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Silver Pines (Nintendo Switch 2) – Le test

reader par reader
11 octobre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 19 mins
0
Silver Pines
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Silver Pines est ce que l’on peut appeler un jeu de saison (nous sommes en octobre au moment de la rédaction de ces lignes)… Ce nouveau cauchemar indépendant est-il en passe de décrocher le titre de jeu pour Halloween de cette année ? Prenez un café bien serré, nous allons visiter la ville ensemble !

Bienvenue à Silver Pines

Silver Pines

Avant d’évoquer l’histoire du jeu, revenons à sa genèse et à ses créateurs ! Silver Pines est la première réalisation de Wych Elm, un petit studio indépendant composé de seulement cinq développeurs et travaillant à distance entre la Suède et la Norvège. Malgré sa taille réduite, l’équipe possède une expérience assez importante dans l’industrie du jeu vidéo. Certains de ses membres ont notamment travaillé sur des titres comme Helldivers 2, The Darkness, Syndicate, The Chronicles of Riddick ou encore Yoku’s Island Express. Avec Silver Pines, les développeurs ont fait le pari de mixer deux genres, le metroidvania et le survival horror. Un parti pris plutôt original et, il faut l’avouer, plutôt intrigant ; tout autant que l’histoire proposée d’ailleurs.

On y incarne le détective privé Red Walker alors qu’il se réveille seul, dans un café dans la ville de Silver Pines. Le lieu s’avère désert et notre héros a semble-t-il oublié en partie la raison de sa présence dans la ville… Mais très vite un coup de téléphone (dans une vraie cabine téléphonique à l’ancienne) lui permet de se remémorer le pourquoi de sa présence dans la ville. Red doit retrouver un musicien, Eddie Velvet, qui a mystérieusement disparu. Sa piste l’a conduit dans la mystérieuse ville de Silver Pines, un lieu qui a été évacué en vue d’une tempête qui s’annonce destructrice… Ne restent donc que quelques pèlerins mystérieux qui n’ont visiblement pas envie de quitter les lieux. Au fil de sa progression, Walker découvrira que la ville est également hantée par des créatures mystérieuses, agressives et qu’une simple recherche d’une personne disparue cache bien d’autres secrets… À l’image de Twin Peaks (dont Silver Pines est en partie inspiré), Walker croisera quelques personnages hauts en couleur et s’enfoncera dans une enquête aux ramifications lorgnant du côté du surnaturel. Fort heureusement, il pourra compter sur du café et tout un arsenal pour espérer lever le voile sur toute l’histoire… Nous éviterons d’en dire plus sur l’histoire, afin de vous laisser le plaisir de la découverte, même si nous avons été confrontés à un gros bémol dont nous reparlerons à la fin de cette critique. Sachez néanmoins que les inspirations et les clins d’œil sont nombreux et qu’ils ne manqueront pas de titiller les amateurs du genre…

Le plein de café !

Comme nous l’indiquions plus haut, le jeu mêle deux styles, le metroidvania et le survival horror. Nous déplaçons donc notre personnage dans un monde en 2 dimensions, vue sur le côté. Notre personnage peut donc se déplacer vers la gauche ou la droite, se baisser, monter ou descendre les escaliers, sauter (mais pas pour faire des doubles sauts, ça reste un humain normal), courir et utiliser des armes à feu ou des armes au corps à corps, mais aussi esquiver. Même s’il n’est pas possible de transformer notre personnage en tank humain au fil de notre progression, le côté metroidvania est utilisé à travers le prisme d’objets à trouver, qui vont nous permettre de débloquer des passages qui étaient auparavant barrés. Ainsi un cutter servira à la fois d’arme au corps à corps mais aussi de moyen pour déchirer des bâches en plastique qui obstruent le passage, plus tard c’est un pied-de-biche qui servira à faire sauter les zones bloquées par des planches de bois et une masse viendra compléter le tout pour venir à bout des murs un peu fragiles. Le côté positif étant que, de manière générale, il ne faudra pas aller d’un bout à l’autre de la ville pour résoudre des énigmes propres à la progression classique du jeu. Toutefois, les retours vers des lieux de la ville bloqués en début de partie, sont recommandés pour débloquer des accès vers des bonus (objets ou capacités) intéressants. Fort heureusement, vous pouvez compter sur le Polaroid de Walker pour prendre en photo et marquer ainsi directement sur la carte les lieux qu’il serait de bon ton de revisiter. La progression reste donc fluide et les éventuels retours vers une zone précédente ne se font jamais sous la contrainte et sont généralement la promesse d’une récompense intéressante.

