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Gear.Club Unlimited 3 (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
17 février 2026
dans Test Chaud, Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 14 mins
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Gear.Club Unlimited 3 (Nintendo Switch 2) – Le test
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Depuis le lancement de la Nintendo Switch 2 il y a un peu plus de six mois, le catalogue de jeux de courses s’est étoffé à un rythme soutenu. Entre le délirant Mario Kart World, l’arcade débridée de Sonic Racing : CrossWorlds ou encore des productions plus modestes comme Fast Fusion, l’offre est variée. Pourtant, un genre peinait encore à trouver sa place : celui de la course automobile « sérieuse », mettant en scène des voitures de série sous licence dans un cadre réaliste. Hormis l’excellent portage de GRID Legends le mois dernier, le rayon des amateurs de caresses de bitume était un peu vide. C’est dans cette brèche que s’engouffre Gear.Club Unlimited 3, développé par le studio français Eden Games et édité par Nacon. Disponible dès le 19 février 2026 sur la nouvelle console de Nintendo avant une sortie prévue plus tard dans l’année sur PlayStation 5, Xbox Series et PC, ce nouvel opus promet d’être la référence pour les puristes sur la machine. Après de nombreuses heures passées à arpenter les routes de France et du Japon, on vous livre notre test complet.

Gear Club 3 Unlimited (Nintendo Switch 2)

Un retour aux sources signé Eden Games

Pour bien comprendre ce que Gear.Club Unlimited 3 a dans le ventre, il faut regarder dans le rétroviseur. Eden Games n’est pas un novice. Le studio est à l’origine des deux premiers Test Drive Unlimited, des titres cultes qui avaient posé les bases de la conduite en monde ouvert. On retrouve d’ailleurs une partie de cet ADN dans ce nouvel épisode, édité par Nacon, qui n’est autre que l’éditeur du très récent (et controversé) Test Drive Unlimited Solar Crown. La patte du développeur français se ressent dans certains détails : les concessions automobiles où l’on peut déambuler librement autour des véhicules, ouvrir les portes, les capots, ou encore choisir la couleur des étriers de frein et des jantes. Une petite madeleine de Proust pour les nostalgiques.

Attention, cependant : on est loin du monde ouvert d’Oahu ou d’Ibiza. Ici, Eden Games a fait le choix d’un recentrage sur des circuits routiers fermés, un parti pris qui peut rappeler l’ambiance de séries comme Project Gotham Racing ou DriveClub. La série Gear.Club, née sur mobile il y a presque dix ans, a connu une première vie sur Nintendo Switch avec les opus « Unlimited », débarrassés des microtransactions. Pour ce troisième volet, le studio a eu à cœur de tirer parti de la puissance de la Switch 2, promettant une expérience optimisée, plus fluide et plus riche que jamais.

Un road trip franco-japonais

Le mode Histoire est la pierre angulaire de l’aventure. Le scénario est simple mais efficace : on incarne un pilote membre du Gear.Club, une institution automobile bien établie sur la Côte d’Azur. Notre mission ? S’expatrier au Japon pour y fonder la toute première antenne locale du club. L’objectif est clair : recruter des pilotes, des mécaniciens et des ingénieurs de talent pour bâtir une équipe compétitive et s’imposer dans l’archipel. La narration nous fait régulièrement voyager entre les deux pays, offrant un contraste visuel et culturel bienvenu.

Ce road trip scénarisé alterne donc entre les routes ensoleillées de la Méditerranée, avec ses villages perchés et ses falaises plongeant vers la mer, et les paysages plus électriques du Japon, où les routes de montagne sinueuses côtoient les autoroutes urbaines illuminées au néon, directement inspirées de la culture street-racing locale. Si le point de départ est classique (on commence avec des voitures modestes comme la Subaru BRZ ou la Nissan Fairlady Z pour gravir les échelons), la mise en scène fait le job. On notera toutefois une présentation un peu datée : les cinématiques se résument à des illustrations statiques, sans voix-off, ce qui rappelle un peu trop les origines mobiles de la franchise et casse légèrement l’immersion.

Entre gestion d’écurie et course effrénée

Là où Gear.Club Unlimited 3 se distingue vraiment, c’est dans son approche de la progression. On ne se contente pas d’enchaîner les courses pour acheter des voitures plus puissantes. Il faut aussi développer son quartier général. Au Japon, on dispose d’un garage que l’on va pouvoir personnaliser et équiper en achetant et installant différents ateliers : soufflerie pour l’aéro, atelier carrosserie et cosmétique, etc.

