jeudi 22 octobre 2026
Nintendo-Town.fr
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
Nintendo-Town.fr

Brigandine Abyss (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
4 septembre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 13 mins
0
Brigandine Abyss : une démo disponible le 30 juillet sur Switch 2
Partager sur Facebook

Il existe des jeux qui ne cherchent pas à plaire à tout le monde et qui assument leurs partis pris quitte à rebuter une large part du public pour mieux séduire ceux qui adhèrent à leur vision. Brigandine Abyss appartient clairement à cette catégorie. Troisième opus d’une série culte mais confidentielle, ce tactical RPG mâtiné de grande stratégie ne fait aucun compromis sur ce qu’il est : un jeu de conquête territoriale où la préparation et la gestion d’armée comptent autant que les batailles elles-mêmes. On aurait pourtant tort de le réduire à un simple produit de niche poussiéreux, car derrière ses défauts parfois criants se cache une expérience étonnamment addictive, capable de dévorer des heures de jeu sans qu’on s’en rende compte. Encore faut-il en accepter les règles…

From the Abyss?

Brigandine Abyss

Brigandine Abyss est développé par Adglobe, un studio japonais qui s’était déjà chargé de la résurrection de la franchise avec Brigandine: The Legend of Runersia en 2020. Le jeu est édité par Happinet, également japonais, qui semble vouloir positionner la série comme une alternative singulière dans le paysage du tactical RPG. Adglobe n’est pas un studio de premier plan et cela se ressent dans certains aspects techniques du jeu, mais l’équipe a su capitaliser sur les retours des joueurs de Runersia pour améliorer plusieurs systèmes clés. On sent une volonté de faire évoluer la formule sans pour autant la dénaturer, ce qui est à saluer.

Brigandine Abyss propose de prendre le contrôle d’une des six factions majeures qui se disputent le continent de Meltitea. L’objectif final est invariablement de vaincre l’Empire Abyssloa, mais la manière d’y parvenir diffère selon le camp choisi. Chaque faction possède sa propre histoire, ses personnages, ses forces et faiblesses. Le jeu se décompose en deux phases distinctes : l’organisation où l’on gère ses troupes, ses quêtes, ses ressources et ses bases, et l’invasion où l’on déplace ses armées sur la carte pour attaquer ou défendre des territoires. La particularité de Brigandine Abyss est de mêler ces deux aspects de manière organique : chaque saison de jeu impose des choix stratégiques qui auront des conséquences directes sur les batailles à venir.

Une histoire qui démarre vite

Le récit démarre sur les chapeaux de roues. Le général Chaossolus, conseiller du roi de Solginat, s’empare du Brigandine, une armure magique légendaire, assassine son souverain et fonde l’Empire Abyssloa. Ce coup d’État brutal précipite le continent dans une nouvelle guerre totale, réveillant les rivalités entre nations voisines. Le joueur incarne l’une des six factions qui, chacune à sa manière, va se retrouver confrontée à l’expansionnisme de l’Empire.

On apprécie le travail réalisé sur les différentes campagnes, plus étoffées que dans les précédents opus. Chaque faction possède ses propres scènes cinématiques, ses événements scénarisés et ses motivations. Le mode histoire intègre des batailles événementielles obligatoires qui rythment la progression et offrent des conditions de victoire variées. C’est un progrès notable par rapport à Runersia.

Malheureusement, l’écriture reste globalement en deçà de ce qu’on pourrait attendre d’un jeu de cette ambition. Les personnages sont souvent des archétypes sans grande profondeur, les dialogues manquent de subtilité et certaines motivations sont à peine esquissées. La campagne de Gran Dragnica, par exemple, tourne autour de la libération des dragons asservis par l’Empire, mais le traitement de cette thématique reste superficiel. On se prend parfois à souhaiter que le jeu assume davantage son côté nanar, car c’est dans ces moments de mélodrame décomplexé qu’il se montre le plus attachant.

