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Garfield – Escape from Monday (Nintendo Switch) – Le test

Hadratoze par Hadratoze
23 septembre 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 15 mins
1
Garfield: Escape from Monday
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Garfield – Escape From Monday est un jeu d’aventure et de plateforme au style coloré, sorti le 24 septembre 2026 à 29,99 € sur l’eShop. Le titre met en scène les péripéties du célèbre chat orange cherchant à échapper à sa journée la plus détestée de la semaine. Pour les rares personnes qui ne le connaîtraient pas, Garfield est une bande dessinée née en 1978 sous la plume de Jim Davis. Plus de quarante ans plus tard, le gros chat orange squatte toujours nos écrans et nos librairies grâce à un univers accessible et déclinable à l’infini.

Le développement est assuré par OSome Studio, un studio indépendant français basé à Lyon et fondé en avril 2013. Ils sont spécialisés dans les jeux d’action-aventure et l’adaptation de licences grand public. D’autant plus qu’ils travaillent de très près avec Microids depuis quelques années maintenant.

L’édition, quant à elle, a été prise en charge par Microids, une structure française basée à Paris et créée en 1985, chargée de la distribution du titre sur consoles et PC. On ne les présente plus, mais ils sont un éditeur historique français du jeu vidéo, spécialisé à l’origine dans les jeux d’aventure narratifs, puis repositionné sur l’adaptation de licences de pop-culture et de BD.

Des lasagnes aux légumes ? Un crime impardonnable

Garfield: Escape from Monday

Un jour, alors qu’il dort paisiblement devant une émission de cuisine, Garfield entend une douce recette de lasagnes jusqu’à ce que le mot « légume » soit prononcé. Écœurer de cette recette immonde, il se réveille pour prendre une part de lasagnes pour oublier cette horreur… sauf qu’elles sont aux légumes ! Terrassé par ce goût infâme, il s’évanouit. À son réveil, il réalise qu’il est coincé dans un cauchemar orchestré par le Chef Monday — le cuisinier de la télévision —, bien décidé à lui faire manger équilibré. Pour émerger de ce songe, Garfield va devoir s’empiffrer de nourriture bien calorique tout en terrassant l’armée de légumes qui se dresse sur sa route.

Absurde, rocambolesque et imbibé de sarcasme, ce scénario assume pleinement l’esprit de la bande dessinée originale. Le jeu s’amuse d’ailleurs à briser régulièrement le quatrième mur, ironisant sur sa propre logique de jeu vidéo tout en multipliant les clins d’œil à l’univers du chat orange (comme la ferme des parents de Jon) ou à d’autres titres de la franchise (Garfield Kart, Garfield Lasagna Party). Garfield intervient d’ailleurs très souvent pendant les parties, lâchant des répliques qui vous arracheront quelques rires lorsqu’on échoue, comme : « Je suis revenu, contrairement à ton talent » ou « La prochaine fois, s’il te plaît, réfléchis ».

Au fil de l’aventure, plusieurs figures bien connues (Jon, Nermal…) font des apparitions, tantôt comme alliés, tantôt comme antagonistes. Si les dialogues de Jon sont d’une simplicité qui ne vole pas bien haut, affronter des visages familiers transformés en boss s’avère bien plus réjouissant. Leurs joutes verbales au cours des différents niveaux plairont sans doute aux amateurs d’humour provocateur. Le seul personnage en retrait reste le Chef Monday : ses interventions tombent souvent à plat et n’apportent pas grand-chose, si ce n’est rappeler l’évidence de son rôle de méchant. Heureusement que la repartie de Garfield permet d’amortir la chute, car le scénario a tendance à répéter un peu trop souvent le gag de sa haine des légumes surtout en présence de Chef Monday.

