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Bandit Trap (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
23 juillet 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 10 mins
0
Bandit Trap
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On connaît peu de jeux qui parviennent à transformer un salon bourgeois en zone de guerre aussi réjouissante. Avec Bandit Trap, le studio indépendant PICOMY signe un titre multijoueur en ligne qui assume pleinement son ADN burlesque. Derrière ses allures de party game familial, le jeu cache une mécanique asymétrique bien plus tactique qu’il n’y paraît, tout en restant accessible au premier regard. Sur Nintendo Switch 2, l’expérience profite en plus des fonctions de GameChat et de la caméra, ce qui donne une saveur particulière aux parties entre amis.

Le chaos domestique

Bandit Trap

PICOMY est un développeur encore peu connu du grand public, mais dont le projet Bandit Trap révèle un vrai goût pour les affrontements à la fois stratégiques et totalement imprévisibles. Le studio mise ici sur un moteur physique poussé, des environnements entièrement destructibles et une direction artistique haute en couleur, le tout au service d’une expérience pensée d’abord pour le jeu en ligne, mais également jouable avec des bots pour ne jamais être laissé de côté.

Sur le plan narratif, on n’est pas chez un prix Goncourt, mais le postulat tient parfaitement la route : une entreprise de sécurité domestique nommée « Sécuriture » vous confie la défense d’une maison remplie de trésors. À quatre joueurs, les rôles se répartissent entre un Trappeur (le propriétaire des lieux) et trois Bandits. Pas de scénario tortueux ; tout repose sur un affrontement simple, limpide, presque enfantin dans son expression : empêcher les intrus de rafler dix gemmes disséminées dans le mobilier ou, de l’autre côté, parvenir à s’en emparer sans se faire réduire en miettes. Cette clarté fait immédiatement mouche, même auprès d’un public qui n’a jamais touché une manette.

Un 1 contre 3 qui n’oublie personne

Le cœur de Bandit Trap, c’est l’asymétrie. Quand on incarne le Trappeur, on dispose d’environ deux minutes avant l’arrivée des Bandits pour équiper les quatre zones de la maison en pièges. Ces derniers ne se posent pas n’importe où : ils sont dissimulés dans des éléments de mobilier quotidiens – canapé, baignoire, table de billard, lampadaire – et chaque secteur impose un nombre défini d’emplacements. Il faut se déplacer physiquement jusqu’à de petites tours de contrôle (une par zone) pour placer les dispositifs et, plus tard, les déclencher manuellement quand un ennemi s’approche. On peut aussi tendre des élastiques géants entre un meuble et une porte, puis projeter ledit meuble à la figure du premier venu. La palette de gadgets est déjà généreuse : marteaux, lance-flammes, bombes, roquettes traqueuses, sols verglacés, etc. Chaque piège peut être déclenché à distance, mais le timing est crucial, car les Bandits n’hésitent pas à briser le mobilier pour neutraliser les défenses.

De l’autre côté, les Bandits forment une équipe de trois qui doit faire main basse sur dix gemmes cachées aléatoirement parmi les meubles. Leur force brute est redoutable : on détruit des murs pour ouvrir des passages, on tabasse le mobilier pour désamorcer les pièges, on utilise des avantages, des scanners et des outils plus loufoques les uns que les autres pour localiser le butin. Chaque outil s’accompagne d’un mini-jeu qui rajoute une pression bien sentie, surtout quand le Trappeur vous a dans le viseur. L’équilibre penche souvent du côté des assaillants : durant nos sessions, on a presque toujours eu l’impression de courir après la montre quand on défendait, le sentiment que les Bandits dictaient le rythme et qu’un propriétaire trop lent se faisait rapidement déborder. La possibilité pour le Trappeur de se cacher dans un meuble et d’attaquer par surprise offre toutefois des retournements de situation mémorables, surtout quand on envoie valser un intrus à travers une fenêtre après s’être déguisé en canapé.

La destruction dynamique est un vrai moteur de chaos : les murs volent en éclats, les pièces s’inondent, le sol se transforme en patinoire. Aucune partie ne ressemble à la précédente, ce qui pousse à réviser constamment ses plans. Enfin, il faut mentionner que le jeu de base propose des bots compétents (parfois même trop, puisqu’ils nous ont traqués avec une efficacité clinique en local) et que le matchmaking en ligne, au moment du test, souffrait d’une communauté encore confidentielle. On imagine sans peine que cela se densifiera, car le potentiel comique est énorme.

Simple à prendre en main, plus exigeant qu’il n’y paraît

Bandit Trap

Les commandes se retiennent en quelques secondes, que l’on soit sur un Joy-Con ou une manette Pro. Poser un piège, s’accroupir dans un meuble, activer un gadget : tout passe par des combinaisons de boutons intuitives. La difficulté ne vient pas de la dextérité mais de la gestion mentale de plusieurs fronts. Pour le Trappeur, sauter d’une zone à l’autre par des trappes murales, surveiller la progression des ennemis, ne pas se faire repérer en train de courir vers une tour de contrôle, tout cela demande une attention de tous les instants. La caméra se contrôle librement et les petits téléviseurs disposés dans le décor affichent un plan en direct des autres pièces, ce qui aide à anticiper sans être submergé. Du côté des Bandits, la prise en main est plus directe, tournée vers l’action et la coopération, et là encore, on ne note aucune friction technique.

