Spiritfarer (Nintendo Switch) – Le test

 Spiritfarer est un petit jeu indé de Thunder Lotus Games sorti ce 18 août sur Nintendo Switch. Le jeu vous propose de suivre Stella la nouvelle Spiritfarer, la nouvelle passeuse d’âmes, dans sa mission.

Vous devrez explorer le monde grâce à votre bateau en allant d’île en île pour y recueillir les âmes égarées. Une fois ces âmes à bord de votre bateau vous devrez prendre soin d’elles et découvrir ce qui les empêche de passer dans l’autre monde. Aidez-les ensuite à accomplir leurs quêtes puis guidez-les vers la porte du Seuil Eternel.

Une histoire avec la mort en thématique principale qui cache un jeu d’aventure et de gestion tout doux et plein d’amour.

Être passeur d’âmes, un boulot qui n’est pas de tout repos

Le jeu met en place un astucieux système de gestion au sein même de votre bateau. En effet, en plus de répondre aux requêtes des âmes égarées, vous devrez les nourrir et faire en sorte qu’elles se sentent bien sur le bateau. Le système de gestion de Spiritfarer fait penser à celui d’une ferme auberge dans laquelle il faut fournir le gîte et le couvert aux hôtes tout en cultivant les matières premières.

Pour se faire, le jeu vous propose un système d’aménagement modulable pour votre bateau. Grâce à une table à dessin et aux matériaux que vous récolterez au fil de votre aventure, vous pourrez construire : un champ, un jardin, une scierie, une maison d’hôtes, une cuisine, etc.

Si vous manquez de place ou si vous n’avez pas les plans nécessaires : vous pourrez aller voir Albert, le sympathique requin qui tient un chantier naval. Il se fera un plaisir de vous vendre tout ce dont vous avez besoin pour améliorer votre bateau. Ne vous inquiétez pas, chaque bâtiment se présente sous la forme d’un module que vous pourrez déplacer au gré de vos envies : un système bien pensé, qui permettra à chacun de créer un aménagement unique de son bateau.

Une fois tous ces bâtiments en place, vous devrez faire en sorte de rendre chaque passager heureux : en respectant ses goûts alimentaires et/ou en lui offrant un espace privé. Certains passagers seront végétariens, d’autres ne supporteront pas de manger le même plat deux jours d’affilée… mais ils auront tous besoin d’un espace privé correspondant à leur caractère.

Une fois le bateau aménagé, vous devrez veiller à toujours avoir un stock de nourriture et de plats cuisinés suffisant. Vous devrez nourrir chaque passager tous les jours et faire en sorte que leur « jauge » d’humeur soit bonne : requêtes réussies, un peu d’affection avec un bon gros câlin de temps en temps. Vos journées seront rythmées ! Entre la pêche, l’entretien des cultures, la cuisine, la récolte de matériaux et bien entendu les requêtes de vos passagers, vous ne vous ennuierez pas. Il faudra être organisé pour ne pas vous laisser débordé par les différentes quêtes du jeu.

Des histoires touchantes dans un univers de douceur

Tout n’est que douceur dans Spiritfarer  ! La direction artistique du jeu est irréprochable à tout niveau offrant un cocon de bien-être au joueur.

Les paysages des différentes îles et les différentes pièces du bateau semblent dessinés à la main et utilisent des couleurs douces souvent pastels qui contribuent à donner de la légèreté au scénario qui place pourtant la mort au cœur du jeu. Le style de dessin utilisé pour les personnages accentue également cette impression de bienveillance.

La musique et les bruitages ne sont pas en reste. Le jeu offre une bande-son calme très agréable qui nous berce dans cette aventure hors du commun de la vie de Spiritfarer.

Les personnages (les âmes) et leurs histoires sont sublimement écrits et il est impossible de ne pas se prendre d’affection pour chacun d’entre eux. Vous aurez la possibilité de venir en aide à une dizaine d’âmes égarées. Chacune d’elle aura sa propre histoire, son propre caractère et prendra la forme de l’animal qui lui correspond le plus une fois à bord de votre bateau. Les surnoms affectueux qu’elles vous donnent et la possibilité de leur faire des câlins viennent renforcer les liens que vous aurez avec elles.

Une belle aventure à vivre au fil du jeu. Il faut compter environ 35 heures pour finir la quête principale. Le seul petit bémol actuellement, vient que la version française du jeu n’est pas encore disponible sur Nintendo Switch. L’effort de traduction casse un peu l’ambiance du jeu, mais l’équipe de Thunder Lotus Games nous a promis un patch français rapidement.

Un peu de dynamisme entre deux requêtes

Le jeu nous plonge dans un univers cotonneux, mais il ne faudrait pas que l’on s’endorme ! Les développeurs ont pensé à tout et propose d’alterner les taches de gestion sur le bateau et de quêtes avec des phases plus rythmées sous la forme de mini-jeu.

