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Beyond the Dark: Nightwatch (Nintendo Switch 2) – Le test

reader par reader
6 novembre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 13 mins
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Beyond the Dark: Nightwatch
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Est-ce que vous avez peur du noir ? Vous vous dites qu’à deux ça ira mieux ? Que diriez-vous de vous retrouver enfermé dans un manoir mystérieux poursuivi par un monstre gélatineux ? Prenez un pote avec vous, il est temps de s’échapper ensemble !

Fais-moi peur

Beyond the Dark: Nightwatch

Avant de faire un tour dans le manoir, parlons rapidement de ses architectes qui pour le coup sont français ! Et plus précisément d’Avignon. On peut d’ores et déjà se féliciter, par notre chauvinisme, pour saluer ce titre qui a su attirer notre attention par son idée de base. Il faut dire que derrière ce premier titre, on retrouve un certain Nicolas Augusto, que certaines et certains d’entre vous connaissent peut-être avec la série R.I.P. (Recherches, Investigations, Paranormal) que vous avez peut-être pu voir entre 2011 et 2014. L’émission au format épisodique mettait en scène l’équipe de Nicolas et Antony Augusto qui menait l’enquête sur des lieux dis « hantés ». Lors de l’émission, il était question de fantômes, de légendes et d’histoires rattachées aux lieux concernés. Les enquêtes étaient toujours faites avec une approche à la fois scientifique mais également « viscérale » tenant compte des ressentis lors des nuits passées dans les lieux hantés… Oui, un peu à l’image des séries US mettant en scène des « traqueurs de fantômes ».

Il n’est finalement pas étonnant qu’aujourd’hui, Beyond the Dark: Nightwatch reprenne ce concept de manoir hanté, en transposant l’histoire en 1986… Le pitch est simple, mais accrocheur : on devine que le personnage que l’on incarne a été enlevé et se réveille dans un manoir mystérieux où chaque petit bruit peut susciter l’angoisse… Fort heureusement, nous ne sommes pas seul et très vite on découvre un petit robot, le WB-86, qui sera là pour veiller sur nous. C’est ainsi à deux qu’il faudra déjouer les fils des énigmes pour réussir à sortir vivant du manoir en échappant au G.L.O.A.M…

Chair de poule

Avant toute chose, il est important de signaler que le titre (exclusif à la Nintendo Switch 2) est uniquement jouable en duo. N’espérez pas vous en sortir en solo… Même si c’est envisageable si vous avez deux Nintendo Switch 2 (ou une Nintendo Switch 2 et une Nintendo Switch 1), car certains passages nécessiteront une coordination qu’il est difficile d’avoir rapidement en jonglant entre les consoles. Mais revenons aux bases du gameplay, nous avons le choix entre deux rôles. Soit celui de l’explorateur qui vivra l’aventure à la première personne et sera au cœur des interactions dans le manoir, soit celui du veilleur (le petit robot WB-86) qui aura une vue d’ensemble sur le jeu, à travers les caméras de sécurité situées dans les différentes pièces qui composent le manoir… Mais son rôle ne se limitera pas à cela, on en reparle un peu plus bas !

Revenons rapidement sur l’explorateur ; celui-ci se dirige comme dans un jeu à la première personne classique, il peut se déplacer en marchant ou en courant (mais attention ce faisant, il fera plus de bruit). Il est également capable d’interagir et de ramasser les objets que l’on peut trouver dans le manoir. Il dispose aussi de la possibilité de se baisser pour se rendre dans des endroits un peu plus exigus. Il pourra également utiliser des objets qui se trouvent dans l’inventaire… sous réserve que le veilleur les lui équipe ! Et c’est là qu’on arrive à la petite subtilité coopérative. En effet, le second joueur ne sert pas seulement à regarder les caméras de surveillance, il devra également mettre dans les mains de l’explorateur les bons objets pour progresser. Ainsi, une carte magnétique récupérée par l’explorateur, devra être équipée par le veilleur via son interface. La communication devra être forcément verbale pour demander telle information ou tel objet au veilleur, afin de progresser, il ne suffira pas d’indiquer une présence de mauvaise augure qui arrive dans une autre pièce. La communication reste donc un facteur clé de la réussite, même si celle-ci s’avère, entre autres choses, entravée par le G.L.O.A.M., une entité visqueuse rappelant un peu le Sans-Visage qui poursuit Chihiro. On a même eu l’impression que le bruit causé par nos discussions semblait accélérer la venue du monstre. Cette dernière est d’ailleurs visible sur l’écran de contrôle du veilleur et passe du vert (tout est OK) au rouge (là ça craint vraiment) quand l’entité finit par se montrer. Il faudra donc trouver des endroits pour se planquer (il y en a, mais malheureusement ils ne nous ont pas paru très efficaces, le G.L.O.A.M. finissant toujours par nous bouffer). On peut néanmoins compter sur le veilleur pour déclencher des sons dans une autre pièce, afin d’y attirer le monstre… Malheureusement cela entrainera (trop souvent) la destruction de la caméra de sécurité présente dans la pièce, nous rendant de fait aveugle dans une zone.