Chaque atelier permet de débloquer et d’améliorer des pièces pour nos véhicules, que ce soit pour les performances ou pour l’esthétique (ajouts d’ailerons, bas de caisse, capots, néons…). Pour effectuer ces améliorations, il ne faut pas seulement des crédits gagnés en course, mais aussi des ressources et des ingénieurs. Ces derniers, que l’on recrute au fil de l’aventure, peuvent être affectés à des missions sur la carte pour rapporter encore plus de ressources, ou bien assignés aux ateliers pour réduire les coûts des modifications. Ce système apporte une vraie profondeur, presque RPG, et rend la gestion du garage presque aussi addictive que la conduite elle-même. Voir son QG s’agrandir et se remplir est très satisfaisant.

Gear.Club Unlimited 3Sur la route, le jeu propose environ 50 circuits répartis entre les deux régions. On y trouve des courses classiques (circuit, point à point), des contre-la-montre, et deux nouveautés :

  • Les duels : clairement inspirés de Tokyo Xtreme Racer, ces affrontements en tête-à-tête sur autoroute vous demandent de creuser l’écart avec votre rival pour vider sa jauge de vie. L’ambiance y est, avec un petit côté jeu de combat.
  • Le mode Highway : décliné en Highway Rush (course contre la montre où il faut slalomer dans le trafic pour rallonger son temps) et Endless (pour le plaisir de la vitesse pure), ce mode met l’accent sur la précision et les réflexes. La densité du trafic est impressionnante et rend ces sessions particulièrement intenses.

Pendant les courses, un système de jauge « Unlimited » récompense la conduite propre, les dépassements et les trajectoires parfaites, un peu à la manière du système de Kudos de Project Gotham Racing ou des enchaînements de Forza Horizon. Drifter n’est pas récompensé, on privilégie ici l’efficacité et la propreté.

Maniabilité, un bilan en demi-teinte

La philosophie de conduite de Gear.Club Unlimited 3 se situe à la croisée des chemins entre simulation accessible et arcade. Les voitures ont un poids convaincant : on sent la différence de comportement entre une Lotus légère et agile et une Bentley plus pataude qui sous-vire naturellement.

Le problème majeur vient du support lui-même. La Nintendo Switch 2, comme sa grande sœur, est équipée de gâchettes numériques (tout ou rien) sur ses Joy-Con et sa Pro Controller. Pour un jeu qui demande de la subtilité dans l’accélération et le freinage, c’est un handicap de taille. Heureusement, Eden Games a adapté son jeu en proposant des voitures très « accrocheuses » et intuitives à la limite de l’adhérence. On peut aussi désactiver la plupart des aides (freinage, anti-patinage) pour se rapprocher d’un ressenti simulation, mais le manque de finesse des commandes se fait sentir. Une alternative permet d’utiliser le stick analogique droit pour gérer l’accélération/freinage, mais la prise en main est loin d’être naturelle.

À cela s’ajoutent quelques bugs de comportement : on a parfois constaté un effet « aimant » lorsque l’on percute légèrement un adversaire, projetant notre véhicule hors de sa trajectoire de façon disproportionnée. L’IA, quant à elle, souffre de sérieux problèmes de cohérence. Très agressive sur les lignes droites où elle n’hésite pas à nous percuter, elle se montre beaucoup trop timide au freinage dans les virages, s’agglutinant et nous offrant des dépassements bien trop faciles. Il n’y a aucun moyen de régler la difficulté de l’IA en mode Histoire, ce qui enlève une grande partie du défi et rend les courses trop souvent solitaires.

Côté oreilles, Gear.Club Unlimited 3 fait ce qu’il peut. On a le choix entre plusieurs stations de radio fictives, avec des ambiances musicales différentes pour la France et le Japon (électro, rock, hip-hop). Les morceaux sont corrects mais deviennent rapidement répétitifs, et on regrette l’absence de tubes sous licence qui auraient ajouté une vraie plus-value. Heureusement, on peut couper la musique pour se concentrer sur le ronronnement des moteurs, qui est correctement retranscrit, même si on est loin du réalisme d’un Gran Turismo.

Un bon élève, pas un génie

C’est sans doute l’un des aspects les plus importants pour ce premier test « next-gen » sur Switch 2. Eden Games a intégré deux modes graphiques :

  • Mode Qualité : privilégie la résolution et les détails, avec une fréquence d’images bloquée à 30 images par seconde. Idéal pour admirer les paysages.
  • Mode Performance : réduit certains détails et la résolution des textures lointaines pour offrir un 60 images par seconde quasi constant, aussi bien en docké qu’en portable.

Gear.Club Unlimited 3On a largement préféré le mode Performance, qui rend la conduite bien plus fluide et agréable. Les modélisations des voitures sont très propres, avec des intérieurs détaillés (et pour la première fois dans la série, une vue cockpit, même si les animations du volant sont basiques). Les jeux de lumière, notamment les couchers de soleil sur la côte méditerranéenne ou les néons des autoroutes japonaises, sont réussis.