 En effet, vous devrez au cours de votre voyage naviguer dans des zones qui déclencheront des sortes de mini-jeux qui vous permettront notamment de récolter des ressources aussi bien pécuniaires que matérielles :

  • Sur les épaves, vous pourrez plonger pour récupérer divers objets et ouvrir une caisse contenant des graines pour votre potager.
  • Dans les zones sombres, vous capturerez des sphères lumineuses sur des nuées de méduses volantes
  • Dans les orages, vous capturerez la foudre pour la mettre en bouteille

Sur le bateau, le métier à tisser ou la scierie vous proposeront des mini-jeux pour fabriquer du tissu ou fabriquer les planches essentielles à la construction de nouveaux ateliers.

Ces phases de mini-jeux sont assez régulières et apportent du dynamisme à l’ensemble sans jamais sortir du scénario et de l’univers du jeu.

Conclusion
Spiritfarer est un petit jeu indé qui sort du lot. Attirant le joueur dans un premier temps grâce à son design puis en l’entraînant dans une magnifique histoire où l’émotion est au centre du jeu. Thunder Lotus Games réussit le pari risqué de réaliser un jeu sur une thématique aussi complexe que la mort pour nous offrir une belle aventure aussi douce que généreuse. Le joueur est happé dans cet univers de tendresse et de bienveillance alliant jeu d’aventure et de gestion sans jamais lasser le joueur. Nous vous conseillons ce petit jeu indé pour l’instant uniquement en anglais, mais dont la traduction française ne devrait pas tarder.
Points positifs
  • Une direction artistique irréprochable
  • Une bonne durée de vie
  • Un scénario et des personnages touchants
  • Un univers plein de douceur et de bienveillance pour un sujet compliqué à aborder
  • Une mécanique de jeu qui empêche la monotonie : entre gestion, quêtes et mini-jeux
  • Le mode multi pour partager l’aventure
Points négatifs
  • Pas encore de traduction en français
8.6
Génial
Graphisme - 8
Bande-son - 8
Gameplay - 9
Scénario/écriture - 10
Originalité - 8
Ecrit par
Gameuse, blogueuse accro à Nintendo, j’ai rejoint l’équipe de Nintendo Town en tant que testeuse. J’adore partager ma passion pour les JV, m’occuper de mes animaux et de mon blog.

8 commentaires

  1. la note est tres genereuse pour un jeu non traduit …..la trad est vraiment prevue ?

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    • Le jeu est vraiment bien après si tu parles un peu anglais ce n’est pas un soucis. Personnellement j’ai bloqué sur quelques mots qui ont cassé l’ambiance douce du jeu par un aller/retour sur google pour avoir la trad du mot.
      Pour la trad, le jeu est en français sur PC (Stream) donc la traduction est déjà faites. Il ne reste plus qu’a la rendre dispo sur console et d’après le tweets des développeurs/éduteur normalement oui (https://twitter.com/TLGsupport/status/1296633455967690752).

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      • merci pour ta reponse !

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  2. La langue d’un jeu n’influe que sur son accessibilité, pas sur sa qualité, il n’y a donc aucune raison de baisser sa note pour ça. C’est un peu comme si tu disais que la note de Doom était trop élevée pour un fps ultra sanglant, alors que tu n’aimes pas la violence, ou que tu ne peux pas y faire jouer tes enfants. Moi je parle anglais, et si le jeu est excellent alors il mérite sa note.
    Aucun studio (et encore moins un indé dont les moyens sont limités) n’a l’obligation de traduire son jeu, ce qui implique des coûts et du travail supplémentaires, pas toujours rentabilisés, même si je suis d’accord que c’est plus agréable de jouer en français, sans compter les joueurs qui ne parlent pas anglais.

    Mais bon après la en l’occurrence la trad va arriver dans les prochains jours ! ^^

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    • on ne parle pas d obligation ….le gars est meme pas obliger de dev son jeu ….je parle juste du public francais ….je me debrouille en anglais ….mais point de vue confort, c est pas bon a toujours reflechir et des fois me casser les dents sur une phrase
      pour certaines personnes nulles en anglais , tu pourra avoir un jeu genial , pour eux, c est injouable ………

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      • Non mais je suis d’accord, je dis juste que cela n’influe pas sur la qualité du jeu, et donc que la note n’a pas à refléter cela 🙂

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      • Moi je suis perfectionniste quand je traduis un jeu. Du coup je sais que je vais mettre 2 fois plus de temps que s’il était en français mais je sais aussi que ça vaut le coup.
        Je l’ai fait pour Void Terrarium que j’ai vraiment adoré.

        Là pour Spiritfarer j’ai été jusqu’à chercher la traduction des surnom auprès d’une amie anglaise. Elle s’est foutu de moi tellement je cherchais la petite bête… Mais moi j’ai trouvé que savoir que la genouille m’appelle « ma puce » ou truc du genre s’était important pour ma compréhension des relations entre les personnages et donc pour l’histoire. Donc, assurément, la traduction apportera du confort au jeu, mais même en anglais je le trouve top.

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  3. Le français est dispo =)

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