Initialement sorti sur des casques de réalité virtuelle (ou VR pour Virtual Reality) en juin 2018, Synth Riders est finalement arrivé sur Nintendo Switch en décembre 2025. Le titre de Kluge Interactive a fait sensation pour sa version VR et certains se sont même amusés à dire qu’il est le principal concurrent de Beat Saber, sans pour autant le détrôner. Toujours est-il que nous allons nous intéresser à sa version Nintendo Switch. Est-ce que Synth Riders transforme également l’essai sans la réalité virtuelle ? C’est ce que nous allons voir…
Un récit en fond sonore
Commençons ce test par parler du mode campagne proposé par Synth Riders. L’histoire prend place dans un univers futuriste, en 2055, où la population vit sous la menace d’une IA nommée XANDER, dont le but est de prendre le contrôle de la ville. Nous nous retrouvons à incarner un pilote d’hoverboard qui se retrouve pris dans une course contre la montre pour empêcher XANDER d’arriver à ses fins.
On ne va pas se mentir ici, comme la plupart des jeux de rythme proposant un mode campagne, ce dernier s’avère anecdotique. Ce mode campagne nous permet de jouer sur vingt-quatre des vingt-huit morceaux proposés de base dans le jeu (nous reviendrons d’ailleurs sur ce point un peu plus tard).
Ce mode campagne est divisé en cinq actes, pas tous égaux en termes de durée, certains auront plus de morceaux que d’autres, mais rien de dérangeant de ce côté-là. A la fin de chaque acte, nous débloquons un accessoire cosmétique pour notre pilote. Malheureusement, il ne s’agit pour le coup que d’un objet cosmétique qui n’apporte rien de plus.
Tout l’intérêt du titre réside dans ses modes solo et mutlijoueur (en local uniquement) pour tenter d’améliorer ses scores mais également d’affronter ses amis.
Une bande-son sympathique marqué par une note finale salée
Nous évoquions un peu plus haut que le titre propose, de base, vingt-huit morceaux tous inspirés de la synthwave (c’est un genre qui recrée et fantasme la musique que l’on aurait pu entendre dans des films de science-fiction des années 80 ou encore dans des jeux-vidéo rétros par exemple). Ces morceaux collent parfaitement à l’univers du jeu et permettent de nous mettre dans l’ambiance, le tout avec des graphismes corrects et colorés.
Chaque morceau propose trois niveaux de difficulté pour le mode campagne et quatre pour le mode solo/multijoueur (le mode novice est ajouté dans ces modes).
A la fin de chaque morceau, nous découvrons notre score total et notre note, la note maximale étant la note S, mais aussi notre gain d’expérience et d’or. Pour ma part, dans mes phases de test, je n’ai jamais dépassé la note B, la moindre erreur semble assez punitive. Pour ce qui est du gain d’expérience et d’or il s’avère anecdotique, tout comme l’intérêt de l’expérience. Nous aborderons ce point un peu plus bas, une fois de plus.
N’oublions pas que Synth Riders est un jeu de rythme et comme tout jeu de rythme « actuel » qui se respecte, nous pouvons grossir la liste de morceau disponible… en passant par la caisse.
En effet, à ce jour, ce ne sont pas moins de 6 packs de DLC (dont un Lady Gaga et un Gorillaz) qui nous sont proposés pour un prix de 7,99€ le pack de cinq morceaux supplémentaires et un prix de 10,99€ pour un pack de sept morceaux supplémentaires, ce qui commence à faire une note salée, sachant que le jeu de base est vendu 29,99€ sur le Nintendo eShop.
Une expérience marquée par des fausses notes
Revenons sur l’expérience et l’or que nous avons laissé en suspens. L’expérience gagnée va nous permettre de monter en niveau, cependant l’intérêt de ces niveaux est limité, il va plutôt refléter notre temps passé sur le jeu et servir à débloquer des cosmétiques, qui seront à acheter avec l’or que nous gagnons. Là encore ces cosmétiques apportent seulement un aspect esthétique.
Ce gain d’expérience et d’or se révèle très frustrant car quel que soit le niveau de difficulté, les gains n’augmenteront pratiquement pas, voire pas du tout. Nous gagnons donc toujours la même chose que l’on joue en facile ou en difficile.
Justement, avant d’aborder le gameplay, abordons la difficulté du jeu. Cette dernière s’avère plutôt mal calibrée car l’écart est assez conséquent entre chaque niveau de difficulté et pour ne pas se mentir, le niveau difficile aurait peut-être dû s’appeler « impossible » car la vitesse des enchainements est vraiment très (trop ?) rapide et mal adaptée pour des contrôles classiques, ce qui risque de s’avérer très frustrant et nous gâcher l’expérience de jeu.
Concernant le gameplay, adapter un jeu de rythme initialement sorti sur des appareils VR n’est pas chose simple. Synth Riders ne s’en sort pas trop mal mais perd en intérêt. En effet, dans la version VR nous devons bouger nos bras pour toucher les différentes notes ; dans cette mouture Nintendo Switch, nous devons utiliser les sticks gauche (pour le bras gauche) et droit (pour le bras droit) de notre pilote pour venir toucher les notes qui apparaissent en haut, en bas, à gauche ou à droite. Les gâchettes L et R sont également de la partie pour esquiver les murs, ainsi que les gâchettes ZR et ZL pour sauter. Deux didacticiels sont présents pour nous expliquer tout cela. L’intégration du motion gaming aurait pu être un plus à ce titre.
Justement, lors du premier lancement du jeu, un didacticiel de base nous est proposé… un didacticiel sans son. En effet, pour une raison qui nous est inconnue, lors du premier lacement de Synth Riders tous les curseurs de volume sont à 0, ce qui est très déroutant, sachant qu’il n’est pas possible de régler le volume en pleine partie. Espérons qu’une prochaine mise à jour vienne corriger ce problème.
Le jeu propose également un didacticiel avancé… mais qui ne nous est pas proposé automatiquement et qui n’est même pas mentionné, c’est en se promenant dans les menus du jeu, et plus particulièrement dans le menu « Comment jouer ? » que nous pouvons le trouver.
Enfin, notons également que, par moment, la visibilité des notes laisse à désirer. Cela concerne principalement les notes longues qui s’avèrent par moment plus difficile à voir et que l’on peut confondre avec des notes classiques. Cela peut rapidement nous casser notre enchainement.
Conclusion
Pour conclure, Synth Riders avait de quoi plaire aux amateurs de jeu de rythme grâce à sa bande-son synthwave qui colle parfaitement à son environnement. Malheureusement, le jeu possède beaucoup (trop ?) de défauts qui l’empêchent d’être dans la catégorie des très bons jeux de rythme ; ajoutons à cela un tarif élevé pour ce qui est proposé et des DLC vendus, pour rappel, entre 7,99€ et 10,99€. Bref, à moins que vous ne soyez un fou furieux des jeux de rythme, nous vous conseillons, malheureusement, de passer votre tour sur ce titre.
LES PLUS
- Une bande-son très sympa…
- … qui colle parfaitement à l’univers du jeu
- Un multijoueur en local jusqu’à 4 joueurs
LES MOINS
- Le rapport qualité/prix
- Une difficulté très mal calibrée
- Une lisibilité pas toujours au top
- Des contrôles trop classiques sans motion gaming





