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Xenoblade Chronicles 2 – Nintendo Switch 2 Edition – Le test

fire_akuma par fire_akuma
7 août 2026
dans Test Chaud, Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 12 mins
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Xenoblade Chronicles 2 – Nintendo Switch 2 Edition
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Xenoblade Chronicles 2, lors de sa sortie sur Switch en 2017, était un JRPG monumental, bouillonnant d’idées et porté par une direction artistique enchanteresse, mais sans cesse freiné par une résolution dynamique plongeant sous les 368p en nomade et un framerate vacillant bien en dessous des 30 images par seconde. Près de dix ans plus tard, Monolith Soft remet l’ouvrage sur le métier avec un Upgrade Pack taillé pour la Nintendo Switch 2. Au programme : refonte de l’image, fluidité revue à la hausse et, surprise, du contenu inédit. On a arpenté à nouveau les mers de nuages d’Alrest des dizaines (centaines) d’heures durant pour vous livrer le verdict le plus complet possible.

Un souffle nouveau pour un colosse aux pieds d’argile

Xenoblade Chronicles 2 (10)

Avant toute chose, rappelons que Monolith Soft n’est pas un développeur comme les autres. Propriété de Nintendo, le studio tokyoïte s’est bâti une réputation d’architecte de mondes ouverts avec la saga Xenoblade, mais aussi en prêtant main-forte sur les décors de The Legend of Zelda: Breath of the Wild ou Splatoon. Pour ce deuxième épisode numéroté, l’équipe dirigée par Tetsuya Takahashi a choisi de revenir à une tonalité plus « heroic fantasy » après l’escapade science-fiction de Xenoblade Chronicles X sur Wii U, tout en conservant la démesure qui fait sa marque de fabrique.

Le but du jeu reste inchangé. On incarne Rex, un jeune récupérateur qui gagne sa vie en plongeant sous l’océan de nuages pour y dénicher des trésors perdus. Sa destinée bascule lorsqu’il accepte une mission aux côtés du groupe Torna et réveille accidentellement Pyra, une Lame légendaire connue sous le nom d’Aegis. Mortellement blessé, Rex ressuscite en devenant son Pilote et lui promet de l’emmener jusqu’à Elysium, le paradis perché au sommet de l’Arbre-Monde. Ce qui suit est un périple à travers des Titans-colosses où l’on croise la route de Nia et son tigre blanc Dromarch, du Nopon Tora et de sa Lame artificielle Poppi, ainsi que d’une poignée d’autres compagnons que l’on préfère vous laisser découvrir.

Le récit ménage un équilibre habile entre légèreté adolescente et embardées plus sombres, avec une galerie d’antagonistes particulièrement charismatiques – merci au passage à Tetsuya Nomura, invité pour le design des membres de Torna. On notera que l’intrigue tisse des liens très étroits avec le premier Xenoblade sans jamais perdre le nouveau venu, et que les fans y retrouveront une continuité qui n’appartient qu’à cette série.

Côté système de combat, on est en terrain connu mais jamais simpliste. Les affrontements se déroulent en temps réel sur un MMO-like : les personnages lancent des attaques automatiques qui rechargent des Arts, lesquels peuvent infliger des altérations d’état (Déséquilibre, Chute, Éjection, Commotion) et se combinent en Combos de Pilote dévastateurs. La relation Pilote-Lame ajoute une couche supplémentaire avec les Attaques Spéciales élémentaires. Enchaîner des niveaux I, II, III puis IV avec les bons éléments fait naître des Combos de Lame qui scellent des orbes autour de l’ennemi. On peut ensuite déclencher un Enchaînement pour briser ces orbes et atteindre l’Explosion Totale, un festival pyrotechnique qui réduit à néant les boss les plus coriaces.

À cela s’ajoute la gestion de multiples Lames par personnage, interchangeables en combat via la croix directionnelle, la montée en niveau des Pilotes via un Sociogramme, les quêtes annexes, le développement des régions et l’envoi de mercenaires en missions passives. Le Nopon Tora dispose même de son propre mini-jeu rétro, Tiger! Tiger!, pour faire évoluer Poppi. Bref, la profondeur est abyssale, et le jeu prend son temps pour tout expliquer.

