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DRAGON QUEST XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
24 septembre 2026
dans Test Chaud, Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 8 mins
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C’est une histoire que l’on connaît tous. Celle d’un jeu annoncé sur une console fantôme, la fameuse NX, et qui a finalement débarqué sur Switch en 2019 pour devenir instantanément l’un des meilleurs RPG de la console. Aujourd’hui, Square Enix remet le couvert sur Nintendo Switch 2 avec Dragon Quest XI S : Les Combattants de la destinée – Édition Ultime. Mais attention, si l’on pensait tenir le portage définitif, la réalité est bien plus nuancée. On a passé de longues heures sur cette version next-gen, et le constat est aussi brillant sur le fond que décevant sur la forme.

Commençons par le sujet qui fâche, ou plutôt qui refroidit : ce que l’on a entre les mains n’est ni plus ni moins qu’une version boostée techniquement de l’excellentissime jeu de 2019. Pas de nouveau donjon, pas de nouveau scénario, pas de personnage surprise. On parle ici d’un simple patch de performance vendu au prix fort.

Le chant du cygne ou l’arlésienne ?

Dragon Quest XI S

Square Enix, le développeur, maîtrise son sujet. On ne présente plus la série Dragon Quest, véritable monument culturel au Japon. Avec cet opus, le studio a voulu revenir aux sources du JRPG classique tout en modernisant l’expérience. Le but du jeu ? Incarner l’Éclairé, un jeune homme marqué par les dieux, destiné à sauver le monde d’Erdrea des ténèbres. Une trame on ne peut plus classique, mais servie par une écriture absolument magistrale.

L’histoire commence par une mystérieuse réunion de monarques évoquant un bébé à la marque étrange. On assiste ensuite à une fuite éperdue : une jeune femme confie un nourrisson à une enfant avant de servir d’appât face à d’étranges cavaliers. Des années plus tard, on retrouve ce bébé, devenu adolescent, sur le point d’accomplir son rituel de passage à l’âge adulte avec son amie d’enfance, Gemma. C’est au sommet d’une montagne, face à un rapace géant, que sa marque s’illumine et appelle la foudre. Dès lors, le destin de notre héros est scellé : il est l’Éclairé. Ce point de départ lance une aventure gigantesque pour percer les mystères de cette réincarnation et comprendre la menace qui pèse sur le monde.

Un gameplay à l’ancienne, mais terriblement efficace

DRAGON QUEST XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime (undefined)

Côté prise en main, Dragon Quest XI ne réinvente pas la roue, et c’est tant mieux. On retrouve les mécaniques cultes de la série : les églises pour sauvegarder (ou ressusciter), les auberges pour dormir, et les fameux combats au tour par tour. On dirige sa petite troupe à travers un vaste monde en 3D, en parlant aux PNJ et en explorant des donjons.

La grande force de cette version, c’est l’apport de confort moderne. Finies les rencontres aléatoires pénibles : les ennemis sont visibles sur la carte. On peut les éviter ou les frapper en premier pour prendre l’ascendant. On apprécie aussi la monture : que ce soit le cheval blanc prêté au début ou les monstres que l’on peut chevaucher (comme ce monstre à ressort permettant d’atteindre des recoins inaccessibles), les déplacements sont fluides.

Le système de combat, bien que classique, réserve quelques subtilités. Outre les attaques physiques et la magie, on peut déclencher des attaques combinées lorsque nos personnages entrent en état « Hypertonique ». Cela ajoute une couche stratégique bienvenue. On notera aussi la présence de la « Transforge », un mini-jeu de forge permettant de créer et d’améliorer son équipement. C’est grisant, même si l’on regrette que la gestion de l’inventaire reste un véritable capharnaüm, heureusement atténué par la possibilité de trier les objets.

Sur le plan audio, c’est un peu le grand écart. On salue l’effort de proposer le dual-audio (japonais ou anglais). Les comédiens japonais font un travail remarquable, notamment pour donner vie à des personnages comme Erik. On a d’ailleurs versé notre petite larme dans les premières heures, preuve que l’écriture est touchante.

La bande originale, composée par Koichi Sugiyama, propose une version orchestrale somptueuse interprétée par le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra. C’est un régal pour les oreilles. Cependant, il faut être honnête : l’OST est répétitive. On passe des dizaines d’heures avec les mêmes thèmes, que ce soit en ville ou en combat. C’est un défaut historique de la série qui persiste, et l’orchestration ne fait que rendre la répétition plus flagrante.

La Switch 2 : le grand écart technique

DRAGON QUEST XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime (undefined)

Si l’on s’attendait à une claque visuelle, on y est pas. Le jeu propose deux modes : Performance et Qualité.

En mode Qualité (1440p en docké, 1080p en portable), le jeu tourne à 30 fps. Le problème, c’est que ce mode souffre de problèmes de frame pacing (le rythme des images n’est pas régulier), rendant l’action parfois saccadée. Le mode Performance, lui, cible les 60 fps en 1080p. Et là, c’est le jour et la nuit. La fluidité est totale, même dans les combats les plus chargés. Curieusement, la différence de qualité de texture entre les deux modes est presque invisible à l’œil nu. Le choix est donc vite fait : on sacrifiera la résolution pour une fluidité sans faille.

Malheureusement, cette beauté a un prix. La Switch 2, comme sa devancière, n’est pas une bête de guerre en matière d’autonomie. Le mode Performance, s’il est magnifique en portable, vide la batterie à une vitesse vertigineuse.

