Forgotten Hill Disillusion (Nintendo Switch) – Le test

La série des Forgotten Hill, après avoir hanté nos PC, arrive aujourd’hui sur consoles grâce à l’éditeur Ratalaika. C’est le dernier épisode complet : Disillusion qui nous fait l’honneur de sa présence. Paru à l’origine en 2019, il a la lourde tâche de faire découvrir les mécaniques et les graphismes si particuliers mis en place par ses créateurs italiens et parmesan, Francesco et Manuela. Cette arrivée fera-t-elle le bonheur des joueurs que nous sommes ? Et puis d’abord, c’est quoi Forgotten Hill  ? Beaucoup de questions qu’il nous faudra résoudre pour sortir de ce cauchemar.

Une nuit au musée des horreurs

Après avoir découvert les lieux les plus fantasques et angoissants de Forgotten Hill dans les six précédents épisodes, il est temps pour nous de nous attaquer à la visite du musée. Pour cela, nous incarnons un survivant du dernier opus qui compte bien trouver les réponses aux questions posées lors de sa précédente visite. Pour cela, il se dirige, d’un pas certain, bien que marqué d’une certaine angoisse, vers le bâtiment qui tient lieu de musée et de bibliothèque. Malheureusement, à peine son ticket d’entrée payé, nous apprenons que pour avoir le droit de sortir, il nous faudra trouver un ticket de sortie.

Commence alors notre déambulation dans ce musée des horreurs, peuplé de personnages étranges. Il nous faut, pour avancer vers notre libération, résoudre des puzzles. Ceux-ci libéreront des objets qui, à leur tour, une fois bien utilisés, déverrouilleront de nouvelles énigmes et ainsi de suite, jusqu’à ce que nous puissions fuir de ce musée et de cette ville.

Une fois le principe de ce jeu mixant les mécaniques d’un point’n click avec un jeu d’énigmes compris, nous avançons doucement dans cet univers dérangeant de plus en plus sanguinolent au fur et à mesure de notre avancée. L’ambiance est macabre. Les visions offertes, sans être répugnantes, ne sont pas faites pour les enfants. Les monstres s’enchaînent et certaines traces sur les murs laissent présager du pire pour les précédents visiteurs de ce musée des horreurs.

Les mécaniques de point’n click sont parfaitement respectées. Prendre un objet et l’utiliser ne pose aucun souci. Petite difficulté toutefois, il n’y a aucune information sur l’utilisabilité d’un élément du décor. Ceux-ci ne se surlignent pas au passage de notre curseur, ils peuvent très bien ne pas interagir à un moment, laissant penser à une absence d’item, puis se révéler utilisable avec le bon objet. Il faut sans cesse tester le décor, c’est parfois rébarbatif, mais cela accentue la difficulté.

L’énigme ou la vie

Les énigmes sont, elles, à la fois variées et bien pensées. Tantôt demandant d’utiliser des images vues précédemment, tantôt utilisant notre capacité de réflexion et d’observation, elles ne sont jamais illogiques ou parachutées bêtement. Il est toujours possible de trouver le moyen de les résoudre. La soixantaine de puzzles disposés tout au long de notre aventure ainsi que les mécaniques de point’n click nous ont occupé pour une durée de quatre heures. Les plus habitués du genre feront descendre ce temps de moitié sans doute, mais c’est une durée de vie sympathique vu le petit prix de 5 €.

L’expérience est d’autant plus agréable qu’elle est entièrement traduite en français. L’avantage c’est que les indications fournies par les personnages sont bien compréhensibles et que nous ne sommes jamais bloqués du fait d’une traduction hasardeuse. Pour le reste, le portage console est beaucoup plus limité. Dans la version dockée notamment, la navigation se fait en bougeant un curseur sur l’écran via le stick. C’est très pénible et très lent.

De même, le déplacement d’une salle à l’autre se fait à l’aide d’un système rappelant les dungeon crawler des années 80. Il faut, avec le stick, appuyer sur une flèche pointant dans la bonne direction ou sur la porte ouverte dans laquelle nous voulons entrer. C’est là encore pénible. Nous passons beaucoup de temps à déplacer le stick, encore plus lorsque nous débloquons l’appareil photo qu’il faut utiliser très souvent, mais qui demande beaucoup de déplacement. C’est obligatoire en version dockée, d’autant plus avec l’absence de surlignage. La version nomade est bien plus agréable en proposant une interface tactile bien plus optimisée vue qu’elle est entièrement prise en charge. Se déplacer ou sélectionner les objets devient immédiat, tout comme les utiliser.

D’un point de vue graphique, la volonté de donner un côté glauque et macabre est parfaitement réussie. Sans jamais tomber dans la surenchère digne d’un étal de boucherie, FM Studio propose des tableaux emplis de monstres sans jamais tomber dans le dérangeant. Les démons qui hantent les couloirs ont ce qu’il faut de bizarre pour faire que le joueur fasse beurk tout en rigolant. La bande-son est dans la même mouvance, elle accompagne nos déambulations sans se montrer trop invasive.

Conclusion
Forgottent Hill Disillusion fait une entrée intéressante sur console avec cette version Switch entièrement jouable en tactile. Son histoire est minimaliste, mais son ambiance macabre et ses énigmes bien pensées en font un titre agréable à parcourir. Le mélange avec les mécaniques de point’n click est assez naturel et la difficulté est bien dosée malgré l’absence de surlignage des items utilisables. Pour un prix inférieur à 5 €, nous avons droit à une aventure dérangeante juste ce qu’il faut, qui ne fait jamais dans la surenchère et qui se parcourt en quelques heures. Il est juste dommage que la version dockée n’ait pas bénéficié d’une modification des contrôles.
Points positifs
  • Les énigmes sont bien pensées et intéressantes
  • La difficulté va croissante, mais reste abordable
  • Les graphismes sont macabres sans être dérangeants
  • La durée de vie est correcte vu le prix
  • La prise en charge du tactile est vraiment un plus en nomade
Points négatifs
  • Les amateurs d’horreurs resteront sur leur faim
  • Le mode docké est très lent avec son curseur
7.2
Bon
Graphismes - 7
Bande-son - 6
Gameplay - 8
Ambiance - 8
Prise en main - 7
Prix / Durée de vie - 7
Ecrit par
après 35 ans de jeux vidéos et un plaisir de jouer de plus en plus émoussé, l'arrivée de Zelda BOTW et l'émergence de la scène indé fut une révélation, le plaisir est encore plus fort qu'avant

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