Le principal problème du mode histoire réside dans sa structure même. Les batailles événementielles surviennent à intervalles réguliers, quel que soit l’état de la carte. On peut avoir conquis la moitié du continent avant que le scénario ne daigne s’intéresser à notre progression, ce qui crée un décalage entre la narration et l’action. Les ennemis scénaristiques censés être menaçants se retrouvent affaiblis par nos conquêtes antérieures et les enjeux dramatiques s’en trouvent sérieusement amoindris.

Le gameplay atypique

Brigandine Abyss

C’est ici que Brigandine Abyss révèle toute sa complexité et son potentiel addictif. Le jeu se divise en deux volets distincts mais interdépendants.

La phase d’organisation

Elle constitue le cœur stratégique du jeu. Chaque saison commence par une phase d’organisation où le joueur doit assigner ses leaders à différentes tâches : défendre une base, partir en quête pour obtenir des matériaux ou des équipements, s’entraîner pour gagner de l’expérience ou se reposer. Les monstres doivent être répartis entre les leaders en fonction de leur coût en points de commandement, qui augmente avec leur évolution. Il faut aussi gérer les ressources pour améliorer les bases, recruter de nouvelles unités, acheter de l’équipement.

Cette phase est d’une richesse remarquable. Le système de quêtes a été simplifié par rapport à Runersia : il est désormais possible d’envoyer des mercenaires génériques en exploration pendant que les leaders principaux se concentrent sur la conquête. Les bases gagnent en importance stratégique grâce à leurs bonus spécifiques : certaines favorisent certains types de monstres, d’autres offrent des avantages aux unités qui y stationnent. L’amélioration des bases au niveau 2 ou 3 débloque de nouvelles quêtes et de nouveaux avantages, ce qui encourage à planifier soigneusement ses investissements.

Malheureusement, l’interface n’est pas à la hauteur de la complexité du système. À mesure que l’on conquiert des territoires et que l’on recrute des dizaines de leaders, la gestion devient fastidieuse. Les menus sont nombreux, les allers-retours constants, et certaines actions demandent trop de manipulations. On regrette l’absence de fonctionnalités de confort comme la possibilité de définir des objectifs précis pour les quêtes répétitives ou de visualiser d’un coup d’œil l’état de toutes ses troupes sur la carte.

La phase d’invasion

Elle correspond aux batailles tactiques proprement dites. Chaque armée peut déployer jusqu’à trois leaders accompagnés de leurs monstres, sur des cartes hexagonales. Le système de combat est classique : déplacements, attaques, compétences avec coûts en MP, zones de contrôle qui ralentissent les mouvements ennemis. La nouveauté majeure de cet opus est le système de rallye : un leader peut absorber un monstre pour gagner des bonus passifs. Cette mécanique ajoute une couche de profondeur tactique intéressante, même si certaines combinaisons sont clairement surpuissantes.

Le problème principal des batailles est leur manque de variété. L’objectif est presque toujours d’éliminer tous les leaders ennemis, ce qui incite à concentrer ses forces sur eux en ignorant les monstres. L’IA est également décevante : les ennemis ont tendance à rester immobiles jusqu’à ce qu’on entre dans leur zone d’attaque, et ils envoient régulièrement leurs leaders en première ligne sans protection. On peut facilement exploiter ces faiblesses en regroupant ses unités et en éliminant les leaders un par un.

Les batailles événementielles du mode histoire tentent de briser cette monotonie avec des conditions de victoire alternatives, mais elles sont trop peu nombreuses. La grande majorité des affrontements se déroulent sur les mêmes cartes avec des objectifs identiques et finissent par se ressembler. Le mode mission propose heureusement une variété plus intéressante avec ses 24 factions et ses conditions de victoire originales, mais il faut accepter de renoncer à toute narration.