On évoquait les capacités, sachez que moyennant la découverte de certains objets (appelés souvenirs), vous pourrez débloquer des capacités passives pour notre détective. Ainsi vous pourrez courir plus vite, nager plus longtemps (une capacité indispensable, mais qui s’obtient naturellement dans le jeu) ou encore avoir la possibilité d’augmenter la puissance de vos coups avec les armes de poing tout en réduisant la consommation de votre endurance. Il y a 25 souvenirs disséminés dans le jeu (et certains sont bien cachés). Au début, il n’est possible d’en équiper qu’un à la fois, mais moyennant vos explorations, vous pourrez récupérer des morceaux de réceptacles de souvenirs, qui, une fois que vous aurez collecté quatre pièces, vous permettront d’activer un souvenir supplémentaire, permettant ainsi de booster notre personnage. Il est à noter qu’une fois l’introduction terminée, vous pourrez parcourir librement la ville (sous réserve d’avoir trouvé les bons objets) et enchaîner votre progression assez librement (sauf en cas de bug… mais nous en reparlerons plus bas !).

Voici pour l’aspect metroidvania, il est désormais temps d’évoquer le côté survival horror…

Qui a tué Alice Baker ?

Silver Pines

Silver Pines tire son inspiration des classiques du genre, aussi bien d’un point de vue vidéoludique que cinématographique. Ainsi on retrouve l’esprit Resident Evil pour la gestion des soins avec les herbes vertes (pour se guérir), le lichen bleu (antipoison) et l’herbe rouge (qui booste les capacités des herbes avec lesquelles elle est combinée). On peut également compter sur des donuts ou des sodas trouvés au cours de vos pérégrinations. Les habitués du genre trouveront rapidement leurs marques et sauront instinctivement comment faire les bons mélanges. La particularité ici étant qu’il faudra trouver des bouteilles vides pour faire les combinaisons. Du côté des armes, c’est le même topo que pour les classiques du genre, on commence avec un petit pistolet et on finit avec un joli magnum (en passant par l’inévitable fusil à pompe et celui à canon scié). Les armes sont d’ailleurs relativement nombreuses et variées et, encore une fois, en fouillant, vous trouverez de quoi les améliorer (capacité du chargeur, taille dans l’inventaire).

Des gains précieux, car comme dans tout bon survival horror, la survie dépend également d’une bonne gestion d’un inventaire limité. Ainsi, certains objets prendront plus de cases que d’autres, il faudra donc compter les espaces pour avoir des armes, des munitions et de quoi se soigner, tout en conservant de l’espace pour récupérer des objets nécessaires à la progression (clés, manivelles, etc.). Fort heureusement, il sera possible de laisser des objets dans des coffres à l’espace plus imposant (mais pas illimité) et, chemin faisant, vous pourrez trouver des besaces qui vous permettront de gagner des cases supplémentaires et bienvenues dans votre inventaire.

Pour bien avancer, il faudra également sauvegarder et pour cela, Silver Pines propose d’utiliser des cabines téléphoniques (moyennant de composer le bon numéro – rassurez-vous, il est noté dans votre carnet). Par contre, chaque appel vous sera facturé d’une pièce… Il faudra donc faire les poches des vestes ou des sacs qui traînent dans les lieux que vous visiterez. Vous pourrez également vérifier dans le récupérateur de pièces si un utilisateur n’aurait pas oublié sa monnaie (n’hésitez pas à le faire, certains sont tête en l’air !). Il faudra donc gérer vos finances pour sauvegarder, mais également pour acheter des ressources directement dans des distributeurs. Passé la surprise de se dire qu’on peut acheter des cartouches de fusil à pompe dans un distributeur qui fournit également des donuts, on appréciera de pouvoir refaire le plein, même si bien évidemment les munitions sont loin d’être gratuites et certaines s’avèrent même plutôt onéreuses, mais quand on aime (vivre), on ne compte pas !

Outre ces éléments destinés à… survivre… il faudra également compter sur des énigmes pour réussir à avancer dans le jeu. Sans être forcément trop compliquées (les habitués devraient s’en sortir facilement), elles demanderont toujours de faire preuve d’observation. Que ce soit dans les textes et notes récupérés ou alors simplement avec des éléments du décor. Certaines énigmes se poseront parfois à vous, sans que vous n’ayez immédiatement tous les éléments matériels pour les résoudre. Il faudra alors lâcher prise et continuer l’exploration, pour y revenir une fois la pièce manquante en votre possession. Bien entendu, qui dit survival horror dit forcément créatures flippantes à affronter (ou à éviter) pour progresser… Et de ce côté, le titre n’est pas en reste. On retrouve un bestiaire, qui même s’il ne paraît pas énorme, s’avère suffisamment varié et propose des patterns bien spécifiques à comprendre pour s’en débarrasser (ou pour les fuir). Créatures faisant penser à des zombies, araignées géantes, créatures rampantes, affreux corbaques et bien évidemment boss parfois retors sont au rendez-vous !

