Nacon a annoncé le report de son événement Nacon Connect 2026, initialement prévu pour le 4 mars, à une date en mai, a annoncé l’entreprise.
Ce report intervient après l’annonce que Nacon a déposé le bilan et a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.
Voici le message complet de Nacon concernant ce report : afin de garantir que les futures annonces aient l’impact qu’elles méritent, Nacon a pris la décision stratégique de reporter la prochaine édition de son Nacon Connect, initialement prévue le 4 mars.
Face à un environnement économique difficile pour l’entreprise, Nacon choisit de concentrer ses ressources sur les sorties à venir et le développement de ses jeux actuels. Cette période permettra de peaufiner les projets et de préparer un nouveau Nacon Connect qui se tiendra en mai, et qui mettra en valeur le travail des studios de la meilleure façon possible.
D’ici là, de nombreuses communications auront lieu pour soutenir des jeux tels que GreedFall: The Dying World, Dragonkin: The Banished, Cthulhu: The Cosmic Abyss et bien d’autres.
Davantage d’informations concernant le Nacon Connect seront révélées prochainement.
Pour rappel, Nacon, troisième éditeur français derrière Ubisoft et Pullup, a annoncé le 25 février 2026 être en cessation de paiements et avoir déposé une demande de redressement judiciaire auprès du Tribunal de Commerce de la Métropole de Lille. À ce jour, la société fait état d’actifs disponibles ne lui permettant pas de faire face à son passif exigible, a reconnu l’éditeur dans un communiqué officiel.
La genèse de cette situation remonte à sa maison mère, BigBen Interactive, entreprise connue pour ses accessoires gaming, qui se trouve dans l’incapacité de rembourser une échéance de prêt d’environ 43 millions d’euros depuis le 19 février. BigBen avait pourtant obtenu un accord de refinancement fin novembre, mais a fait face courant février à un refus inattendu et tardif de son pool bancaire, précipitant l’ensemble du groupe dans la tourmente. BigBen a de son côté annoncé l’ouverture d’une procédure amiable de conciliation afin de faciliter les discussions avec ses créanciers financiers.
Basé à Lesquin, dans le Nord, le groupe Nacon réunit 16 studios de développement, dont les structures françaises Spiders, Cyanide et Kylotonn, et revendique plus d’un millier de collaborateurs. L’éditeur, à qui l’on doit notamment Ravenswatch, The Last Spell, Session: Skate Sim ou encore le tout récent Gear.Club Unlimited 3, espère que cette procédure permettra d’évaluer toutes les solutions possibles pour assurer la pérennité de l’activité de la société dans les meilleures conditions, protéger les salariés et maintenir les emplois, tout en renégociant avec ses créanciers dans un cadre serein et constructif. La procédure de redressement judiciaire, qui peut durer jusqu’à 18 mois, gèle les dettes existantes à la date d’ouverture et doit permettre à Nacon de présenter un plan de continuation viable.
La situation n’est toutefois pas une surprise pour tout le monde. Contacté par l’AFP, le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV) a déclaré espérer que ce redressement judiciaire soit l’occasion d’enfin changer la direction du groupe pour repartir sur des bases de travail saines, soulignant que les représentantes du personnel alertent depuis des années que le groupe et les studios vont dans le mur. En septembre 2024, des employés des studios Spiders et Kylotonn avaient déjà fait grève pour dénoncer leurs conditions de travail, s’alarmant de risques de burn-out et d’une désorganisation des plannings.
Les représentants du personnel ont été informés de la décision le 24 février 2026. Le tribunal se prononcera sur la demande d’ouverture du redressement judiciaire lors d’une audience attendue début mars. Dans l’intervalle, la suspension de la cotation boursière de Nacon, annoncée le 20 février, reste en vigueur.
L’éditeur français de jeux vidéo Nacon avait annoncé vendredi la suspension temporaire du cours de ses actions à la Bourse de Paris, conséquence directe des problèmes financiers que rencontre sa société mère BigBen Interactive. Cette mesure, entrée en vigueur dès l’ouverture des marchés, était intervenue après l’échec du remboursement d’une dette obligataire importante.
BigBen Interactive s’était trouvée dans l’incapacité de rembourser partiellement ses obligations pour un montant approximatif de 43 millions d’euros, opération initialement programmée pour le 19 février 2026. Face à cette situation critique, la maison mère avait également sollicité la suspension de la cotation de ses propres titres boursiers.
BigBen Interactive a entamé des négociations avec ses principaux créanciers et partenaires bancaires dans l’objectif de maintenir la continuité de ses activités tout en restructurant l’ensemble de sa dette, particulièrement celle liée aux obligations émises. La société envisage de faire appel à des procédures judiciaires spécifiques, placées sous la supervision du tribunal de commerce, afin de faciliter la réorganisation de son endettement.
Les marchés financiers avaient déjà anticipé ces difficultés. Mercredi dernier, les actions des deux entités avaient subi une chute brutale de 25% à la Bourse de Paris, témoignant de l’inquiétude des investisseurs face à la santé financière du groupe.