La mise à jour qui change tout (ou presque)

Xenoblade Chronicles 2 (6)

Passons maintenant aux apports exclusifs de cette Nintendo Switch 2 Edition. L’Upgrade Pack ne se contente pas de retoucher les graphismes ; il introduit des modifications de gameplay bien senties et un contenu additionnel que Nintendo n’avait quasiment pas mis en avant.

Compétences de terrain : la fin du casse-tête. Dans la version originale, chaque obstacle environnemental exigeait qu’on équipe manuellement les Lames possédant les bonnes compétences (Maîtrise du feu, Botanique, Force herculéenne…), ce qui obligeait à jongler sans cesse dans des menus poussifs. Désormais, l’intégralité des Lames en votre possession est prise en compte, qu’elles soient ou non déployées. Le test s’effectue automatiquement et l’animation d’interface se déroule en parallèle de l’action, rendant l’exploration infiniment plus fluide. Une révolution de confort.

MOMO, la Lame invitée venue de Xenosaga. En retournant chez Tora après son arrivée dans l’équipe, on peut désormais obtenir une Lame Rare inédite : MOMO, tout droit sortie de la trilogie Xenosaga. Cette Lame oscille entre les éléments lumière et ténèbres et peut, comme Pyra/Mythra, changer d’aspect en plein combat. Sa particularité ? Elle peut poser un orbe élémentaire sur un ennemi sans avoir besoin de terminer un Combo de Lame, et cette aptitude profite à l’ensemble du groupe. Sa quête dédiée, The Home of the Soul, est étonnamment longue, entièrement doublée et truffée de clins d’œil à la saga Xenosaga. Une friandise pour les fans qui laisse même planer l’idée que Monolith Soft aurait racheté les droits à Bandai Namco.

Assaut Mercenaires (Merc Assault). Une fois les mercenaires de Garfont débloqués, un nouveau mode baptisé Merc Assault vient compléter les missions passives. On y prend directement le contrôle d’une escouade de Lames Rares dans des arènes inspirées du Land of Challenge, avec attaque normale, garde, spécial et un Art de Rôle qui génère des orbes de buff. C’est simple, un peu flottant, mais terriblement plus engageant que d’attendre une minuterie. On regrette simplement qu’il soit impossible d’y expédier l’interminable quête d’Ursula…

Petits plus cosmétiques et ergonomiques. Pyra et Mythra héritent de tenues alternatives activables dans les options. La capture vidéo, absente à l’époque, est enfin de la partie. Une pression simultanée sur L+R permet de prendre des clichés sans interface. Enfin, un retour HD Rumble a été injecté dans de nombreuses cinématiques, renforçant l’impact des moments forts.

Le standalone Torna – The Golden Country reçoit également sa mise à jour gratuitement, mais celle-ci se limite aux améliorations de résolution et de fluidité, sans contenu inédit.

La promesse d’un 4K flou ?

Xenoblade Chronicles 2 (9)

Techniquement, le bond est palpable, bien qu’imparfait. En mode docké, le jeu tourne toujours en interne à 720p, mais une solution d’upscaling mêlant composante temporelle et, semble-t-il, un upscaler propriétaire pousse l’image vers une sortie 4K. Le rendu n’atteint pas la netteté d’un 4K natif, mais le gain en stabilité et en détails des textures est indéniable. La végétation est plus dense par endroits, même si on a constaté des aberrations : de l’herbe disparaît autour de certains objets alors qu’elle foisonne quelques mètres plus loin. La profondeur de champ est moins visible, le bloom est réduit et l’occlusion ambiante mieux localisée. En effet, les zones d’ombre sont mieux placées et moins diffuses. Dans la version Switch 1, on pouvait parfois observer un voile sombre un peu grossier autour des personnages ou des éléments du décor. Sur Switch 2, ces ombres sont plus précises, se concentrent davantage sur les endroits qui devraient logiquement être moins éclairés (entre les doigts, dans les recoins d’une armure, sous une table). Le gain est subtil mais contribue à une image globalement plus propre et mieux définie. L’effet de halo lumineux autour des sources de lumière est réduit, ce qui participe à une sorte de nettoyage visuel. Tout cela fait que les scènes paraissent moins « baveuses » et plus lisibles, malgré les petits défauts d’upscaling. Les cinématiques pré-calculées profitent d’un bitrate plus élevé, gommant une partie des artefacts du passé.

