Les jeux incrémentaux, légion sur PC, sont plutôt absents du catalogue de la Nintendo Switch. Ce sont généralement des titres qui fonctionnent particulièrement bien à la souris. Pourtant, The Last Cat in the Universe tente l’aventure en sortant sur la console de Nintendo. Alors, bonne ou mauvaise idée ? Empoignez votre plus belle pelle à caca et votre meilleur sac de croquettes, c’est parti pour The Last Cat In The Universe !
Le laser
The Last Cat in the Universe est un jeu incrémental mais aussi un visual novel d’après sa description. C’est effectivement le cas, même si la partie narrative s’avère quelque peu sporadique.
L’histoire se déroule dans une station spatiale où tout le monde a disparu. Vous vous retrouvez avec un tourne-disque qui ne fonctionne plus, un robot chargé de vous lire des messages du passé et un chat. Rapidement, on comprend qu’on adopte un point de vue omniscient : on n’incarne pas vraiment un personnage dans cette histoire mais plutôt un spectateur doté d’un rôle actif. C’est un peu déconcertant mais pas bien grave. On saisit qu’il n’y a plus personne ici en dehors de ce félin et notre but est alors de lui faire vivre sa meilleure vie, paisiblement, jusqu’à la fin de ses jours.
Pour cela, il faut lui donner à manger, changer sa litière, lui fournir de l’air conditionné… Afin d’obtenir les ressources nécessaires pour tout gérer, nous allons devoir les miner à l’aide d’un laser.
Au début très faible, ce dernier ne touche que 2 ou 3 cases et nécessite tout autant de coups pour briser un caillou. Comme dans la majorité des jeux du genre, il faut revenir régulièrement miner pour accumuler toujours plus de ressources, améliorer notre équipement et devenir plus efficace.
C’est là que le bât blesse dans ce jeu. Le côté visual novel casse la progression d’ordinaire grisante et exponentielle des jeux incrémentaux. Habituellement, de nouvelles mécaniques et toujours plus de puissance arrivent en continu. Ici, le laser reste finalement la seule vraie mécanique. Le biome ne change pas et le nombre de ressources différentes est très faible. On subit même un vrai creux au milieu de l’aventure, où il faut farmer énormément pour pouvoir progresser.
En effet, l’histoire avance en fonction des paliers que l’on franchit en creusant toujours plus profond. Pour y parvenir, on augmente la zone de frappe du laser, sa vitesse de rechargement, sa puissance ou sa capacité à traverser plusieurs couches à la fois. Deux pouvoirs supplémentaires viennent s’ajouter en cours de route mais s’avèrent assez inutiles : ils consomment notre temps d’extraction à une vitesse folle et ne deviennent réellement exploitables qu’une fois améliorés au maximum… c’est-à-dire quand on a déjà terminé le jeu. C’est plutôt décevant.
D’ordinaire, lorsqu’on arrive au bout d’une histoire dans un jeu incrémental, soit on est devenu extrêmement puissant, soit le jeu propose un contenu end-game. Ici, il n’y en a aucun. La partie visual novel s’arrête brutalement après environ 2 heures de jeu alors qu’il reste encore énormément d’améliorations à débloquer. Nous avons poussé l’expérience pour atteindre le 100 % mais cela n’apporte malheureusement rien de plus.
Conclusion
The Last Cat in the Universe permet aux fans de jeux incrémentaux d'en ajouter un de plus à leur catalogue Switch, et ils sont si peu nombreux sur la console que c'en est appréciable. On ne s'attardera pas sur le visuel, la musique ou l'ambiance sonore qui, sans être désagréables, ne marqueront pas les esprits. Son histoire s'avère, quant à elle, plutôt touchante malgré sa brièveté. Cependant, deux heures de jeu, même pour un incrémental, cela reste bien trop court.
LES PLUS
- Histoire touchante
- Un incrémental sur Switch
LES MOINS
- Switch 1 donc pas de souris
- 2h seulement
- Trop peu de progression