La souplesse d’un chaton dans le corps d’un gros chat

Bien que Garfield soit connu pour être un gros paresseux ambulant — et ce ne sont pas les BD qui diront le contraire —, ses mouvements en jeu sont étonnamment fluides. La palette d’actions est bien pensée : saut, saut aérien vers l’avant, roulade d’accélération, accroupissement (totalement inutile), coups de pied et attaque « écrase-face » pour activer des boutons au sol. Les contrôles sont d’une telle précision que, si vous tombez ou que vous prenez un coup, c’est entièrement de votre faute. Enfin, deux mouvements s’avèrent quasiment inutiles. L’accroupissement ne sert dans absolument aucun niveau, tandis que le super saut — exécuté après une attaque « écrase-face » — permet de prendre de la hauteur sans jamais être vraiment indispensable, si ce n’est à de rares occasions pour dépanner. Clin d’œil amusant : le coup de pied fait directement référence à celui qu’il inflige à Odie, le chien de Jon, ce qui pourrait justifier la nullité des ennemis ? Probablement pas.

D’un monde à l’autre, les deux ou trois variantes d’ennemis restent quasiment identiques au monde précédent (pattern similaire, attaque similaire) : elles gagnent simplement une nouvelle attaque ou modifient leur comportement. Malheureusement, la difficulté est quasi inexistante et il est presque impossible de mourir. La santé se recharge quasi instantanément grâce à une profusion de collectibles dans les décors — comme le fromage dans le premier monde — qui soignent vos points de vie dès que vous en récupérez. Comme chaque ennemi en lâche aussi à sa mort, le moindre point de vie perdu est récupéré l’instant d’après.

Seuls les combats de boss font exception à cette abondance de soins, ce qui rehausse légèrement le défi lors des petits parcours qui les précèdent ou les accompagnent. Pour autant, ces boss restent très abordables : leurs patterns sont évidents à anticiper et à esquiver. La seule réelle différence réside dans leur barre de vie, puisqu’il faut en venir à bout entre 3 et 6 coups selon le boss.

L’objectif du jeu est réellement de finir le niveau en arrivant à une montagne de télévisions qui vous fera sortir du niveau en éliminant divers ennemis et en esquivant les pièges. Que ce soit les lasagnes ou les collectibles, ils sont totalement optionnels et nous l’expliquerons plus tard.

Des niveaux savoureux et bien pensés

Garfield: Escape from Monday

Le level design s’appuie modérément sur les pièges : selon le monde traversé, vous croiserez plus ou moins de barrières électriques, de plateformes brûlantes, de pièges à souris et bien d’autres obstacles à découvrir. Ils apportent une belle variété sans jamais devenir trop frustrants. Si une poignée d’entre eux peut occasionnellement bloquer la progression et renvoyer au dernier checkpoint, ces cas restent suffisamment rares pour ne pas entacher l’expérience. Le cœur du jeu réside plutôt dans le saut de plateforme en plateforme au-dessus du vide, entrecoupé par de nombreux ennemis. C’est l’adresse du joueur qui est mise à l’épreuve grâce à une grande variété de structures (petites, grandes, aux formes originales, fixes ou en mouvement), sans jamais imposer une difficulté insurmontable. La progression alterne constamment entre verticalité et horizontalité, si bien qu’il est rare de traverser deux niveaux similaires, le jeu n’hésitant pas non plus à basculer ponctuellement en 2D.

Même si la structure des niveaux reste majoritairement linéaire, la traversée demeure fluide et dynamique. La profusion d’ennemis très faibles maintient le rythme sans jamais bloquer la progression d’autant que votre panoplie de coups le permet avec aisance. Pour renouveler le gameplay, chaque monde introduit un costume unique doté de sa propre mécanique (sans conserver celui du monde précédent). Si la tenue de dindon du premier monde — qui permet d’enchaîner les sauts — reste assez convenue, celle de surfeur du deuxième monde s’avère bien plus réussie : glisser sur des rails de bonbons ou remonter des cascades de chocolat apporte un vrai plaisir de jeu tout en pimentant gentiment le parcours.

C’est d’ailleurs dans le troisième monde que le jeu offre sa proposition la plus aboutie. En accumulant davantage d’ennemis, de pièges et de types de plateformes, le tout couplé à une mécanique unique, ce monde s’impose comme le plus varié, le plus riche et le plus amusant de l’aventure.

Le principal défaut concerne le système de réapparition. En tombant dans le vide, le personnage renaît sur la dernière plateforme touchée : dans les séquences aériennes où le sol se fait rare, une simple erreur peut ainsi renvoyer très loin en arrière. Heureusement, des raccourcis débloqués au fil du parcours permettent de rattraper facilement votre progression perdue et d’atténuer cette frustration.