Le design audio suit la même pente que le visuel : bruitages exagérés, crissements de meubles sur le parquet, explosions étouffées, cris de personnages sortis tout droit d’un dessin animé. On n’a pas affaire à une bande-son mémorable, mais chaque effet remplit son office en renforçant le côté burlesque des affrontements. Les doublages sont quasiment inexistants, remplacés par des onomatopées et des gimmicks sonores qui collent bien à l’esprit « cartoon vivant » du jeu. La spatialisation sonore s’avère utile pour détecter d’où proviennent les effractions, même si l’on s’appuie davantage sur les repères visuels.

Sur Switch 2, Bandit Trap profite d’une fluidité impeccable, y compris quand l’écran se remplit de débris, de flammes et de traînées de glace. La direction artistique mise sur des modèles aux proportions exagérées, des intérieurs aux couleurs saturées et une modélisation des meubles suffisamment détaillée pour que chaque objet soit immédiatement identifiable. L’interface reste claire : une jauge de dégâts collective pour les Bandits, un compteur de gemmes volées, et les temps de chargement réduits au minimum. On sent que le moteur physique a été la priorité, et le résultat est à la hauteur : voir un canapé traverser un mur, un sol s’effondrer sous l’effet d’un piège givrant ou un lustre s’écraser sur trois intrus est un régal à chaque fois.

La loi du bandit

Le système de progression constitue le principal moteur de rejouabilité. Chaque partie rapporte de l’expérience, qui permet de débloquer de nouveaux pièges, avantages, gadgets et tenues cosmétiques absolument hilarantes. Sans inventer d’histoire, les déguisements farfelus et les possibilités de personnalisation du mobilier donnent envie d’enchaîner les matchs pour exhiber sa panoplie. En local, le mode avec bots rend le titre jouable à tout moment, même sans connexion. En ligne, les salons privés permettent de rassembler des amis en toute tranquillité. En revanche, la recherche de parties publiques pâtissait d’une population faible au moment du test, ce qui peut freiner l’élan. La prise en charge du GameChat et de la caméra de la Switch 2 apporte une couche de fun supplémentaire pour des sessions à distance, en voyant la tête de ses adversaires pendant les moments les plus ridicules.

Le jeu se destine à un public large, familial, mais n’oublie pas les joueurs plus stratèges. Le rapport de force entre les deux camps, malgré un déséquilibre perçu au profit des Bandits, oblige le Trappeur à constamment innover dans sa façon d’agencer les défenses. On peut aussi noter que, durant l’invasion, les Bandits ne peuvent pas tuer le propriétaire, mais s’ils le surprennent hors d’un meuble, la partie prend fin immédiatement. Ce détail force le défenseur à se montrer furtif, ce qui ajoute une tension bienvenue. Enfin, le jeu intègre une compatibilité avec toutes les fonctionnalités du Nintendo Switch Online, facilitant la gestion des sessions privées.

Conclusion

7.2 /10

Bandit Trap est une proposition multijoueur qui assume pleinement son penchant pour le chaos loufoque. Il ne cherche pas à révolutionner le jeu en ligne, mais il le fait avec une identité forte, un sens du rythme bien dosé et une exécution technique soignée sur Switch 2. On lui reprochera un équilibrage qui ne sourit pas toujours au Trappeur et un matchmaking pour l’heure timide, mais les fous rires provoqués par un frigo élastique ou une roquette lancée à travers une cloison valent franchement le détour. À condition d’avoir ne serait-ce qu’un ou deux complices sous la main, Bandit Trap a tout pour devenir une valeur sûre des soirées jeux vidéo.

LES PLUS

  • Un concept asymétrique 1 contre 3 original, immédiatement compréhensible
  • La destruction dynamique des décors et la physique burlesque qui rendent chaque partie unique
  • Une direction artistique colorée, lisible et parfaitement fluide sur Switch 2
  • La diversité des pièges, gadgets et tenues à débloquer, qui pousse à rejouer
  • La prise en main accessible et les commandes intuitives, quel que soit le camp choisi
  • La présence de bots compétents qui rendent le jeu jouable même sans connexion

LES MOINS

  • Un équilibrage qui favorise trop souvent le camp des Bandits
  • Une expérience de Trappeur parfois frustrante
  • Un matchmaking en ligne encore très peu fourni
  • La nécessité d'avoir au moins un ou deux amis sous la main pour profiter pleinement du jeu en ligne

Détail de la note

  • Durée de vie 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Graphismes 0
  • Contrôles 0
  • Accessibilité 0

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7.2
Bandit Trap
Date de sortie : 30/04/2026
eShop

Note finale

7.2
  • Durée de vie 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Graphismes 0
  • Contrôles 0
  • Accessibilité 0

LES PLUS

  • Un concept asymétrique 1 contre 3 original, immédiatement compréhensible
  • La destruction dynamique des décors et la physique burlesque qui rendent chaque partie unique
  • Une direction artistique colorée, lisible et parfaitement fluide sur Switch 2
  • La diversité des pièges, gadgets et tenues à débloquer, qui pousse à rejouer
  • La prise en main accessible et les commandes intuitives, quel que soit le camp choisi
  • La présence de bots compétents qui rendent le jeu jouable même sans connexion

LES MOINS

  • Un équilibrage qui favorise trop souvent le camp des Bandits
  • Une expérience de Trappeur parfois frustrante
  • Un matchmaking en ligne encore très peu fourni
  • La nécessité d'avoir au moins un ou deux amis sous la main pour profiter pleinement du jeu en ligne

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