Car même si la coopération est de mise et indispensable à la résolution des énigmes, elle est gâchée par les poursuites incessantes avec la créature qui finira par encore et encore vous dévorer, vous obligeant à revivre la même boucle narrative (moyennant tout de même la possibilité de conserver certains objets et notes visant à expliquer le jeu, ses mécaniques et les indices pour résoudre les énigmes). Les indices ramassés ne seront lisibles que par le veilleur (seul joueur ayant accès à l’inventaire) qui devra en faire part à l’explorateur. La synergie sera donc de mise pour comprendre ce qu’il faut faire. À certains passages, il faudra également éviter des automates et notamment leurs faisceaux violets qui auront pour effet d’attirer votre ennemi sur vous. Il conviendra donc de les désactiver en utilisant un cube qui ne sera pas sans vous rappeler celui manipulé par un certain Pinhead. À d’autres moments, il faudra éviter de déclencher des alarmes qui auront également pour effet de faire venir le monstre sur vous.

De façon générale, les objectifs sont clairs et indiqués sur l’écran du veilleur, qui devra les indiquer à l’explorateur. Cependant, il ne sera pas toujours évident de savoir quoi faire et où se rendre… Il faudra y aller un peu à tâtons, jusqu’à l’arrivée du G.L.O.A.M. qui finira par vous bouffer et vous obligera à recommencer… Toutefois, au fil de vos échecs, vous saurez où vous rendre et quoi faire dans quel ordre, jusqu’à ce que… enfin vous avez compris !

Night Trap ?

Beyond the Dark: Nightwatch

Il faut être honnête, bien que l’absence d’explications soit très certainement volontaire afin de contribuer à l’immersion, elle pourrait avoir comme effet de rebuter certains joueurs (notamment dans la compréhension de mécaniques de prime abord assez simples). Le principal défaut étant qu’elles ne sont pas forcément intuitives. Dans la vraie vie, quand on ramasse un objet, on peut le mettre dans sa poche et le réutiliser plus tard. Ici, c’est le veilleur qui doit nous le remettre dans la main… Une fois que cette mécanique est comprise (après plusieurs échecs quand même), les parties sont plus fluides… Néanmoins on regrette la présence du G.L.O.A.M. et l’absence d’un mode facile qui le rendrait plus facile à éviter, voire même le ferait disparaitre.

En toute honnêteté, l’ambiance qui se dégage de la maison est relativement angoissante (pour peu qu’on l’y soit sensible) et les énigmes à résoudre suffisamment complexes pour que l’on prenne du temps pour les résoudre (à deux !). Mais l’arrivée de la créature a tendance à couper cette impulsion, même si elle apporte, on le convient, une certaine tension (que l’on retrouve également avec les vibrations correspondant au rythme cardiaque qui s’accélère à mesure que le monstre se rapproche de l’explorateur).

