Joe Richardson, créateur connu pour ses adaptations audacieuses d’œuvres d’art classiques, réunit ses trois titres primés dans The Immortal John Triptych, une compilation qui débarque le 27 août sur Nintendo Switch (1 et 2), PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC via Steam. Cette anthologie propose une plongée dans un univers médiéval à la fois érudit et grotesque, où chaque jeu s’inspire de peintures Renaissance tout en y injectant une bonne dose d’humour absurde et de second degré. Entre sacrilège, absurdité et références culturelles, l’expérience promet une aventure aussi décalée que réfléchie, dans la lignée des Monty Python mais avec une touche plus scatologique.
The Immortal John Triptych rassemble Four Last Things, The Procession to Calvary et Death of the Reprobate, trois aventures narratives distinctes mais partageant un même cadre et des thèmes récurrents. Chaque titre transpose une œuvre picturale célèbre dans un gameplay moderne, avec une interface repensée et un système d’interactions simplifié via un menu de verbes contextuels. Les joueurs contrôlent leurs personnages directement, manipulent des objets par glisser-déposer dans un inventaire épuré, et explorent des paysages luxuriants tout en résolvant des énigmes qui, malgré leur absurdité apparente, reposent sur une logique interne cohérente. L’univers visuel puise dans le Renaissance, le Rococo et même le Romantisme, avec des centaines de peintures intégrées pour créer un monde cohérent et immersif. La bande-son, composée de classiques publics et de morceaux originaux d’Eduardo Antonello, utilise des instruments médiévaux et renaissants, adaptant sa tonalité en fonction de l’avancement de l’histoire.
L’humour de The Immortal John Triptych oscille entre références culturelles élevées et gags potaches, où les sujets les plus nobles côtoient des préoccupations bassement corporelles. Les blagues sur les excréments ou la dégradation du sacré sont traitées avec la même gravité que les énigmes, créant un contraste délibéré entre le ton solennel des œuvres originales et l’approche décomplexée de Richardson. Les trois jeux de la compilation partagent cette esthétique et cette philosophie, tout en proposant des intrigues autonomes. Dans Four Last Things, les joueurs commettent pêchés et sacrilèges à travers la campagne anglaise, tandis que The Procession to Calvary met en scène des complots avec des cardinaux et des pirates. Death of the Reprobate, quant à lui, explore les thèmes de la damnation et de la rédemption dans un cadre tout aussi grotesque. Les personnages et motifs récurrents tissent malgré tout un lien entre ces trois récits, offrant une expérience unifiée malgré leur diversité.
Pour célébrer cette sortie, une mise à jour qualité de vie est déployée sur les trois jeux existants, harmonisant leurs interfaces, ajoutant un support complet des manettes et corrigeant divers bugs. Les possesseurs des titres individuels recevront cette mise à jour automatiquement, tandis que les nouveaux joueurs bénéficieront d’une expérience unifiée et optimisée. En complément, un DLC intitulé The Immortal John Triptych: Weird Extra Content Art Gallery Thing-y est disponible sur Steam, proposant une galerie d’art inédite, des scènes supprimées et des timelapses où Joe Richardson explique sa démarche créative. Ce contenu supplémentaire s’ajoute aux éléments bonus déjà intégrés dans la compilation, comme des scènes inédites et des fonctionnalités jamais vues auparavant.
The Immortal John Triptych a déjà été salué par la critique lors de la sortie individuelle des trois jeux. Sur Metacritic, les titres affichent des scores respectifs de 83, 78 et 81, tandis que les joueurs sur Steam les ont notés « Exceptionnellement positifs », avec une moyenne globale très élevée. Cette reconnaissance reflète l’équilibre trouvé entre profondeur historique, humour décalé et accessibilité du gameplay, faisant de l’œuvre de Joe Richardson une proposition unique dans le paysage du jeu d’aventure narratif. Avec sa sortie imminente, la compilation s’annonce comme une occasion pour les nouveaux joueurs de découvrir cette trilogie culte, tout en offrant aux fans l’opportunité de replonger dans un univers où l’art classique rencontre la farce la plus débridée.