Ces derniers s’avèreront pour certains un peu plus délicats, d’une part de par la force de leurs coups, de l’autre pour les patterns un peu différents qu’il faudra rapidement appréhender sous peine de passer de vie à trépas. Les affrontements seront un peu inégaux, certains s’avèreront plus faciles que d’autres, mais cela est en partie dû au gameplay proposé par le titre.

Twin Resident Hill de Jacob Files

En voulant jouer sur le côté survival, l’équipe de développement a mis en œuvre des mécaniques visant à faire un peu monter la pression lors des affrontements, en ajoutant un soupçon de réalisme. L’intention est bonne, mais dans les faits elle complique un peu la tâche… On vous explique !

Tout d’abord pour les soins, on l’a vu plus haut, il y a des herbes vertes qu’il est possible de consommer directement (sans combinaison) ; les ingurgiter est rapide, mais il y a un petit temps de « mastication » (caractérisé par une barre de progression au-dessus de notre personnage), durant lequel il faut éviter d’être touché, faute de quoi son effet sera amoindri. On peut en profiter plus rapidement en faisant une combinaison avec la bouteille, mais on perdra alors quelques instants, le temps que notre personnage place la bouteille à sa bouche et en boive le contenu. Il est également possible d’utiliser des kits de soins (pour récupérer entièrement sa vie), mais cela entraîne une courte phase de QTE où il conviendra de presser sur le bouton Y au bon moment pour accélérer la vitesse de soin. Cette mécanique « réaliste » est aussi reprise avec l’usure des objets comme le cutter ou le pied-de-biche, qui demanderont à être rafistolés avec du ruban adhésif (et un petit QTE). Il faudra également veiller aux piles de notre lampe, qui se déchargent, mais que l’on peut remplacer via l’inventaire (sans QTE).

On retrouve ce même principe avec les armes à feu, le colt devra être rechargé balle après balle (toujours avec un QTE), simulant ainsi le fait de charger son arme. On appréciera de trouver une arme automatique où il suffira de mettre un chargeur. C’est plus problématique avec le fusil à pompe ou celui à canon scié (limité à deux cartouches). Le gros de la difficulté étant que l’action se déroule en temps réel et que pendant que vous faites ces actions, votre personnage ne bouge pas, alors que les ennemis… si ! On fera donc toujours attention à faire le plein de vie et à charger ses armes avant d’entrer dans une salle où nous attend un combat contre un boss, car l’exercice peut vite devenir périlleux quand il faut à la fois respecter les patterns des boss et le temps à prendre pour recharger son arme (ou refaire le plein de vie). Mais si vraiment c’est trop difficile, vous pourrez à loisir faire varier la difficulté du jeu en cours de partie. Cela aura pour effet d’augmenter le nombre de ressources à ramasser tout en rendant les ennemis moins résistants en mode histoire ou alors de compliquer encore l’aventure avec moins de munitions, de bonus et beaucoup plus d’ennemis dans les modes de difficulté plus avancés. Libre à chacun de procéder comme il le souhaite.

Fort heureusement, les affrontements contre les boss sont généralement annoncés, soit par un message nous demandant si on est sûr de vouloir ouvrir telle ou telle porte, mais aussi parce que l’écran et la zone atteinte commencent à se teindre dans des tons rouges et noirs… qui ne sont pas sans rappeler la chambre rouge (Red Room) de Twin Peaks, en partie parce que ces passages donnent l’impression de changer de dimension…

On le disait plus haut, les inspirations sont nombreuses et, en plus de Twin Peaks, on retrouve des références via des affiches ou des notes à des séries comme X-Files ou des films comme L’Échelle de Jacob et même Retour vers le futur (oui, oui, sans déconner !). On retrouve évidemment une touche Silent Hillesque avec cette ville semblant à l’abandon, avec ses personnages étranges et semblant perdus dans les limbes.