Une prise en main comme la technique, propre

Sur Nintendo Switch 2, Brigandine Abyss bénéficie d’une prise en main correcte mais perfectible. Les commandes sont réactives, la navigation dans les menus se fait sans latence notable, et le jeu est parfaitement jouable en mode portable comme en docké. L’écran tactile n’est pas exploité, ce qui est dommage pour un jeu de gestion où la sélection directe des unités aurait pu être un atout.

Le principal reproche concerne l’ergonomie générale. Les menus sont nombreux et parfois peu intuitifs. Certaines actions essentielles comme le changement de classe ou l’équipement des unités demandent de passer par plusieurs écrans différents. La consultation des informations sur les monstres, les leaders et les bases n’est pas centralisée, ce qui oblige à jongler entre les menus. On s’y habitue au fil des heures, mais il est difficile de ne pas penser qu’une refonte de l’interface aurait grandement amélioré le confort de jeu.

La nouvelle Switch 2 apporte également des améliorations techniques par rapport à la version originale : temps de chargement réduits, meilleure fluidité dans les batailles, et une sortie en docké qui pousse la résolution plus loin. C’est agréable, mais cela ne compense pas les lacunes visuelles du jeu.

Graphiquement, Brigandine Abyss accuse un retard technique flagrant qui tranche avec les standards actuels de la Switch 2. Les environnements sont ternes, les textures répétitives et les modèles 3D des unités manquent cruellement de détails. Les portraits des personnages sont d’un style anime générique qui contraste avec les visuels plus originaux de Legend of Runersia, comme si l’identité artistique de la série s’était diluée dans la masse.

Plus problématique encore, l’absence d’identité visuelle cohérente. Les monstres semblent issus d’univers différents, les décors n’ont aucun charme particulier et l’ensemble manque de personnalité. On est loin de la direction artistique affirmée de Runersia qui parvenait à créer une atmosphère fantastique singulière malgré ses limitations techniques.

Mais ?

Brigandine Abyss

C’est l’un des points forts de Brigandine Abyss. La musique, composée par Rei Kondoh (connu pour son travail sur Fire Emblem: Three Houses), est d’excellente facture. Les thèmes de bataille sont épiques et entraînants, avec des arrangements orchestraux qui donnent une ampleur bienvenue aux affrontements. Les morceaux d’organisation sont plus discrets mais agréables, créant une atmosphère propice à la réflexion stratégique.

Le doublage japonais est de bonne tenue, avec des comédiens qui s’investissent dans leurs rôles. Certains personnages en font des tonnes, mais cela correspond au ton mélodramatique assumé du jeu. On peut toutefois regretter l’absence de doublage dans d’autres langues, ce qui limitera l’accessibilité pour les joueurs peu habitués aux voix japonaises.

Brigandine Abyss offre une durée de vie conséquente sur le papier. Chaque campagne du mode histoire demande entre 15 et 25 heures, et il y en a six à découvrir. Le mode mission ajoute 24 factions jouables avec des conditions de victoire variées, ce qui représente potentiellement des dizaines d’heures supplémentaires. En théorie, la durée de jeu peut facilement dépasser les 100 heures.

En pratique, la rejouabilité est limitée par la répétitivité de l’expérience. Les batailles se ressemblent toutes, les mécaniques de gestion restent identiques quel que soit le camp choisi et les différences entre les factions ne sont pas suffisamment marquées pour justifier de tout recommencer depuis le début. Le mode mission apporte un peu de variété avec ses contraintes originales, mais l’absence de narration le rend moins engageant sur la durée.

On apprécie néanmoins l’ajout des niveaux de difficulté qui permettent d’ajuster l’expérience à ses préférences. Le mode difficile augmente les statistiques des ennemis sans améliorer réellement leur IA, ce qui peut rendre certains combats frustrants plus que véritablement stimulants.