Visuellement, le style d’Akira Toriyama est magnifiquement retranscrit. Les couleurs pètent, les environnements sont variés et les monstres sont charismatiques. Le mode 2D, hérité de la version 3DS jamais sortie en Occident, est une petite merveille de nostalgie. On peut basculer à tout moment entre la 3D et cette vue rétro en pixel art, ce qui est idéal pour les puristes ou pour varier les plaisirs.

La durée de vie, enfin, est colossale. Comptez facilement plus de 100 heures pour venir à bout de l’aventure principale. Et si l’on ajoute les quêtes annexes, les défis de Chronopolis (des donjons bonus rendant hommage aux précédents opus), les courses de chevaux (anecdotiques) et le casino, on frôle l’indécence. C’est simple : on en a pour son argent, et bien plus encore.

Conclusion

8 /10

Alors, faut-il craquer pour cette version Switch 2 ? Oui et non. Oui, car Dragon Quest XI reste un chef-d’œuvre intemporel. C’est l’un des meilleurs JRPG jamais créés, avec une histoire prenante, des personnages inoubliables et un contenu pharaonique. Si vous n’avez jamais touché au jeu, c’est l’occasion rêvée de le faire dans les meilleures conditions de fluidité.Mais non, car la pilule est difficile à avaler pour les possesseurs de la version Switch 1. Non seulement il n’y a aucun patch de mise à niveau (payant ou gratuit), mais en plus, il est impossible de transférer ses sauvegardes. Vous avez passé 100 heures sur votre partie ? Tant pis pour vous, il faudra tout recommencer.En l’état, Dragon Quest XI S sur Switch 2 est la version techniquement la plus aboutie, mais aussi la plus cynique commercialement. C’est un incontournable pour les nouveaux venus, mais un achat que l’on conseillera d’attendre en solde pour les vétérans. Un grand jeu, desservi par une politique tarifaire discutable.

LES PLUS

  • On tient l’un des meilleurs JRPG modernes, dans sa version la plus fluide sur console portable
  • Le mode Performance offre un 1080p / 60 fps stable
  • Le mode Qualité monte jusqu’en 1440p / 30 fps en docké
  • Plus de 100 heures pour la quête principale, sans compter les à-côtés
  • L’écriture est excellente
  • Le doublage japonais est disponible, en plus de l’anglais
  • La bande sonore orchestrale du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra est un régal
  • Le mode 2D rétro est complet et permet de revivre le jeu à l’ancienne, avec un vrai charme
  • C’est la meilleure façon de jouer à Dragon Quest XI en portable
  • Les ennemis visibles sur la carte évitent les rencontres aléatoires frustrantes

LES MOINS

  • Aucun nouveau contenu
  • Impossible de transférer ses sauvegardes depuis la version Switch originale
  • Aucun patch de mise à niveau, gratuit ou payant, pour les anciens acheteurs
  • Il faut repayer le plein tarif, autour de 40 euros, pour ce qui ressemble à un patch de performance
  • Le mode Qualité en 30 fps souffre de problèmes de frame pacing
  • La différence visuelle entre les modes Performance et Qualité est presque invisible à l’œil nu
  • La bande sonore reste répétitive
  • La gestion de l’inventaire est fastidieuse et datée
  • Le scénario est très classique
  • Les déplacements libres en combat n’ont aucun impact réel sur la stratégie
  • Les courses de chevaux sont anecdotiques et trop faciles
  • La formule reste archaïque sur certains points et ne plaira pas à tout le monde

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Performance 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Gameplay 0

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8
DRAGON QUEST XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime
Date de sortie : 24/09/2026
Amazon eShop

Note finale

8
  • Graphismes 0
  • Performance 0
  • Contrôles 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Gameplay 0

LES PLUS

  • On tient l’un des meilleurs JRPG modernes, dans sa version la plus fluide sur console portable
  • Le mode Performance offre un 1080p / 60 fps stable
  • Le mode Qualité monte jusqu’en 1440p / 30 fps en docké
  • Plus de 100 heures pour la quête principale, sans compter les à-côtés
  • L’écriture est excellente
  • Le doublage japonais est disponible, en plus de l’anglais
  • La bande sonore orchestrale du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra est un régal
  • Le mode 2D rétro est complet et permet de revivre le jeu à l’ancienne, avec un vrai charme
  • C’est la meilleure façon de jouer à Dragon Quest XI en portable
  • Les ennemis visibles sur la carte évitent les rencontres aléatoires frustrantes

LES MOINS

  • Aucun nouveau contenu
  • Impossible de transférer ses sauvegardes depuis la version Switch originale
  • Aucun patch de mise à niveau, gratuit ou payant, pour les anciens acheteurs
  • Il faut repayer le plein tarif, autour de 40 euros, pour ce qui ressemble à un patch de performance
  • Le mode Qualité en 30 fps souffre de problèmes de frame pacing
  • La différence visuelle entre les modes Performance et Qualité est presque invisible à l’œil nu
  • La bande sonore reste répétitive
  • La gestion de l’inventaire est fastidieuse et datée
  • Le scénario est très classique
  • Les déplacements libres en combat n’ont aucun impact réel sur la stratégie
  • Les courses de chevaux sont anecdotiques et trop faciles
  • La formule reste archaïque sur certains points et ne plaira pas à tout le monde

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