L’ambiance est franchement bien retranscrite, les rues bien que désertées par les habitants sont animées par les feuilles ou les objets qui volent au vent (en prélude à la tempête annoncée). On trouvera parfois des publicités avec des numéros de téléphone (n’oubliez pas que les chiffres des claviers téléphoniques comprennent aussi des lettres) que vous pourrez vous amuser à composer et qui donneront lieu à des interactions vous permettant peut-être d’y voir un peu plus clair sur la mystérieuse ville de Silver Pines. Les décors sont lugubres et on craint à chaque recoin de faire une mauvaise rencontre. La ville elle-même semble vivante et les rencontres originales que l’on y fait contribuent à créer ce malaise et ce sentiment un tantinet onirique. Graphiquement, c’est vraiment du beau travail, les décors comme les personnages sont vraiment soignés, le côté mi-dessin animé/mi-réaliste rend très bien et les animations sont sublimées par une rotoscopie du plus bel effet (des acteurs sont filmés et on redessine par-dessus leurs animations, afin de donner des mouvements réalistes). L’ambiance sonore n’est pas laissée de côté et l’on peut saluer les comédiens de doublage VO pour leur interprétation convaincante. Que les anglophobes se rassurent, le titre propose des sous-titres et une traduction de l’ensemble des textes en français. Nous avons noté quelques coquilles dans certains textes relatifs aux interactions, mais jamais pour ceux liés aux énigmes. La musique et les effets sonores ne sont pas en reste et contribuent à l’immersion. Un changement de rythme est souvent annonciateur d’une rencontre pas forcément amicale et certains effets sonores peuvent provoquer un sursaut alors qu’il n’en est rien… ou pas.

Malheureusement, tout n’est pas parfait dans la ville de Silver Pines et ce n’est pas à cause de ses habitants.

Le début du cauchemar

Silver Pines

Nous arrivons ici au point qui fâche et qui déçoit un peu… Lors de notre progression, nous avons été confrontés à un TRÈS vilain bug qui s’est avéré bloquant pour notre progression. En effet, il nous a été impossible de progresser après avoir vaincu le boss dans le bureau du Sheriff et ce n’est clairement pas pour une raison futile (ce n’est pas une énigme trop compliquée), non, non. C’est simple, après avoir éliminé le boss, rien ne se passe, aucune cinématique, pas de passage à la suite, pas de cloche (indispensable pour atteindre le point, que l’on imagine culminant, de l’histoire) et surtout pas de possibilité d’interagir avec quoi que ce soit. Nous avons franchement tout essayé, même commencer par la récupération d’autres cloches. Le jeu n’est pas linéaire et l’obtention de certains objets spécifiques – sans avoir à vaincre le boss – permet de progresser dans les autres secteurs. Nous avons donc pu parcourir les autres zones, récupérer les cloches et retenter l’affrontement contre le boss du Sheriff… Mais avec le même résultat ; autant dire qu’en l’état, c’est franchement une énorme déception !

Silver Pines est disponible au prix de 24,99 euros sur l’eShop.

Conclusion

5.6 /10

On aurait aimé vous dire que Silver Pines a parfaitement su digérer les références dont il s’inspire pour proposer une expérience qui allie vraiment bien le metroidvania et le survival horror, que la bande-son et la direction artistique nous ont séduits, même si les phases de combat peuvent rapidement se compliquer… MAIS le GROS problème du jeu est son bug qui empêche d’obtenir la cloche au bureau du Sheriff, bloquant de fait toute possibilité de voir la fin du jeu et dans ces conditions, nous ne pouvons que vous recommander de passer votre chemin… Du moins jusqu’à ce qu’un correctif nous fasse changer d’avis ! En l’état, c’est franchement dommage…

LES PLUS

  • La direction artistique
  • Les inspirations diverses et les clins d’œil
  • Les énigmes bien pensées
  • L’histoire énigmatique, mais prenante
  • Les nombreux secrets à découvrir
  • Une carte assez vaste
  • Le bon mix survival horror x metroidvania
  • Qui a tué Alice Baker ?
  • Textes en français

LES MOINS

  • Le bug qui empêche de passer le bureau du Sheriff
  • Les affrontements (notamment la recharge des armes)
  • Certains boss aux techniques redondantes entre eux

Détail de la note

  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Contrôles 0
  • Gameplay 0
  • Histoire 0
  • Performance 0
  • Optimisation 0
  • Durée de vie 0

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5.6
Silver Pines
Date de sortie : 08/10/2026

Note finale

5.6
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Contrôles 0
  • Gameplay 0
  • Histoire 0
  • Performance 0
  • Optimisation 0
  • Durée de vie 0

LES PLUS

  • La direction artistique
  • Les inspirations diverses et les clins d’œil
  • Les énigmes bien pensées
  • L’histoire énigmatique, mais prenante
  • Les nombreux secrets à découvrir
  • Une carte assez vaste
  • Le bon mix survival horror x metroidvania
  • Qui a tué Alice Baker ?
  • Textes en français

LES MOINS

  • Le bug qui empêche de passer le bureau du Sheriff
  • Les affrontements (notamment la recharge des armes)
  • Certains boss aux techniques redondantes entre eux

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