Malheureusement, le titre pèche par quelques approximations techniques. On note un pop-in assez visible des décors, même en mode Performance, et des textures qui deviennent floues à moyenne distance. En mode portable, l’aliasing (effet d’escalier) est bien présent. Si l’on est globalement satisfait du résultat, on ne peut s’empêcher de comparer avec le travail effectué sur GRID Legends, sorti un mois plus tôt pour un prix deux fois moindre, qui est technologiquement plus abouti et plus propre.

Durée de vie et contenu

Le jeu propose officiellement un peu plus de 40 voitures (39, plus un DLC « Performance Pack » qui en ajoute 3). C’est très faible pour un jeu de course en 2026, et c’est même moins que Gear.Club Unlimited 2 sur Switch première du nom. Le catalogue, bien que varié (Alfa Romeo, Porsche, Bugatti, Nissan, Honda, etc.), fait l’impasse sur des marques pourtant présentes dans l’opus précédent (Chevrolet, Jaguar, Mini) et propose très peu de modèles récents, donnant une impression de catalogue un peu daté. Le nombre de circuits (50) est plus honorable, même si certains tracés routiers peuvent paraître redondants.

Côté modes de jeu, outre la campagne, on trouve un mode Partie Libre qui permet de refaire toutes les courses avec les réglages de son choix (nombre d’adversaires, densité du trafic) et un mode multijoueur local en écran partagé pour affronter un ami. L’absence de multijoueur en ligne est un vrai manque à l’heure actuelle. Seuls les classements en ligne pour les contre-la-montre viennent partiellement combler ce vide. La campagne principale offre une durée de vie correcte (comptez une quinzaine d’heures), mais le manque de défi et l’absence de mode online limitent fortement l’intérêt à long terme.

Conclusion

6.6 /10

Gear.Club Unlimited 3 est indéniablement la meilleure offre pour les amateurs de voitures de série sur Nintendo Switch 2, et il remplit le vide laissé par l’absence de concurrents directs. Eden Games livre une expérience de conduite agréable et intuitive, portée par un système de gestion de garage original et addictif qui apporte une vraie profondeur à la progression. Les nouveaux modes Highway et Duel sont de chouettes ajouts qui varient les plaisirs. Cependant, on ne peut ignorer ses défauts, qui l’empêchent d’atteindre le statut de "jeu indispensable". Le nombre de voitures est famélique pour le genre, l’IA est trop inégale pour procurer un défi à la hauteur, et l’absence de multijoueur en ligne est rédhibitoire pour beaucoup. Techniquement, le jeu fait le travail mais n’exploite pas la Switch 2 autant qu’on aurait pu l’espérer, surtout face à un concurrent comme GRID Legends qui, pour moitié prix, offre un contenu bien plus étoffé et une finition plus aboutie. Au final, Gear.Club Unlimited 3 est une belle tentative, une bouffée d’air frais pour les passionnés d’automobile sur la console de Nintendo, mais il reste trop timide pour s’imposer comme un incontournable.

LES PLUS

  • Système de gestion et de personnalisation du garage original et addictif
  • Sensations de conduite agréables, bon équilibre entre arcade et simulation
  • Introduction des modes Highway (slalom dans le trafic) et Duel, qui apportent de la variété
  • Deux modes graphiques (Qualité 30 FPS / Performance 60 FPS) avec HDR sur Switch 2
  • Ambiance contrastée réussie entre la France et le Japon
  • Concessions interactives où l'on peut examiner les voitures en détail

LES MOINS

  • Catalogue de voitures peu fourni (environ 40 modèles), inférieur à l'opus précédent
  • Absence de multijoueur en ligne
  • IA inégale : trop agressive en ligne droite, trop timide dans les virages
  • Difficulté impossible à régler, courses trop faciles et solitaires
  • Quelques bugs de collision et pop-in visuel
  • Gâchettes numériques de la Switch 2 peu adaptées à la finesse de pilotage

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Maniabilité 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

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6.6
Gear.Club Unlimited 3
Date de sortie : 19/02/2026
Amazon eShop

Note finale

6.6
  • Gameplay 0
  • Maniabilité 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

LES PLUS

  • Système de gestion et de personnalisation du garage original et addictif
  • Sensations de conduite agréables, bon équilibre entre arcade et simulation
  • Introduction des modes Highway (slalom dans le trafic) et Duel, qui apportent de la variété
  • Deux modes graphiques (Qualité 30 FPS / Performance 60 FPS) avec HDR sur Switch 2
  • Ambiance contrastée réussie entre la France et le Japon
  • Concessions interactives où l'on peut examiner les voitures en détail

LES MOINS

  • Catalogue de voitures peu fourni (environ 40 modèles), inférieur à l'opus précédent
  • Absence de multijoueur en ligne
  • IA inégale : trop agressive en ligne droite, trop timide dans les virages
  • Difficulté impossible à régler, courses trop faciles et solitaires
  • Quelques bugs de collision et pop-in visuel
  • Gâchettes numériques de la Switch 2 peu adaptées à la finesse de pilotage

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