Square Enix a finalement porté Final Fantasy XIV, ce MMO acclamé de la franchise Final Fantasy, déjà populaire sur d’autres plateformes, devient ainsi accessible sur la console hybride de Nintendo. Comme c’est souvent le cas pour les ports de jeux exigeants, la question centrale porte sur la manière dont le titre parvient à fonctionner sur le nouveau matériel. Digital Foundry a publié une analyse technique détaillée, évaluant la résolution, la qualité d’image, les performances en framerate et les fonctionnalités spécifiques à la Switch 2, concluant que l’expérience peut être satisfaisante, mais avec des attentes modérées.
L’analyse technique de Digital Foundry révèle que Final Fantasy XIV sur Switch 2 adopte des configurations différentes selon le mode d’affichage. En mode portable, le jeu fonctionne en 720p, avec certains éléments, comme les menus et l’interface utilisateur, rendus en 1080p. En mode docké, l’intégralité des éléments graphiques est affichée en 1080p, puis upscalée à 2160p pour une sortie sur écran externe. Cette approche permet de tirer parti des capacités de la console tout en adaptant les ressources disponibles.
Les différences entre les deux modes ne se limitent pas à la résolution. En mode portable, le jeu souffre de l’absence de plusieurs techniques d’optimisation graphique, notamment les reflets dynamiques, l’ambient occlusion et le parallax occlusion. Ces éléments, qui contribuent généralement à donner plus de profondeur et de réalisme aux environnements, sont désactivés en mode portable, ce qui se traduit par une impression visuelle moins riche et moins immersive. En mode docké, ces techniques sont partiellement conservées, offrant une expérience plus proche de celle des autres versions du jeu.
Les temps de chargement sur Switch 2 sont jugés tolérables dans la plupart des configurations. Cependant, ils peuvent devenir significativement plus longs lorsque les paramètres graphiques sont poussés au maximum. Cette observation souligne un compromis classique entre la qualité visuelle et les performances, où l’optimisation des ressources peut être affectée par des réglages ambitieux. Les développeurs semblent avoir privilégié une expérience fluide plutôt qu’une fidélité graphique absolue, un choix qui se reflète dans les performances globales du jeu.
Côté performances pures, Digital Foundry note que le mode framerate non verrouillé est incohérent et n’atteint presque jamais les 60 FPS annoncés. Ce mode, qui permet au jeu de s’adapter dynamiquement aux capacités de la console, semble souffrir d’instabilités, avec des baisses de framerate notables dans les scènes chargées ou complexes. En revanche, le mode verrouillé à 30 FPS fonctionne de manière plus stable et offre une expérience de jeu plus fluide, sans saccades majeures. Cette configuration semble mieux adaptée aux capacités matérielles de la Switch 2, permettant aux joueurs de profiter du titre sans frustration majeure.







