erreur. Enfin, séparer les paramètres entre l’écran-titre et la pause n’a aucun sens : un menu unique et centralisé aurait été bien plus judicieux ou que le menu principal permette d’ajuster toutes les touches.

Côté contenu, le titre va à l’essentiel avec un nombre de modes de jeu assez restreint. Vous aurez vite fait le tour des options disponibles :

  • Le mode Championnat : Une série de trois courses consécutives. L’objectif n’est pas forcément de gagner chaque épreuve, mais d’engranger un maximum de points pour terminer au sommet du classement général.
  • Quick Race : Idéal pour une course individuelle rapide, que ce soit sur le tracé standard ou sa version miroir (inversée), une fois celle-ci débloquée.
  • Time Attack : Le mode parfait pour peaufiner ses trajectoires en boucle et tenter de battre les temps de référence fixés par les développeurs.

L’ensemble de ces modes est accessible aussi bien en solo qu’en multijoueur local, à l’exception logique du contre-la-montre (Time Attack), qui reste une expérience purement solitaire.

Le mode multijoueur apporte un vrai côté convivial : vous constaterez vite que vous n’êtes pas le seul à galérer ! Notez toutefois que les bots restent obligatoirement en piste pour pimenter la course, sans possibilité de les désactiver. Hormis le passage à un écran scindé, l’expérience est identique au mode solo et le jeu tourne à la perfection. En l’absence d’un véritable mode en ligne — à une seule exception près —, c’est le plaisir du jeu en local qui prime.

Les ajouts de la version Nintendo Switch 2

Le multijoueur gagne en confort grâce aux fonctionnalités GameShare et GameChat. L’ajout semble discret, mais il change tout : fini l’écran scindé ! Chacun profite désormais de son propre affichage, même à distance grâce au GameShare (l’exception qui confirme la règle du mode en ligne).

Côté technique, le titre montre les muscles en mode TV :

  • 1 à 2 joueurs : résolution 4K à 60 FPS, ou jusqu’à 120 IPS natifs.
  • 3 à 4 joueurs : résolution Full HD à 90 IPS.

Ces améliorations de confort permettent de savourer pleinement le gros point fort de 4PGP : une sensation de vitesse grisante.

La clarté visuelle au détriment de l’esthétique

Visuellement, le jeu ne cherche pas à rivaliser avec les cadors de la technologie. Les graphismes restent simples et lisses, ce qui colle parfaitement à l’austérité habituelle des vrais circuits de Formule 1. Le résultat est certes un peu épuré, mais ici, vous êtes là pour rouler à toute berzingue, pas pour admirer le paysage !

Cette simplicité offre un énorme avantage : une importante lisibilité des parcours. Le tracé reste clair et net en toutes circonstances. De plus, les effets visuels dédiés à la vitesse sont particulièrement réussis et retransmettent à merveille les sensations de la F1. Le titre sacrifie délibérément l’esthétique pure au profit des sensations brutes. C’est la philosophie typique des grands jeux d’arcade (auto ou moto), à l’opposé d’un Forza Horizon qui mise avant tout sur le photoréalisme et des panoramas superbes.

Le ronronnement des moteurs ne plaira pas à tous

Le jeu fait un choix de sound design assez particulier : le silence musical est total pendant la majeure partie de la course. À chaque fin de boucle, un simple jingle retentit avant de laisser à nouveau place aux seuls bruits mécaniques. Il faut attendre l’excitation du dernier tour pour qu’une musique s’enclenche enfin pour vous porter vers la ligne d’arrivée.

Si ce manque de morceaux peut s’avérer un peu austère, le titre se rattrape largement sur ses bruitages. Le vrombissement du moteur qui change de ton à chaque virage, le sifflement de la vitesse et les pneus qui hurlent quand vous pilez comme un dingue composent la véritable bande-son du jeu. Cette ambiance sonore immersive accentue brillamment les sensations de pilotage.

Au final, c’est une approche à double tranchant. Les puristes adoreront dévaler le bitume au son brut de leur Formule 1, tandis que les autres trouveront le temps un peu long sans une bonne mélodie pour les accompagner. Une affaire de goût !