Un vrai régal visuel, hélas entaché par sa finition

Sur le plan visuel, les décors sont une vraie réussite. Ils retranscrivent parfaitement l’ambiance d’un rêve — teinté d’une pointe de cauchemar — que pourrait faire Garfield. Remplis de clins d’œil à l’univers du chat orange et magnifiés par la nourriture omniprésente qui donne l’eau à la bouche, les environnements offrent un vrai plaisir pour les yeux. Il y a un peu de popping, mais il est assez irrégulier : autant vous verrez de très loin, autant par moments il se montre sans trop de raison, c’est assez aléatoire.

Le character design de Garfield et des PNJ principaux est tout aussi réussi. Vous remarquerez simplement une petite étrangeté dans le menu de fin de niveau : vu de près, Garfield semble étrangement affiché dans une résolution inférieure à celle qu’il arbore durant tout le reste du jeu.

En revanche, la finition des animations vient gâcher le tableau. Même si le style général fonctionne, l’ensemble manque de soin et accumule les bugs. Par exemple, le coup de pied subit parfois un léger lag d’animation assez étrange. Certaines animations s’avèrent assez basiques, rigides ou incomplètes — même si Garfield bénéficie d’un traitement plus soigné. Lors des séquences de surf sur rail, il flotte parfois au-dessus ou en dessous de la structure, ce qui pousse le jeu à relancer l’animation de la planche en boucle ; il suffit juste d’appuyer sur le saut pour arranger la chose. Si ces maladresses et ces petits bugs n’empêchent jamais de jouer ni de progresser, ils restent très brouillons et témoignent d’un vrai manque de finition.

Ce manque de renouvellement est encore plus flagrant sur le bestiaire. Au-delà des mécaniques identiques, les monstres partagent souvent le même design d’un monde à l’autre : la tomate du premier monde devient un marshmallow grillé dans le deuxième, tout en conservant les mêmes yeux, les mêmes bras et la même animation de course. Même constat entre le maïs tireur et la machine à bonbons du niveau suivant, tous deux construits sur le même modèle.
C’est vraiment dommage, car ces petits défauts finissent par nous sortir de l’expérience.

Une bande-son classique qui remplit parfaitement son rôle

Garfield: Escape from Monday (undefined)

Du côté de l’ambiance sonore, les musiques s’adaptent très bien aux différents environnements (de la ferme à la piraterie, en passant par les fonds marins). Qu’elles accompagnent une phase calme ou une séquence plus rythmée, elles retranscrivent parfaitement l’atmosphère des lieux. Très inspirées de thèmes populaires du cinéma et de la télévision, ces compositions restent variées, nombreuses et réactives aux situations de jeu — même si elles manquent d’une identité propre directement associée à Garfield.

Les dialogues apportent de la vie, mais finissent par se répéter. Si les réactions de Garfield lorsqu’il ramasse des bonus (lasagnes, patounes) ou élimine des adversaires font mouche au début, elles tournent un peu en boucle après les premières heures. Heureusement, les échanges réguliers avec les PNJ majeurs et les boss espacent intelligemment ces répliques pour limiter la lassitude.

Enfin, les bruitages traduisent l’action avec efficacité. L’élimination des ennemis au coup de pied est particulièrement satisfaisante : le son est sec et le résultat de les voir s’envoler ne lasse jamais. Seul bémol : le mixage audio par défaut est un peu fort et recouvre parfois les commentaires de Garfield, mais ce souci se règle très facilement dans les options.

Un doux plaisir, hélas bien trop court

Garfield: Escape from Monday

La trame principale est particulièrement courte, car la recherche des lasagnes — le collectible principal — reste totalement optionnelle. Rien ne vous oblige à les ramasser et vous pouvez très bien tracer en ligne droite. Il en va de même pour les niveaux secondaires, qui se contentent de réutiliser une mécanique de monde pour offrir un défi un poil plus corsé, uniquement pour débloquer d’autres lasagnes. Enfin, la nourriture récoltée dans les niveaux (fromage, glace, viande) sert simplement à remplir une jauge de performance qui attribue une à trois lasagnes supplémentaires : vu la profusion d’éléments, cette jauge se remplit sans faire trop d’efforts. Dans ces conditions, boucler l’histoire ne prend que 2 à 3 heures (comptez 4 à 5 heures en prenant votre temps).