Malheureusement, les parties que nous avons le plus appréciées sont celles où le G.L.O.A.M. s’est retrouvé bloqué dans les éléments du décor, nous donnant ainsi le loisir d’explorer la maison plus librement et de véritablement nous poser un peu plus pour tenter de réfléchir aux énigmes et à comment les résoudre. Cela n’enlevait pas pour autant l’ambiance un peu malsaine qui se dégage dans le jeu… L’ambiance sonore y contribue d’ailleurs beaucoup. Les sons, les bruits étranges, les portes qui s’ouvrent dans un semblant de courant d’air, les lumières qui s’allument à notre passage ou alors les canards qui couinent quand on marche dessus sans faire attention… autant de petits détails qui rappellent que l’ambiance à été travaillée, tout comme l’histoire qui se dévoile au fil de la progression tout en gardant une part mystérieuse. Nous avons également apprécié la bande-son qui accompagne les pérégrinations. Qui plus est, le jeu propose pas mal de références, en passant par Hellraiser, Le Prisonnier, Night Trap, Le Blob, les histoires de fantômes, etc. De ce point de vue, nul doute, on sent que l’équipe en charge a un certain sens de la peur et de comment l’insuffler aux joueurs.

Graphiquement par contre, le jeu n’est pas au top. Les décors semblent en low poly et malgré certains effets de lumières réussis, d’autres passages sont beaucoup moins agréables au regard. Cet état de fait se retrouve d’ailleurs beaucoup plus lorsque l’on joue via GameShare. En portable des deux côtés, ça passe, même si GameShare oblige, la vue à l’écran est réduite. Par contre si l’explorateur est en docké, on se retrouve pour lui avec une bouillie de pixels à l’écran, rendant très difficile la lecture de certains textes. Honnêtement, privilégiez le docké des deux côtés si vous jouez dans la configuration Switch 2 + Switch 1. On regrette un peu qu’il n’existe pas un client / Friend’s pass spécifique à la Nintendo Switch première du nom, car on se dit que pour le mode veilleur, elle pourrait assurer le rendu sans avoir à souffrir de la fenêtre réduite. Néanmoins, nous apprécions tout de même qu’il soit possible de jouer dans cette configuration à défaut de mieux.

Même si l’on sent rapidement que techniquement le jeu atteint quelques limites, on reste toutefois séduit par le gameplay asymétrique original qui est proposé, bien que l’on regrette la difficulté qui très clairement risque de rebuter certains joueurs et c’est franchement dommage, même si l’on a conscience qu’un jeu plus « facile » s’avèrerait plus court à parcourir… L’expérience est au final aguichante, mais imparfaite… Rien n’empêche toutefois le studio de la corriger, afin de proposer une expérience qui s’avèrera plus convaincante et véritablement prenante, sans être frustrante…

Beyond the Dark: Nightwatch est disponible au prix de 19,99 euros sur l’eShop.

Conclusion

5.3 /10

Beyond the Dark: Nightwatch part vraiment avec une bonne idée. L’ambiance est là, le pitch est accrocheur et le gameplay proposé vraiment intéressant (on pourrait presque penser à un jeu sur Wii U). Le côté asymétrique à deux joueurs reste toutefois indispensable pour profiter du titre. Malheureusement on peut lui reprocher son manque d’accessibilité notamment avec l’absence d’explications claires sur la façon de procéder. Cela contribue à l’immersion, mais également à l’aversion que cela pourrait provoquer chez certains joueurs… dommage !

LES PLUS

  • Le côté multi coopératif
  • L’ambiance sonore
  • Les énigmes qui mettent en avant la coopération
  • Le multi via GameShare

LES MOINS

  • Les graphismes
  • Les bugs aléatoires (parfois bénéfiques)
  • L’absence de véritable tutoriel
  • Très difficile au début
  • Il manque un mode facile avec uniquement les énigmes
  • Le G.L.O.A.M. quasi impossible à semer
  • L’absence d’un véritable client pour Nintendo Switch 1

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Gameplay 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0
  • Optimisation 0
  • Accessibilité 0

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Beyond the Dark: Nightwatch
5.3
Beyond the Dark: Nightwatch

Note finale

5.3
  • Graphismes 0
  • Gameplay 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0
  • Optimisation 0
  • Accessibilité 0

LES PLUS

  • Le côté multi coopératif
  • L’ambiance sonore
  • Les énigmes qui mettent en avant la coopération
  • Le multi via GameShare

LES MOINS

  • Les graphismes
  • Les bugs aléatoires (parfois bénéfiques)
  • L’absence de véritable tutoriel
  • Très difficile au début
  • Il manque un mode facile avec uniquement les énigmes
  • Le G.L.O.A.M. quasi impossible à semer
  • L’absence d’un véritable client pour Nintendo Switch 1

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