Le hic, ce sont les défauts graphiques résiduels. Un bug d’affichage génère parfois une ligne verticale scintillante qui floute l’arrière-plan. Les zones denses en feuillages scintillent exagérément, même à l’arrêt, et l’upscaling met une à deux secondes à se stabiliser après un déplacement. Un filtrage adoucit certaines surfaces plus que de raison. Monolith Soft n’a jamais patché les artéfacts similaires sur Xenoblade X ou Definitive Edition, donc il y a peu d’espoir de voir ces défauts corrigés. Pour autant, même avec ces réserves, impossible de revenir à la version Switch 1 sur grand écran.

En mode portable, l’image passe de 368p (souvent flanquée d’un filtre d’accentuation agressif) à un rendu 1080p-like, très propre, basé sur une résolution interne d’environ 468p. C’est le jour et la nuit. Certes, l’upscaling est moins spectaculaire qu’en docké, mais la lisibilité en mouvement et pendant les combats n’a plus rien à voir avec la bouillie de pixels d’antan.

Un 60 FPS à éclipses

Xenoblade Chronicles 2 - Nintendo Switch 2 Edition (5)

Sur le papier, l’Upgrade Pack vise les 60 images par seconde en docké comme en nomade. Dans les faits, la réalité est plus nuancée. Le jeu utilise une v-sync à double tampon : dès que la cadence ne peut plus être tenue, il chute brutalement à 30 FPS pendant une ou deux secondes avant de remonter. Ces décrochages surviennent surtout lors de combats saturés d’effets alpha, de certaines cinématiques et de phases de traversée rapide. L’expérience reste bien plus agréable que le 30 FPS poussif d’origine, et elle est mieux maîtrisée que celle de Xenoblade Chronicles: Definitive Edition sur Switch 2. Les menus, autrefois patauds, sont devenus d’une fluidité exemplaire. Les temps de chargement s’améliorent aussi grandement (environ 30% plus vite).

Xenoblade Chronicles 2 était déjà un ogre capable d’engloutir 120 heures pour son seul scénario principal, sans parler des quêtes annexes, du remplissage du tableau des Lames Rares ou des missions mercenaires. L’arrivée de MOMO, sa quête doublée et le mode Assaut Mercenaire viennent étoffer une offre déjà déraisonnable. On note toutefois que le jeu conserve un unique emplacement de sauvegarde par compte, une limite frustrante pour qui souhaite se relancer dans une nouvelle partie sans écraser ses centaines d’heures de progression.

Conclusion

8.8 /10

Cette Nintendo Switch 2 Edition ne réalise pas le sans-faute technique qu’on aurait espéré pour un titre de cette trempe. Les artéfacts visuels et les chutes ponctuelles à 30 fps rappellent que le moteur n’a pas été entièrement refondu. Pour autant, l’accumulation des améliorations – compétences de terrain universelles, 60 fps atteints, définition multipliée, contenus inédits – en fait sans conteste la meilleure façon de découvrir ou de redécouvrir ce monument du J-RPG. On ne retournera pas à l’original, et c’est bien là l’essentiel. Si vous avez aimé Xenoblade Chronicles 2, ce pack est indispensable ; si vous hésitez à plonger, l’édition Switch 2 est la porte d’entrée idéale.

LES PLUS

  • Un bond de lisibilité en portable
  • 60 FPS majoritairement tenus
  • Fin du calvaire des compétences de terrain
  • Contenu inattendu et généreux
  • Capture vidéo enfin active
  • Temps de chargement écourtés
  • Direction artistique mieux servie

LES MOINS

  • Artefacts visuels qui traînent toujours
  • De rares chutes brutales à 30 FPS
  • Répartition incohérente de la végétation à certains endroits
  • Torna ne profite que d'une amélioration technique

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Optimisation 0
  • Contrôles 0

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8.8
Xenoblade Chronicles 2 – Nintendo Switch 2 Edition
Date de sortie : 30/07/2026
Amazon eShop

Note finale

8.8
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Optimisation 0
  • Contrôles 0

LES PLUS

  • Un bond de lisibilité en portable
  • 60 FPS majoritairement tenus
  • Fin du calvaire des compétences de terrain
  • Contenu inattendu et généreux
  • Capture vidéo enfin active
  • Temps de chargement écourtés
  • Direction artistique mieux servie

LES MOINS

  • Artefacts visuels qui traînent toujours
  • De rares chutes brutales à 30 FPS
  • Répartition incohérente de la végétation à certains endroits
  • Torna ne profite que d'une amélioration technique

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