Le véritable défi du jeu réside plutôt dans le mode contre-la-montre. Alors que les chronomètres du mode histoire se montrent excessivement généreux, le contre-la-montre est bien moins clément : la moindre erreur peut coûter la session. Ces défis restent largement abordables, même si les réussir n’apporte aucune récompense directe en dehors du simple plaisir d’avoir accompli le niveau.

Pour les complétistes, viser le 100 % demandera entre 7 et 10 heures de jeu. Cela implique de ramasser toutes les lasagnes, de remplir la jauge de nourriture de chaque niveau et de réussir tous les contre-la-montre. La récompense s’avère malheureusement bien maigre : vous débloquez seulement des éléments pour décorer la maison de Jon (avec une version alternative si vous obtenez toutes les lasagnes d’un niveau). Au final, même si l’aventure reste agréable à parcourir, sa brièveté risque de vous laisser sur votre faim.

Conclusion

6.2 /10

Garfield - Escape from Monday est une vraie bonne surprise, ce qui mérite d'être souligné tant les adaptations de la licence sont rarement à la hauteur. Accessible et plein de bonnes idées, le jeu parvient à renouveler son propos pour qu'on ne sente jamais l'impression de tourner en boucle.Malheureusement, le manque de finition gâche un peu le tableau. Rien n'empêche de jouer et le titre reste parfaitement praticable, mais ces maladresses font l'effet d'une tache sur une jolie toile — d'autant plus agaçante que le jeu partait sur d'excellentes bases.Enfin, affiché à 29,99 €, le jeu s'avère un peu cher pour une aventure qui se boucle en une seule après-midi. Le bilan restant largement positif, nous vous le recommandons tout de même, mais il sera sans doute plus raisonnable d'attendre une petite promotion avant de craquer.

LES PLUS

  • Des contrôles simples et intuitifs dès les premières minutes
  • Une direction artistique gourmande qui retranscrit bien l'esprit d'un rêve
  • Des dialogues amusants, portés par les interventions sarcastiques de Garfield
  • Les costumes thématiques qui renouvellent bien le gameplay
  • Des niveaux fluides et bien conçus, malgré un manque de prise de risque
  • Des musiques sympathiques qui s'adaptent bien au rythme du jeu
  • De chouettes clins d'œil qui raviront les amateurs de la bande dessinée

LES MOINS

  • Une aventure principale bien trop courte par rapport à son prix
  • Quelques bugs et rigidités d'animation embarrassants
  • Des adversaires qui font office de figurants et se ressemblent tous
  • Les interventions du Chef Monday manquent de piquant face à Garfield
  • C'est trop facile de ne pas perdre tous ses points de vie au point que ça relève presque de l'exploit

Détail de la note

  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Bande-son 0
  • Contenu / Prix 0

Comments 1

  1. JinKaz08 says:
    22 heures ago

    Je le prendrai bien pour testé

    Répondre

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6.2
Garfield: Escape from Monday
Date de sortie : 24/09/2026
Amazon

Note finale

6.2
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Bande-son 0
  • Contenu / Prix 0

LES PLUS

  • Des contrôles simples et intuitifs dès les premières minutes
  • Une direction artistique gourmande qui retranscrit bien l'esprit d'un rêve
  • Des dialogues amusants, portés par les interventions sarcastiques de Garfield
  • Les costumes thématiques qui renouvellent bien le gameplay
  • Des niveaux fluides et bien conçus, malgré un manque de prise de risque
  • Des musiques sympathiques qui s'adaptent bien au rythme du jeu
  • De chouettes clins d'œil qui raviront les amateurs de la bande dessinée

LES MOINS

  • Une aventure principale bien trop courte par rapport à son prix
  • Quelques bugs et rigidités d'animation embarrassants
  • Des adversaires qui font office de figurants et se ressemblent tous
  • Les interventions du Chef Monday manquent de piquant face à Garfield
  • C'est trop facile de ne pas perdre tous ses points de vie au point que ça relève presque de l'exploit

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