Un contenu bien calibré pour de l’arcade

Au lancement, seuls neuf des vingt véhicules de la grille sont disponibles. Heureusement, les conditions de déblocage du reste du contenu sont transparentes : chaque niveau de difficulté supérieur au mode Rookie octroie un véhicule ou un circuit précis, clairement indiqué par le jeu. Le véritable défi sera de l’emporter, en particulier en Expert. Au total, vous pourrez débloquer 11 véhicules supplémentaires, deux circuits exclusifs au mode Quick Race et Time Attack ainsi que la version inversée de l’intégralité des tracés.

Petit bémol cependant concernant la progression : si vous accomplissez l’exploit de gagner en Expert sans être passé par les modes Novice ou Vétéran, vous ne récupérerez que les récompenses liée aux précédent mode de difficulté. Pour tout débloquer, vous serez donc contraint de refaire le championnat au moins trois fois. Une mécanique d’allongement artificiel de la durée de vie un peu frustrante, surtout après avoir réalisé la performance de rouler sur le mode le plus difficile dès le départ !

Conclusion

6.1 /10

4PGP: Four-Player Grand Prix offre une proposition suffisamment honnête pour séduire la majorité des amateurs de jeu de course arcade. C'est aussi clair que de l'eau de roche : vous enchaînez les circuits tout en tentant de maîtriser votre Formule 1 au mieux. Le plaisir de jeu est bien là, d'autant plus que cette version Nintendo Switch 2 intègre une fonctionnalité Gameshare, idéale pour jouer en ligne avec vos amis.Le principal bémol réside toutefois dans le manque d'explications : le jeu détaille mal ses propres mécaniques et ses menus n'aident pas vraiment. Si vous manquez de patience, l'expérience peut donc s'avérer un peu frustrante au début. C'est d'autant plus dommage que la courbe de progression n’est pas titanesque et qu'il est assez intuitif de comprendre comment s'améliorer.Un véritable mode en ligne à 12 joueurs aurait sans doute permis de relancer l'intérêt du titre dans sa totalité. En l'état, si vous avez déjà poncé le jeu, cette version n'apporte que du confort de jeu avec le mode Gamechat entre amis et quelques améliorations de performance.

LES PLUS

  • Le rugissement des moteurs est un pur plaisir pour les oreilles
  • Excellente lisibilité de l'action en piste avec ses graphismes...
  • Une prise en main facile qui procure un plaisir de jeu immédiat
  • Une impression de vitesse particulièrement bien restituée
  • Une durée de vie et un contenu tout à fait honnêtes pour de l'arcade
  • Des améliorations techniques solides qui justifient l'investissement pour les nouveaux venus

LES MOINS

  • Des options trop limitées et une ergonomie perfectible, sans pour autant gâcher l'expérience
  • ... au détriment de l'esthétique pure, offrant un rendu un peu brut
  • Les tracés sont un poil trop simples, ça manque de véritable idée plus poussée
  • Le manque de thèmes musicaux réguliers rend l'ambiance générale un peu austère
  • L'absence d'explications sur les commandes pourra laisser les néophytes sur le carreau au début

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Optimisation 0
  • Bande-son 0
  • Graphismes 0
  • Contrôles 0
  • Performance 0
  • Contenu / Prix 0

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6.1
4PGP: Four-Player Grand Prix
Date de sortie : 05/02/2026
eShop

Note finale

6.1
  • Gameplay 0
  • Optimisation 0
  • Bande-son 0
  • Graphismes 0
  • Contrôles 0
  • Performance 0
  • Contenu / Prix 0

LES PLUS

  • Le rugissement des moteurs est un pur plaisir pour les oreilles
  • Excellente lisibilité de l'action en piste avec ses graphismes...
  • Une prise en main facile qui procure un plaisir de jeu immédiat
  • Une impression de vitesse particulièrement bien restituée
  • Une durée de vie et un contenu tout à fait honnêtes pour de l'arcade
  • Des améliorations techniques solides qui justifient l'investissement pour les nouveaux venus

LES MOINS

  • Des options trop limitées et une ergonomie perfectible, sans pour autant gâcher l'expérience
  • ... au détriment de l'esthétique pure, offrant un rendu un peu brut
  • Les tracés sont un poil trop simples, ça manque de véritable idée plus poussée
  • Le manque de thèmes musicaux réguliers rend l'ambiance générale un peu austère
  • L'absence d'explications sur les commandes pourra laisser les néophytes sur le carreau au début

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