Conclusion

5.7 /10

Brigandine Abyss est un jeu qui s'adresse à un public très spécifique. Les amateurs de grande stratégie qui recherchent une expérience accessible et de tactical RPG qui apprécient la gestion d'armée y trouveront leur compte. La boucle de gameplay est réellement addictive une fois qu'on a accepté ses imperfections, et le plaisir de voir son armée grandir et conquérir le continent est indéniable.Mais il est impossible d'ignorer les défauts du jeu. La réalisation technique est en retrait par rapport aux standards de la Switch 2, l'écriture ne parvient pas à donner vie à ses personnages, et les batailles manquent de variété sur la durée. Brigandine: Abyss donne l'impression d'un titre qui aurait pu être excellent si davantage de soin avait été apporté à sa présentation et à son équilibrage.Au final, on se retrouve avec un jeu qui divise. Certains y passeront des dizaines d'heures sans voir le temps filer, charmés par sa formule unique et son atmosphère mélodramatique. D'autres abandonneront rapidement, rebutés par la technique datée et la répétitivité des affrontements. Brigandine: Abyss n'est pas un mauvais jeu, mais il ne fait aucun effort pour convaincre ceux qui ne sont pas déjà acquis à sa cause. À vous de savoir dans quelle catégorie vous vous situez.

LES PLUS

  • Un mélange de tactical RPG et de grande stratégie addictif
  • Une grande variété de monstres à recruter et à faire évoluer
  • Le système de rallye qui ajoute de la profondeur tactique
  • Les quêtes et l'amélioration des bases qui donnent du sens à la gestion
  • La bande-son de grande qualité
  • Le mode mission avec ses conditions de victoire originales

LES MOINS

  • Une réalisation technique datée et sans identité visuelle
  • Une écriture scénaristique en deçà des ambitions du jeu
  • Une IA ennemie prévisible et facilement exploitable
  • Des batailles répétitives avec des objectifs trop similaires
  • Une interface qui complique inutilement la gestion des troupes
  • Une rejouabilité limitée malgré le volume de contenu

Détail de la note

  • Durée de vie 0
  • Rejouabilité 0
  • Gameplay 0
  • Histoire 0
  • Graphismes 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

5.7
Brigandine Abyss
Date de sortie : 26/08/2026
Amazon eShop

Note finale

5.7
  • Durée de vie 0
  • Rejouabilité 0
  • Gameplay 0
  • Histoire 0
  • Graphismes 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0

LES PLUS

  • Un mélange de tactical RPG et de grande stratégie addictif
  • Une grande variété de monstres à recruter et à faire évoluer
  • Le système de rallye qui ajoute de la profondeur tactique
  • Les quêtes et l'amélioration des bases qui donnent du sens à la gestion
  • La bande-son de grande qualité
  • Le mode mission avec ses conditions de victoire originales

LES MOINS

  • Une réalisation technique datée et sans identité visuelle
  • Une écriture scénaristique en deçà des ambitions du jeu
  • Une IA ennemie prévisible et facilement exploitable
  • Des batailles répétitives avec des objectifs trop similaires
  • Une interface qui complique inutilement la gestion des troupes
  • Une rejouabilité limitée malgré le volume de contenu

Derniers tests

The Last Cat in the Universe (Nintendo Switch) – Le test

Horripilant (Nintendo Switch) – Le test

Hell is Us, Blood West, Clive Barker’s Hellraiser: Revival et UN:Me classifiés pour Nintendo Switch 2

Hell is Us (Nintendo Switch 2) – Le test

ONE PIECE: Grand Gourmet

ONE PIECE: Grand Gourmet (Nintendo Switch) – Le test

Nintendo Switch Sports Resort

Nintendo Switch Sports Resort (Nintendo Switch 2) – Le test

Venez sur notre Discord


Soutenez Nintendo-Town sur Tipeee
Nintendo-Town.fr

© 2023 Nintendo-Town

Naviguer sur le site

  • L’équipe
  • Contact
  • Politique de confidentialité

Nous suivre

No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des sorties
  • Anciennes sorties
  • Jeux

© 2023 Nintendo-Town